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 Fringe

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Fantôme
Grand Questionneur Royal


Féminin Messages : 1982

MessageSujet: Re: Fringe   Jeu 13 Juin - 9:42

3x01 « Olivia »

Cet épisode apparait fort en adrénaline. Même si Olivia est devenue la reine de l’évasion, la voir traquée et perdue dans un monde qui ne veut d’elle que si elle accepte que ce soit le sien ne peut que mettre nos nerfs à vif. Et on pleure forcément avec elle (dans les toilettes délabrées de la station-service) parce qu’on imagine combien il doit être terrible de savoir que, pendant que l’on se débat dans un univers étranger et hostile, une autre bénéficie de tout ce qui compose le nôtre.  Finalement, là où elle est le mieux, c’est dans ce taxi auprès de cet homme (Henry) qui va finir par entendre son désarroi et croire en ses propos (et que l'on devrait revoir). Et puis, il y a Scarlie qui apparait, même dans cet autre univers, droit et protecteur. J’aime ce moment où ils se regardent avec Olivia et où ni l’un ni l’autre ne peut se décider à tirer… leur amitié subsiste au-delà des univers alternatifs et c’est très beau ! Je trouve le personnage de Lincoln Lee pas mal aussi, on sent qu’il peut être un allié… si toutefois, Olivia retrouve sa mémoire et a besoin d’aide ! Même si Alt!Livia doit être fort sympathique dans son univers, on ne peut que lui en vouloir de prendre la vie d’Olivia, d’être celle qui profite de l’amour de Peter et du génie de Walter. En ce qui concerne son devenir, on ne peut qu’espérer qu’Alt!Livia soit démasquée par Broyles qui  connait suffisamment bien sa manière de fonctionner pour saisir le changement ou par Peter (ce serait le plus romantique) qui devrait, de par ses sentiments, percevoir que ce n’est pas la même. Sans compter Ella et Rachel qui pourraient s’interroger sur son comportement envers elles. Pour finir, un petit mot sur cette très belle scène entre Olivia et sa mère alternative (qui est décédée dans son monde à elle), on sent combien Olivia est émue de pouvoir serrer dans ses bras cette mère depuis longtemps disparue.



3x02 « The Box »

Cet épisode nous montre la première mission d’ Alt!Livia au sein de la section Fringe du blueverse. Et c’est à travers cette dernière que l’on perçoit combien tout a été calculé par Walternate. Son idée semble être, depuis le début, de fabriquer l’arme dans notre monde pour le détruire de l’intérieur. Alt!Livia se voit devoir jouer double jeu pour mener à bien sa mission et j’avoue que l’idée est vraiment bonne, ça modifie complètement la construction des épisodes (et le regard que l’on porte sur les personnages). Elle semble avoir réussi à bluffer Peter en lui disant que d’avoir été confrontée à l’univers alternatif l’avait changée… mais je continue à croire en la capacité de Peter à percevoir les émotions d’autrui et son amour pour Olivia pour démasquer Alt!Livia. En attendant, on ne peut qu’appréhender la mission de cette dernière (en particulier concernant Walter) et plaindre Peter de se faire berner dans ce qu’il pense être la concrétisation de son amour ! Quant aux lègues de William Bell (que je ne crois pas mort… en tout cas, je ne l’espère pas, parce que j’aime sa relation avec Walter et qu’on a encore beaucoup de questions en tête le concernant), je pensais que ce serait les morceaux de cerveau retirés à Walter (au cas où il en aurait besoin pour se rappeler de certains évènements) mais, finalement, c’est Massive dynamic… j’espère que Walter ne va pas perdre la tête en ayant une telle technologie entre les mains, qu’il gardera, comme le dit Bell, sa sagesse pour utiliser cette dernière à faire le bien ! Walter ayant Massive Dynamic, on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’il a légué à Nina Sharp ! Il est touchant de voir Broyles dire à Walter que, grâce à lui, ils ont pu sauver de nombreuses personnes… parce que tout le monde semble lui tourner le dos et que c'est important qu'il entende qu'il est un homme bien quoi qu’il ait pu faire auparavant. Sans compter qu’il ne peut pas être le seul responsable, comme semble le penser Peter, de ce qui se passe dans le redverse… Le générique rouge (= enfer) peut indiquer que ceux d’en face ne sont peut-être pas totalement étrangers à leur sort. Reste à savoir si ce sont bien les 2 WB qui ont ou pas initié « le fléau ». La scène hot entre Peter et  Alt!Livia est terrible parce que, plutôt que combler nos cœurs de shipper, elle irrite : on sait que non seulement Peter se trompe de personne mais, en plus, que c’est une manière de détourner son attention (pour lui dissimuler son meurtre)… bref, on grince plus des dents qu’on s’émeut !



3x03 « The Plateau »

Cet épisode nous montre, cette fois, la 1ère mission d’Olivia dans la section Fringe du redverse. J’ai beaucoup aimé l’histoire de Milo et la manière dont l’épisode a été construit. Les comportements, dans le redverse, apparaissent très calculés, en lien avec la loi de la probabilité (cf. l’obsession d’Astrid concernant cette dernière) alors que, dans le blueverse, ils apparaissent plus instinctifs, en lien avec le ressenti.  J’ai aimé que Scarlie soit le premier à douter de l’identité d’Olivia : il est le seul à avoir cru en ses mots : « ils veulent que je sois ce que je ne suis pas ». Alors que Lincoln, comme Peter, semble être aveuglé par ses sentiments  En tout cas, Olivia semble avoir des aptitudes qu’Alt!Livia n’a pas : mémoire des chiffres, ouïe développée, capacité à passer d’un univers à l’autre… on comprend alors que l’échange (Olivia/Alt!Livia) était la finalité du retour de Peter dans le redverse. Il n’y avait que lui pour pousser Olivia à y retourner et je trouve  très beau que la mémoire transférée d’Olivia soit perturbée par l’image de Peter... que ce dernier soit la personne à laquelle elle doit s’accrocher pour ne pas complètement oublier d’où elle vient. La personnalité d’Olivia réapparait progressivement, cela se voit dans sa manière d’aller au bout des choses et de fonctionner à l’instinct. J’ai aimé le fait que ce soit sa méconnaissance des protocoles du redverse qui lui a permis de s’en sortir et de stopper Milo. Ceci dit, même si elle avait connaissance de ces derniers, elle aurait été capable de ne pas en tenir compte pour réussir sa mission. Là encore, on ne peut que relever le très bon jeu d’acteur d’Anna Torv qui arrive à faire passer d’une expression à une autre Olivia/ Alt!Livia ! Enfin, on retiendra la phrase de Walternate : « Je suis toujours scientifique, c’est juste que mon laboratoire est beaucoup plus grand »… ça nous promet donc de belles surprises !



3x04Do Shapeshifters Dream of Electric Sheep?

Cet épisode montre un autre aspect des métamorphes qui apparaissent capables d’émotion et d’humanité (cf. le comportement du  Senator Van Horn avec les petites filles qui lui vendent de la limonade et celui de Ray Duffy avec la famille de l’homme à qui il a pris le corps).  Il montre aussi que Peter n’est pas complètement dupe concernant Alt!Livia ou, tout du moins, qu’il se pose des questions concernant son changement de comportement. C’est rassurant de voir qu’il ne peut pas aimer Alt!Livia comme Olivia…  malheureusement  Alt!Livia passe la vitesse supérieure et utilise ce qui rend aveugle tout homme : le sexe  Je compte donc sur Broyles pour démasquer Alt!Livia : on voit, dans son comportement, qu’elle n’a pas forcément envie de réussir la mission qui lui est donnée. Or, Broyles a choisi Olivia pour sa sensibilité et sa manière d’aller au bout des choses (et cela quel que soit les protocoles), il devrait donc percevoir la différence. De son côté, Walter apparait mal à l’aise dans son rôle de directeur de Massive Dynamic… ce qui explique sa prise de LSD pour affronter ses équipes  Son laboratoire de l’Université de Harvard me manque et Gene aussi, j’espère donc que, malgré la haute technologie de Massive Dynamic, Walter va y retourner parce que j’aime son côté insolite. A travers les mots de Thomas Newton (je  suis d’ailleurs dans le déni de sa mort… j’adorais ce personnage !) et du comportement d’Alt!Livia, on voit combien il lui est de plus en plus difficile de réaliser sa mission… ses émotions commencent à prendre le dessus mais, contrairement à Thomas Newton, je ne pense pas que c’est ce qui va la mener à sa perte mais plutôt que c’est ce qui va lui permettre de s’en sortir. 



PS1 : Je trouve l’idée de mettre  Peter avec  Alt!Livia terriblement astucieuse : cela permet de valider le fait que Peter et Olivia sont très amoureux sans pour autant prendre le risque de perdre l’intensité du ship puisque ce n’est pas Olivia… sans compter que cette situation va forcément retarder et compliquer la réalisation du vrai ship Peter/Olivia. 

PS 2 : Il me semblait que les métamorphes ne pouvait pas conserver longtemps le corps emprunté, qu’il fallait qu’il change régulièrement (c’est ce qui est dit lorsque le métamorphe de Charlie ne se sent pas bien), je suis donc surprise de voir que Ray Duffy avait le même corps depuis plus de 2 ans : il devait faire une sacré consommation de mercure pour le conserver
 
PS 3 : J’aime que Walter n’écorche pas le prénom d’Astrid uniquement parce qu’il est sous LSD 
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MessageSujet: Re: Fringe   Mer 19 Juin - 23:47

3x05 « Amber 31422 »

Cet épisode dénoue un peu le sac de nœuds où nous étions ou, tout du moins, où Olivia était. L’histoire des jumeaux permet un parallèle avec ce que vit cette dernière et ainsi valider les propos du Peter concernant l’inversion Olivia/ Alt!Livia. J’étais très heureuse de retrouver Olivia avec ses intuitions, ses émotions, sa force incroyable d’aller jusqu’au bout… et on sait déjà qu’elle va réussir à s’en sortir parce, comme le dit Bell à Walter, elle est leur plus belle réussite. J’aime le fait que sa clairvoyance, alliée aux statistiques d’Astrid, permet de réaliser un travail efficient. L’idée que les deux mondes puissent être complémentaires est assez sympa. Depuis ce début de saison, je trouve qu’il y a beaucoup de Leeloo (« 5ème élément ») dans les scènes d’Olivia. Il faut dire qu’elles ont en commun une très belle sensibilité et un incroyable altruisme. La robe blanche que porte Olivia (lors des tests) semble d'ailleurs symboliser la pureté. Enfin, j’ai aimé le fait qu’elle ait pu avoir Ella pour son anniversaire et que cet appel lui ait permis de prendre conscience de la réalité des propos de Peter… et, par là-même, de la nécessité de rejoindre rapidement son monde. Ce qui est très beau, c’est que ce soit son amour pour Peter qui lui ait permis de ne pas perdre complètement sa mémoire… Et c’est non seulement très romantique mais en plus mené avec beaucoup de subtilité.

PS : J’aime vraiment la Alt!Team : Alt!Broyles, Lincoln, Scarlie… un pur régal ! Alt!Livia a beaucoup de chance de travailler avec des personnes comme eux d’autant plus qu’ils apparaissent très protecteurs envers elle.


3x06 « 6955 kHz »

Dans cet épisode, on perçoit combien il est  temps qu’Olivia revienne dans le blueverse. D’abord parce que Peter, depuis qu’il a consommé avec Alt!Livia, semble avoir perdu toute sa lucidité et ainsi sa capacité à la démasquer (ce qu’il aurait dû faire quand Alt!Livia n’arrive que très difficilement à lui redonner les nombres... ne pas le remarquer, c’est oublier la mémoire des chiffres d’Olivia). Ensuite parce que Walternate ne semble plus avoir besoin d’elle et que, par là-même, ses heures sont comptées. J’ai aimé le fait que Walter ait peur que son fils fasse la même erreur que lui (= tuer des innocents) en travaillant sur l’arme conçue par Walternate… on voit combien il se sent coupable des répercutions de ses actes (= portail entre les deux mondes, kidnapping de Peter, expériences sur les enfants…) et combien, à présent,  il veut se racheter ! La scène entre lui et Nina (en train de fumer un joint sur le banc de l’université ) nous montre combien ils étaient proches en particulier dans leur manière d’aller à contre-courant et il est difficile de savoir pourquoi Nina pousse Walter à accepter que Peter construise la machine… j’espère ne pas être déçue par ses motivations. De même que pour Peter, je suis surprise que Broyles ne démasque pas Alt!Livia : il connait suffisamment Olivia pour savoir qu’elle aurait tout fait pour garder en vie un suspect tel que Joseph Feller (afin de pouvoir l’interroger). Bref, elle ne l’aurait pas tué… sans compter qu’une défénestration, ça pose forcément question. Cet épisode met aussi en lumière les aptitudes d’Astrid et c’est vraiment agréable de la voir autrement que comme l’assistante de Walter. J’aime le fait qu’elle vole la vedette à ce dernier qui prend d’ailleurs plaisir à n’être que spectateur de cet élan de génie. Pour finir, les mots de Peter ne peuvent que donner de l’espoir (concernant la survie des deux mondes) : « Je veux croire qu’il y a une autre issue »… et ce serait vraiment bien parce qu’il y a des personnages attachants des deux côtés !

PS1 : C’est dur de voir Peter prendre du plaisir pendant qu’Olivia  se bat pour survivre… cela apparait non seulement  injuste pour elle (si encore elle se faisait Lincoln se serait plus équitable ) mais, en plus, on se dit que cela va avoir des conséquences importantes sur leur relation. Le fait que Peter ne perçoive pas l’inversion Olivia/ Alt!Livia est d’autant plus difficile à accepter que Nina, elle, repère, tout-de-suite, dans la manière d’être d’Alt!Livia, des différences non négligeables avec Olivia.

PS 2 : J’aime le fait que Walter se perde dans Massive Dynamic… et encore plus le fait qu’il pique les jouets du service pédiatrie pour ses expériences


3x07 « The Abducted »

C'est un magnifique épisode qui met en lumière la vie d’Alt!Broyles (à travers le traumatisme de son fils) et la réelle volonté d’Olivia d’aider autrui. Ce sont deux très beaux personnages : ils vont jusqu’au bout de leurs convictions (en ne perdant jamais de vue leurs valeurs), ils sont droits, altruistes, empathiques… J’aime le regard de Lincoln envers Olivia, il perçoit qu’elle est différente d’Alt!Livia (en particulier lorsqu’elle met en avant ses connaissances acquises auprès de Walter) et ça le touche. Alt!Broyles, lui aussi, perçoit des différences en particulier lorsqu’elle s’entretient avec son fils. Son contact avec les enfants est unique, privilégié … et cela doit être en lien avec ce qu’elle a vécu dans son enfance. Pour finir, il y a la tentative d’évasion d’Olivia. Heureusement, il y a Henry et Alt!Broyles pour l’aider : l’un en l’emmenant au Centre de Liberty Island et l’autre en ne la dénonçant pas. J’ai aimé qu’Olivia échoue... mais que son message à Peter ait pu être transmis (« je suis prisonnière de l’autre monde ») parce que cela va faire réagir le blueverse et que l’intrigue va être d’autant plus passionnante. Pour finir, on ne peut que relever la phrase de Peter : « c’est dans la tragédie que les histoires d’amour sont les plus belles » parce qu’il n’aurait pas pu mieux dire… on se demande, à présent, comment il va réagir envers Alt!Livia. Son regard (lorsqu’il apprend qu’Olivia est prisonnière du redverse) est terrible : on sent combien il est horrifié d’apprendre que ce n’est pas Olivia qui est dans son lit !
 
La série monte toujours un peu plus en puissance… Ce que j’aime dans cette idée d’univers alternatif, c’est que tout est possible, tout peut être réécrit puisque chaque personnage a pris des chemins différents ! C’est excellent et addictif

PS : Même si Walternate apparait plus humain (parce que réellement affecté par tout ce qui touche la disparition d’enfants : loi Peter Bishop 1991), on perçoit combien le kidnapping de son fils l’a détruit et l’a poussé à des extrêmes pour pouvoir le retrouver. C’est la rancœur et le désir de vengeance qui l’ont rendu glacial et on sait très bien que c’est ce que serait devenu Walter s’il n’avait pas eu Peter auprès de lui et/ou subi l’intervention de Bell pour lui retirer des morceaux de son cerveau.


3x08 « Entrada »

Cet épisode met fin au subterfuge Olivia/Alt!Livia. Au changement de comportement de Peter, Alt!Livia comprend qu’elle est identifiée et qu’elle doit, à présent, fuir. Mais rien de très compliquée pour elle puisque tout était prévu, y compris son retour dans le redverse. Son attitude (que ce soit en prenant en otage cette femme - qui a forcément été tuée puisque les métamorphes sont obligés d’éliminer les personnes dont ils prennent l’apparence - ou encore quand elle disparait) apparait détachée : on ne la sent pas touchée plus que ça et, forcément, ça renforce notre antipathie envers elle. La facilité avec laquelle elle vit tous ces évènements accentue le contraste avec les difficultés que vit Olivia. J’ai aimé toutes les scènes entre cette dernière et  Alt!Broyles parce que l’on perçoit combien, ils se respectent mutuellement. Sa mort nous touche parce qu’il laisse une famille unie et heureuse, et, qu’il est à l’image de Broyles : quelqu’un de foncièrement bien. C’est terrible mais, en même temps, on ne peut que le remercier de s’être sacrifié parce que, sans lui, Olivia n’aurait pas pu revenir dans son monde. Même si la réaction de Peter apparait rassurante (le fait qu’il menace de tuer Alt!Livia s’il apprend qu’Olivia a souffert ou encore qu’il mette tout en œuvre pour récupérer cette dernière démontre  la sincérité de ses sentiments), on sait aussi que sa relation avec Alt!Livia aura des conséquences sur sa relation avec Olivia… pourvu qu’il se soit protégé (comme lui dit souvent Walter) ! Bref, contrairement au retour d’Alt!Livia dans son monde (et l’accueil chaleureux de Lincoln et Scarlie), celui d’Olivia ne va pas être aussi simple… on le perçoit déjà à la fin : même si Peter est très ému de l’avoir retrouvée, on voit aussi combien il est mal à l’aise. Il sait très bien qu’il risque de la perdre si elle apprend sa relation avec Alt!Livia. Il est vrai qu’après s’être battue pour Peter, s’être  accrochée pour le retrouver, il va lui être difficile d’accepter que lui n’est pas perçu l’inversion. La situation d’Olivia nous touche et c’est ce qui fait que notre empathie pour elle est de plus en plus grande.


3x09 « Marionette »

C'est un très bel épisode sur le désir de redonner vie aux personnes que l’on aime. Il y a un peu du 3x13 « Waiting in the Wings » (Angel) que ce soit dans le désir de conserver, au-delà de la mort, les personnes qui nous sont chères que dans la passion de la danse. La scène où il la fait danser est magnifique. J’aime qu’Olivia soit de nouveau au travail pour tenir sa promesse à Alt!Broyles. Sa conversation sur ce dernier avec Broyles est touchante : on voit combien Broyles est affecté par la mort de son double alternatif et par ce qui était sa vie (en particulier concernant le fait qu’il était toujours marié). J’aime que Walter soit touché par ce qui arrive à Peter et qu’il soit fier de son désir de tout avouer à Olivia (et cela malgré le risque de la perdre). Le regard de Peter quand il voit que cette dernière a déjà repris le travail en dit long sur son appréhension à lui parler… et il ne pensait pas qu’il aurait à « affronter » cette situation aussi vite. On le sent ému et, en même temps, très mal à l’aise. La scène de la cafétéria est douloureuse mais celle dans le jardin l’est encore plus car elle met en lumière l’impact réel de la relation Peter/ Alt!Livia. Dans la première, le regard d’Olivia est perdu et celui de Peter touché par ce qu’il est en train de lui faire vivre. Et elle a beau se persuader que tout va bien, que ce n’est pas grave, on voit bien combien elle est ébranlée. Il apparait évident qu’elle est sous le choc de l’annonce et que lorsqu’elle aura intégré cette dernière, sa réaction sera différente. J’ai beaucoup aimé la réaction de Walter lorsque Peter lui dit qu’Olivia a plutôt bien réagi à sa relation avec Alt!Livia : « Tu crois qu’ils l’ont changée en robot »   Mais en réponse, on voit la scène où Olivia s’écroule en larmes devant sa machine à laver après avoir retrouvé le tee-shirt MIT de Peter… c’est ce dernier qui lui a vraiment fait prendre conscience de la vie de couple de Peter et Alt!Livia. C’est terrible parce qu’on ressent exactement ce qu’elle ressent : elle revient d’un univers qui voulait la détruire, heureuse de retrouver tout ce qui a fait sa vie, tous les gens qu’elle aime… et elle se sent violer. J'ai beaucoup aimé la scène avec Astrid qui, émue par le désarroi et la souffrance d’Olivia, essaie de la rassurer par rapport aux sentiments de Peter envers elle : « Ce que ressentait Peter, ce n’était pas pour elle, c’était pour vous. Et c’était bien réel. Et ça l’est encore ». C’est très juste et, par là-même, très beau. J’ai aussi aimé le fait qu’Olivia impose son idée à Peter : « Celui qui se bat pour lui redonner la vie, même si elle a choisi de mourir, l’aime » parce que ça démontre sa volonté à ne pas subir ce qu’elle est en train de vivre. Toute sa force vient du fait qu’elle ne se place jamais en victime (et cela malgré la dureté de sa vie). Lors de la deuxième scène entre Peter et Olivia, dans le (très joli) jardin, on sent tout de suite que ça ne va pas en particulier lorsque Olivia évite le contact de la main de Peter : « Je comprends les faits : elle avait des tas d’informations sur moi, sur ma vie et sur mes proches. Et si elle faisait une gaffe, elle devait avoir une explication très raisonnable. Et attendre de toi que tu perçoives ça, c’est peut-être trop te demander. Mais, de l’autre côté, je pensais à toi. Tu n’étais que le produit de mon imagination mais je me suis accrochée. Ce n’était ni raisonnable, ni logique mais je l’ai fait. Alors, pourquoi ne l’as-tu pas fait ? Ce n’était pas moi. Comment ne l’as-tu pas remarqué ? Maintenant, elle est partout : à la maison, au boulot, dans mon lit. Et je ne veux plus mettre mes fringues, ni vivre chez moi et je ne veux pas être avec toi »   Le fait que, de son côté, elle n’ait jamais oublié Peter impose forcément l’idée que son amour pour elle n’est pas aussi fort que le sien pour lui… J’aime cette dernière image de Peter seul dans le jardin qui dit, bien après son départ : « je suis désolée ». Pour finir, on ne peut que s'interroger et s’inquiéter de la réflexion des observateurs concernant le fait que Peter soit « toujours en vie ».


Marionette" (Fringe):
 

«Waiting in the Wings» (Angel):
 

PS : J'aime le fait que les personnages des deux univers n'aient pas le même regard concernant le devenir de ces derniers : le redverse semble en guerre (sans doute suite au kidnapping de Peter qui a été vécu comme une agression) alors que le blueverse est dans le recherche d'une solution pour permettre aux deux univers de vivre en harmonie Very Happy

3x10 "The Firefly"

C'est un très bel épisode qui met en avant la responsabilité de Walter dans le déséquilibre entre les deux univers. L’épisode commence justement avec ce dernier en caleçon (très rock n’ roll d’ailleurs) en train de se faire des injections (en pleine nuit) pour devenir aussi intelligent que Bell et ainsi comprendre le rôle de la machine (et protéger Peter) mais ce dernier a raison de lui rappeler que l’intelligence ne semblait pas lui aller puisque Bell lui a retiré des morceaux de cerveau. J’ai aimé la rencontre entre Walter et Joyce (quel plaisir de revoir Christopher Lloyld) : leurs interactions étaient très belles et leur respect mutuel touchant. J’aime le fait que Walter soit fan de cet homme qu’il a détruit en allant chercher Peter dans le monde alternatif… puisque c’est ce déséquilibre entre les deux univers qui a provoqué l’accident qui a tué le fils de Joyce. Je trouve joli qu’il retrouve l’envie de jouer aux côtés de Walter, qui, finalement, lui a permis de faire le deuil : « J’avais oublié comment était mon fils, son odeur, ce que c’était d’être avec lui. Mais maintenant, je m’en souviens. Personne n’est censé avoir une 2ème chance comme ça »   Bref, Walter continue à racheter ses fautes et ça le rend beau. L’histoire du livre (envoyé par Peter à  Alt!Livia) permet à Peter d’exprimer son ressenti par rapport à ce qu’il a vécu avec elle : « Je sais que je ne suis pas facile à cerner. Ça a toujours été plus simple pour moi de garder ma distance. Et je crois qu’on a ça en commun. Le livre ne lui était pas destiné. Il était destiné à l’Olivia avec laquelle j’ai passé les deux dernières années. Je voulais que tu le lises. C’est avec toi que je voulais le partager. ». J’aime d’ailleurs beaucoup la réponse d’Olivia car très juste dans ce qu’elle ressent : « J’ai l’impression d’être Rip Van Winkle. Tout est différent. Même le fait que tu t’ouvres à moi. Et ce livre me rappelle juste tout ce que j’ai raté. Les conversations qu’on n’a pas eues. ». En tout cas, l’idée que Peter aime « If you meet the Buddha, kill him ! » parce qu’il parle du fait de ne pas dépendre d’autrui pour avoir des réponses (puisqu’on ne peut les trouver qu’en soi-même) est complètement en accord avec son personnage.  On perçoit, dans les interactions d'Olivia avec Peter, son combat face à la réalité : Peter a vécu, embrassé, couché avec Alt!Livia… et ses émotions sont très justes et très belles. Elle a besoin de réassurance concernant les sentiments de Peter et celui-ci lui donne avec douceur et au rythme dont elle a besoin. Très bel échange entre Walter et « son » observateur (dans le parc) sur l’impossibilité de connaitre l’avenir puisque plusieurs futurs possibles se produisent simultanément : « Je peux tous vous les raconter mais je ne peux pas dire lequel se produira car chaque action a des répercutions, des conséquences à la fois évidentes et imprévues » et leur responsabilité par rapport à Peter : « Vous et moi avons interféré avec le cours naturel des évènements. Nous avons rompu l’équilibre d’une façon que je n’imaginais pas ».  L’épisode nous permet d’en apprendre un peu plus sur les observateurs : ils peuvent se déplacer dans le temps (et être accompagné) mais aussi déclencher des réactions en chaine et ainsi influer sur les évènements. Mais, si je les ai toujours aimés, j’avoue que, là, je doute de leurs intentions concernant Peter… parce que parler du sacrifice de ce dernier ne peut que nous faire froid dans le dos et nous interroger sur la finalité de leurs actions. Après, on peut toujours se demander si c’est Walter qui a raison en pensant que l’observateur a déclenché ces réactions en chaine pour l’empêcher de boire le lait et ainsi le sauver (en le faisant boire à Peter qui est plus jeune et donc plus susceptible de s’en sortir) ou les observateurs ont réellement l’intention de préparer Walter au sacrifice de Peter. En tout cas, si c’est le cas, je ne suis pas d’accord avec eux, Walter n’est pas prêt à le sacrifier, on le voit dans son angoisse à le perdre : il ne veut pas, dans un premier temps, obéir à l’observateur (qu’il soupçonne de vouloir lui prendre Peter) en donnant les clefs à ce dernier, s’il finit par les donner, c’est parce que c’est Peter qui lui demande et qu’il  sait qu’il se doit d’avoir confiance en lui. Si Peter n’avait pas insisté, il aurait été capable de sacrifier la vie de la jeune fille pour le sauver encore.

PS 1 : J’ai aimé que Joyce se trompe aussi dans le prénom d’Astrid (= Kelly).

PS 2 : J'ai trouvé le regard d'Olivia sur ce couple de personnes âgées (en train de rire et se tenir la main) très ému : on perçoit combien elle aimerait vivre cette longévité et cette complicité avec l’homme qu’elle aime.  

PS 3 : C'est sympa d'entendre Peter dire tout haut ce que l’on pense tous tout bas : « A chaque fois qu’on est proche de la réponse, quelqu’un change la question »


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MessageSujet: Re: Fringe   Sam 22 Juin - 10:31

3x11 "Reciprocity"

Cet épisode met en lumière l’impact de la machine sur Peter. Le fait que cette dernière ne réagisse qu’à lui est assez flippant. Même si l’on perçoit, dès le début, que le comportement de Peter est étrange (= ses absences, ses retours nocturnes mais aussi le fait qu’il soit moins réceptif à Olivia), on ne voit cependant rien venir. Comme Olivia, on est concentré sur la course après la montre pour sauver les métamorphes.

J’aime le fait que Peter essaie de déresponsabiliser Walter de tout ce qui le touche mais aussi de l’apaiser dans son obsession à le protéger : « Tu ne peux pas me protéger de tout » mais je crois qu’on ne le changera pas  C’est d’ailleurs cette angoisse viscérale de le perdre qui le pousse à récupérer toute son intelligence, et, le fait qu’il se retrouve dans la peau d’un chimpanzé est forcément drôle  

C’est bien qu’Olivia soutienne Peter lors de ses examens, on voit que ce dernier marque des points et qu’elle commence à reprendre confiance en lui, et, par là-même, en eux.

Broyles apparait très protecteur envers Olivia en faisant appel à Astrid plutôt qu’à elle pour travailler sur les notes d’ Alt!Livia (afin qu’elle ne soit pas blesser par les propos de cette dernière envers Peter). Et que Peter l’arrête aussi démontre à quel point il veut préserver son regard sur lui : « J’ai berné des gens et je sais ce que j’aurais pu écrire sur eux. Elle a dû me prendre pour un idiot et je ne veux pas que tu me vois comme ça ».

Mais comme elle est obstinée, elle finit par le lire et ainsi à décrypter la liste des métamorphes que le tueur est en train d’exécuter. On perçoit à quel point Olivia est bousculée par le fait qu’ Alt!Livia appréhende les choses de la même manière qu’elle en particulier concernant ses sentiments envers Peter : « C’est bizarre, mais, parfois, quand je suis avec PB, j’oublie pourquoi je suis ici. PB n’est pas comme je l’imaginais. Une sincérité dans son regard. Une bonté profonde. C’est dur de ne pas se laisser envouter. De ne pas se laisser envouter par lui ». Ceci dit, je ne trouve pas qu’elles aient la même manière de percevoir autrui et leur environnement. Alt!Livia semble beaucoup plus détachée et insouciante : elle n’a pas la même faculté d’empathie qu’Olivia.

D’ailleurs cette dernière le démontre encore lorsqu’elle fait ses excuses à Peter, qu’elle avoue qu’elle a été tellement obnubilée par ce qu’Alt!Livia lui avait fait qu'elle en a oublié ce qu’elle lui avait fait à lui. Le sourire de Peter est la plus belle des réponses parce qu’il montre combien cela lui fait plaisir. Et son « merci » est juste parfait. J’aime aussi quand Olivia lui dit qu’elle a lu le journal d’ Alt!Livia et qu’il n’a pas à rougir de lui parce qu’en lui disant, elle prend le risque de le perdre, qu’il ait envie de la rejoindre… après tout elle sait qu’il vient du redverse et que son destin est peut-être d’être avec Alt!Livia. Ce qui est rassurant pour elle, c’est que Walter dit avoir trouvé les fichiers d’ Alt!Livia sur le bureau de Peter donc ce dernier sait ce qu’elle pense de lui et ne semble pas touché par ses sentiments.

C’est quand Walter annonce que le tueur est humain et du groupe A+ (comme lui) que l’on commence à s’interroger sur les absences de Peter. Quand ce dernier découvre que c’est bien lui, on perçoit dans son regard combien il est déçu par le comportement de ce dernier. Même si, quelque part, Peter a raison de dire qu’il doit savoir, qu’il ne peut pas rester passif parce que déterminant pour la survie des deux univers, on ne peut que s’inquiéter de ce qu’il va faire de tout ça. Et Walter a raison de lui faire remarquer que tuer, même si les métamorphes ne sont pas des humains, n’est jamais anodin surtout lorsque c'est réalisé avec sang-froid : « Si tu ne fais rien de mal, pourquoi n’as-tu rien dit ? ». On termine d’ailleurs avec ses mots de Walter qui ne nous prédit rien de bon : « Toute relation est réciproque. Quand tu touches quelque chose, cette chose te touche. Tu es en train de changer. Quand tu as touché la machine, elle t’a changé. Elle a fait de toi une arme ». Il est inquiet car il ne sait pas comment mettre un terme à cette réciprocité sans sacrifier son fils… on comprend alors mieux les propos des observateurs et on ne peut s’empêcher de se demander si  Walter ne va pas sacrifier son fils parce qu’il devient aussi dangereux que la machine  



3x12 « Concentrate and Ask Again »

Cet épisode nous fait découvrir un nouveau personnage traité au cortexiphan. L’histoire de Simon, télépathe (qui a été retiré du programme de Walter par crainte qu’il lise ses pensées et découvre le kidnapping de Peter) est très touchante. On voit combien son aptitude le ronge, handicape sa vie. Et on ne souhaite qu’une chose : qu’il apprenne à la contrôler pour qu’il retrouve une vie sociale et affective normale.

J’aime le fait qu’il ne puisse pas entendre les pensées d’Olivia qui, comme toujours, fait du bien aux personnes qu’elle rencontre et cela sans les infantiliser. Elle a aussi un vrai pouvoir de persuasion puisqu’elle réussit à le convaincre à l’accompagner en ville, là où les multiples pensées d’autrui, ne peuvent que le rendre malade. La scène dans le musée des beaux-arts faisait très James Bond (au féminin) et j’ai trouvé ça sympa. Et puis, ça change de voir Olivia maquillée et en robe de soirée.

J’aime que Walter rassure Peter (autant que lui-même ) quand Olivia se retrouve en difficulté, seule, sans que ce dernier puisse l’aider, veiller sur elle (comme il le fait depuis leur première rencontre en Irak).

Olivia se sous-estime, elle se voit moins belle qu’elle n’est et je trouve qu’elle continue à se tromper dans sa comparaison avec Alt!Livia : dire que cette dernière est mieux qu’elle parce qu’elle a sa mère, qu’elle sait sourire et qu’elle a des amis est très réducteur et démontre un manque total de confiance en elle mais aussi et surtout en Peter. Si Peter l’aime c'est pour ce qu'elle est : torturée, battante, passionnée et très attachée au bien-être d’autrui.

J’aime le fait qu’elle en parle avec Nina (qui nous livre sa relation avec Bell), c’est agréable de voir ces deux femmes parler d'amour et de tendresse dans ce monde de brutes. C'est bien que Nina lui fasse comprendre que ce qu’elle a lu dans le journal sont les sentiments d’Alt!Livia mais pas forcément ceux de Peter et qu’il faut qu’elle lui demande quels sont les siens. Mais quand on voit Peter accumuler les bourdes (par ex., café au lait alors qu’elle le boit noir avec un sucre), on se dit qu’Olivia ne peut que douter. Et même si, à chaque fois, Peter trouve les mots pour la rassurer, on ne peut que continuer à avoir peur d’autant plus avec la phrase de Simon : « He still has feelings for her » (non, non, je ne suis pas devenue douée en anglais, mais comme c’était écrit, j’ai pu le recopier ) et l’incertitude de Sam Weiss concernant le choix de Peter entre Olivia et Alt!Livia.

Pour finir, on retiendra la rencontre entre Nina et ce dernier  puisqu’elle met en lumière le fait que c’est lui qui a écrit « Premiers hommes » et sait donc à quoi sert la machine : « Je ne suis pas votre problème. Peter Bishop l’est. Cette machine peut servir d’outil de création ou d’arme de destruction. Ça dépend du point de vue. Et Peter Bishop est le seul à pouvoir la faire marcher. La fréquence à laquelle Peter vibre déterminera la réaction de l’engin (…) Son état d’esprit dépend de la personne avec laquelle il finira : Olivia d’ici ou Olivia de là-bas. L’univers de celle qu’il choisira survivra ».

PS 1 : J’ai aimé l’échange de regard entre Walter et Simon, même s’ils ne se disent rien, on sait que Simon, lui, a pu lire les pensées de Walter, et, par là-même, percevoir ses excuses par rapport à ce qu’il lui  a fait vivre et j’aime la pudeur de cette scène. L’idée d’excuses silencieuses est très belle. 

PS 2 : De même, j’ai aimé le regard d’Olivia à Simon (en haut de ce très bel escalier) pour lui signaler qu’ils ont réussi leur mission et que c’est grâce à son aptitude. Cela démontre à Simon que, bien utilisée, sa télépathie peut être un atout, pas un handicap et c’est bien qu’il puisse en prendre conscience.

PS 3 : J’ai trouvé amusant de voir Broyles et Edwards (CIA) comme deux coqs en train de faire du zèle pour obtenir l’attention de Nina 

Olivia : « Il m’a semblé qu’en cours de route de vrais sentiments se sont développés. Je me demande juste s’il ressent la même chose. Et je comprendrais si c’est le cas. J’ai été elle pendant un moment et elle est comme moi mais en mieux. C’est vrai, elle a toujours sa mère. On n’a pas fait d’expérience sur elle étant enfant. Elle sait rire. Elle a de vrais amis. Ça lui arrive même de porter des robes  ».
Nina : « William et moi, nous avions aussi une relation compliquée. Si j’ai un regret, c’est qu’on n’ait jamais vraiment admis ce que nous ressentions. Ne faites pas la même erreur que moi. Si vous voulez savoir ce que Peter ressent, demandez-lui »
Peter : « J’ai dit ça pour que tu saches que je remarquais des différences mais je croyais que c’était grâce à moi. Grâce à nous. Je pensais faire ressortir une autre facette de toi. Mais je n’ai jamais voulu être avec elle plus qu’avec toi… parce que ce n’est pas le cas. Je suis désolée pour le café »
 
Olivia : « Peu importe si vous découvrez qu’elle n’est pas intéressée iu qu’elle pense à quelqu’un d’autre ou qu’elle ne vous aime pas. N’est-ce pas mieux de le savoir ? »
Simon : « Personne ne devrait savoir exactement ce que l’autre pense »



3x13 « Immortality »

Cet épisode nous renvoie dans le redverse et forcément, après les mots de Sam Weiss,  on appréhende ce que l’on va y découvrir… en particulier concernant Alt!Livia. Cette dernière apparait relativement insouciante et son sourire finit par nous peser. Elle donne le sentiment de rire de tout et, par là-même, de ne se soucier de rien y compris des sentiments d’autrui :

Ceux de Franck : qu’elle laisse dans l’illusion qu’elle l’aime en acceptant sa demande en mariage alors qu’il apparait évident qu’elle pense toujours à Peter.
Ceux de Lincoln : qui n’arrête pas de lui envoyer des messages sur ses sentiments envers elle.
Ceux d’Olivia : à qui elle a pris sa vie sans se soucier de ce qu’elle subissait dans le redverse
Ceux de Peter : qu’elle a trompé en utilisant ses sentiments pour Olivia et en couchant avec lui par crainte qu’il la démasque.

Ce n’est pas qu’elle est méchante, c’est juste qu’elle n’est pas attentive à autrui et, en cela, elle est bien différente, d’Olivia.

Cet épisode nous permet aussi de mieux percevoir le personnage de Walternate. Le voir se confier sur ses craintes, ses angoisses, ses remords, sa peine (que Peter ait choisi le blueverse)  le rend plus humain. Et les mots de réconfort de sa maitresse sont très touchants. S’il apparait plus attachant, il n’en reste pas moins inquiétant par rapport à sa vision des deux univers.

J’aime toujours autant Scarlie, et, sa relation avec Mona Foster était délicieuse. Le fait qu’elle soit attirée par ses arachnides m’a fait beaucoup rire. J’ai adoré son côté fan : elle ne parlait et ne regardait que lui  

De son côté, Lincoln apparait mal dans ses basquets par rapport à sa position de remplaçant de Broyles : il a le sentiment de ne pas avoir le charisme pour l’être. J’aime qu’il assure à Frank d’être "un expert dans l’art des secrets" et que, finalement, il soit incapable de le garder plus de 2 minutes « J’ai promis de garder le secret mais tu me connais, j’ai du mal » parce qu’il crève d’envie de savoir si Alt!Livia va accepter la demande en mariage... parce qu’au fond, il appréhende qu’elle dise oui. 

Alt!Astrid, elle, est terrible avec ses statistiques… et apparait d’un ennui  Elle est très éloignée d’Astrid qui, grâce au génie et à la folie de Walter, s’éclate.

Pour finir, la grossesse d’Alt!Livia n’a pas été une grande surprise… je pense que dès le début de leur relation, je m’attendais à cette finalité, ça fâche forcément mais, en même temps, cela va permettre d’augmenter le suspens concernant le choix de Peter entre les deux Olivia et à travers ce choix, le monde qu'il va sauver. J’ai beau ne pas apprécier Frank, on ne peut qu’avoir de la peine pour lui face à la passivité d’Alt!Livia quand il lui demande si l’enfant est de lui… aucune excuse, aucune explication. Là encore, on la sent indifférente au mal qu’elle fait. Elle apparait même satisfaite de devenir l’intérêt de Walternate qui, lui, est très heureux à l'idée de devenir grand-père mais aussi et surtout rassuré par rapport au choix de Peter concernant l’univers à sauver.

PS : Le fait que Frank quitte Alt!Livia a le mérite de donner une chance au couple Lincoln/Alt!Livia      

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MessageSujet: Re: Fringe   Sam 29 Juin - 2:12

3x14 « 6B »

Cet épisode est une ode à l’amour et offre un très joli parallèle entre Derek/Alice et Peter/Olivia : la première histoire s’achève, la deuxième débute.

Il est dur de voir cette femme prendre conscience que ce Derek n’est pas le sien parce que c’est comme si elle vivait une deuxième fois sa mort mais les mots de Peter sonnent justes : « You’ve already had what most of us only dream of. A lifetime with the person that you love. Look around. Your house is filled with mementos. Photographs, ticket stubs, evidence of a life shared with somebody. Proof that what you and Derek had was true and real. When you have something real, you’ll do anything to keep from losing it, but please, you have to let him go » et il faut qu’elle se raccroche à cette réalité pour, enfin, réaliser son deuil.

Si Walter apparait, dans un premier temps, léger et inspiré (en préparant un petit déjeuner aux chandelles pour Peter et Olivia), sa bonne humeur est cependant de courte durée : dès lors qu’il prend conscience que c’est une brèche (entre les deux univers) qui a provoqué l’accident, il panique et devient sombre, impatient et agressif. Voir Walter (mais aussi Broyles) être prêt à utiliser l’ambre dans notre monde inquiète. Ça nous renvoie forcément à l’existence de la machine et à la finalité de cette dernière. Le monde se fissure, la tempête approche, mais on a encore envie de croire qu’il y a une autre solution. J’ai trouvé le soutien de Nina à Walter touchant : elle a su le réconforter face à sa culpabilité par rapport aux fissures dans les univers et son sentiment d’impuissance pour réparer son erreur.

L’histoire de Peter et Olivia est belle parce que leurs répliques le sont (et cela sans être soap). Tout était parfait : les mots de Peter au début : « And I still think about her because I imagined going down that path with you. Imagining what it would be like to wake up with you. To sit around, just the two of us, having coffee, reading the paper. And then finally I had it. I’ve seen what the two of us together looks like, and it’s beautiful », son scintillement lorsqu’ils s’embrassent, les mots d’Olivia : "I want what you want", le clin d’œil au très beau passage de « Brown Betty » (quand Olivia chante "For once in my life"), le silence de la scène finale avec juste ce contact de la main… sans oublier le p’tit cœur qui accompagnait le glyph et le code de la semaine « Hearts ». J’aime qu’Olivia panique dès qu’elle s’abandonne à Peter. Se sentir vulnérable (en s’abandonnant à la personne qu’on aime) est terriblement angoissant : c’est lui donner toutes les cartes pour, si elle le souhaite, nous faire souffrir. Et Olivia connait une réelle appréhension à lâcher prise et c’est en cela, aussi, qu’elle est belle. Heureusement, Peter est vraiment doué pour trouver les mots justes et a une réelle capacité à apaiser Olivia, à la rassurer. Et c’est ce qui fait que leur relation est très romantique.

En tout cas, on ne peut que remercier Walter pour ces très beaux moments entre Peter/Olivia : son petit déjeuner aux chandelles nous a offert une très jolie scène devant la porte d’entrée ; les envoyer surveiller l'activité sismique un premier élan dans leur histoire et rester à New-York, le début tout en douceur de cette dernière… Bref, Peter a raison en l’appelant « Cupidon ».

J’ai aimé le clin d’œil au redverse des deux dernières minutes où l’on voit Alt!Livia avec Lincoln être surpris par la disparition de la brèche repérée au 6B. Cela permet de percevoir combien les scénaristes suivent leurs idées et restent, par là-même, cohérent.

PS : J’aime que le début de la relation entre Olivia et Peter se fasse chez ce dernier, ça la différencie de celle que Peter a eu avec Alt!Livia chez Olivia… c’est important qu’ils aient leur lieu à eux.


3x15 "Subject 13"

C'est un de mes épisodes préférés (voire mon préféré) car il nous emmène dans l’enfance de Peter et Olivia dans ce qui a été, finalement, leur première rencontre. Il permet aussi de percevoir ce qui a suivi le kidnapping de Peter.

C’est terrible de voir combien Peter a souffert de ce changement d’univers. Le voir tenter de retourner dans le sien en prenant le risque de mourir (parce que persuadé que c’est en tombant dans le lac qu’il s’est retrouvé dans le blueverse) est poignant. La scène avec Elisabeth courant sur le lac gelée démontre combien cette dernière est touchée par ce fils qui veut retrouver ces vrais parents, qui souffre d’être séparé d’eux, qui ne peut l’accepter comme mère : « You saved his life. I’m just trying to keep him alive ». Et on comprend que c’est cette culpabilité qui va la pousser au suicide. C’est bien de percevoir que Walter et Elisabeth comptaient ramener Peter mais que son retour aurait, de nouveau, fragiliser les deux univers et accentué les conséquences déjà importantes. Les enfants traités au cortexiphan étaient donc voués non seulement à ramener Peter dans son univers (sans engendrer d’autres brèches) mais aussi à protéger leur univers d’une éventuelle « attaque » du redverse. Comme le dit Walter, il apparait évident que Walternate va tout mettre en œuvre pour retrouver son fils.

Elisabeth du redverse apparait très forte : elle fait tout pour s’en sortir, pour sauver la seule chose qui lui reste : son couple. Mais on sent qu’inconsciemment Walternate lui en veut de ne pas avoir perçu que ce n’était pas lui lorsque Walter est venu emmener Peter : il la tient plus ou moins responsable et elle le sait très bien. Et c’est ce qui va progressivement détruire leur mariage.

J’ai adoré voir Olivia, Nick et tous les enfants de Jacksonville. Déjà petite, Olivia apparait forte dans sa manière à vouloir se défendre seule, à ne pas dépendre d’autrui (mais on sait, à présent, combien Peter mais aussi Walter ont joué un rôle important dans son bien-être). C’est incroyable de la voir aller dans le redverse sans aucune difficulté à partir du moment où elle ressent, comme le découvre Walter, cet amour-terreur. C’est sympa d’ailleurs de le voir travailler avec les enfants. Il apparait à la fois doux et protecteur (la scène où il menace le beau-père d’Olivia est touchante parce qu’on perçoit combien Olivia avait besoin de son soutien), et, dur et déterminé (utilisation de la - très jolie - relation entre Nick et Olivia pour déclencher l’aptitude de cette dernière à aller dans l’univers alternatif ou encore sa réflexion sur son sacrifice pour sauver le blueverse).

J’aime l’histoire des tulipes blanches qui poussent là où elles n’ont pas l’habitude de pousser parce qu’un professeur regrettait leur absence parce qu’elle fait forcément penser à la situation de Peter qui se voit grandir dans un univers où il n’est pas censé grandir. Walter a fait de Peter sa tulipe blanche.

Au 1er regard sur Olivia, Peter ne pouvait plus la lâcher : « The beguiling Olivia Dunham beguiles », c’est elle qui a fait qu’il est resté dans le blueverse tout comme il y est revenu pour elle. J’aime que ce soit lui qui la retrouve dans le champ de tulipes blanches : déjà enfant, il prenait soin d’elle. Depuis toujours, c’est Olivia/Peter et cet amour intemporel est très pur et très beau. Et on ne peut que se demander comment Olivia et Peter ont pu oublier tout ça.

La scène où elle est dans le bureau de Walter et qu’elle lui demande de l’aide est à la fois émouvante et terrible : émouvante parce qu’on perçoit toute la détresse d’Olivia et terrible parce que c’est cet appel au secours qui va permettre à Walternate de découvrir où est Peter. C’est son apparition dans son bureau et son cahier de dessins qui lui ont permis de comprendre qu’il y avait un univers alternatif… sans cette apparition d’Olivia il n’y aurait peut-être jamais songé.

Bref, tout, dans cet épisode, est magnifique (en particulier la scène dans le champ de tulipes blanches) et le jeu des acteurs (tant les enfants que les adultes) y est pour beaucoup.

PS 1 : A la fin, Elisabeth n’aurait pas dû mentir à Peter qui, je pense, était prêt à entendre les raisons de son enlèvement. C’est vraiment dommage car c’est ce mensonge réalisé droit dans les yeux de Peter qui a engendré la perte d’Elisabeth… dans un premier temps dans l’alcool, puis dans le passage à l’acte.

PS 2 : Très joli clin d’œil à la fin du 3x14 « 6B » lorsqu’ils se tiennent la main dans le champ de tulipes blanches.


3x16 "Os"

Cet épisode marque le retour singulier de Bell  

L’épisode met en lumière l’angoisse de Walter concernant le rôle de la machine et son lien avec Peter et son regret de ne plus avoir Bell auprès de lui pour échanger son génie, ses idées. C’est la première fois qu’on le voit réellement exprimer son amitié et son respect professionnel envers Bell. Si Walter est persuadé qu’il ne peut pas protéger les univers sans l’aide de ce dernier, Nina, elle, continue à le rassurer en trouvant les mots justes concernant ses compétences.

L’histoire de cet homme (Dr Kick) qui veut trouver un remède pour son fils en fauteuil roulant est belle non pas par ce qu’il fait (= tuer des innocents pour expérimenter le remède) mais par ce que lui dit son fils concernant son regard sur son handicap. J’aime que l’on ose mettre en avant le fait que l’on puisse être handicapé et heureux. Bien souvent, c’est parce qu’on les regarde avec compassion que les personnes se perçoivent handicapées. Si on modifie notre regard, on contribue beaucoup à leur bonheur.

La scène où Peter est en train de travailler sur la machine met mal à l’aise parce qu’elle renvoie à ce que Walter lui a dit concernant l’influence de la machine sur lui, et, le voir hésiter à répondre à Olivia puis lui mentir sur le lieu où il se trouve ne présage rien de bon… à peine ensemble, on sent leur couple en danger et, heureusement, Peter le perçoit lorsqu'Olivia lui fait comprendre combien la notion de confiance compte pour elle. Pour le moment, j’suis un peu perdue de les voir ensemble, le sourire d’Olivia, comme le dit Peter, fait peur (mais j’aime qu’elle en ait conscience et qu’elle en rit) mais je soupçonne les scénaristes de mettre un peu de légèreté dans leur couple pour mieux les faire souffrir par la suite. J’aime que Walter se moque de cette légerté : « When your mother and I were courting we used to take long walks in the park but I can see, for your generation, that a drive to a warehouse would be just as enchanting » et que Peter y réponde avec maturité (pendant qu’Olivia continue à sourire). L’attitude de Peter ne change pas et on perçoit combien il est, depuis longtemps, amoureux d’Olivia et très au clair avec ses sentiments. Leur discussion sur la notion de confiance, avec pour exemple l’anecdote du massage maladroit de Peter (attentif plus à la TV qu’à ce qu’il fait) apparait relativement classique dans ce que les séries nous montrent de ce qu’est un début de relation, (alors, qu’honnêtement, je ne me vois pas avoir ce type de conversation, la confiance doit être innée et non recherchée) mais, en ce qui concerne Peter et Olivia, cela apparait normal puisque les deux se sont sentis trahis à l’époque de la mission d’ Alt!Livia. Et puis, cela amorce l’idée que Peter va devoir lui dire la vérité concernant ses travaux… on perçoit d’ailleurs combien il est mal à l’aise en lui assurant qu’il ne lui cache rien. La rencontre avec Nina apparait un peu gênante en particulier lorsqu’elle fait remarquer à Peter qu’il ne doit pas lâcher la main d’une jolie fille pour elle parce que c’est aussi ça le début d’une relation : le regard des autres sur cette dernière. Pour ce qui est de l’enthousiasme de Nina, je ne sais pas si c’est réel ou en lien avec ce que lui a dit Sam Weiss concernant l’influence de l’humeur et le choix amoureux de Peter sur l’effet de la machine. Mais, cette rencontre est surtout là pour continuer à amorcer la découverte d’Olivia concernant le travail de Peter sur la machine puisque Nina lui remet, devant elle, un dossier sur les métamorphes.

De son côté, Walter reste sur sa certitude qu’il a besoin de Bell pour y arriver. Il est tellement obsédé par cette idée qu’il cherche à faire revenir son âme pour l’aider… alors qu’il réussisse à travers Olivia est terrible... Je m’attendais à beaucoup de choses mais pas à ça !

Le fait que Peter se décide à montrer son travail sur la machine à Olivia (et les mots qu’il choisit pour lui expliquer pourquoi il le fait) rassure et démontre, là encore, combien elle compte pour lui : « Something I didn’t wanna tell anybody about because I can’t trust the FBI and as much as I know Walter cares his too protective. I can’t trust his judgment. But I do trust yours. And I don’t want there to be any more secrets between the two of us. ». Mais, finalement, on ne saura pas ce que pense Olivia de tout ça puisque Bell fait son entrée à ce moment là : « Hello, Peter. It’s nice to see you again ». Le regard de Peter, quand il prend conscience que Bell a pris possession du corps d’Olivia est terrible ! Il a de quoi être terrifié : après Alt!Livia qui prend la place d’Olivia, c’est Bell qui prend son corps comme hôte pour son âme. Pourvu qu’il puisse encore l’aimer après tout ça !

PS 1 : J’aime l’idée que Walter s’intéresse à tous les corps de métier de son entreprise (Massive Dynamic) y compris à cet agent de sécurité (Kevin) avec lequel il part en trip.

PS 2 : J’ai adoré l’expérience avec la réaction coca-pastille à la menthe (qui ne l’a pas déjà fait) qui arrose une Astrid dépitée.


3x17 "Stowaway"

Cet épisode est une ode à l’amitié entre Bell et Walter.

J’adore l’attitude de Peter qui ne cesse de fuir le regard de Bellivia, on voit combien ça l’écœure de savoir un homme dans le corps de la femme qu’il aime et je comprends qu’il court chercher les dossiers de Bell sur les transferts pour mettre fin, le plus vite possible, à cette mascarade … mais si, pour lui, la situation est terrible, pour nous, c’est un vrai régal   Entre Astrid qui se fait draguer par Bellivia : « As anyone ever told you, dear, that you have lovely hands » et Walter qui ne cesse de rire bêtement à ses blagues douteuses : « I never realized that a bra was so binding », on s’amuse beaucoup.

J’aime que les scénaristes aient tout prévu et que ce soit dans la tasse de thé (qu’il a imposé à Olivia lors de leur entretien dans le 1x20) que Bell a mis les aimants d’âme et ainsi pu la prendre pour hôte.

C’est un vrai plaisir de voir Walter et Bellivia ensemble, on les sent terriblement complices et heureux d’être tous les deux : « Look at this. Me and Belly collecting human tissue and fluid specimens just like when we were kids » J’ai adoré que Bell suggère d’être transféré dans le corps de Gene et la réponse de Walter était délicieuse : « I’d have to milk you. »  

L’épisode permet aussi de faire la connaissance du Lincoln du blueverse qui apparait bien plus coincé que celui du redverse… on se demande forcément quel décision il a pris pour être ainsi. Ceci dit il apparait attachant parce que cet aspect là de lui intrigue. J’aime sa réaction lorsqu’il découvre le labo de Walter en particulier Gene : on perçoit combien il est dépassé tant par le lieu que par les réflexions qui s’y font : « A compassionate soul vampire » mais ça ne l’empêche pas de continuer sa collaboration avec eux. Son binôme avec Peter était sympa à suivre… et j’ai aimé que la résolution de l’affaire se soit fait en équipe : Lincoln découvre ce que veut faire Dana (= exploser avec toutes les personnes du train pour augmenter ses chances d’aller dans l’au-delà), Peter trouve la manière de la contacter et, par là-même, de la localiser, Broyles repère l’annonce de la prochaine gare, et, Walter et Bell résolvent l’équation pour dire dans quel train elle se trouve.

J’ai trouvé l’histoire de Dana très touchante : cela doit être terrible de ne plus se sentir à sa place, de tout faire pour retrouver les siens sans jamais pouvoir y arriver. Sa détresse m’a émue : « I should’ve died that night with my family. But for some reason, some impossible cosmic joke, I’m stuck here” et sa réflexion sur la raison d’être touchée : « It means that every drop of rain holds the promise regrowth. Each has a purpose, even if they don’t know it. I think we can feel that way. That we don’t have a purpose. But we do”. Par contre, je n’adhère pas forcément au fait que c’était son destin de sauver les personnes dans le train et que c’est pour cela qu’elle a réussi à mourir parce qu’elle ne les a pas sauvées d’elle-même, c’est l’arrivée du FBI qui l’a fait sortir du train avec la bombe… bref, je préfère, la version plus spirituelle de cette sœur concernant Azraël qui a été accepté au Paradis parce qu’il avait assez souffert. Ses larmes d’incompréhension lorsqu’elle se retrouve seule avec la bombe démontre combien, elle aussi, a souffert et que c’est peut-être pour cela que, cette fois, elle a réussi à mourir : je trouve l’histoire plus jolie. Et puis, cela m’arrange de penser que ce n’est pas une question de destin pour que ce ne soit pas le cas aussi pour Peter (concernant la machine). En effet, on ne peut que s’inquiéter des mots de Bellivia concernant le destin de Peter : « I mean, that just could simply be your fate. Sometimes when one walks away from his fate it leads one directly to fate’s doorstep » et, du coup, on devient aussi protecteur que Walter en se disant qu’ils vont forcément trouver une solution pour que ce ne soit pas le cas.

Pour finir, ce fut un plaisir de voir Olivia reprendre le pouvoir sur Bell mais de courte durée et n’annoncant rien de bon: « I think that I may have been wrong. This may be a little more complicated than I first thought.”

PS 1 : Le fait que Bellivia offre une tasse de thé à Peter fait écho avec ce qui s’est passé pour Olivia… aurait il une fois de plus mis des aimants d’âme pour se donner une autre chance si son transfert devait échouer ? Ce serait du déjà vu donc je ne pense pas mais je trouve le clin d’œil sympa.

PS 2 : Anna Torv m’avait déjà impressionnée en jouant Alt!Livia mais elle arrive encore à me surprendre dans son interprétation de Bellivia : elle va jusqu’à imiter voix, mimiques faciales et attitudes de Leonard Lemoy. On en arrive à ne pas voir Olivia mais Bell : elle est vraiment très talentueuse.


3x18 "Bloodline"

Cet épisode est centré sur la grossesse d’Alt!Livia.

Le souci avec le redverse, c’est qu’on n’a pas eu le temps de bien s’imprégner des personnages. Du coup, tout est accéléré, précipité et ce n’est pas facile d’adhérer à leurs émotions et c’est ce qui s’est passé, pour moi, concernant la grossesse d’Alt!Livia. On a le sentiment que cette dernière n’a pas de sens réel donc on n’arrive pas à être touché. Cependant, l’émotion de la mère d’ Alt!Livia est juste. On voit combien elle a souffert de la perte de sa première fille et combien elle appréhende de ne peut-être jamais avoir la joie d’être grand-mère ou savoir sa fille mère.

J’ai aimé voir Alt!Livia en difficulté (p’tite revanche avec ce qu’a vécu Olivia) mais, là encore, rien avoir avec la souffrance de cette dernière puisque, finalement, les expériences avaient pour but de lui permettre de mettre au monde son enfant sans que ni lui, ni elle ne meurent.

A aucun moment, Alt!Livia évoque Peter ou encore exprime son amour pour lui (qu’elle a fait sous-entendre avant de quitter le blueverse), bref, on ne perçoit pas de sentiment et on se demande alors qu’elle est son intérêt à être mère si ce n’est faire plaisir à la sienne. En même temps, Walternate ne lui a pas laissé ni le temps ni le choix.

L’accouchement est apparu un peu trop drama pour moi (sans compter les applaudissements à la fin qui m’ont fait grincer des dents) : je n’ai pas cru une seule seconde qu’Alt!Livia allait mourir et, bizarrement, le « I love you » de Lincoln m’a semblé sonner faux. Je sais qu’il pensait la perdre et que c’était pour lui l’occasion de se dévoiler mais je ne sais pas, j’ai pas accroché… sans doute parce que, là encore, on n’a pas eu le temps de voir évoluer leur relation. Et, au-delà de ça, on perçoit trop le fait que cet enfant n’existe que pour mettre à exécution le plan de Walternate concernant la machine. Et c’est extrêmement rare dans « Fringe » de voir venir les choses mais là, on le perçoit et du coup, cela enlève beaucoup de la crédibilité des émotions des personnages.

Après, je prends toujours autant plaisir à revoir Scarlie et son côté droit et honnête. J’aime qu’il assure à Lincoln ne pas vouloir l’appeler « sir » mais que, finalement, il le fait pour lui montrer qu’il est fier et respectueux de ce qu’il a fait pour Alt!Livia.

J’étais aussi très heureuse de revoir Henry. J’ai aimé l’incompréhension entre lui, Lincoln et Scarlie concernant le vécu d’Olivia dans le redverse. Cela fait plaisir qu’il ne l’ait pas oubliée, qu’il ait pu s’inquiéter pour elle et qu’il ait eu envie de s’assurer que tout allait bien pour elle : on voit combien elle l’a touché. Cette rencontre a aussi le mérite de faire comprendre à Lincoln et Scarlie que le ministre ne leur a pas tout dit, qu’il a laissé une étrangère (= Olivia) vivre parmi la section sans les informer et que, par là-même, il n’est pas digne de confiance. Cela leur met aussi la puce à l’oreille concernant la disparition d’Alt!Broyles. On voit aussi combien Lincoln est ému d’apprendre que Alt!Livia est enceinte de Peter, l’homme dont Olivia cherchait à retrouver (dixit Henry). Il perçoit combien le plan de Walternate était machiavélique.

De là, on se doute que c’est lui qui est derrière l’enlèvement d’Alt!Livia et que l’accélération de la grossesse n’a de sens que son obsession à mettre en route la machine. Qu’on ne sache pas le prénom de l’enfant veut d’ailleurs tout dire : il est le bébé de Walternate… quel que soit son prénom sa mission n’est que de servir au plan de ce dernier.

PS 1 : Le fait que Lincoln utilise le terme d’envahisseurs est révélateur : ils ont tous été formés à percevoir le blueverse comme une menace pour leur univers.

PS 2 : J’ai trouvé sympa que ce soit Henry qui vienne aussi en aide à Alt!Livia.


3x19 "Lysergic Acid Diethylamide"

Cet épisode nous emmène dans la conscience d’Olivia et marque la revanche de Peter par rapport à son vécu avec Alt!Livia.

Tous les épisodes 19, depuis la saison 2, sont des épisodes décalés, singuliers : dans le 2x19 on entrait dans le cœur brisé de Walter, dans le 3x19, on entre dans la conscience d’Olivia (on peut noter que dans les 2 épisodes, la drogue tient une place importante). Et puis, le côté BD de l’épisode m’a beaucoup plu.

J’aime que Peter s’inquiète pour les répercussions sur Olivia quand Walter, lui, ne se concentre que sur la réussite du transfert de son vieil ami Bell. Cela fait drôle de voir Walter aussi peut compatissant par rapport à Olivia. Seule Astrid semble touchée par ce que vit Peter. Ce n’est que lorsque Bell annonce qu’il ne leur reste qu’un jour pour sauver Olivia que Walter commence à réagir au danger que court cette dernière.

L’idée d’entrer dans la conscience d’Olivia est vraiment sympa : cela permet de percevoir ses peurs profondes et de montrer combien Peter la connait en les guidant jusqu’à elle. J’aime le fait que tout le monde les poursuivent avec, en tête, le beau-père d’Olivia. On perçoit combien d’obstacles ils vont devoir traverser pour la retrouver.

J’aime le côté maternel d’Astrid qui cherche à rassurer Peter : « Don’t worry, I’ll keep my eye on the monitors. I’ll make sure you’re okay » alors qu’il n’a pas peur pour lui mais pour Olivia. J’adore aussi le trip de ce dernier avec Broyles qu’il suspecte de faire partie des observateurs : « You’re bald. I think he’s an Observer » et son sourire béat quand Astrid lui fait son injection. Que Broyles fasse, lui aussi, un trip est inattendu et, par là-même, très drôle. Sa manière de décrire les réglisses de Walter (comme s’ils étaient une œuvre d’art), de demander à Astrid de lui prendre la main, de siffler pour communiquer avec l’oiseau qu’il voit sur épaule de Walter, de faire des bulles de savon ne peut que marquer les esprits.

Le fait que Peter reproduise ce qu’Olivia avait fait pour sauver John (= partager sa conscience) est là encore très beau et symbolique parce que je me souviens qu’il avait tout fait pour l’en dissuader et qu’elle lui avait répondu que John l’aurait fait pour elle. Il lui avait alors dit qu’il espérait qu’il en vaille la peine alors le voir le faire pour elle montre combien il l’aime, combien, pour lui, elle en vaut la peine.

Cet épisode marque donc la revanche de Peter en particulier concernant son vécu avec Alt!Livia : il n’avait pas perçu le changement et, par là-même, pu aider Olivia à revenir dans notre univers. Cette fois, il part à sa recherche et, lorsqu’il la retrouve enfin, il perçoit que ce n’est pas elle en la regardant dans les yeux : « I can see it in your eyes. It’s not you » et le regard de cette petite fille dans laquelle Olivia s’est réfugié est très parlant : « I just needed to know it was you. People havebeen tricking me. But I knew the real you would recognize me. ». Peter se rattrape, rachète son erreur et j’aime cette idée qu’avec cela il efface l’ardoise de sa relation avec Alt!Livia, qu’il démontre qu’à présent on ne prendra plus la place d’Olivia sans qu’il le perçoive. Et ça ne peut qu’être une belle preuve d’amour et permettre ainsi à Olivia d’être définitivement rassurée concernant ses sentiments pour elle. On voit combien Peter a été choqué par l’inversion Olivia/ Alt!Livia, combien il s’est senti coupable de ne pas avoir perçu cette dernière et, par là-même, de ne pas avoir été la chercher dans l’autre univers, de ne pas avoir pu l’aider. Bref, une scène qui fait un bien fou tant à Peter qu’à Olivia. C’est très beau aussi de voir Walter le rassurer, l’apaiser quand Peter se retrouve projeter hors de la conscience d’Olivia en hurlant : « I gotta go back. They’re gonna get her. ». Là encore, on voit combien il souffre de ne pas avoir pu la ramener avec lui, de la laisser, de nouveau, se débrouiller seule. On perçoit tout son désespoir dans le ton de sa voix : « I lost her ».

C’est terrible de voir combien le monde d’Olivia est un monde de peur où il n’y a que des ennemis potentiels. Mais la voir super sure d’elle annoncer à Peter que son dessin représente l’homme qui va la tuer (tout en continuant à manger ses toasts et à sourire) est très perturbant aussi !

La scène entre Walter et Bell dans le dirigeable laisse entrevoir la fin de Bell puisqu’elle ressemble à un adieu : « When we were young and foolish, with too much power and too many dreams that no one could stand in the way of, we needed each other then to check and balance. Now you possessthe wisdom of humility. The decisions you make will be th right ones. The direction you chosse to take will be jutst ». Et j’ai été touchée par ses derniers mots à Olivia : « You have never felt safe. You are your own worst enemy, Olivia. You took the opportunity to let your fears overwhelm you. But you just fought back. In the end, you are as strong as Walter and I always believed you were. And now you know it too. ”. Bell aura donc été plein de sagesse pour sa dernière apparition.

On voit l’émotion de Walter quand Olivia lui rapporte la dernière phrase de Bell : « I knew the dog wouldn’t hunt. » parce qu’il prend conscience non seulement de son sacrifice mais aussi et surtout qu’il savait, depuis le début, que le transfert ne marcherai pas. J’ai trouvé Astrid touchante dans son comportement avec Walter lorsque ce dernier prend conscience qu’il ne reverra plus son vieil ami.

PS 1 : J’ai aimé que Astrid réponde à l'« Astro » de Walter : « I’m ready, Wally ». Non seulement c’est un pied de nez à toutes les fois où il a écorché son prénom mais aussi à sa manière d’appeler Bell : « Belly »

PS 2 : Le fait que Nina cherche aussi à les tuer pose question, elle aurait dû être un allié : on peut se demander si ce n'est pas un message des scénaristes pour nous dire qu'elle n’est pas de confiance.

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MessageSujet: Re: Fringe   Jeu 4 Juil - 22:17

3x20  « 6:02 AM EST »

Cet épisode nous permet d’entrer dans le vif du sujet concernant le rôle de la machine. L’heure a sonné et ça fait flipper ! Le petit-fils n’aura donc pas été mis au monde pour ramener Peter dans le redverse mais pour activer la machine à sa place. Et même si Walternate apparait touché de sacrifier des innocents pour sauver son univers, on ne peut que lui en vouloir d’avoir une vision aussi réductrice du blueverse, de ne pas penser qu’il peut y avoir une autre solution que la destruction de ce dernier.

Cet épisode nous permet aussi de découvrir le rôle de Sam Weiss : gardien de la machine et de son fonctionnement. J’adore sa tête quand il voit que la tempête gronde : on le sent pas très à l’aise à la limite de la panique, ce qui, finalement, ne nous rassure pas    

La rencontre matinale entre Olivia et Walter, ne portant sur lui que des chaussons en poils (d’ours ?!), est une scène délicieuse : j’aime le naturel de Walter conversant avec plaisir avec elle et lui assurant qu’il faut qu’elle mette des chaussons pour ne pas attraper froid   . Cela contraste avec la gêne d’Olivia qui s’efforce de ne fixer que ses yeux pour ne pas avoir à voir sa nudité. Heureusement, le retour dans la chambre et le soutien de Peter apparaissent beaucoup plus romantiques et le « I could get used to this » d’Olivia est un très joli « I love you ».

L’ambiance lourde, sombre de l’épisode permet vraiment de percevoir ce que les personnages ressentent, de nous faire vivre l’apocalypse avec eux. Et le pessimisme de Walter (concernant le fait que Walternate a gagné) a de quoi provoquer une crise de panique, une dépression ou encore un suicide collectif !

Comme toujours, je n’adhère pas à Alt!Livia mère mais j’ai apprécié qu’elle confie Henry à Lincoln : « As much as I would love to have you watching my butt, I need you here. You’re the only one that I trust” et le fait qu’elle veuille défendre le blueverse, qu’elle ne soit pas dans l’optique de destruction : cela tient forcément de son vécu dans ce dernier et de l’espoir que Peter lui avait donné en lui assurant qu’il espérait une autre issue pour les deux mondes. Par contre, je ne pense pas qu’elle ait raison concernant l’influence de Peter sur Walternate… je ne vois pas ce dernier renoncer uniquement parce que Peter lui demande. C’est terrible d’ailleurs de voir combien Walternate est haineux par rapport au fait que son fils ait choisi le blueverse plutôt que son monde d’origine. Sa manière de culpabiliser Alt!Livia pour la faire accepter son choix est terriblement pervers : « I chose to give up my son so that you could keep yours ». Avec lui, on passe de la compassion au rejet ! Si la démarche d’Alt!Livia était courageuse, on ne peut pas dire qu’elle ait eu beaucoup de succès… il faut dire qu’en faisant confiance en Brandonate, c’était perdu d’avance   La voir enfermée dans la cellule où était enfermée Olivia renvoie à de vieux souvenirs… elle aussi paye ses dettes.

Lorsqu’Olivia part aider Nina à Massive Dynamic, j’aime que Peter lui fasse comprendre uniquement par son regard son inquiétude pour elle mais, comme toujours, elle n’a en tête que de protéger autrui et on sait déjà qu’elle fera tout pour stopper la machine. Le fait que Nina fasse part qu’il n’y a pas assez d’ambre pour contenir toutes les brèches accentue notre sentiment d’impuissance et, par là-même, d’insécurité. D’autant plus qu’on la sent complètement dépassée. Pour la première fois, elle se voit confrontée à quelque chose que Massive Dynamic ne peut pas gérer.

Walter, lui, continue à chercher une solution qui permettrait de protéger son fils (plomb autour de la machine pour contenir son énergie), pour qu’il ne se sacrifie pas mais, depuis le discours de Bellivia sur le destin, Peter sait que rien ne pourra empêcher le sien de se réaliser. Sauf que les donnes ont changé puisque la machine est déjà activée par l’ADN d’Henry et que, forcément, elle ne peut pas réagir de la même manière. Le moment où Walter sert un verre à Peter m’a fait penser au passage entre Schindler et Itzhak Stern lorsque ce dernier finit par accepter de boire un verre avec lui pensant ne plus pouvoir le faire ensuite. J’aime que Walter se souvienne de la phrase de September concernant ce qu’il devait faire : « Give him the keys and save the girl » et comprenne que c’était pour le préparer au sacrifice de Peter : « This is what he was doing, he was preparing me because he knew I would have to let you go. That I would have to sacrifice you to fix the problems I’d created ».

Pendant qu’Olivia recherche Sam Weiss, Peter, lui, se prépare à entrer dans la machine sans en informer cette dernière : « If it doesn’t work, she’s gonna find out soon enough ». Les adieux à Peter faisaient un peu « too much » mais en accord avec la personnalité des personnages (Walter et son obsession à le protéger qui lui met du gel électroconducteur sur les mains « I was never good at letting you go », Astrid et son côté maternel qui le serre dans ses bras et Broyles et sa fausse froideur qui lui assure, par son regard, son respect pour son acte de bravoure). Toute cette cérémonie pour que Peter soit rejeté dans la seconde où il touche la machine m’a presque fait rire mais la violence avec laquelle il a été projeté m’a arrêtée.

Même si c’est un confrontation classique dans les séries US, la scène où Walter parle à Dieu est relativement en accord avec ce qu’il est. J’aime qu’elle fasse référence à « White Tulip » où Walter avait cru recevoir un signe de Dieu concernant son pardon pour ce qu’il avait fait. Bref, il règle ses comptes avec Dieu concernant « ses crimes » allant jusqu’à lui demander de le punir pour épargner leur univers.

Olivia, elle, gère son angoisse pour Peter dans l’action. Si elle repart au combat, c’est qu’elle sait que ce n’est pas en restant auprès de lui qu’elle trouvera la solution au fléau et, avec l’arrivée de Sam Weiss, on retrouve un peu d’espoir parce qu’il apparait comme notre seule chance d’arrêter ce dernier.

Pour finir, les derniers mots de Walternate à Alt!Livia auraient pu la déstabiliser : « This morning, you asked how I could be willing to let my son die to heal our world. But you understand sacrifice better than anyone, Olivia. You were willing to leave your son behind for what you perceived to be the greater good. We’re more alike than you think” mais elle ne se démonte pas et donne la meilleure réponse : « I don’t understand how killing billions of people can possibly be in the interest of the greater good”.

PS : Je crois ne l’avoir encore jamais dit mais la musique est aussi de grande qualité dans « Fringe ».  


3x21 « The Last Sam Weiss »

Cet épisode dévoile, enfin, la réaction de la machine et l’impact sur les univers.

La tempête grandit et on se demande comment on va pouvoir la traverser tout en restant indemne.

Walter apparait, comme toujours, extrêmement, protecteur avec Peter. Il le perçoit continuellement en danger et c’est ce qui fait qu’il passe son temps à veiller sur lui. J’aime qu’Astrid le prenne par les sentiments (en lui proposant d’aller manger du « pudding au tapioca ») et qu’elle lui rappelle l’importance de chercher une manière de neutraliser la machine, que son amour pour Peter ne peut être une excuse à ne pas agir quand Olivia, elle, ne cesse de chercher une solution. Voir Walter s’éclater avec son cerf-volant apparait complètement délirant : on voit combien il aime le défi.  J’adore qu’il se prenne du courant après avoir assuré être complètement isolé   La présentation de sa théorie permet à Broyles de mettre en place un plan d’action et, même s'il n'apparait pas convaincu par cette dernière, c’est la première idée qui offre une possibilité de ralentir la destruction du monde.  

Je pensais Sam Weiss plus medium que ça et je suis donc surprise qu’il ne pense pas au fait que l’histoire entre Peter et Alt!Livia ait pu engendrer un enfant. Il m’avait habituée à mieux   Bref, le voilà aussi perdu que nous et on ne peut que se demander comment, dans ce cas, on va pouvoir s’en sortir. Il nous apprend cependant  que la machine interdit Peter d’entrer car elle croit qu’il y est déjà (= réaction de protection) et qu’elle est en dispositif de fin du monde… ce qui ne nous rassure toujours pas ! Heureusement, la connaissance (ancestrale) de la machine est une histoire de famille chez les Weiss et il a donc d’autres cartes en main : les manuscrits originaux du livre des "Premiers Hommes" qui mettent en avant la possibilité de lever le champ de force à l’aide d’un levier pour permettre à Peter de rentrer dans la machine. J’aime qu’Olivia s’inquiète de savoir si cela va le tuer, on perçoit combien elle redoute un éventuel sacrifice de Peter. Même si Olivia ne veut pas les entendre, les mots de Sam Weiss ont forcément leur importance : « The timeline is not right. Maybe this is a cosmic hiccup. Maybe i twill course correct ». J’adore qu’Olivia lui rappelle qu’elle est armée et qu’il se doit donc de lui obéir.  Comme toujours, elle ne se pose pas de question, elle fonce et prend des risques (alors que des éclairs semblent jaillir de partout). J’adore aussi sa déception devant le manque d’élégance de la clef et l’incapacité de Sam Weiss à lui dire comment l’utiliser. On voit d'ailleurs combien ça perturbe ce dernier par rapport à l'héritage de sa famille. Finalement, c’est Olivia qui met en marche le système.

Depuis le début de « Fringe », on sait que la relation Peter/Olivia est unique, intemporel… alors lorsque l’on découvre un dessin avec Olivia en lien avec la machine on ne peut que s’en vouloir de ne pas y avoir pensé car il apparaissait évident qu'étant connectés, ils aient tous les deux un rôle dans le fonctionnement de la machine. Olivia a donc la capacité de lever le champ de force (télékinésie) pour permettre à Peter d’entrer dans la machine. Et cette révélation ne peut que la faire paniquer puisqu'elle ne croit pas en ses aptitudes. On voit d'ailleurs combien ça la touche lors des essais avec la machine à écrire et j’aime les mots de Walter la concernant : « I wish you could see yourself the way I see you. You have no idea how extraordinary you are. If you can embrace that, there’s no end to what you can do ».  Je trouve joli qu’elle n’y arrive que lorsque Peter est près d’elle : l’idée de ne pouvoir être complètement soi qu’en présence de l’être aimé est très romantique.

Même si Walter avait exprimé l’idée d’une aphasie comme conséquence au choc qu’a reçu Peter, je ne comprends pas trop le fait qu’il se comporte comme s’il avait toujours vécu dans le redverse, comme s’il n’avait jamais été kidnappé par Walter. Il n’y a pas vraiment de réponse à son comportement et je me dis que c’est peut-être pour en avoir une plus tard et c’est extrêmement frustrant ! C’est étrange de voir Peter hésiter en voyant Olivia et Walter, c’est un peu comme s’il hésitait à choisir son camp. J’aime quand Walter demande à Peter qui est cette jeune fille en désignant Olivia : leur sourire est très mignon. On les revoit presque enfant dans ce champ de tulipes blanches. La remarque de Peter concernant Walter est aussi attendrissante : « I know you’re not the secretary of defense. The sweater’s a dead giveaway”.

On perçoit combien Olivia tient à Peter et si, pour la plupart des gens, la peur fait perdre les moyens, elle, c’est l’inverse : la peur lui permet de recouvrer toutes ses aptitudes. Et j’adore l’idée  J’aime aussi que la phrase qu’inscrit Olivia avec la machine soit celle dite en grec à son réveil du 2x01 : « Be a better man than your father ». Cette phrase restera déterminante dans leur relation.

Tout s’accélère alors et on retrouve Peter et Olivia face à la machine. Cette fois, pas de long discours et ce n’est pas plus mal parce que c’est complétement eux : Peter dit à sa manière combien il aurait aimé poursuivre son chemin avec elle, s’investir dans leur relation : « Don’t say I never took you anywhere », et, olivia lâche ce qui est si dur pour elle de dire : « I love you ». Bref, des mots d’amour pour se dire les choses avant qu’ils ne le puissent peut-être plus. Peter peine d'aiileurs à lui lâcher la main, on sent combien il se contient, combien il a peur, au fond, de la perdre, que ce soit leurs derniers instants ensemble     Le regard entre Walter et Peter est très beau parce qu'on y voit tout leur amour. Les flash-back, eux, rappellent combien la vie de Peter dans le blueverse a compté. Alors, forcément, même si on trouve ça beau (surtout qu’ils se terminent avec les images de toute son histoire avec Olivia), on est aussi terrifié par ce que cela va engendrer : la destruction du redverse  

La fin est déconcertante parce qu’on s’attendait à tout sauf à se retrouver en 2026 en plein cahos (à la « Terminator ») et on ne peut que se demander si tout ça valait la peine… la machine a peut-être permis de sauver le blueverse mais à quel prix !

PS : La scène où Sam Weiss montre sa carte d’abonné (pour ne pas rester en reste avec la carte FBI d’Olivia) : «  Sam Weiss. Patron member since ‘82 » m’a presque fait faire pipi dans ma culotte tant je m’y attendais pas dans cette atmosphère d’apocalypse  



3x22 « The Day We Died »

Cet épisode nous projette directement en 2026 et montre une vie que l’on ne souhaiterai pour rien au monde.

Le début est très oppressant. On ne reconnait pas notre univers ni les personnages que l’on connait parce que vieillis (surtout Ella) et endurcis et cela fait de la peine de voir qu’ils ont sauvé leur univers pour vivre dans un tel chaos. Le générique gris n’annonce d’ailleurs rien de bon.

On prend cependant plaisir à percevoir les changements : Ella est un agent de la division Fringe ; Peter et Olivia sont mariés ; Olivia est le « boss » de la division, elle porte des jupes et maitrise complètement ses aptitudes ; Peter est égal à lui-même : amoureux, optimiste et protecteur ; le blueverse connait des déchirures de plus en plus importantes et utilise, comme le redverse, de l’ambre pour les stopper ; le méchant s’appelle Moreau et crée de nouvelles brèches afin d’accélérer la fin du blueverse ; Walter est en prison pour payer ses actes passés ; Broyles est sénateur et a perdu un œil ; Astrid est sur le terrain.

On commence avec la libération de Walter (j’ai aimé la scène où Peter vient le voir en prison, on perçoit combien ils sont attachés l’un à l’autre à la manière dont ils se touchent la main derrière la vitre... alors qu'il est indiqué que c’est interdit ) et la réouverture du labo afin d’étudier les bombes utilisées par Moreau. On apprend aussi que Peter a soutenu Walter pendant le procès de ce dernier parce qu’il a conscience de sa propre responsabilité dans la destruction du redverse (ce qui peut aussi expliquer la tristesse d’Olivia qui doit, elle aussi, se sentir responsable puisque c’est elle qui lui a permis d’entrer dans la machine). J’ai aimé que Peter lui dise que, quel que soit sa faute, il restait son père. De même, l’émotion de Walter lorsqu’il félicite Olivia pour son mariage avec Peter ou encore lorsqu'il retrouve le goût du réglisse (que lui a apporté Peter) est très belle 

La scène entre Peter et Olivia dans leur cuisine nous permet de mieux comprendre pourquoi Olivia apparait si triste : la destruction progressive de l’univers l’a dissuadée de mettre au monde un enfant afin qu’il ne souffre pas de cette dernière. La scène du dessin (qui n’annonce rien de bon pour Olivia puisque mise en retrait) est émouvante : on perçoit combien Olivia est touchée par ce dernier, par ce qu’il représente et qu’ils n’auront jamais : une famille. Mais, comme toujours, Peter perçoit sa peine et lui renvoie le fait qu’il ne faut pas s’arrêter à ce qu’ils vivent, que les gens font encore des enfants malgré tout et qu’ils auront, eux aussi, une tribu Bishop.

La rencontre entre Peter et Walternate permet à Peter de comprendre que c’est Walternate qui est derrière les actes terroristes et qui, par là-même, accélère la destruction du blueverse sachant que, comme le dit Walter, la destruction était inéluctable : « Our destiny was set the day we triggered the machine. I didn’t understand until i twas too late that our two worlds were inextricably linked. Without one, the other simply cannot exist. When their world was destroyed that was the day we sealed our fate. For all intents and purposes that was the day we died ». On apprend aussi que Walternate est venu dans le blueverse pour s’excuser et demander de l’aide et qu’il s’est retrouvé bloqué dans ce dernier lorsque le redverse a été détruit. Et, même si Peter lui rappelle qu’il avait mis leur machine en marche et que ce n’était qu’une légitime défense, Walternate reste enfermé dans son désir de vengeance. Je trouve bien que Peter s’excuse de l’avoir fait souffrir, d’avoir décimé son peuple et que s’il pouvait revenir sur sa décision, il le ferait. La réponse de Walternate fait froid dans le dos: « You know, if I was really there, I might not be able to resist killing you. I think this is the better way so you learn about loss. Let’s start by killing someone you love » d’autant plus lorsque Peter comprend qu’il n’est pas réellement là, qu’il est en réalité auprès d’Olivia et c’est un véritable choc de voir cette dernière mourir aussi brutalement

J’aime qu’aux obsèques d’Olivia, on entende que les premiers mots de Peter (le fait qu’elle était tout pour lui) et qu’après il n’y ait que la musique et l’émotion des visages, cela évite un discours trop drama et sauve ainsi la scène (lors d’obsèques les mots coulent souvent sur nous, on les entend sans les entendre parce qu’on est tout à la personne qu’on vient de perdre… et, en cela, la scène est proche de ce que l’on vit dans ces moments là), la tristesse de Peter fait mal et on le sent presque prêt à se détruire pour la rejoindre : la scène où il pleure devant le dessin d’Amanda est terrible Celle entre Walter et Ella est touchante aussi : on perçoit combien cette dernière a souffert par la destruction progressive du blueverse mais j’aime qu’elle finisse par évoquer Gene : « She had kind eyes » et la référence à « Brown Betty » quand elle dit à Walter qu’elle ne croit plus au fin heureuse (alors que c’est elle qui avait proposé cette option à l’histoire de Walter).

Le fait qu’il n’y ait aucun moment de légèreté et d’humour impose une atmosphère lourde, oppressante qui ne cesse d’augmenter jusqu’aux obsèques d’Olivia et nous donne envie de revenir en arrière pour modifier le futur… alors quelle délivrance lorsque Walter annonce à Peter que cela lui est possible en mettant en place un pont entre les deux mondes pour donner une chance à ces derniers de survivre en trouvant une solution ensemble. Ce bond dans le passé n’est donc là que pour permettre à Peter de savoir ce qui est bon de faire en entrant dans la machine.

J’adore la scène où Olivia monte rejoindre Peter dans la machine et la joie de ce dernier de la voir en vie. J'aime aussi son plaisir à voir qu'il a réussi à créer le pont entre les deux univers, à les avoir sauvés tous les deux et c’est bien que ce soit Walter qui ait trouvé cette solution, là encore, il se rachète de ses fautes. Enfin, j'adore l'idée que les personnages tant du blueverse que du redverse vont devoir s’allier pour trouver une solution   Et même si la disparition de Peter nous fait paniquer, on se dit que c’est une très bonne idée, que ça va changer toutes les donnes et que ça va être intéressant de voir les changements que cette disparition (que j’imagine temporaire… on ne peut pas vivre sans Peter  ) va engendrer. Pour finir, j’aime que les mots que Peter étaient en train de dire avant de disparaitre soient dit par Olivia : « it’s time we start to fix it ».

Le fait qu’ils aient tous oublié Peter met un suspens terrible et notre cerveau en ébullition et on se demande forcément comment il va pouvoir revenir et comment cela va être vécu. Bref, la saison 4 s’annonce surprenante et passionnante  

PS : Je n’ai pas compris l’histoire des pièces de la machine qui ont été envoyées dans le passé par Walter 

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MessageSujet: Re: Fringe   Mar 9 Juil - 12:26

Une petite vidéo des fans de "Fringe" réalisée à la fin de la saison 3  et en lien avec la disparition de Peter  



J'ai d'ailleurs participé à la campagne faite par les fans pour obtenir une saison 5. Je vous metterai la vidéo quand j'aurais terminé mes coms de la saison 4 Very Happy 

4x01 « Neither Here Nor There »

Cet épisode nous emmène dans une timeline où Peter n’a jamais existé. C’est troublant parce que ça modifie tous nos repères mais c’est original et j’aime  D’autant plus que, très rapidement (1’55), on nous rassure sur les tentatives de Peter pour revenir (apparition rapide derrière Olivia) : on peut donc découvrir sereinement tous les changements en commençant par le générique qui, à présent, est ambre.

Olivia a bien été kidnappée dans le redverse et Alt!Livia vécu sa vie le temps de ce dernier… mais, cette fois, pas de Peter donc pas de bébé Henry ni de relation Peter/ Alt!Livia. Changement non négligeable puisqu’il permet, entre autre, de mieux apprécier cette dernière   Si Olivia a été marquée par son kidnapping, elle sait cependant toujours aussi bien se défendre aux attaques y compris à celles de son double Les deux univers sont encore loin d’être amis (= se renvoyant mutuellement la responsabilité des brèches) mais il y a des amorces de communication et c’est déjà ça.

On apprend qu’Olivia a perdu John Scott malgré le fait qu’elle ait fait sortir Walter de Sainte-Claire pour l’aider à le guérir… on perçoit, à travers cet échec, à quel point la collaboration Peter/Walter est indispensable à la réussite des affaires. En effet, c’est parce que Peter menace Steig dans le 1x01 qu’ils arrivent à obtenir les produits chimiques utilisés et ainsi permettre à Walter de trouver l’antidote pour guérir John. L’absence de Peter et l’impact de cette dernière sont évoqués avec beaucoup de subtilité.

L’épisode marque la première rencontre entre Lincoln et Olivia… celle avec Bellivia n’a donc pas existé dans cette timeline. Lincoln a beaucoup de point commun avec Olivia : une bonne mémoire des chiffres (puisqu’il retient facilement la plaque d’immatriculation de cette dernière pour la retrouver), un bon contact avec les enfants, une difficulté à faire part de ses affects, une bonne analyse des comportements humains (puisqu’il repère qu’un des jeunes ayant vu la scène est isolé, ne se comporte pas comme les autres), un entêtement et une forte détermination… on pourrait presque les prendre pour des jumeaux Il va jusqu’à la menacer d’appeler un journaliste pour la faire parler sur la division Fringe… tout à fait ce qu’elle aurait pu faire   D’ailleurs la scène où il lui dit qu’il pourrait être plus utile si elle voulait bien lui donner plus d’informations, fait fortement penser à celle entre elle et Broyles du 1x01. Bref, beaucoup de choses les rapprochent y compris leur peine d’avoir perdu leur partenaire. Par contre, Lincoln apparait plus perturbé par la manière de procéder de la division Fringe que ce soit dans sa singularité d’action que dans le fait qu’elle ne dise pas aux citoyens les faits réels. Comme toujours Olivia apparait empathique puisqu’elle fait en sorte que le corps de son partenaire soit rendu à sa famille. J’aime qu’elle le fasse aussi pour l'aider à faire son deuil. A la fin, on sent Lincoln perturbé par Olivia et on ne peut que repenser à la réflexion de Walter dans le 3x15 : « The beguiling Olivia Dunham beguiles ».

Astrid est beaucoup plus sur le terrain et porte une petite caméra pour montrer à Walter les victimes. On apprend donc que ce dernier non seulement vit au labo mais en plus n’en sort jamais. Il en veut terriblement à Walternate d’avoir kidnappé Olivia et mis en place des métamorphes dans le blueverse. Mais, comme le rappelle Astrid, ce dernier a aussi des raisons de lui en vouloir. Et, en cela, elle apparait moins maternante (parce que plus sur le terrain, moins auprès de lui). On perçoit qu’elle a bien intégré l’importance de s’allier avec le redverse pour réparer leurs univers respectifs alors que Walter a tendance à rester sur ses différents avec Walternate. La complicité entre Astrid et Walter est cependant intact, j’adore leur sourire quand Walter lui rend sa camera qu’il a amélioré. De même, elle panique dès lors qu’il ne répond pas (alors qu’il est en train de se faire des pop-corn   ) et continue à accéder à toutes ses demandes y compris les plus singulières comme lui montrer l’anus de la victime (et qu’il la regarde faire en mangeant son popcorn est délirant). Walter se trompe toujours sur les prénoms (comme cet agent de sécurité qu’il appelle : « Tommy » au lieu de « Tim ») et reste atypique dans sa manière d’être. J’aime qu’il ne s’interroge pas sur la présence de Lincoln (qu’il ne connait pas) dans le laboratoire et qu’il le mette tout de suite à contribution en le faisant tenir le pigeon mort le temps de lui faire l'injection. Par contre, Lincoln est encore loin de comprendre le fonctionnement de ce dernier : son comportement envers lui ressemble d’ailleurs à celui qu’avait Olivia dans la timeline précédente (quoiqu’elle se posait moins de questions).

On découvre un autre type de métamorphes : ils n’ont plus besoin de boitier pour se transformer, ils utilisent l’ADN de leurs victimes et peuvent prendre plusieurs visages. Ils sont humains et plus évolués mais ne fonctionnent pas à terme. Comme Walter est persuadé que la technologie des métamorphes vient du redverse, Olivia transmet le mécanisme des nouveaux métamorphes à Alt!Livia en lui rappelant que les précédents avaient été conçus par Walternate donc ils ne pouvaient que s’interroger sur la responsabilité de ce dernier dans cette nouvelle génération de métamorphes. J’aime qu’Olivia profite de cet échange pour faire découvrir à Lincoln le pont entre les deux univers et, par là-même, l’existence du redverse. Et j’adore le sourire moqueur d’ Alt!Livia en voyant le look du Lincoln du blueverse ... Il est vrai qu’il fait plus tristounet  

Cette fois, c’est à travers Walter que l’on prend conscience que Peter existe encore et essaie de revenir dans son univers : j’adore qu’il se soit caché dans la cuve et surtout qu’il ait eu peur de Peter… lui qui, normalement, est continuellement dans le désir de le protéger et qui ne se sentait en sécurité qu’auprès de lui. C’est vraiment super d’avoir fait disparaitre, dans les pensées des personnages, Peter, ça donne beaucoup de charme et d’originalité à cette saison 4  Le fait que Walter ait séjourné 15 ans en HP ne peut qu’augmenter son angoisse concernant les apparitions de Peter qu’il interprète comme des hallucinations et, par là-même, comme une décompensation psy. susceptible de le renvoyer à Sainte-Claire. Et c’est Olivia qui a, dans cette timeline, le rôle de Peter, c’est-à-dire la capacité à l’apaiser, à le calmer

September,lui, ne comprend pas pourquoi il y a encore des traces de Peter alors qu’il a été effacé (mais s’il était, par ex., la descendance de Peter, cela expliquerait qu’étant en vie, Peter se doit d’être… je sais, je sais, je vais loin dans mes délires fringiens  ) et on voit combien ça le touche de devoir l'éliminer définitivement… mais le boss des observateurs est formel : « ils ne doivent pas savoir que le petit garçon est devenu adulte ». J’ai trouvé décalé le fait de voir September faire ses courses et annoncer, très sérieusement, que ses achats ont pour but d’effacer une personne de l’espace-temps   September m’a toujours touchée parce que je le trouve plus doux que les autres et il me touche d’autant plus qu’il a décidé de laisser Peter tenter de revenir plutôt que le faire disparaitre définitivement de l’espace-temps. Et, je le remercie infiniment

Du coup, il réapparait dans la télévision et fout la trouille de sa vie à Walter… ça fait presque de la peine de le voir être aussi terrifié par son fils ! Mais comment pourrait-il imaginer une telle chose : son fils devenu grand essayant de le contacter alors que, pour lui, il est mort enfant.

PS 1 : « Il n’y a rien de plus triste que deux personnes qui étaient destinés à être ensemble et que quelque chose intervienne » : même si Peter n’est pas physiquement présent, il y a plein de petits mots qui le rappellent et j’aime qu’il soit là sans l’être, c’est très subtil

PS 2 : « Les gens meurent. Parfois deux fois » fait forcément référence à Peter et on devine donc que September n’est pas intervenu pour sauver Peter lorsque la glace du lac s’est brisée.



4x02 « One Night In October »

Cet épisode marque la 1ère collaboration redverse/blueverse à travers l’histoire des McClennan et j’ai trouvé très pertinent d’évoquer la réalité alternative à travers cette dernière. Dans le redverse, McClennan n’a pas rencontré Marjorie et est devenu psychopathe / dans le blueverse, il a rencontré Marjorie et est devenu psychologue. Et c’est très touchant de voir cet homme bouleversé par l’homme qu’il aurait pu devenir s’il n’avait pas eu la chance de rencontrer quelqu’un qui l’aime suffisamment pour accepter son côté obscure et lui donner la chance d’en sortir.

J’ai aimé que le redverse fasse appel au blueverse pour résoudre leur affaire en utilisant le double alternatif du meurtrier pour mieux connaitre sa manière de fonctionner (d’autant plus que ce dernier est spécialisé en psychologie médico-légale et que son domaine d’étude est les tueurs en série). C’est troublant de se dire qu’en aidant dans l’enquête, il va permettre d’arrêter son double alternatif. C’est un peu comme s’il s’arrêtait lui-même.

L’idée de se nourrir du bonheur des autres pour se sentir mieux est terrifiante et, en même temps, tellement désespérée (dans la quête de ce bonheur) que cela en est presque « poétique ». J’ai été bluffée concernant le choix de la prochaine victime, j’étais persuadée que ce serait la petite fille alors que ce soit, finalement, la mère de cette dernière a été une réelle surprise (et j’aime ça !). C’est troublant de voir McClennan se décrire en décrivant son double alternatif : intelligent, autodidacte, passionné par le cerveau, rejeté pendant son enfance… ça montre combien, en fonction de nos choix, on peut agir différemment tout en ayant une base commune… et on ne peut que s’interroger sur l’impact de nos propres choix sur notre vie. Progressivement, McClennan perçoit des points communs : le fait d’avoir vécu dans une ferme, le fauteuil identique… Et la découverte de la photo de son père lui fait comprendre que quelque chose cloche… j’imagine le choc lorsqu’il voit les deux Olivia et, au loin, l’ambre et ses victimes emmurées Heureusement, Olivia est là pour rattraper la bourde et expliquer, en douceur, à McClennan le monde alternatif. Je trouve très courageux et très honnête de la part de McClennan d’avouer qu’il a toujours pensé que quelque chose n’allait pas chez lui et son vécu est touchant : enfant battu par son père qui pensait enlever sa « noirceur » en le domptant. Et c’est parce qu’il est parti de chez lui et que Marjorie l’a traité avec douceur qu’il a pu entrer « dans la lumière » et s’en sortir : « Elle m’a aidé à trouver des petits moments de paix sur lesquels je peux me reposer. (...) Et ce que mon père a fait avec cruauté, elle l’a fait avec amour ». Je trouve ça bien qu’Alt!Livia soit témoin du vécu d’Olivia avec son beau-père. La Marjorie d’Olivia, dans la timeline précédente, était Walter (en menaçant son beau-père de faire appel aux services sociaux s’il la touchait encore une fois) et Peter (en prenant soin d’elle, en la protégeant, en lui donnant de l’amour), dans cette timeline, c’est Nina (qui l’a élevée à la mort de sa mère) mais, on sent combien Peter manque au bien-être de sa vie. De par son métier (= désir d’aider autrui à s’en sortir) et le lien avec lui, il apparait normal que McClennan ait envie de voir son double alternatif, d’essayer de lui donner ce qu’on lui a donné, de lui permettre, comme lui, de changer… on a forcément envie de s’aider soi-même. J’aime qu’il ait un temps d’avance par rapport à son double parce qu’au clair, à présent, avec le principe du monde alternatif. Leur rencontre permet de percevoir à quel moment, leur vie a différé : l’un s’est fait attraper par son père et c’est fait battre pendant 3 jours / l’autre s’est enfui et a rencontré Marjorie… et c’est troublant de se dire que cela n’a tenu qu’à une décision. Voler les souvenirs à McClennan a engendré le suicide de son double alternatif qui n’a pas pu supporter de voir ce qu’il est devenu, le mal qu’il a fait aux victimes.

Je trouve bien qu’Olivia vienne à l’hôpital voir McClennan afin d’évaluer les risques, n’ayant plus les souvenirs de Marjorie, qu’il devienne comme son double alternatif : psychopathe. J’aime le fait que, même si ce dernier lui ait pris ses souvenirs concernant Marjorie, le bien qu’elle lui a fait, ses mots soient restés… là encore, on ne peut que penser à l’histoire entre Peter et Olivia (qui, à présent, ne se souvient plus de lui). De même, pour les mots de Broyles : « Au risque de paraitre sentimental, j’ai toujours pensé que certaines personnes laissent une marque indélébile dans votre esprit. Une empreinte que vous ne pourrez jamais effacer »

Le fait qu’Olivia apparaisse plus efficiente que les statistiques d’Alt!Astrid est rassurant : le cerveau humain et sa logique restent donc plus performants que les ordinateurs. La réflexion et l’observation payent et c’est plutôt bien. J’aime qu’Olivia prenne sa revanche sur Alt!Livia grâce à ses compétences : c’est beaucoup plus élégant que la rancœur. Elle reste professionnelle et altruiste en ne perdant pas de vue qu’elle ne doit pas pénaliser autrui à cause de sa mésentente avec cette dernière. De même Alt!Livia est bonne joueuse en l’emmenant avec elle, lui permettant, par là-même, de finaliser l’affaire. Même si Alt!Livia ne dit rien, on voit combien elle est touchée par le vécu d’Olivia avec son beau-père. On apprend, lors de leur échange, que, cette fois, Olivia a été au bout de son geste en tuant ce dernier.

On accepte beaucoup mieux Alt!Livia depuis que sa relation avec Peter a disparu. Du coup, on prend plaisir à percevoir son insouciance et sa légèreté… comme quoi l’adhésion d’un personnage ne tient pas à grand-chose Sa manière de mettre sa perruque, sans en faire vraiment cas montre combien elle est distraite, dispersée. Même habillée et coiffée comme Olivia, sa personnalité fait qu’on ne peut que les différencier  

Le fait que Walter soit très virulent envers le redverse (= « répugnant », « immoral », « méprisable ») démontre à quel point il est attaché à Olivia puisque ce qu’il leur reproche, c’est, avant tout, le fait qu’ils aient kidnappé cette dernière. Ils ont un lien Père/Fille qui s’est naturellement créé en l’absence de Peter. De même, il est persuadé que ce qu’ils espéraient, en créant la machine, c’est que le blueverse soit détruit. Et j’aurais aimé qu’Astrid ne l’interrompe pas pour savoir son avis sur le fait qu’au lieu de le détruire, la machine a construit un pont entre les deux univers…. Cela nous aurait permis d’avoir sa théorie sur ce paradoxe (dû à l’action de Peter).

Pour finir, on voit combien les apparitions de Peter l’angoissent puisqu’il va jusqu’à recouvrir tout ce qui est susceptible de renvoyer son reflet (écran, miroir....). Ces dernières, après avoir été visuelles, deviennent auditives mais, là encore, Walter n’ose pas en tenir compte de crainte d’être renvoyé à Sainte-Claire. Et on a envie de crier avec Peter pour que ce dernier cesse de penser à une décompensation psy. et qu’il l’aide enfin à revenir !

PS 1 : Dans cette timeline, Alt!Broyles est toujours en vie et Scarlie en vacances avec « la fille aux insectes ».

PS 2 : J’aime le clin d’œil à Peter lorsqu’Astrid essaie d’attendrir Olivia concernant la solitude de Lincoln et que cette dernière lui répond qu’il n’est pas son type : « Tu as déjà songé que ton genre n’existait pas »…ce sont toutes ces subtilités qui me font aimer « Fringe »



4x03 « Alone In The World »

Cet épisode montre l’impact du décès de Peter sur Walter et le vide qu’il a engendré dans la vie de ce dernier

L’histoire d’Aaron, qui est connecté à un organisme unique (Gus), est en lien avec la connexion qui existe entre Walter et Olivia, et, Peter. Rapidement dans l’épisode, on perçoit qu’Olivia voit aussi Peter puisque l’on reconnait son visage sur le dessin qu’elle réalise pour faire des recherches sur son identité.

La peur de Walter de faire une décompensation psy. est de plus en plus importante et c’est terrible de le voir se battre contre lui-même, de le voir mentir (alors que c’est une réalité qu’il doit accepter). On apprend qu’il est évalué tous les mois et que c’était la condition pour qu’il quitte sainte-claire. Il appréhende donc que le psy se rende compte de ses hallucinations (visuelles et auditives) et le renvoie en HP. C’est très bien pensé cette ambiguïté folie/normalité : avec le vécu psychiatrique de Walter, il apparaissait évident qu’il ne répondrait pas aux appels de Peter puisqu’il aurait forcément pensé qu’ils étaient dus à son esprit défaillant (plutôt qu’à la réalité). Et on ne peut que, comme lui, redouter une modification de traitement parce que cela enlèverait les dernières chances de Peter d’être entendu et aidé par Walter (puisqu’ensuquer par les neuroleptiques).

L’angoisse de Walter, concernant ses soucis psychiatriques, engendre, chez lui, de l’impatience et de la colère et que ce soit Broyles qui en fasse les frais est amusant : peu de gens doivent oser lui parler ainsi   Et la traduction qu’en fait Astrid est encore plus drôle. Mais Broyles n’est pas dupe (par rapport à l’agitation de Walter) et redoute, lui aussi, une éventuelle décompensation psy qui retirerait les précieuses compétences de ce dernier. John Noble joue vraiment à la perfection toute la palette d’émotions qui compose son personnage… et la scène où il se met à parler plus fort pour ne plus entendre Peter jusqu’à hurler : « Je ne perds pas la tête » est magnifique de fragilité et d’authenticité  C’est terrible pour lui parce qu’il passe pour fou mais aussi pour Peter qui commence à désespérer de ne pas être entendu et, par là-même, de ne pas pourvoir revenir.

Aaron permet à Walter d’évoquer son fils, Peter, décédé. J’ai adoré que, juste après le discours réconfortant d’Olivia concernant le fait que s’il n’aime pas les docteurs, il aimera Walter, ce dernier apparaisse plus terrifiant que d’habitude (= tablier plein de sang)   J’aime les clins d’œil et je trouve sympa que ce soit la figurine avec lequel Peter distrait l’enfant de « Inner child » qui met en colère Walter lorsqu’il voit Aaron jouer avec. On voit dans cette colère combien il a souffert et souffre encore de la mort de son fils Peter. La solitude de cet enfant émeut et c’est beau qu’elle s’allie à celle de Walter. C’est ce qui va faire qu’ils vont se comprendre et se soutenir tous les deux. Leur conversation concernant la mort de Peter permet de valider notre théorie concernant le fait que Peter du redverse est mort noyé dans le lac puisque September n’est pas intervenu. J’aime la tête d’Aaron quand Walter lui parle du monde alternatif, et, qu’il lui fasse comprendre qu’avec de tels propos il devrait être en HP est terrible parce que c’est ce dont redoute le plus Walter !

J’ai beaucoup aimé que Walter donne un nom (« Gus ») à l’entité vivante. Le fait que la détruire détruise aussi Aaron est un peu « too much » mais l’histoire est jolie et renvoie à la connexion Walter/Olivia/Peter. Le fait que les attaques de « Gus » s’accélèrent et deviennent plus meurtrières met la pression sur Walter qui se doit de trouver rapidement une solution pour briser le lien entre l’enfant et l’organisme et ainsi détruire ce dernier sans tuer Aaron. Cela renvoie forcément à la pression qu’il a connu lorsqu’il cherchait un remède pour Peter. La scène où il dit « Peter » au lieu de « Aaron » est émouvante, on voit combien il mélange les deux enfants, combien ça le touche de voir un autre enfant mourir sans qu’il puisse l’aider. Comme toujours, la motivation d’Astrid déculpe celle de Walter et aide ce dernier à trouver la solution. Finalement, c’est Aaron qui a la main mise sur « Gus » et qui doit donc se détacher de lui. Voir Walter lui promettre de remplacer « Gus » en devenant son ami et lui dire combien il compte pour lui est très émouvant. Là encore parce qu’il y a confusion avec la perte de son fils Peter : « Je ne peux pas te perdre encore une fois (…) Je ne partirais pas, ne me quitte pas »  L’émotion d’Astrid est belle aussi, on voit combien l’histoire de Walter la touche. Au final, c’est la revanche du scientifique sur la mort puisque, cette fois, Walter remporte le combat et l’enfant survit. J’aime que Walter donne le jouet de Peter à Aaron : « Les jouets sont fait pour jouer ». Ce geste va lui permettre de mettre en place le processus de deuil et de le normaliser.

Le fait qu’Olivia décide, à l’aube du retour de Peter, d’avancer dans sa relation avec Lincoln (en lui proposant d’être, s’il en a besoin, une oreille attentive) est énervant parce que s’il se passe quelque chose entre eux, ça va, à nouveau, mettre à rude épreuve la relation Olivia/Peter et que cela ne peut être que redondant avec la relation Alt!Livia/Peter de la saison 3. Bref, on n’a pas vraiment envie de revivre ça après que Peter ait modifié la timeline. J’espère donc que ça n’ira pas plus loin qu’une relation amicale d’autant plus qu’ils sont trop semblables pour être ensemble, je ne vois pas l’intérêt d’être avec un double de soi, c’est comme s’aimer soi-même, c’est très narcissique   Du coup, j’ai apprécié qu’elle ne se confie pas à lui concernant Peter et ses rêves, qu’elle garde cela pour elle.

La fin offre non seulement une très belle scène entre Walter et Olivia (qui apparait très protectrice envers lui) mais apparait, en plus, comme une véritable délivrance. Même si c’est en rêve, le fait qu’Olivia voit aussi Peter démontre que Walter ne fait pas une décompensation psy. et qu’il va pouvoir enfin aider ce dernier à revenir : « une vision partagée comme celle-là… il doit être réel ! Et s’il existe, on doit le trouver ! »

Ce qui est bien avec « Fringe », c’est même si parfois c’est « too much », les émotions et la beauté des histoires prennent le dessus, et, l’excellence des dialogues et le jeu des acteurs y sont pour beaucoup : sans leur talent, on ne pourrait pas y croire.

PS 1 : Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi September considère que sauver Peter dans le lac rétablierait l’équilibre alors que sa première faute est d’avoir distrait Walternate alors qu’il avait trouvé le remède pour sauver Peter. Bref, pour moi, son erreur n’est pas d’avoir sauvé Peter de la noyade mais d’avoir provoqué son kidnapping en ne permettant pas à Walternate de le soigner. Si on veut vraiment réparer son erreur, c’est ce moment là qu’il faut changer : l’incident du labo et non l’incident du lac. Donc, pour moi, on est pas encore dans la bonne timeline.

PS 2 : Lincoln apparait à présent complètement en phase avec la division Fringe allant jusqu’à suivre Walter dans le prénom donné à l’organisme « Gus »   De même, sa réflexion à Olivia concernant son état de panique (de l’avoir vu presque mourir) et son éventuel désir de lui en parler est un joli clin d’œil à leur conversation du début de l’épisode.

PS 3 : L’idée du lance-flammes pour détruire « Gus » à la source ne peut que faire penser à "Aliens" lorsque Ripley se voit tuer les œufs et la reine mère au lance-flammes.

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MessageSujet: Re: Fringe   Mer 10 Juil - 22:47

4x04 « Subject 9 »

Cet épisode nous permet de faire la connaissance d’un nouvel enfant traité au cortexiphan (Cameron) et marque le grand retour de Peter.

La première scène est vraiment belle : j’aime que Peter (oui, oui, j’étais persuadée, dès le début, que c’était lui) vienne voir Olivia chez elle, qu’il cherche à la rejoindre… Bref, cette première scène est très douce avec cette lumière qui vient caresser le visage d’Olivia  Par contre, je comprends la peur d’Olivia : sur le coup, je crois que j’aurais réagi pareil. Cette fois Peter n’est pas venu en rêve à Olivia mais sous la forme d’énergie. Ce qui fait peur, c’est quand on voit ce que cela lui a fait quand cette dernière l’a touchée. C’est peut-être le seul moment où j’ai douté parce que je me suis dit que Peter ne lui ferait jamais de mal mais la scène de la salle de bain nous enlève complètement le doute puisqu’on voit que les objets en métal ne l’agressent pas mais sont attirés par l’énergie (= champ électromagnétique). Cette dernière cherche seulement à l’approcher. La boucle temporelle vient confirmer la théorie de Walter sur le fait que l’énergie affecte le temps, n’est pas en phase avec notre réalité.

Walter semble déterminé à prendre une photo de l’apparition et s’acharne donc à mettre en place un moyen de le faire. J’ai adoré le sourire jaune d’Astrid quand il lui demande pour la énième fois de mettre ses lunettes pour la protéger du flash    Walter est en pleine crise de génie et, au vu du nombre de cacahouètes au sol, cela fait un bout de temps qu’il est dessus. J’adore le clin d’œil à « Matrix » et que ce soit une cacahouète qui est ce rôle est drôle  Very Happy 

Walter semble détester Nina (= « Vipère ») et apparait d’autant plus furieux contre elle qu’elle assure que les dossiers des enfants (traités par cortexiphan) ont été détruits. On apprend aussi qu’elle a été la tutrice d’Olivia et sa sœur à la mort de leur mère.

La scène où Walter tombe sur le courrier de Sainte-Claire est touchante : on voit combien il appréhende ce que Olivia va répondre concernant la proposition du psy. à ce qu’il y retourne. C’est ce qui le pousse d’ailleurs à l’accompagner : il cherche à lui montrer qu’il est capable d’évoluer, à lui prouver que sans lui, elle ne peut pas résoudre les affaires et ainsi l’influencer dans sa réponse au psy. Et s’il appelle Astrid « Claire », ce n’est pas, cette fois, une déformation de son prénom mais un lapsus révélateur concernant son angoisse de repartir à Sainte-Claire ! On le sent quand même bien perturbée par le mouvement et le bruit de la rue. De même, sa mysophobie et son état de crise qu’a engendré cette dernière à l’hôtel montrent qu’il n’est pas encore complètement prêt à affronter l’extérieur ! J’aime qu’Olivia lui propose de boire un verre pour ne pas le laisser seul avec ses angoisses. Et les voir rire tous les deux est très sympa, ils ont vraiment une très jolie relation  Walter en profite alors pour lui dire ce qui le perturbe : la lettre de Sainte-Claire. On voit combien il se culpabilise d’être un poids pour autrui, de ne pas être capable d’être autonome mais je le trouve dur avec Olivia quand il dit qu’il ne s’est jamais fait d’illusion concernant leur relation, qu’elle s’intéresse à lui uniquement pour son travail et non par affection : « on n’est pas une famille. Si je cessais d’être utile, si mon comportement l’emporte sur ma valeur et bien… » et je ne comprends pas comment il peut douter d’elle car il est évident qu’elle prendra sa décision en fonction de ce qui est le mieux pour lui. L’émotion de Walter lorsqu’il lit la réponse d’Olivia est belle, on voit combien il est ému qu’elle n’accède pas à la demande du psy.

Ce moment d’échange entre Olivia et Walter permet aussi d’apprendre que, comme dans la timeline précédente, Elisabeth s’est suicidée mais, cette fois, pas par culpabilité (par rapport au kidnapping de Peter) mais par chagrin d’avoir perdu son fils. « Je suis content qu’elle ne m’ait pas vu ainsi : ayant peur de choses que je ne peux pas voir ». En tout cas, il en parle toujours avec beaucoup de douceur

C’est toujours vers Olivia que se dirige l’énergie… et comme je reste sur mon idée que c’est Peter le fait que la voiture la percute m’a fait redouter qu’elle me l’ait définitivement tué

J’aime tous les enfants traités au cortexiphan mais Cameron James est peut-être celui qui m’a le moins touchée sans doute parce que beaucoup plus dans l’agressivité envers Walter que les autres et mon instinct de protection envers ce dernier m’a fait inconsciemment rejeté ce personnage. Peut-être aussi parce que sans le vouloir (puisqu’à la demande de Walter), il a failli tuer Peter. Grâce à cette rencontre, on apprend que tous les enfants n’ont pas aussi bien réagi qu’Olivia au traitement du cortexiphan, que certains ont connu des réactions négatives et que leurs capacités devaient disparaitre en grandissant. C’est terrible d’entendre Walter dire : « le sujet n°9 » quand Olivia lui demande le nom de Cameron. Heureusement, on voit combien il le regrette : « 37 enfants innocents que j’ai transformé en numéro dans ma tête ». On apprend aussi qu’Olivia a bien fugué mais que cette fois, elle n’a pas été ramenée par Peter (puisque n'ayant jamais existé) et que le centre a fermé quelques années après.

C’est terrible de voir la peur dans les yeux de Cameron lorsqu’il voit Walter (« Dr Horreur »). Comme Simon, on perçoit sa souffrance non pas par rapport à son aptitude (= projection astrale) mais par rapport aux effets secondaires de cette dernière. Il a le sentiment de n’avoir que les inconvénients, pas les avantages alors que, comme pour tous les enfants traités au cortexiphan, il doit apprendre à contrôler ses émotions pour que son aptitude soit maitrisée et, par là-même, efficiente et utile. Là encore, on perçoit toute la culpabilité de Walter qui ne peut que lui assurer que les faire souffrir ne faisait pas partie de leur plan, qu’il ne souhaitait pas leur faire de mal et si Cameron apparait déstabilisé par la fragilité de Walter : « Vous n’êtes pas du tout comme dans mes souvenirs », il reste cependant rancunier envers lui : contrairement à Simon ou encore Nick, il ne lui pardonne pas.

Je suis surprise que Walter ne pense pas que c’est l’étranger qu’il voit avec Olivia qui tente de revenir. Il ne perçoit cette énergie que comme un danger à éliminer. Il y a du tai-chi dans la manière de Cameron de contrôler son aptitude et s’il assure ne pas avoir fait de projection astrale depuis que Walter a arrêté les expériences sur lui (à l'âge de 7 ans), il semble cependant qu’elle est loin d’avoir disparue. J’aime la scène où l’énergie prend le visage de Peter et qu’il regarde Olivia  Reconnaitre l’homme qu’elle a vu en rêve est ce qui décide Olivia à arrêter Cameron et ainsi permettre à Peter de retrouver sa forme physique. J’aime que Walter lui dise qu’elle s’est comportée d’une manière irrationnelle en arrêtant la destruction de l’énergie… parce que l’amour est toujours irrationnel    Il en profite aussi pour lui faire comprendre que lorsqu’il agit comme elle, on le prend pour un fou et que ça lui fait plaisir de ne pas être le seul.

Le fait que Peter renaisse dans le lac où il est mort est très symbolique. J’adore la surprise de la division Fringe devant les connaissances de Peter la concernant. C’est étonnant que Walter se braque concernant la possibilité que cet inconnu soit son fils : même s’il a vu mourir les deux Peter, il aurait pu penser à l’éventualité d’un 3ème univers. J’ai aimé que Peter ne cesse de parler d’Olivia et c’est terrible que cette dernière soit sans émotion face à sa réelle joie de la retrouver : ça donne une claque Et même si, pour lui, la solitude doit être grande, c’est vraiment sympa de mettre en place une telle situation parce qu’on ne peut que se demander ce qui va se passer à présent, comment les choses vont évoluer avec son retour

PS : Massive Dynamic n’est plus ce qu’elle était : les locaux font délabrés et le style « sous-sol » est bien loin du bâtiment hyper moderne de la saison 1… on voit que le budget n’est pas le même mais on ne peut qu’être heureux que la série se poursuive malgré un faible audimat et se féliciter d’avoir des intrigues qui restent d’aussi bonne qualité



4x05 « Novation »

Cet épisode marque la rencontre entre la team du blueverse de la timeline ambre et Peter.

A l’importance de l’escorte et la surveillance mise en place, on voit combien la division Fringe prend au sérieux l’arrivée de Peter et combien les informations qu’il détient leur font peur. Et si ce n’est pas l’accueil qu’il espérait, l’attention apparait toujours mieux que l’indifférence. Depuis qu’il a pris conscience que personne ne le reconnaissait, Peter a cessé de parler et ne souhaite le faire qu’à Walter.

De son côté, Walter continue à s’administrer des produits chimiques, cette fois, pour réussir à dormir. On voit combien les apparitions de Peter ont été éprouvantes pour lui. On perçoit aussi sa frustration de ne pas pouvoir examiner ce dernier à présent qu’il s’est matérialisé. Il a le sentiment d’être mis à l’écart d’un phénomène étrange et ça l’énerve. Mais quand, enfin, on le lui permet, il apparait perdu. Le fait qu’il se dise être Peter Bishop a engendré, chez lui, un grand trouble… d’autant plus que son ADN confirme qu’il a bien un lien avec lui. J’aime que Walter s’énerve lorsqu’il perçoit les failles concernant sa théorie d’un 3ème univers, on voit combien tout cela le touche. Et, même s’il finit par accepter la rencontre, on le sent dans la fuite. Si Peter apparait affecté par l’attitude de cet homme (pour lequel il a mis tant de temps à accepter comme père), il ne lui en veut cependant pas et va jusqu’à le protéger en lui assurant que tout cela doit être confus et perturbant pour lui mais qu’il est le seul à pouvoir l’aider à comprendre pourquoi personne ne se souvient de lui. J’aime qu’Olivia soit aussi troublée que Walter de voir quelqu’un qu’elle ne connait pas savoir tant de choses sur eux. C’est lorsque Walter lui explique qu’il s’est noyé dans le lac gelé que Peter comprend pourquoi personne ne le connait. Le fait qu’il ait été sauvé par September a fait de lui un paradoxe et, pour rétablir l’équilibre, il se devait de disparaitre. Le contact de la main de Peter sur celle de Walter fait perdre les moyens de ce dernier… on voit combien ça le perturbe d’avoir, de nouveau, un contact filial. Et on est triste pour Peter qui se retrouve seul avec son interrogation : « Si je ne suis pas censé être là, alors pourquoi suis-je de retour ? »  Le regard d’Olivia est terrible aussi, on voit combien elle est protectrice envers Walter et c’est difficile pour Peter de voir celle qu’il aime le défier ainsi du regard, lui sommer de ne plus les perturber.

A partir de là, Peter apparait persuadé de ne pas être dans la bonne timeline et, par là-même, auprès des personnes qu’il aime. Du coup, son regard est moins tendre y compris envers Olivia et l’on perçoit d’ailleurs un soupçon de déception lorsqu’il dit à cette dernière qu’elle n’est pas celle qu’il connait. Pour améliorer les relations (et ainsi avoir des chances d’être aidé), il décide d’adapter son comportement et de se rendre indispensable. J’adore la surprise de Broyles et sa team lorsqu’ils prennent conscience que Peter a détourné le système pour pouvoir entendre et être entendu d’eux C’est là qu’on voit combien il est intelligent et combien sa présence est nécessaire à la team. J’adore aussi les regards qu’il lance à Olivia qui, elle, apparait mal à l’aise. Le seul qui semble le soutenir est Lincoln. Dès le début, il est emballé par sa proposition et je trouve amusant de voir Broyles être obligé de lui rappeler son autorité    Grâce à Peter, ils savent où trouver le métamorphe et, s’il n’est pas encore perçu comme un allié, il marque cependant des points au niveau de leur confiance.

Les nouveaux métamorphes ne sont pas au point et cherchent donc à s’améliorer. Pour cela, ils ont besoin d’entrer en contact et d’être aidé par Malcolm Truss qui a travaillé à Massive Dynamic sur la réplication cellulaire (pour soigner des patients ayant des lésions cellulaires importantes). Les métamorphes auraient été conçus d’après les expériences de ce dernier. On peut donc en déduire que la personne qui a créé les métamorphes travaille (ou travaillait) à Massive Dynamic. Truss apparait encore très amoureux de sa femme et s’il est d’accord pour aider cette femme dont il se sent responsable (parce que victime de ses recherches), je ne pense pas qu’il voudrait encore le faire s’il apprenait qu’elle l’a tué pour le trouver. Et, à ses mimiques faciales, on perçoit que le métamorphe en a aussi conscience. En tout cas, il est déterminé à arriver à ses fins et sème sur son passage les corps de ceux qui voudraient l’en empêcher. Les nouveaux métamorphes sont capables d’utiliser toutes les identités qu’ils ont empruntés et ça fait peur d’autant plus quand Peter annonce à Broyles qu’il va être impossible de les retrouver parce qu’ils ne font pas que prendre l’apparence de leurs victimes mais ils les copient aussi au niveau moléculaire et reprennent chaque brin d’ADN : « Ce sont de parfaits infiltrés. En transformant leur ADN, ils sont devenus comme tout le monde (…) Ils peuvent remplacer n’importe lequel d’entre nous ». C’est étonnant de percevoir la force de l’amour, c’est uniquement quand il a pris conscience que le métamorphe a tué sa femme que Truss se rend compte de la dangerosité de ces derniers. J’aime qu’il finisse par dire les mots que Bell lui avait dit pour stopper ses recherches : « Nous ne devons pas toucher à certaines choses. » Dommage qu’il l’ait compris trop tard. En ce qui concerne l’agent du FBI blessé, j’ai tout de suite su que c’était le métamorphe sans doute à cause de Charlie… ça faisait un peu pareil, on le voit courir après, et puis, plus rien, jusqu’à ce qu’on le revoit sans avoir vu ce qui s’était passé… bref, cette fois, je ne me suis pas fait avoir, j’ai pensé que le métamorphe les avait bluffés et ce fut le cas. Dommage qu’Olivia et Lincoln, eux, n’y aient pas pensé… parce qu’à présent que les métamorphes ont ce qu’il faut pour se transformer, ça va être dur de les repérer.

La scène entre Nina et Walter est très belle. J’ai trouvé bien qu’elle lui fasse remarquer qu’il est normal qu’il soit troublé par Peter parce qu’il lui renvoie forcément la mort de son fils et réveille en lui des souvenirs communs. Cela se voit dans sa manière nostalgique d’écouter le coquillage (je le fais aussi quand je veux me rappeler de ma grand-mère ), dans sa manière de refaire le tour appris à Peter avec sa pièce porte-bonheur ou encore de réaliser son dessert préféré. Walter est effrayé à l’idée que Peter puisse être son fils parce qu’il pense ne pas mériter une telle chance : « J’ai vu mon garçon dans les yeux de cet homme. Cela m’a emplit d’une joie indescriptible ». Et la réponse de Nina est très jolie : « Peut-être que vous méritez d’être récompensé parce que vous avez suffisamment souffert ». C’est bien qu’elle lui dise qu’il a changé et qu’il répare ses fautes en travaillant pour la division Fringe.

Finalement, Olivia avoue à Lincoln que Peter la perturbe parce qu’il lui apparait en rêve et que, si elle comprend pourquoi il apparait à Walter, elle ne comprend pas pourquoi il lui apparait à elle. Tout comme Walter, elle donne l’impression de se protéger de Peter, d’appréhender de s’y attacher. Et on a le sentiment que c’est ce qui la pousse à proposer à Lincoln d’aller manger ensemble. Heureusement, pour le moment, Lincoln ne répond pas à sa proposition mais on perçoit qu’il s’attache progressivement à elle.

La dernière scène entre Peter et Walter est magnifique. C’est bien qu’ils puissent exprimer leur ressenti : Peter et sa souffrance d’être un étranger pour les gens qu’il aime, de voir qu’Olivia a peur de lui, et, Walter et son angoisse de reproduire son erreur en voulant l’aider. Le voir prendre le visage de Peter pour revoir les yeux de son fils décédé est un geste très émouvant. « Tous les jours durant les 25 dernières années j’ai imaginé à quoi tu ressemblerais en tant qu’homme. Mon fils. Mais je ne mérite pas ça. Je ne te mérite pas. Je réalise maintenant que c’était ma punition. On, t’a envoyé pour me tenter. Pour voir si je répéterai les erreurs passées. Tu ne devrais pas être là (…) Je ne peux pas t’aider. J’ai tenté d’aider un garçon, une version de mon fils, il y a 25 ans, Mais ce garçon n’a jamais été mon fils. Et tu ne l’es pas non plus. ». Le regard de Peter à la fin est terrible, on le sent perdu, désespéré

PS 1 : J’ai adoré l’idée de la nouvelle machine à écrire pour communiquer avec l’autre univers  Very Happy 

PS 2 : Je n’arrive pas à intégrer le fait qu’Olivia ait été élevée par Nina Sharp à la mort de sa mère : il m’est difficile de l’imaginer vivre comme une petite fille modèle (ruban et robe). Cela peut cependant expliquer son côté plus doux, moins en colère. De même, je n’arrive pas à imaginer Nina en mère de substitution : j’ai tellement peu confiance en elle depuis le début que ça me perturbe.

PS 3 : Walter en veut à Nina de l’avoir retenu lorsqu’il a voulu traverser le portail parce que c’est ce qui a brisé la fiole contenant le remède et, par là-même, ce qui l’a poussé à kidnappé Peter du redverse engendrant sa noyade.

PS 4 : Le fait qu’Olivia voit deux fois la même action voudrait-il dire qu’elle est en train de se mettre en phase avec son destin ? (notion de « déjà-vu » qu’avait expliqué Walter).



4x06And Those We Left Behind »

C'est une ode à l’amour et au temps qui passe

Grâce aux rêves de Peter, on profite de passages P&O et celui-ci est très joli… jusqu’à ce qu’Olivia renvoie Peter    J’aime la douceur des caresses et des mots de Peter et voir, au loin, Walter sur une balançoire démontre à quel point, à présent, Peter intègre Walter dans sa vie. L’alliance est de retour  J’aime aussi le fait que Peter considère que cela fait 3 ans qu’il court après Olivia : cela veut dire que, depuis le début, il avait flashé pour elle.

Ça fait un bien fou de revoir Peter sur le terrain. J’adore son regard mi amusé mi amoureux mi énervé quand Olivia lui demande de ne pas toucher et de ne pas parler le temps de l’enquête parce qu’il est lui-même un évènement Fringe Mais Peter n’en fait qu’à sa tête et, cette fois, c’est lui qui excelle avec les enfants et on voit, dans le regard d’Olivia que ça la touche de le voir se comporter ainsi.

J’adore la manière dont Walter examine Peter et le nomme « sujet » : on voit combien il essaie d’être distant pour ne pas s’attacher et revivre la séparation d’avec son fils. Et, en cela, il met en place un mécanisme de défense très humain. Il affirme cependant qu’il n’expérimente pas des sauts temporels et n’est donc pas la cause du phénomène temporel, ce qui est plutôt rassurant Very Happy  Peter découvre que Walter vit au labo depuis qu’il est sorti de Sainte-Claire et qu’il n’en sort pas parce que le seul endroit où il se sent en sécurité. On perçoit sa détresse de se retrouver dans un monde qu’il ne reconnait pas et qui ne veut pas forcément de lui. Et c’est ce qui le décide à chercher à rentrer dans son univers par lui-même. J’aime qu’Olivia s’intéresse à ses recherches. Elle perçoit sa pertinence et l’aide qu’il peut apporter à l’enquête en cours. J’adore le fait que Walter ne puisse pas s’empêcher de venir voir ce qu’ils font, qu’il ne propose un sandwich qu’à Olivia, qu’il prenne le livre que tient ou encore qu’il les observe le casque sur les oreilles… même si c’est terriblement enfantin, l’attitude de Walter nous fait rire    Je trouve bien qu’il finisse par craquer et venir faire part de sa théorie : la spirale d’or de Fibonacci.

Lorsque Peter apprend que Walter avait des visions de lui (avant son retour) et qu’Olivia le voyait en rêve, on voit combien ça lui redonne de l’espoir. Et cela lui permet de croire, à nouveau, qu’il est dans la bonne timeline. Et le fait que Lincoln l’interrompt dans sa théorie n’est pas anodin : il va y avoir du combat de coqs   J’aime que seul Peter vive les boucles temporelles, c’est un peu comme si le temps lui coupait la parole, le tenait à l’écart de Lincoln et Olivia… et j’adore qu’il exprime son ras le bol    C’est la froideur de la réponse d’Olivia lorsqu’il tente d’en savoir plus sur ses rêves et ses sentiments envers lui dans ces derniers qu’il se met, à nouveau, dans la tête qu’il n’est pas au bon endroit ni avec les bonnes personnes : « Vous êtes un étranger, qu’aurais-je donc pu ressentir »

J’aime que ce soit Peter qui trouve l’idée de la cage de Faraday pour entrer dans la chambre temporelle et, même si ça agace Walter qu’il l’ait eu avant lui, on voit aussi combien ce dernier est impressionné par son intelligence. J’adore la gêne d’Astrid lorsqu’elle passe le message de Walter : « Walter appelle ça le harnais Faraday de Walter Bishop, il voulait que je vous le dise »    Pendant que Peter se bat avec Olivia pour rentrer dans la maison, Lincoln, lui, est envoyé évacuer le tunnel afin d’éviter, à sa disparition (due à la boucle temporelle) de faire des victimes. Comme Walter, Olivia apparait vexée que ce soit Peter qui aille stopper les Green alors que, normalement, c’est elle qui intervient. Mais l’angoisse prend rapidement le dessus et on voit combien elle se sent impuissante dans l’inaction. Par contre, Lincoln n’a pas été très professionnel : plutôt que de filmer la scène avec les autres badauds, il aurait dû continuer à faire évacuer le tunnel… heureusement que Peter était là pour stopper la boucle temporelle.

J’ai été touchée par l’histoire de Raymond et Kate Green et j’ai aimé qu’elle soit évoquée à travers des boucles temporelles. L’amour de Raymond pour son épouse se voit dès les premiers instants lorsqu’il entre dans la pièce et qu’il la voit absorbée par son travail. On comprend alors qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer et que cette dernière lui a retiré tout ce qui a fait sa vie avec elle, le rendant étranger à son regard. La boucle temporelle permet à Kate de retrouver toutes ses capacités intellectuelles et cognitives pour terminer son équation et à Raymond d’espérer créer un chambre temporelle où il pourrait conserver sa femme comme elle était avant la maladie. On voit que Raymond a tout mis en place pour que Kate ne perde pas de temps et avance toujours un peu plus dans sa formule : nombreux crayons de papier si la mine se casse, réponses toutes faites pour qu’elle ne s’arrête pas à des détails… On voit combien cette femme, pourtant peu attentive à lui (parce que plongée dans son travail), lui manque. Son baiser avant que le temps reprenne ses droits et rende de nouveau la maladie à sa femme est touchant. Là encore l’enquête est en lien avec les personnages principaux : Olivia n’a plus la mémoire de Peter qui apparait, pour elle, un étranger et Peter cherche à regagner sa timeline pour retrouver l’Olivia qu’il connait et qui l’aime. L’épisode met très justement en lumière ce que vit les proches des malades d’Alzheimer : discours confus, inadapté, perte de la reconnaissance des visages, désorientation dans le temps… tous ces troubles cognitifs qui engendrent agressivité, dépression chez les malades et épuisement psychique chez les aidants. Et on voit combien, malgré ses troubles, Raymond prend bien soin d’elle

Petit à petit, l’équation progresse et il semble que le temps de la boucle augmente. C’est terrible de voir la surprise de sa femme d’apprendre qu’à l’intérieur, ils sont en 2007 mais qu’à l’extérieur, ils sont en 2011. Elle ne pensait pas qu’il aurait créé cette chambre temporelle parce qu’elle lui avait fait part que certaines choses devaient rester des théories. Et j’aime le fait qu’elle comprenne que ça la concerne sans que Raymond n’ait à lui dire… juste en percevant la détresse de ce dernier et son empressement à lui faire finir l’équation. On voit combien il lui est difficile de prendre la bonne décision et je trouve touchant qu’elle demande l’immunité pour son mari parce qu’inconscient des répercussions de la dilatation temporelle. La dernière scène entre Raymond et Kate est très belle parce que tellement proche de ce que ressente les proches des malades Alzheimer d’autant plus lorsque la maladie est précoce (parce que l’altération est plus rapide, plus brutale). L’éthique de Kate a pris le dessus dans sa décision et le message qu’elle lui laisse dans le cahier vaut toutes les équations du monde « Raymond, I love you. How you repay me… Just love me and live your life

Comme pour le 3x10, j’aime le regard d’Olivia sur le couple Raymond/Kate et le fait que Peter en soit témoin : ils ont la même sensibilité et les mêmes aspirations concernant le couple  Mais en la voyant, à la fin, discuter avec Lincoln, il est, de nouveau, persuadé qu’il n’est pas au bon endroit : « Il est évident que je suis au mauvais endroit. Et tous les gens que je connais et que j’aime sont ailleurs. Je dois maintenant juste trouver comment rentrer ». Je comprends que ce soit plus facile pour lui de penser à cette solution parce que ça lui permet de se raccrocher au fait que quelque part on ne l’a pas oublié mais je n’y crois pas, je pense qu’il est au bon endroit mais que les gens qu’il aime ne peuvent pas avoir des souvenirs de quelqu’un qui, pour eux, n’a jamais existé et j’avoue que je ne sais pas comment il va pouvoir s’en sortir mais on ressent la même solitude et la même crainte que lui. La dernière scène avec Olivia est belle et triste à la fois. C’est un peu comme s’il abandonnait son amour pour elle. Pourtant la sensation de « déjà-vu » qu’il ressent en entrant dans la maison devrait le faire réagir puisqu’il avait été dit qu’on vivait des « déjà-vu » lorsqu’on était en phase avec son destin. J’aime aussi qu’Olivia finisse par lui demander si elle était importante pour lui, SON Olivia (parce qu’elle a perçu comment il la regardait quand il pensait qu’elle ne le voyait pas). Le « J’espère que vous la retrouverez » sonne comme une rupture et, comme toute rupture, ça rend triste

PS 1 : Peter se trompe dans son interprétation concernant le fait que Walter ne le regarde pas dans les yeux… ce n’est pas qu’il ne l’aime pas, c’est qu’il a peur de l’aimer trop.

PS 2 : J’adore que Walter et Astrid expérimentent la technologie High-Tech du redeverse   et que Walter, même s’il trouve cette technologie passionnante, se sente obligé de critiquer la notice « mal écrite »... histoire de montrer que sa rancune envers le redverse est toujours bien présente J’aime l’idée que le redverse et le blueverse puissent être complémentaires.

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Klervia
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MessageSujet: Re: Fringe   Sam 13 Juil - 1:05

Fantôme ! Premiers épisodes de la dernière saison de Fringe mercredi 23h10 sur TF1 ^^

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MessageSujet: Re: Fringe   Sam 13 Juil - 16:14

Merci beaucoup Klervia, je n'avais aucune information concernant la date de diffusion !

Comme toujours les horaires sont plus que tardifs mais je serai au rendez-vous Very Happy
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Fantôme
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MessageSujet: Re: Fringe   Dim 14 Juil - 1:09

Alors, sachant que la saison 5 démarre mercredi sur TF1, je me dois d'accélérer... mais je ne pense pas à être à l'heure (c'est un peu ma marque de fabrique d'être en décalage  )

4x07Wallflower »

Cet épisode est sur le désir d’exister au regard d’autrui en particulier de la personne que l’on aime   

Olivia semble, comme House, adepte aux antalgiques sauf que ce n’est pas sa cuisse droite qui l’a fait souffrir mais de terribles migraines. Alors forcément, on pense à Sam Weiss qui lui en avait prédit, après son retour du redverse, en lui indiquant qu’elles seraient le signe de la reviviscence des souvenirs de son passage dans ce dernier et de son entretien avec Bell. Pour le moment, rien ne semble lui revenir (mais on croise les doigts pour que ce soit de Peter qu’elle se souvienne).

Sa rencontre nocturne avec Lincoln m’a d’autant plus irritée que j’étais persuadée que ce serait Peter dans le café et non lui. Et puis, je continue à les percevoir comme des jumeaux et je n’aime pas les couples « narcissiques » c’est-à-dire qui aiment se voir dans l’autre. Lincoln est plus dans l’infantilisation avec Olivia et cela ne peut lui convenir puisqu'elle tient à son indépendance, à sa capacité à se débrouiller seule. Peter, lui, est toujours là pour elle sans jamais l’infantiliser, en respectant sa manière d’être. Il ne la protège que d’elle-même, il est son garde-fou.

Peter est toujours sous surveillance rapprochée (ce qui explique que ce n’était pas lui au café   ) et j’aime que le mec qui le surveille se décrive comme un ami   Par contre, je n’ai pas aimé la manière dont il l’a repoussé lorsqu'il a voulu aider l’enfant : on perçoit combien sa situation d’étranger est perçu comme un éventuel danger. Et on comprend que Peter soit déstabilisé : « J’ai enquêté pendant 3 ans sur des évènements Fringe… je ne pensais pas en devenir un jour » et qu’il cherche à repartir chez lui.

La relation entre Peter et Lincoln est plutôt bonne et cela s’explique par le fait qu’ils ne se perçoivent pas comme ennemi ou rival. Lincoln a toujours soutenu les idées de Peter auprès de Broyles et Peter apprécie qu’il le traite comme son égal. Lincoln commence à évoquer Olivia d’une manière plus affective : « Je n’ai jamais rencontré une personne comme elle avant » et ça touche Peter de voir cet homme commencer à avoir les mêmes sentiments que lui. Et c’est bien qu’ils puissent en parler ensemble parce que Lincoln se sent mal à l’aise par rapport à Peter : « Ce n’est pas grave, l’Olivia dont vous parlez, ce n’est pas mon Olivia ». Ce qui semble rassurer Lincoln et combien c’était important pour lui de ne pas prendre la femme dont est amoureux Peter et ça c’est plutôt bien de sa part. Mais, comme je reste persuadée que Peter est dans la bonne timeline, je m’inquiète forcément de la tournure que va prendre la relation Lincoln/Olivia d’autant plus si Peter donne son consentement  

L’histoire d’Eugène qui veut être vu par la femme qu’il aime est, là encore, très belle. Enfant atteint d’une maladie génétique, il a été déclaré mort quelques jours après sa naissance. En réalité, il a été emmené dans une filière de l’ancien Massive Dynamic (Kelvin Genetics) pour subir des expérimentations génétiques (sachant que ses jours étaient comptés). Or les expérimentations (= implantation de chromatophores dans l’organisme) l’ont rendu non seulement apte à se fondre dans son environnement mais aussi et surtout lui ont permis de survivre. Il a été appelé U-Gene (= un raccourci pour Désordre Génétique Inconnu) et je rejoins Olivia dans sa colère de voir que cet homme n’a jamais eu de prénom réel… pas étonnant qu’il soit en recherche de reconnaissance. L’empathie d’Olivia est toujours aussi importante et c’est ce qui fait qu’elle comprend qu’Eugène essaie de se rendre visible en tuant des gens pour voler leur pigmentation. Et Walter en est tout perturbé de ne pas y avoir lui-même pensé    La première scène dans l’ascenseur où Eugène a le sentiment, alors qu’il s’est rendu visible, que la femme dont il est amoureux ne le voit pas, qu’elle ne voit que cet autre homme (qui flirte avec elle) est terrible parce qu’il a le sentiment de tuer pour rien : que même visible, il reste invisible. Et, là encore, on ne peut que faire le rapprochement avec ce que vit Peter par rapport au sentiment de ne pas exister pour Olivia, contrairement à Lincoln avec lequel elle converse, travaille et se rapproche. L’air de rien, Eugène ne tue pas au hasard puisque la prochaine victime est son rival (de l’ascenseur). On apprend, par Walter, que non seulement il tue mais il se tue aussi lui-même. En voulant être normal, il se suicide : « Son corps revient à son anomalie mortelle. Celle avec laquelle il est né » 

La rencontre entre Eugène et Olivia est belle : « Vous comprenez à présent à quel point il est important d’être vu. Votre vie en dépend. ». J’aime qu’il la sauve mais se protège en lui prenant son arme. On perçoit combien Olivia a envie de l’aider : « Vous êtes mourant. Peu importe ce que vous vous faites subir, ça vous tue. Laissez-nous vous aider à vous guérir. ». Mais la souffrance d’Eugène est trop profonde pour qu’il fasse marche arrière : « Toute ma vie, je les ai regardé vivre la leur. Je les ai regardés tomber amoureux. Chercher la bonne personne. Communiquer. Et j’ai vu la gentillesse dans leurs yeux. La joie. Et la reconnaissance. C’est de cette façon qu’on existe. » et trop marqué par les expérimentations réalisées sur lui en laboratoire pour qu’il puisse accepter l’aide de Walter. L’intervention d’Olivia n'aura donc servi qu'à le prévenir de sa mort prochaine.

La fin d’Eugène est émouvante. J’aime que, cette fois, c’est la femme qui regarde à l’extérieur de l’ascenseur et qui semble déçu qu’il ne soit pas là. Son petit sourire (lorsqu’enfin il entre dans l’ascenseur) est mignon : cela démontre qu’elle l’a remarqué depuis longtemps et qu’elle apprécie sa présence : « Je ne pensais pas que vous viendriez aujourd’hui. Je vous vois tous les jours. J’ai pensé que vous aviez un rhume. Il y en a un qui traine dans le coin. Tant mieux. C’est une trop belle journée pour être malade ». L’émotion d’Eugène est touchante lorsqu’il la regarde et qu’il lui dit : « La plus belle ». J’aime qu’il ait pu, avant de mourir, lui laisser l’héritage de sa vie en lui donnant juste son prénom. Ce sera sans doute la seule qui l’aura vraiment connu. Et qu’il sache, en retour, son prénom (Julie) est très beau aussi  

Le cas Eugène a mis un froid entre Nina et Olivia qui lui en veut d’avoir accepté de faire vivre de telle chose à des enfants sans s’en sentir coupable alors qu’elle est la plus à même de savoir combien il lui a été difficile de vivre, enfant, les traitements au cortexiphan. Je trouve la réponse de Nina à la limite du stupide : « Vous ne pouvez pas laisser votre enfance vous définir » sachant que l’enfance a une place importante dans ce qui nous définit. « Je pense qu’à chaque moment de sa vie, il est important de savoir quelle est notre place » apparait plus inquiétant que rassurant. Après c’est peut-être juste là pour nous dire que sa place est auprès de Peter et qu’elle va le percevoir plus tard.

Les lunettes que cherchaient Peter dans le supermarché étaient donc pour offrir à Lincoln et ça me gêne qu’il incite, à ce point, la relation Lincoln/Olivia. Bref, voir Peter lui accorder sa bénédiction voire lui donner des conseils pour y arriver (sans compter son p’tit sourire en coin lorsqu’il croise Olivia) ne me plait pas parce que, pour moi, il est en train de se tromper complètement en pensant qu’il n’est pas dans la bonne timeline. Je crains donc la suite. En attendant, Lincoln se jette à l’eau en acceptant un « hypothétique » rendez-vous avec Olivia et, même si ça me fait de la peine de le voir l’attendre, je suis sincèrement heureuse qu’Olivia ait été arrêtée dans son désir de le rejoindre. D’autant plus que ça met un suspens du tonnerre   Sans compter la mise en place de nouvelles questions : Pourquoi Nina fait-elle des injections de cortexiphan à Olivia à son insu ?  Est-ce pour déclencher ses aptitudes ? Pour les augmenter ? Est-ce Nina ou son double alternatif (que l’on n’a encore jamais vu). Bref, on reste sans voix mais on a, de nouveau, l’esprit en ébullition

PS 1 : J’aime qu’Olivia finisse par faire sa queue de cheval habituelle pour rejoindre Lincoln alors que dans le 2x14, pour rejoindre Peter, elle décide de se les laisser détacher : j’aime que cela les différencie, qu’elle ne se comporte pas de la même manière… et puis, souvent, on se détache les cheveux pour être plus sensuelle    

PS 2 : J’adore qu’Astrid ne se laisse pas faire par Walter et stoppe la caméra quand il l’énerve… elle le connait suffisamment pour savoir que c’est la plus belle punition qu’elle puisse lui faire    



4x08Back To Where You've Never Been »

Cet épisode marque la rencontre entre la team du redverse de la timeline ambre et Peter.

L’épisode commence avec un nouveau rêve beaucoup moins romantique (surtout l’image de Walter torse nu sous son tablier de cuisine   ) mais très sympa dans l’idée que ce fait Peter de la vie avec Olivia et Walter   On voit, à travers ce dernier, à quel point Peter est en manque de leur affection.

Alors que Walter fait des recherches sur les moulins à vent et découvre que celui en métal tourne dans le sens contraire du flux de l’air, Peter, lui, tente le tout pour le tout en lui offrant ses pâtisseries préférées… mais depuis Alt!Livia, le coup des pâtisseries ne marchent plus   Et que Walter explique son refus à travers le suicide d’Elisabeth est émouvant. S’il est conscient qu’elle s’est tuée suite au décès de leur fils unique, il sait aussi qu’il ne l’a pas assez soutenue dans cette épreuve et se culpabilise de ne pas avoir passé du temps avec elle, de ne pas avoir fait le deuil auprès d’elle, d’avoir passé son temps à rechercher une solution pour aller dans le redverse sauver l’autre Peter (plutôt que pleurer avec elle) : « Mes actions sont à l’origine de la mort de ma femme. Des dommages indicibles aux deux univers. J’ai perdu ma carrière. Et ma santé mentale. Tout ça parce que je voulais tenter d’aider l’autre Peter. Je suis peut-être le seul homme qui puisse vous aider mais je suis aussi le seul qui ne le puisse pas »     Peter comprend alors que Walter ne changera pas d’avis, qu’il ne l’aidera pas dans la construction de la machine. Or, on voit combien, à présent, cela est déterminant pour lui de repartir, de retrouver les gens qu’il aime et qui l’aiment et c’est ce qui va le décider à aller dans le redverse demander de l’aide à Walternate.

Pour cela, il a besoin d’Olivia (qui n’aura donc pas le droit à une journée de repos   ) On voit combien elle en veut à Walternate pour son kidnapping : « C’est un fils de pute à qui on ne peut faire confiance qui est responsable de l’envoi de métamorphes dans notre univers. Alors pourquoi pensez-vous qu’il vous aidera ? ». Et c’est le désespoir de Peter qui la pousse à vouloir l’aider. J’aime qu’elle décide de se passer de l’autorisation de Broyles en utilisant Lincoln (qui dans le redverse est l’agent principal de Walternate) pour faire passer Peter et rencontrer Walternate. J’adore l’énervement de Lincoln en voyant Peter alors qu’il pensait être seul avec Olivia. Et on comprend pourquoi il est d’accord pour l’aider : il doit avoir TRES envie qu’il reparte dans son univers    J’aime qu’Olivia avait dans l’idée de traverser aussi pour enquêter sur les métamorphes et mettre à jour le plan de Walternate. Quand Peter sous-entend qu’elle pourrait le faire comme elle le souhaite, on perçoit, à sa réaction, qu’elle n’a aucune connaissance de son aptitude à passer d’un univers à l’autre toute seule. L’attitude de Peter apparait égoïste : son seul désir est d’être suffisamment bien vu par Walternate pour que ce dernier l’aide à recalibrer la machine. Il ne veut donc pas qu’Olivia et Lincoln profitent de son passage dans le redverse pour enquêter sur ce dernier. Mais c’est peut connaitre Olivia que de penser qu’elle a fait une croix dessus juste pour lui faire plaisir  Very Happy  Il devrait savoir combien elle est entêtée.

On apprend que les métamorphes attaquent aussi le redverse : ils n’ont donc pas été créés pour attaquer le blueverse mais les deux univers ! Walternate cherche l’auteur de ces derniers depuis déjà plusieurs semaines et s’impatiente devant le manque d’efficacité de Brandonate à analyser leur technologie. Il se décide donc à prendre le relai et le fait qu’il veuille être seul pour finaliser le travail ne peut qu’apparaitre suspect et laisse à penser que c’est parce qu’il en est l’auteur et qu’il ne veut pas que cela se sache. On est donc surpris de découvrir que Brandonate est, en réalité, un métamorphe et que Walternate n’a aucun lien avec ces derniers.

Olivia accompagne Peter et Lincoln au théâtre (lieu où ils ont installé le portail) afin, s’ils ne reviennent pas, d’informer Broyles de leur initiative. Voir Olivia dire à Lincoln qu’il est beau et lui caresser les cheveux laisse une sensation étrange... ce n’est pas son style de se comporter ainsi (y compris avec l’homme qu’elle aime). Du coup, c’est la première fois où je me demande si Peter n’a pas raison en affirmant qu’il n’est pas dans la bonne timeline.  J’ai aimé qu’il mette la pression à Lincoln en lui disant que, dans sa timeline, il a tranché « un méchant » en deux en refermant le portail sur lui    Par contre, son regard et son merci à Olivia est tout doux. Et le fait qu’il lui dise qu’il lui est redevable n’est sans doute pas anodin, il devrait l’aider par la suite  Very Happy 

Lincoln découvre le redverse et c’est amusant de le redécouvrir avec quelqu’un qui ne le connait pas. Le plan pour entrer à Liverty Island est assez naïf mais Lincoln arrive à bluffer l’agent de sécurité par son assurance et sa répartie. Cela reste peu crédible lorsque l’on connait la rigidité militaire concernant les protocoles et les ordres. Sans compter que Peter n’essaie même pas de fuir lorsque Lincoln lui lâche le col de veste      Même l’empreinte de la main ne peut pas être suffisante lorsqu’on connait l'existence des métamorphes et des doubles alternatifs. Le fait que leur plan ne fonctionne pas longtemps remet un peu de crédibilité à l’histoire. C’est dur de voir Peter perdre le peu de confiance qu’il avait en Olivia et Lincoln en apprenant que, malgré ce qu’ils s’étaient dit, ils aient décidé de profiter de leur passage dans le redverse pour enquêter sur Walternate. Et sa déception fait qu’il se détache complètement d’eux et assure que leur combat n’est pas le sien.

De son côté, Alt!Livia n’accepte pas d’être mise à l’écart de l’accident qui s’est produit avant l’arrivée de Peter et Lincoln : on voit combien elle ne lâche pas l’affaire et en ça elle ressemble à Olivia Very Happy  Elle comprend, aux témoignages, que cela peut être un métamorphe et que si le blueverse les accuse de leur avoir envoyé, c’est qu’ils ne viennent pas de là-bas et qu’Olivia a peut-être raison quand elle dit que Walternate en est le créateur, cela expliquerait pourquoi ils n’ont pas eu le droit de s’occuper de l’affaire et que le corps leur a été retiré. J’aime aussi qu’elle rappelle à Alt!Lincoln que ce n’est pas parce qu’Olivia a confiance en personne qu’elle a tort ! Alt!Livia et Alt!Lincoln découvrent alors que quelqu’un se fait passer pour ce dernier. La rencontre entre lui et son double du blueverse est terrible et on ne le sent pas convaincu d’avoir une quelconque ressemblance autre que physique avec lui    

Rapidement, on se retrouve dans la confusion la plus totale, et il est difficile de savoir qui tire les ficelles. Là encore, tout laisse à croire que c’est Walternate : le « sir » peut lui être adressé… tout comme il peut l’être à  Alt!Broyles mais tout est fait pour qu’on pense que c’est le premier qui est responsable. Lincoln se défend bien face aux attaques de Alt!Lincoln qui se trompe complètement en pensant que la théorie qu’il donne n’est pas la bonne alors que c’est exactement ce qui s’est passé   Je trouve bien que Peter ait conseillé à Lincoln de faire confiance Alt!Livia : « Peter a dit qu’au final vous étiez quelqu’un de bien. Vous ferez le bon choix ». Cela démontre qu’il a pardonné à celle de sa timeline, qu'il a perçu qu’elle n’avait pas l’intention de faire souffrir mais uniquement mener à bien sa mission. Si Alt!Livia apparait touché par les mots de Lincoln, Alt!Lincoln, lui, reste rancunier : il n’a toujours pas accepté la réflexion le concernant et prend, par là-même, plaisir à l’enfermer dans un cagibi 

J’adore les retrouvailles entre Elisabeth et Peter : elles apparaissent plus authentiques et chaleureuses que celles qu’ils avaient eu dans le 3x21 où Elisabeth était apparue vieillie et soumise à l’alcoolisme, l’infidélité et la rancœur de son mari… là on la retrouve comme on l’avait laissée derrière sa fenêtre dans le 2x15 : passionnée, battante, aimante    C’est beau qu’elle reconnaisse tout de suite son fils dans les yeux de Peter alors qu’il ne lui a rien dit. On voit combien ça le touche d’être enfin reconnu par une personne qu’il n’a pas eu besoin de convaincre (du coup, je reviens à mon idée de départ : il est dans la bonne timeline   ). C’est touchant de voir la tristesse d’Elisabeth quand Peter lui dit qu’il n’est pas son Peter et ses larmes démontrent combien, même si cela lui avait traversé l’esprit, elle espérait ardemment qu’il soit le sien : « Quelque part, tu as grandi, tu es heureux, tu es amoureux… Quelque part tu as une vie. Juste que ce n’est pas ici ». Son désir de le protéger et la volonté avec lequel elle le fait sont très beaux 

Quand Walternate demande à sa femme de sortir, on se dit que s’en est fini pour Peter mais finalement c’est Brandonate qu’il tue et Peter peut alors découvrir un homme bien différent de ce qu’il a connu auparavant. Le fait que son fils soit mort lui a permis de faire le deuil de ce dernier, de ne pas vivre dans la rancœur, dans la haine qu’on lui ait volé. Peter marque des points quand il lui dit que, s’il veut se débarrasser de lui, il n’a qu’à l’aider à repartir chez lui : « Vous êtes la seule personne en qui j’ai confiance. Vous n’avez pas de camp : notre côté ou le leur. ». Walternate assure qu’il fera tout pour l’aider s’il retourne d'abord dans le blueverse pour leur faire part qu’il n’est pas leur ennemi : « Ce qui sont derrière ça sont une menace pour nous tous ». J’aime leur dernier échange : « Je me suis trompé sur votre compte. Vous n’êtes pas l’homme que je pensais » (Peter) et « Vous êtes exactement l’homme que je pensais » (Walternate)    

Le fait que Alt!Livia et Alt!Lincoln annoncent à Alt!Broyles leur suspicion concernant une éventuelle taupe au sein de la division Fringe permet de découvrir que ce dernier est finalement celui qui tirait les ficelles… et plein de questions viennent alors envahir notre esprit ! Sans compter le choc de perdre la confiance de quelqu’un que l’on aimait bien. Et on ne peut que se demander si c’est un métamorphe ou juste un traitre     

Alors qu’on pense déjà en avoir appris beaucoup, on découvre encore que c’est Jones qui est à la tête des métamorphes (j’aurais préféré l’élégance de Newton mais j’aime aussi la perversité de Jones   ) et que September est non seulement gravement blessé mais en plus annonce à Olivia que, quel que soit le futur, elle est destinée à mourir 

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Klervia
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MessageSujet: Re: Fringe   Dim 14 Juil - 20:42

Fantôme a écrit:
Merci beaucoup Klervia, je n'avais aucune information concernant la date de diffusion !

Comme toujours les horaires sont plus que tardifs mais je serai au rendez-vous Very Happy

J'ai vu ça sur TF1 j'ai fait "viiiiiiiite faut que je le poste sur le forum pour Fantôme" (mon geek de me répondre "oui dépêche toi avant de complétement oublier)(super la réputation).

Sinon tu peux l'enregistrer non ?

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MessageSujet: Re: Fringe   Dim 14 Juil - 20:50

Oui, je peux l'enregistrer et je vais devoir le faire car je ne serai pas prête à temps  
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Klervia
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MessageSujet: Re: Fringe   Dim 14 Juil - 21:49

Fantôme a écrit:
Oui, je peux l'enregistrer et je vais devoir le faire car je ne serai pas prête à temps  

C'est pas plus mal, comme ça tu regardes tranquillou quand tu veux, t'es pas obligée de te coucher à 2h et tout Razz Bon allez, je laisse la place à tes merveilleuses reviews ^^

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Fantôme
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MessageSujet: Re: Fringe   Mer 17 Juil - 22:17

Pendant que l'enregistrement de la saison 5 est en route, je poursuis la saison 4

4x09 « Enemy Of My Enemy »

Cet épisode met en lumière une face cachée d’Alt!Broyles qui apparait soit comme un traitre soit comme un métamorphe. On ne saura jamais ce qu’il allait faire à Lincoln, quel était son objectif en lui faisant une injection : le faire parler, le faire taire… En tout cas, ce dernier a eu de la chance que Walternate l’interpelle et lui commande de le relâcher ! Le discours de Walternate concernant les métamorphes et la possibilité qu’ils soient dans n’importe quelle branche du gouvernement (y compris la division Fringe) nous laisse à penser qu’Alt!Broyles en est un.

Alt!Lincoln et Alt!Livia font connaissance avec Jones qui, en mettant en avant son affection de père pour les métamorphes tout en tuant l’une d’entre eux, apparait toujours aussi pathologique. Sa réponse à Alt!Livia (qui perd progressivement son sourire) est terrible mais tellement vrai lorsqu’on connait le personnage : « Vous ne me connaissez pas, vous ne savez pas de quoi je suis capable. Mais si je peux faire ça à une personne que je chéris, imaginez ce que je ferais à des gens sans importance à mes yeux ». Comme dans l’ancienne timeline, il se laisse prendre pour rencontrer « leur Chef » et si Alt!Livia comprend qu'il a été prévenu et qu’il les attendait, elle est cependant bien loin de suspecter Alt!Broyles. De nouveau, Jones mène la danse : il donne des consignes, exige qu’on réalise des actions pour lui… Et cela fait du bien de le voir déstabiliser par Peter. On jubile de voir sa perplexité à voir une personne qu’il ne connait pas le connaitre aussi bien (et oser boire son thé devant lui   ). Même si c’est de courte durée, le voir être perturbé fait du bien ! Mais il ne se laisse pas aussi facilement diriger et n’entendre que les cris étaient presque pire que de voir ce qui se passait dans cet hôpital. J’adore la manière dans Alt!Lincoln lui donne sa tasse de thé : on le sent furieux de devoir se rabaisser à le faire mais, finalement, il a su mettre ce geste à profit en y glissant un traqueur interne pour pouvoir le surveiller lorsqu’il sera libéré (décidemment il n’est pas bon de boire du thé dans « Fringe » ). Naturellement, c’est un échec puisque Alt!Broyles informe Jones de tout ce que la division met en place. La manière dont il se débarrasse de la surveillance de cette dernière (= en distribuant de l’argent avec des traceurs pour qu’on le perde parmi les autres) est singulière et, là encore, bien perverse ! Bref, on perçoit que tout a été organisé et qu’Alt!Broyles y ait contribué m’énerve parce que je l’aimais bien (son histoire avec sa femme et son fils m’avait touchée). Passer de l’allié qui aide Olivia à fuir le redverse au traitre qui aide Jones à réaliser ses plans est terrible.

Je trouve bien que Peter décide enfin d’aider les deux univers en voyant Jones. Même si on peut comprendre son ressenti (« J’ai peur que pour chaque jour passé ici les gens que j’aime s’éloigne de plus en plus de moi »), son manque d’empathie envers ces derniers devenait pénible. Du coup, on retrouve le Peter que l’on aime intelligent et humain en particulier avec Alt!Astrid. Cette dernière me touche depuis le début, elle fait presque autiste mais elle est attachante et on a envie d’en savoir plus sur elle, de savoir comment elle a pu en arriver à être aussi robotisée. Sa réaction au contact de la main de Peter sur son épaule démontre combien, elle a peu de contact physique avec autrui. Peter découvre ce que recherche Jones et le lieu où il se trouve sauf qu’il se trompe d’univers et, même s’il s’en rend compte rapidement, ils arrivent trop tard pour le stopper.

Du côté du blueverse, Olivia cherche à en savoir plus sur September en donnant un échantillon sanguin de ce dernier à Astrid (pour faire des recherches dans les bases de données nationales et internationales) et se prépare à aller annoncer à Broyles la disparition de Peter et Lincoln (dans le redverse) et appréhende sa réaction sachant qu’elle ne l’avait pas informé de leur démarche (= rencontre Peter/Walternate et enquête sur les métamorphes). J’aime que Broyles soit déjà au courant et que ce soit son double alternatif qui lui ait dit est symbolique.

Que ce soit Elisabeth qui fasse la démarche de rencontrer Walter pour lui demander d’aider Peter est magnifique. J’attends cette rencontre depuis le 2x15, depuis qu’elle le regarde emmener son fils par la fenêtre et ça valait vraiment la peine d’attendre car la scène est très belle J’aime qu’elle arrive lorsque Walter est en plein moment de complicité avec Gene. L’émotion de Walter à la voix d’Elisabeth est touchante. Je les trouve très beaux tous les deux, j’ai toujours pensé qu’ils allaient mieux ensemble qu’avec leur double alternatif. « Heureusement qu’une version de notre fils nous donne l’occasion de nous revoir (…) La dernière fois que je vous ai vu, vous veniez sauver la vie de mon fils. Je viens maintenant faire de même ». L’attention de Walter envers Elisabeth et les mots qu’elle lui dit (en particulier concernant son pardon) sont vraiment touchants. Cela fait plaisir de voir qu’elle avait compris l’acte de Walter (en venant prendre Peter), qu’elle ait conscience qu’il voulait le sauver et non le kidnapper. Et c’est beau qu’ils puissent enfin s’expliquer J’aime qu’elle lui dise qu’il a agi en père et qu’elle avait perçu combien il aimait Peter : « Vous avez commis une erreur, c’est ça être un homme ». La scène où Walter lui explique sa demande à Dieu d’avoir un signe de son pardon et qu’il ne l’a jamais eu (pas de « White Tulip » donc) est, là encore, forte en émotion : « Je vous ai pardonné depuis longtemps. Et si je peux, Dieu le peut aussi ». La force et la tendresse d’Elisabeth ont finalement eu raison de Walter : « On a tous les deux perdus notre fils, on ne les regardera jamais grandir et tomber amoureux et avoir des enfants. Mais il y a quelque chose d’eux en lui. Je sais que vous le sentez aussi. Et si vous pouviez l’aider. Il mérite de retourner vers les gens qu’il aime et qui l’aiment » et j’aime qu’il accepte d’aider Peter pour elle, c’est un peu comme s’il se rachetait pour ce qui lui a fait en lui emmenant Peter. Et je le rejoins dans les mots qu’il dit à Peter lorsqu’il lui parle d’Elisabeth : « Tu devrais savoir que ta mère était une femme merveilleuse… toutes ses versions ».

La scène où Walternate met en avant la nécessité, à présent, d’aller au-delà de l’appréhension et de la méfiance mutuelle pour s’allier et combattre leur ennemi commun est un peu « too much » mais excitante dans l’idée de les voir réellement travailler ensemble… c’est ce que l’on attend depuis que le pont entre les deux univers est construit !

La fin est terrible parce que, même si on savait que Jones avait quelqu’un au-dessus de lui et que Nina n’est pas une sainte, ça perturbe de voir que c’est elle (ou son double alternatif) qui donne les ordres.

PS : J’aime que Lincoln défende son double alternatif quand Alt!Livia lui dit en riant que ce dernier n’est que son partenaire : « Vous n’êtes pas obligée de le dire ainsi, comme si vous aviez pitié de nous ». De même, j’aime que Peter défende Olivia en assurant à Broyles que c’était son idée d’aller dans le redverse ; qu’il s’inquiète des répercussions professionnelles pour elle ; qu’il la sauve en lui intimant de ne pas passer le portail en voulant rattraper Jones… Son sourire lorsqu’elle le remercie est beau parce que le même qu’il lui adressait dans sa timeline. 



4x10 « Forced Perspective »

Cet épisode met en avant la notion du destin et de la possibilité ou non de le changer.

Olivia poursuit son enquête concernant September. Elle apprend par Broyles que la division Fringe surveille les observateurs depuis 3 ans : ils ne leur sont donc pas complètement inconnus. Broyles apparait paternel envers Olivia : on voit combien ça le touche que September lui ait prédit sa mort. Il va jusqu’à vouloir lui attribuer une équipe de sécurité et la protéger en ne la faisant pas participer aux interventions. Mais comme toujours Olivia va au-delà : elle n’a pas envie que cette prédiction de September l’entrave dans sa vie tant professionnelle que personnelle. On voit cependant combien, cette dernière la bouleverse et c’est touchant de la voir demander à Broyles s’il croit au destin

L’histoire d’Emily m’a touchée. Son aptitude à percevoir la mort d’autrui avant qu’elle leur arrive est en lien avec ce que vit Olivia et la prédiction de September. On voit d’ailleurs combien ça la touche lorsque Lincoln lui annonce le cas : elle pense tout de suite que c’est September qui a prédit la mort de cet homme. Je trouve joli qu’Emily essaie de contrer la mort en prévenant, avant, les personnes qu’elle va emporter mais on voit combien elle est lasse de ses échecs à répétition. Son regard quand elle regarde Olivia (lors de leur première rencontre) est ambiguë et on s’inquiète forcément de savoir si elle perçoit sa mort prochaine. J’aime qu’elle rappelle Olivia malgré le désaccord de son père à parler au FBI et que leur lieu de rencontre soit ce très joli lac qu’elle dessine depuis le début (et qui va s’avérer être le sien, celui de sa propre mort). Je trouve qu’elle donne une belle preuve de confiance en acceptant de se faire examiner par Walter. Et j’aime qu’en retour, ce dernier lui explique les résultats de ses examens. Là encore, on voit combien Emily souffre de l’isolement qu’engendrent ses capacités et du sentiment d’impuissance envers le destin. C’est émouvant quand Olivia se décide enfin à lui demander si elle sent quelque chose avec elle… là encore son regard et sa gêne ne prédisent rien de bon. Mais, je trouve bien que l’on ne sache pas, que cet échange soit interrompu par l’arrivée de son père. Cependant, Olivia a perçu son malaise et en conclue que la prédiction de September est réelle. Le fait que Peter demande à Walter d’hypnotiser Emily pour revoir et approfondir sa vision démontre là encore que, sans lui, l’affaire n’aurait pas été résolue… le trio Olivia/Peter/Walter apparait donc indispensable à la résolution des enquêtes. Je trouve ça bien que le père d’Emily décide enfin de la soutenir dans sa démarche d’aider le FBI et de la rassurer pour qu’elle puisse avancer dans ses visions

On apprend ainsi que Duncan va faire exploser le tribunal par rancœur envers la décision de justice concernant la garde de ses enfants. J’ai été touchée par la manière d’Olivia de se persuader que ce n’est pas encore son heure lorsqu’elle prend conscience du danger qu’elle court auprès de cet homme chargé en explosif : « Non, vous avez tort. Rien ne va arriver. Rien n’est écrit dans la pierre. Vous et moi, on n’a pas à mourir, ici, aujourd’hui. Peu importe ce qui arrivera ensuite, cela dépend de vous. C’est vous qui gérez. Je ne suis pas prête à mourir aujourd’hui. Je pense que vous non plus »

Lorsque l’on reconnait son père sur son dessin, on comprend qu’Emily dessine la scène de sa propre mort et j’avoue que cela m’a vraiment émue. Et je trouve beau qu’elle puisse savoir, avant de mourir, qu’elle a enfin pu sauver de nombreuses vies. Le désir d’Olivia de croire qu’on peut changer son destin est touchant mais Emily meurt quand même et on redoute donc que cela se produise aussi pour elle. Ce dernier échange entre Emily et son père est très doux, presque serein et c’est le seul réconfort que l’on puisse avoir dans cette mort.

La scène entre Olivia et Peter est belle. J’aime qu’il perçoive sa peine pour Emily, son sentiment d’impuissance à ne pas avoir pu empêcher sa mort : « Walter a dit : une bougie qui brille deux fois plus s’épuise deux fois plus vite » Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu un regard aussi doux en percevant son empathie pour autrui. Même si, pour lui, elle n’est pas son Olivia, je reste dans l’idée qu’elle l’est donc ça fait du bien de le voir, de nouveau, touché par elle. J’aime aussi qu’il s’interroge sur ses recherches sur les observateurs et l’informe de ce qu’il connait d’eux : « Ils apparaissent lors d’évènements importants tout au long de l’histoire. (…) Ils existent dans toutes les époques simultanément. » Même si cela ne peut qu’inquiéter encore un peu plus Olivia : « Ils ne prédisent pas l’avenir, Olivia, ils l’ont déjà vécu », c’est bien qu’ils puissent en parler ensemble parce que cela permet à Peter de percevoir, dans les mimiques faciales d’Olivia, qu’elle ne lui dit pas la vérité quand elle assure qu’aucun observateur n’est entré en contact avec elle. Il la connait, il sait comment elle fonctionne lorsque quelque chose la perturbe et cela aura peut-être, par la suite, toute son importance.

Je n’arrive pas à intégrer que Nina puisse avoir élevé Olivia : la voir, sur les photos, comme une petite fille modèle et de condition sociale élevée me perturbe J’aime que cela ne l’empêche pas de la remettre en question en particulier concernant les expériences sur les enfants : « Comment as-tu pu m’élever toutes ces années et avoir vu tous les dégâts que cela a provoqué pour moi et prétendre qu’il n’y a rien de mal dans ce que tu viens de dire ». Mais, après la révélation de Peter concernant les observateurs, Olivia décide de ne pas tenir compte de leur désaccord pour lui dire (comme Emily avait espéré des personnes qu’elle prévenait de leur mort) qu’elle est ce qui se rapproche le plus d’une mère et qu’elle l’aime. La réaction de Nina concernant les migraines d’Olivia surprend quand on sait qu’elle est responsable de ces dernières alors soit elle est bonne comédienne et joue la comédie pour ne pas se faire repérer, soit ce n’est pas elle que l’on a vu mais Alt!Nina ou un métamorphe.

En tout cas, le mystère et le suspense restent entiers… d’autant plus avec la présence, devant l’appartement d’Olivia, d’un observateur.



4x11 "Making Angels"

Cet épisode nous permet de mieux faire connaissance avec Alt!Astrid et j’ai vraiment adoré cette rencontre On évoque toujours le talent de J. Noble et A. Torv dans leur jeu concernant leur double alternatif, on peut, à présent, rajouter J. Nicole parce que son interprétation d’Alt!Astrid était magnifique

J’aime qu’Alt!Astrid décide d’aller rejoindre son double alternatif sans en demander l’autorisation et que son comportement perturbe la division Fringe du redverse. Et je rejoins Alt!Livia, elle ne fait jamais rien sans raison et il est donc honnête de lui permettre ce temps dans le blueverse. L’attention que Walter lui donne montre combien il est touché par sa détresse et sa quête affective. J’adore le cri de surprise d’Astrid en voyant son double et la satisfaction d’Olivia face à ce dernier : « Je me suis toujours demandée pourquoi personne ne réagissait ainsi ». Sa réaction est ensuite plus tendre et c’est joli de la voir lui prendre les mains lorsqu’elle perçoit sa tristesse et lui dire combien elle est contente de la rencontrer. On apprend qu’Alt!Astrid (et Astrid) a perdu sa mère lorsqu’elle était enfant d’un cancer et qu’elle est dans le désarroi face à la mort de son père parce qu’elle ne sait pas comment elle doit y réagir. La scène où elle demande à Astrid si elle aime son père est émouvante. J’aime que Walter la prenne sous saprotection. Je trouve qu’Alt!Astrid a un regard pertinent sur la relation Walter/Astrid : « Vous l’utilisez pour communiquer. Comme si vous n’étiez qu’un », sur Peter : « Il fait toujours tout le travail ? » (ce qui vexe Walter qui décide de le mettre à l’écart pour réaliser lui-même le travail   ), sur la relation Walter/Peter : « De ce que je comprends, dans une autre dimension, il est votre fils. Vous ressentez de l’amour pour lui ? J’ai trouvé que cette colère a inévitablement un lien avec un investissement émotionnel. Dans ce cas, ne serait-il pas préférable de choisir de croire qu’il est votre fils et ainsi pouvoir l’aimer et être heureux » ou encore sur la relation Astrid/Walter : « Tu tiens à lui comme à un père. » Finalement, elle a une bonne analyse des personnes, pas que des chiffres. Mais si elle excelle dans l’analyse, ce n’est pas le cas en ce qui concerne l’affectif. On l’avait déjà vu lorsque Peter l’avait touché à l’épaule, elle avait réagi comme si c’était la première fois qu’on la touchait. Le fait qu’elle ne soit perçue, dans le redverse, qu’à travers ses statistiques, qu’elle soit robotisée a accentué sa déficience affective. Et c’est bien que Walter lui donne toute son attention (au détriment d’Astrid qui a eu le droit à une compilation concernant son prénom : « Aspirine », « Astrix », « Astro »… ) Il faut dire qu’elle a su l’impressionner en évoquant la Main de Dieu et les larmes de Ra et en repérant le lien entre les différentes victimes (= tous sont passés par le même aéroport et ont été contrôlés pas le même agent de sécurité). Ce temps partagé avec le blueverse lui aura permis de découvrir le café (= produit de luxe dans le redverse), recevoir de la tendresse (Jones a raison lorsqu’il dit qu’il y a quelque chose de plus doux dans l’air du blueverse) mais aussi et surtout de faire le deuil de sa relation avec son père. Lorsqu’elle évoque enfin cette dernière, on ne peut qu’être émue : « Je n’ai jamais pu m’empêcher de penser que je n’arrivais pas à lui donner ce qu’il voulait car je suis comme ça. Il a secrètement souhaité que je puisse l’aimer d’une façon qu’il comprendrait. Tu crois que si j’étais plus comme toi, il m’aurait aimée plus ? Si j’avais été normale ? » La réponse d’Astrid, même si elle est un mensonge (au vu de sa relation affective avec son père), apparait touchante dans son désir d’apaiser la peine d’Alt!Astrid : « Mon père, on n’est pas très proche non plus. C’est un homme très compliqué. Il ne montre pas vraiment ses émotions. Il fait de son mieux avec ses possibilités. Il est comme ça. Je sais qu’il m’aime. Du moins, c’est ce que je me dis, même si ça n’en a pas l’air. Tu n’as pas à regretter de n’avoir pu être plus importante pour lui. Ce n’est pas de ta faute. » De même, il était important que Walter la serre dans ses bras parce qu’on voit combien elle a besoin de contact physique pour se sentir exister et j’espère que cela va l’aider à s’ouvrir aux autres dans le redverse.

La relation Walter/Alt!Livia est intéressante parce qu’elle nous permet de percevoir leur vécu commun lors du kidnapping d’Olivia dans le redverse et l’impact de cette trahison sur cette dernière. D’abord conflictuelle, elle finit par devenir complice (grâce à leur goût commun pour les sucreries) : « Vous semblez avoir des qualités que je n’ai pas vues auparavant ». Comme toujours Alt!Livia apparait légère et insouciante mais, du fait de l’absence de relation avec Peter, on le vit beaucoup mieux. Son apparition dans le laboratoire (= « on fait la fête, les filles » alors que Peter et Walter sont présents   ) et ses interactions avec chacun des personnages ont toutes été très amusantes y compris celle où elle fait part à Olivia que Peter est mignon parce que ça permet de percevoir, chez Olivia, un soupçon de jalousie. Bref, le regard d’Alt!Livia sur Peter semble lui ouvrir le sien concernant ce dernier et c’est ce qui la pousse à lui dire, à la fin de l’enquête, qu’elle apprécie travailler avec lui. J’aime que, de son côté, Peter apparaisse mal à l’aise dès lors qu’Alt!Livia s’adresse à lui : on voit combien il est vigilant par rapport à sa relation avec elle   

L’histoire de Neil est, là encore, en lien avec le destin mais cette fois, au lieu de ne faire que prévenir de l’avenir, ce dernier décide d’abréger les futures souffrances des personnes avec lesquelles il prend contact. Même si l’on perçoit son désir de les soulager, c’est assez présomptueux de penser que l’on a le droit de décider pour autrui ce qui est bon pour lui, d’être « la main de Dieu » (comme le dit Alt!Astrid). Il élimine la première victime parce qu’elle ne va pas guérir de son mélanome et souffrir de l’évolution de son cancer, la deuxième parce qu’elle va perdre son combat contre son éthylisme et ainsi briser la vie de son entourage et la troisième parce qu’il va avoir un accident de la route qui va le rendre paraplégique et mourra dans l’indifférence la plus totale…mais cette fois la victime va réussir à fuir mais cela ne l’empêchera pas de vivre ce que lui a prédit Neil et avouera même que, finalement, il aurait préféré qu’il le tue : « Il a dit qu’il voulait m’éloigner de ma misère. Comme s’il faisait une bonne action. Comme s’il était une sorte de saint. Et, je vous le dis, j’aurais aimé qu’il le fasse ». La scène avec sa mère est terrible, on perçoit combien l’accident ayant engendré la mort de son père et son frère les a détruit tous les deux : « Je t’ai entendue cette nuit-là, tu sais. La nuit où Alex est mort. Tu as dit que Dieu n’avait pas pris le bon. Tu as toujours regretté que je ne sois pas Alex. J’avais peur que tu ais raison, que je ne sois jamais assez bien. Mais Dieu avait un plan. Il m’a laissé vivre pour une raison. Dieu m’a donné un moyen de voir l’avenir pour que je puisse aider les gens ». Le voir se laisser tuer pour ne pas avoir à se suicider et ainsi aller rejoindre « la place des anges qui se trouve au Paradis et non sur Terre » est troublant parce qu’on se dit qu’il a passé sa vie à chercher un sens à cette dernière et que lorsqu’il le trouve enfin, il décide de rejoindre la mort. Et quand on voit le chagrin de sa mère, on se dit qu’ils ont passés leur vie sans se voir et se dire qu’ils s’aimaient et c’est bien triste. On apprend enfin que le tube bleu appartient à September qui l’aurait perdu dans le lac en 1985 alors forcément ça pose question : s’il n’a pas sauvé Peter cette nuit là, pourquoi le tube a-t-il été retrouvé à cet endroit ?

PS 1 : La remarque d’Olivia concernant le fait que l’on a tous quelqu’un qui souhaite nous voir mort est là encore en lien avec la prédiction de September concernant sa propre mort… bref, on perçoit qu’elle continue à y penser.

PS 2 : Si Lincoln est absent, Walter, sans le nommer, évoque ce dernier : « L’autre me manque. L’autre garçon. Il ne me laissait pas mourir de faim. Celui qui joue aux échecs. C’est lui que je préfère ». De toute manière, pour plaire à Walter, il n’y a que lui offrir de la nourriture  Very Happy 

PS 3 : J’adore les petits détails et la pancarte derrière cet homme qui vient d’apprendre qu’il a un mélanome : « Life’s better in the sun » est terrible  



4x12 "Welcome to Westfield"

Cet épisode marque un tournant dans cette timeline en particulier concernant la relation entre Olivia et Peter.

La première scène a non seulement le mérite d’être passionnée mais en plus de nous bluffer parce que, jusqu’ici, c’est Peter qui rêvait de sa relation avec Olivia… là, c’est Olivia qui en rêve et on voit que ça la bouscule d’autant plus lorsqu’elle entend la voix de Peter en répondant au téléphone

On sent qu’Olivia est encore perturbée par son rêve lorsqu’elle rejoint Walter et Peter au laboratoire où on pense les trouver en train de travailler sur la machine… alors les voir tester un nouveau cocktail créé par Walter pour le petit déjeuner est forcément inattendu et drôle d’autant plus lorsqu’on voit la tête de Peter à la dégustation   Cela fait du bien de les revoir tous les trois autour de ce verre improvisé.

La machine avance cependant. Et Peter prend plaisir à montrer le fonctionnement à Olivia. On voit combien il est heureux de mettre en place son retour dans sa timeline. La machine réagit donc aux pensées de Peter qui, finalement, la contrôle plus qu’elle ne le contrôle. Il semble que la fabriquer en collaboration avec Walter puisse améliorer cette dernière. Elle apparait, à présent, non plus comme une menace mais comme un espoir d’aider Peter. Ça change donc notre regard sur cette dernière. Quand Olivia comprend que Peter a besoin d’elle pour avoir l’autorisation de Broyles pour tester le prototype sur la machine, on perçoit comme un brin de déception   Elle ne pensait pas forcément à ce type d’aide.

J’aime qu’Astrid cherche désespérément Walter et s’agace avec son dispositif « micro-caméra » alors que ce dernier est déjà sur place avec Peter Very Happy   Les choses semblent se remettre progressivement en place et, par là-même, démontrer que Peter est dans la bonne timeline.

Si Walter a pris lui-même la décision de sortir du labo, il reste cependant atypique et imprévisible comme le démontre son coup de pied dans la roue de la voiture pour démontrer que les lévitations étaient dues à l’augmentation importante de la force électromagnétique. Le duo Peter/Walter est de retour et démontre une fois de plus la nécessité de leur collaboration pour mener à bien les enquêtes.

Là encore, on profite du plaisir de retrouver le trio Walter/Peter/Olivia et il est vrai que ça fait un bien fou de retrouver certains de nos repères. J’adore que Walter appelle Olivia et Peter comme s’il allait leur donner sa stratégie sportive ou encore leur confier un secret d’état… ce qui, finalement, n’est pas loin d’être le cas    J’adore leur réaction lorsqu’ils prennent conscience que c’est pour les inciter à s’arrêter en retour manger une tarte à la rhubarbe

Et c’est ainsi qu’ils entrent à Westfield !

On ressent dès le début une atmosphère pesante : cela tient du fait qu’il n’y ait pas de réseau, qu’il y ait beaucoup de vent, que l’endroit est désert… Pourtant ce commerçant avait l’air plutôt chaleureux et c’est terrible de le voir passer de cet état de bienveillance à un état de persécution (parce qu’inconscient de ses absences) ! Et voir Walter être littéralement perdu et contrarié de ne pas pouvoir profiter de sa part de tarte est unique ! Le sentiment de mal être s’accentue avec cette voiture abandonnée dans l’urgence (puisque la porte encore ouverte) et la cabine téléphonique qui, elle aussi, ne fonctionne pas : bref, ils semblent être coupés du monde extérieur. J’ai aimé le parallèle entre la découverte de cet homme blessé par Peter et l’agression de Walter par le commerçant. Heureusement, Peter intervient pour aider Walter qui ne sait pas comment se défendre face à l’état de crise du commerçant. Et c’est finalement, Olivia qui met un terme à cette dernière.

C’est lorsqu’ils décident d’emmener cet homme blessé (Cliff) à l’hôpital qu’ils prennent conscience qu’ils ne peuvent pas sortir de la ville, qu’indéfiniment ils y entrent à nouveau. Ils comprennent alors ce que Cliff voulait leur dire quand il affirmait qu’ils ne pouvaient pas partir. Et que Walter n’a aucune hypothèse sur ce qui leur arrive est carrément terrifiant. Les habitants ne sont pas des morts vivants mais c’est tout aussi angoissant : ils deviennent schizophrènes, oublient ce qu’ils sont et ce qu’autrui est, ils ont le sentiment de ne pas avoir vécu certains évènements de leur vie, de connaitre des personnes qu’ils n’ont jamais connu, d’avoir des enfants qu’ils n’ont jamais eu, d’avoir toujours leur conjoint décédé… comme si elles avaient des souvenirs d’une autre personne. Je pensais que Walter aurait compris avec la description des symptômes, c’est rare que je comprenne avant lui mais, là, ce fut le cas. Cela m’a fait penser au 2x14 et, par là-même, à une fusion des deux univers. Les personnes qui ne connaissent pas de fusion sont saines, les autres développent un état confusionnel, d’agitation, de persécution, de violence… qui aboutit à sa propre destruction. Les « non fusionnés » se sont réfugiés dans le collège : ils décident donc de les y rejoindre. J’adore le soupir de Peter quand Walter demande à être, lui aussi, armé et qu’il lui donne du « spray au poivre » est inattendu et forcément drôle   Et je rejoins Peter quand il dit qu’il faut qu’ils quittent cette ville… je n’aime pas les poupons, ils me font peur (comme les clowns d’ailleurs) alors voir cet homme errer dans les rues avec une poupée ensanglantée ne peut que me donner envie de fuir le plus rapidement possible.

Le fait qu’Olivia évoque Edina comme une enquête qu’elle a vécu et mené fait forcément tiquer parce qu’on ne peut que se demander si c’est que le mal l’atteint aussi : or on sait que cela ne peut toucher que les personnes ayant vécu à Westfield et dont les doubles alternatifs y vivent aussi. Walter confirme d’ailleurs qu’elle n’est pas atteinte. Alors on ne peut que se demander si c’est parce que les souvenirs de la timeline de Peter lui reviennent. Bref, si Olivia trouve une explication à sa sensation de déjà vu en mettant en avant qu’elle a dû le lire dans le débriefing de Peter, ce dernier, lui, semble perturbé par cet état de confusion. D’autant plus qu’elle continue à se sentir mal et finit même par lui donner son arme parce qu’elle craint de devenir comme les habitants de Westfield. L’attention de Peter envers elle par rapport à ses tremblements, ses pertes du mot et sa sensation d’être envahie par une autre personne est touchante et ça fait du bien de le revoir ainsi avec elle. J’aime qu’il la pousse à se faire faire un prélèvement par Walter et qu’il bouscule ce dernier pour qu’il cesse de l’inquiéter plus en lui donnant les résultats. Walter a un côté très paternel et très protecteur envers Olivia, il la rassure sans cesse : dans un premier temps, en lui assurant qu’ils pourront gérer les choses si elle était « contaminée » et, dans un deuxième temps, en lui assurant qu’elle va très bien. J’aime aussi que, pour la première fois, Olivia fait part de son plaisir à ce que Peter soit près d’elle et qu’elle évoque aussi les aspects positifs qu’il a envers Walter. Lorsqu’elle lui demande comment est SON Olivia rappelle le 2x21quand Alt!Livia lui demande la même chose. La réponse est plus profonde, plus affective parce qu’à présent leur amour s’est concrétisé (ce qui n’était pas encore le cas dans le 2x21 : « Elle est déterminée. Elle est très têtue. Elle n’aime pas perdre. Mais, elle voit le meilleur en chacun, même s’ils ne le voient pas eux-mêmes. (…) Elle m’a apporté une chose que je n’avais pas eue depuis la mort de ma mère… elle m’a donné un endroit que je peux appeler un foyer. Un endroit que j’ai eu envie d’appeler un foyer » La réponse d’Olivia est troublante parce que, pour la première fois, affective : « Elle a de la chance de t’avoir ».

Walter, suite aux résultats d’analyse de Teresa, comprend (enfin) qu’il y a fusion des deux univers ce qui explique pourquoi Cliff n’est pas atteint : son double alternatif a, lui, accepté le poste ailleurs et est parti de Westfield. Et c’est Peter qui pense à une expérience de Jones puisqu’ils savent qu’il a récupéré de l’amphibolite. J’aime vraiment la manière dont a été construit l’épisode et l’idée de la fusion des deux univers engendrant la disparition d’une ville entière. Et on ressent vraiment la même panique que les personnages parce qu’on sent Walter complètement dépassé ! Le compte à rebours nous met les nerfs à vif et Olivia a raison de pousser Peter à aller voir Walter parce que s’ils ont toujours réussi, c’est parce qu’ils travaillaient ensemble, parce que Peter lui pose les bonnes questions, le relance dans la direction qu’il faut et qu’il est lui-même très intelligent. Du coup, il aide Walter a trouvé la solution : le seul lieu où ils seront en sécurité (= qui ne disparaitra pas) est le centre réel de la fusion. Tout s’accélère mais comme des solutions se mettent en place (= lieu sécurisé, bus pour les y emmener…) et que l’on se retrouve dans l’action, l’adrénaline reste présente mais d’une manière plus positive ! C’est très beau de voir Peter et Walter travailler ensemble avec la même ardeur, ça fait un bien fou de les retrouver ! Histoire de continuer à nous mettre la tension, ils se retrouvent attaqués par un citoyen en pleine fusion (juste au moment où Walter rassure la fille de Cliff    ) et j’avoue que cet homme aux deux visages était terrifiant ! J’adore que Walter l’asperge de son spray au poivre… comme quoi il a eu son utilité Là encore, c’est Olivia qui en finit en lui tirant dessus. On a vraiment eu le sentiment d’être avec eux dans ce magasin de vélo et de vivre cette disparition incroyable ! J’adore le regard entre Olivia et Peter lors de la disparition de la ville. Même s’ils ne sont pas à côté, il y a une envie mutuelle de se protéger l’un l’autre.

Broyles confirme que c’est bien Jones qui est à l’origine de cette disparition et l’on peut imaginer que ce ne soit qu’un coup d’essai au vu de ce qui lui reste d’amphibolite.

On a de la peine pour Walter lorsque Peter part alors qu’il leur a fait des crêpes et encore plus lorsque ce dernier lui dit, avec enthousiasme, son espoir de pouvoir accéder à la machine (et ainsi retourner « chez lui »). On voit combien il s’attache à lui et on redoute que Peter ait raison lorsqu’il dit ne pas être dans la bonne timeline… parce que si réellement il n’y ait pas et qu’il doit repartir, cela va être dur pour Walter de reprendre une vie sans lui

La fin nous perturbe autant que Peter. Le petit mouvement de tête d’Olivia lorsqu’il la repousse donne le sentiment qu’elle reçoit des souvenirs et cela fait écho à la phrase de Walter lorsqu’il explique ce qui est arrivé à Teresa : « Vous vous imaginez inondés par des années d’expériences et de souvenirs qui ne sont pas les vôtres ? L’esprit, incapable de distinguer entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas » . Mais, comme ce dernier a assuré que son prélèvement était bon, ce serait les souvenirs de la timeline de Peter qui se remettent en place… j’avoue que tout ça me passionne mais que je suis un peu perdue. En tout cas, comme pour Walter, si Peter n’est pas dans la bonne timeline et se décide à retrouver la sienne, cela va avoir des conséquences sur Olivia qui semble, de par l’intrusion des souvenirs de celle de Peter, tomber amoureuse de lui

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MessageSujet: Re: Fringe   Sam 20 Juil - 16:42

4x13A Better Human Being »

Cet épisode est centré sur l’émergence des souvenirs de l’Olivia de Peter.

La première scène est touchante parce qu’on voit combien, ils sont tous les deux perdus par ce qui vient de se passer. Olivia apparait confuse parce qu’elle a conscience qu’elle connait depuis peu Peter et ce dernier parce qu’il ne comprend pas pourquoi, spontanément et naturellement, elle a agi comme SON Olivia. Il est normal de penser à des éventuels effets résiduels de Westfield mais j’aime que Peter insiste pour qu’elle se fasse observer par Walter si ces derniers persistent et qu’à peine la porte fermée, d’autres souvenirs surviennent.

L’histoire de Sean met en avant l’importance de réaliser un bon diagnostic en particulier concernant l’impact que ce dernier peut avoir sur la vie de la personne. Elle est en lien avec ce que vit Olivia et on ne peut qu’espérer que Walter fasse, comme pour Sean, le bon diagnostic.

Comme Peter, on n’arrive pas à se concentrer sur l’enquête, on reste focalisé sur ce qui arrive à Olivia et on ne pense qu’à en connaitre les raisons. Du coup, on ne peut que remercier Astrid qui s’est révélée déterminante dans l’enquête en prenant en charge Sean et ses hallucinations auditives.

Même si Walter a découvert l’erreur de diagnostic (concernant la schizophrénie) et perçu que les voix de Sean pouvaient être dues à une symbiose psychologique, une télépathie mentale, il apparait aussi très perturbé par Olivia. Et si les voix de Sean sont réelles, on peut espérer que les souvenirs d’Olivia le sont aussi

L’idée de revoir les souvenirs se remettre en place est vraiment sympa et bien introduite au sein de l’épisode : scène en HP avec, en parallèle, la 1ère rencontre Walter/Olivia/Peter ou encore celle dans la maison de Peter avec, en parallèle, le début de leur relation. Cette dernière est belle parce qu’on sent Peter très ému et, en même temps, terrifié par ce qui est en train de se passer. Et, pendant qu’il se ferme (par peur de reproduire son erreur passée), Olivia, elle, s’ouvre et s’épanouit comme si le vide dont elle parlait dans les premiers épisodes se remplissait, comme si elle redevenait pleinement elle. Le regard de Peter est terrible, il est vraiment tiraillé par le désir d’y croire parce qu’il a terriblement besoin de retrouver cette femme qu’il aime et son angoisse de se tromper de nouveau. Il s’est tellement persuadé qu’il n’était pas dans la bonne timeline, qu’il n’arrive pas à croire que cela puisse être possible.

J’aime ce contraste entre sa peur à lui et son assurance à elle : on la sent bien, sereine, épanouie, au clair avec ses sentiments contrairement à Peter qui bouillonne et qui ne sait plus quoi penser, qui s’interdit d’espérer. Pendant qu’Olivia apparait indifférente aux tests que Walter réalise sur elle, Peter, lui, est complètement concentré sur ces derniers (sans jamais la quitter des yeux). Il apparait déterminant, pour lui, de comprendre et ainsi savoir si elle est ou non SON Olivia. Et s’il refuse d’entendre ses propos, c’est parce qu’il est terriblement fragilisé par ce qui se passe.

La vie antérieure d’Olivia devient « un vieux rêve » : il semble donc qu’elle s’efface pour laisser la place à celle de l’Olivia de Peter. La théorie de Walter peut tenir la route : Olivia est, en effet, très empathique et le fait qu’elle reçoive, à son insu, des injections de cortexiphan peuvent accentuer cette aptitude. La scène où Walter se stoppe dans sa réflexion (sur le fait qu’Olivia canalise les pensées de Peter) nous rappelle qu’il connait des oublis importants (suite à l’intervention de Bell sur son cerveau et les traitements psy) et que c’est peut-être ce qui explique que les souvenirs ne lui reviennent pas à lui

J’aime que tout le monde demande à Olivia comment elle va alors qu’elle ne s’est jamais sentie aussi bien. En tout cas, on comprend pourquoi Lincoln préfère la voir malade… parce que si ce n’est pas le cas, elle est l’Olivia de Peter et n’a donc plus aucune chance d’avoir une relation avec elle

Si Walter apparait irrité envers Peter (et complètement injuste dans la responsabilité qu’il lui octroie), c’est parce qu’il est inquiet pour Olivia qu’il considère comme sa propre fille. Il veut la protéger des répercussions que ces souvenirs peuvent avoir sur elle. Il est persuadé que Peter commet la même erreur que lui c'est-à-dire prendre une Olivia qui n’est pas la sienne pour remplacer celle qu’il a perdu. Il confond son comportement lorsqu’il a kidnappé Peter et ce qui se passe actuellement avec Olivia. Il fait un transfert de son histoire personnelle sur Peter Or, je rejoins complètement Peter, il n’a rien fait pour que cela arrive, il a même encouragé la relation entre Olivia et Lincoln.

La scène dans le bureau est très belle. J’aime qu’Olivia repère cette minuscule cicatrice sur la main de Peter (qui est tout retourné par ce contact physique) et qu’en lui disant, avec un petit sourire, qu’il a peut-être raison parce qu’elle ne se souvient pas de cette dernière, elle accentue son trouble puisqu’elle est récente et qu’elle ne pouvait donc pas la connaitre auparavant … Son sourire quand il le lui dit montre que, pour elle, cela confirme qu’elle est bien SON Olivia… et cette fois, on sent que Peter se laisserait bien aller à le penser aussi. Cet effleurement de leurs mains est très joli

Si Walter ne cesse de montrer à Peter et Olivia combien il est en désaccord avec ce qui se passe, Olivia, elle, ne semble absolument pas en faire cas. Et la voir demander à Peter de l’accompagner est forcément drôle parce que Peter ne sait plus trop ce qu’il doit faire : obéir à Walter (qui lui fait comprendre qu’il ne doit pas s’approcher d’elle) ou à Olivia (qui l’incite à la suivre).

C’est bien qu’Olivia puisse dire à Peter combien sa réaction lui est difficile à vivre : « J’espérais voir ce regard dans tes yeux et il n’y est pas… ou il est là et tu le chasses (…) Je me sens incroyablement proche de toi. J’ai l’impression de te connaitre mieux que quiconque dans ce monde et lorsque tu me regardes, c’est comme si tout était faux (…) Je veux que tu me traites comme si tu me connaissais également mieux que quiconque. Parce que c’est le cas. » C’est lorsque Peter prend conscience qu’elle a des souvenirs de SON Olivia qu’il ne connait pas et qu’il ne peut donc pas lui avoir transmis qu’il commence vraiment à croire qu’elle est bien SON Olivia : « ça veut dire que la théorie de Walter ne peut être correcte. Je ne te projette pas mes souvenirs. Tu ne peux pas avoir des souvenirs que je n’ai jamais eus ». J’aime que, devant son trouble, elle lui rappelle qu’elle n’a pas peur de ce qu’elle ressent pour lui, qu’elle aime ce qu’elle ressent et que, quoi qu’il arrive, elle est prête à accepter cette relation

La scène où Walter découvre le fort taux de cortexiphan présent dans les analyses de sang d’Olivia et qu’il demande à voir Nina était, depuis que l’on avait vu l’implication de cette dernière dans les injections, attendue mais nous met mal à l’aise parce que l’on sent Nina réellement surprise et sincère lorsqu’elle assure qu’elle ne ferait jamais subir une telle chose à Olivia. Et, moi, j’ai envie de la croire (et pourtant je n’ai jamais eu très confiance en elle). C’est donc soit son double alternatif, soit un métamorphe de ce dernier qui est à l’origine des injections et qui se trouve, à la fin, auprès d’Olivia. Elle est là pour obtenir sa confiance et sa coopération. Après, je peux me tromper et, dans ce cas, la Nina qui est auprès de Lincoln et Walter mérite un oscar pour la justesse de son interprétation

La dernière scène est belle et, en même temps, surprenante dans ce que renvoie Olivia dans ce moment qui se veut très romantique. Son « j’ai besoin d’aller faire pipi » casse un peu l’ambiance (d’ailleurs Peter en est un peu retourné ) alors on va dire que c’était pour qu’elle sorte de la voiture et se fasse kidnapper mais ils auraient quand même pu lui faire dire qu’elle allait payer l’essence… ça aurait tout aussi bien fonctionné tout en restant dans le romantisme de la scène… après c’est peut-être pour nous montrer qu’Olivia est à l’aise avec tout, qu’elle est authentique ou qu’elle en avait vraiment très envie… Bref, ça restera un petit mystère pour moi mais, heureusement, ça n’enlève pas la beauté de la scène et ce qu’elle signifie pour les fans

Forcément, ça ne pouvait pas durer… et ils n’auront eu, cette fois, que quelques minutes de bonheur. C’est terrible de voir Peter seul dans cette station-service pendant qu’Olivia est séquestrée   



4x14The End of All Things »

Cet épisode marque le retour de Jones et la réactivation des aptitudes d’Olivia.

Si Peter et Lincoln se sont toujours respectés et appréciés, ils apparaissent à présent des rivaux. Et on sent toute la détresse de Lincoln lorsque Peter lui fait comprendre qu’elle peut être SON Olivia et qu’il est bien déterminé à ne pas la perdre de nouveau. Il se raccroche donc à la théorie de Walter qui est que c’est le cortexiphan qui transforme Olivia en celle de Peter et que l’arrêt des injections devrait remettre tout en place. Il a tellement peur de la perdre qu’il culpabilise Peter en l’accusant de lui voler son identité, sa vie… en clair de la lui prendre. Mais Peter reste concentré sur sa recherche d’une éventuelle caméra de surveillance : on perçoit, dans son attitude, un désir viscéral de la retrouver. Il s’arrête cependant pour le défier du regard et lui faire comprendre que si c’est bien la sienne, il ne lui laissera aucune chance de la lui prendre

Je reste sur mon idée que la Nina qui est auprès d’Olivia n’est pas celle qui l’a élevée. Le fait qu’elle assure que ce n’était pas elle lors de ce très bel entrevu où Olivia lui a dit qu’elle était ce qui se rapprochait le plus d’une mère n’apparait pas possible parce que l’émotion de Nina, à ce moment-là, était réelle. Et Olivia semble, elle aussi, avoir des soupçons.

Comme toujours Jones est un fan inconditionnel des aptitudes d’Olivia et cherche donc, pour la deuxième fois , à les activer. J’ai trouvé sa manière de le faire (= en torturant Nina) « too much » et la réaction d’Olivia surjouée mais, comme je reste dans l’idée que tout est un subterfuge, cela parait cohérent : Olivia surjoue pour les laisser penser qu’elle y croit (et ainsi connaitre leurs intentions réelles) et la mise en scène de Jones apparait risible parce que pas réelle (= puisque ce n’est pas la vraie Nina).

On perçoit, dans cette réunion improvisée des observateurs, combien September, en désobéissant aux ordres, a mis en colère celui qui semble être leur chef et qu’il va devoir en subir les conséquences. Et s’il apparait certain que ce n’est pas eux qui lui ont tiré dessus, il semble qu’il va y avoir punition.

L’interrogatoire de Nina par Broyles est troublant : cela fait bizarre de la voir être soupçonnée, et, perçue comme une ennemie potentielle. Et j’aime qu’elle se révolte, qu’elle ne se laisse pas, comme l’avait prévu Peter, impressionnée. Et si elle finit par ne plus parler, c’est parce qu’elle a compris qu’elle ne pourrait pas se défendre face à de telles preuves. Et là, ce n’est pas surjoué : ses réactions sont authentiques. Si elle a eu la pertinence de penser à un éventuel métamorphe, je suis surprise qu’elle n’ait pas poursuivi sa réflexion en évoquant la possibilité que ce soit son double alternatif.

On perçoit le taux d’angoisse de Walter à sa boulimie et, au vu de cette dernière, il est extrêmement angoissé par la disparition d’Olivia et de n’avoir qu’un palimpseste comme seule piste accentue cette angoisse. Ce qui le rend agressif envers Peter en lui affirmant qu’elle n’est pas SON Olivia et qu’en s’en persuadant, il l’a mise en danger. C’est terriblement injuste et non fondée, et, on ne peut que lui en vouloir parce que c’est ce qui va motiver le choix de Peter par la suite

Soit il y a encore des confusions entre ses souvenirs et les nouveaux, ce qui expliquerai que plutôt que dire les éteindre (concernant les ampoules), elle dise les allumer, soit elle teste Jones pour voir vers quoi, cette fois, il veut tendre. Jones l’informe que ses aptitudes sont bien plus grandes que ce qu’elle peut imaginer (mais, ça, Walter nous l’avait déjà dit) et cela pose forcément question concernant ses intentions réelles : c’est quand même drôlement risqué de déclencher les aptitudes de quelqu’un qui n’a qu’une envie, nous voir mourir !

Olivia tente de réaliser le test sans y mettre vraiment de conviction et on sent Nina trop attentive à ce qu’elle y arrive pour être vraiment SA Nina. Ce qui explique pourquoi elle n’y arrive pas, non pas qu’elle n’aime pas sa Nina, mais parce qu’elle sent que ce n’est pas elle, la combinaison amour-terreur (= peur pour les gens qu’elle aime) ne peut donc pas se faire ! Et si Olivia joue le jeu, c’est parce qu’elle se sait en danger et que, seule, elle ne peut rien faire. Il est vrai aussi que, jusqu’ici, ce n’est qu’en présence de Peter que ses aptitudes sont apparues et c’est ce qui la pousse à le dire à la fausse Nina, pour que Jones le fasse chercher et ainsi déclenche ses capacités et puisse s’en sortir.

La persévérance de Peter a permis de capter une image de celui qui venait réaliser les injections de cortexiphan à Olivia et ainsi d’avoir une chance de la retrouver. J’aime aussi qu’en se posant la bonne question (qui et pourquoi kidnapper Olivia), il en déduit que c’est Jones qui veut de nouveau l’activer. Et c’est une véritable surprise de voir September confirmer sa théorie. Il apparait comme il était apparu à Olivia dans le théâtre : blesser à la poitrine et au plus mal. Et le voir s’effondrer et perdre connaissance après avoir fait part à Peter qu’Olivia avait besoin de lui m’a toute chamboulée parce qu’au-delà des réponses qu’il peut nous apporter, September est celui qui croit en Olivia et Peter, qui est attaché aux mêmes personnages que nous et on tient forcément à lui

J’aime qu’Olivia profite de son heure de repos pour tester la fausse Nina et ainsi infirmer ou confirmer ses soupçons concernant cette dernière. En pensant pouvoir tout inventer, puisque la mémoire d’Olivia défaillante, elle s’est grillée. La scène où Nina s’effondre presque en hurlant est risible parce que, juste après qu’Olivia lui ait annoncé la nécessité d’être en contact avec Peter pour déclencher ses aptitudes, et, terriblement surjouée.

Je trouve bien que Broyles fasse part de la prédiction de September concernant la mort inévitable d’Olivia (= quel que soit le futur) et que Peter le sache parce que je me dis que ça restera dans sa tête et que cela aura peut-être son importance lorsque cela arrivera … mais Walter l'induit en erreur en pensant que la prédiction concerne ce qui se passe actuellement pour Olivia. Peter pense alors que September sait où elle se trouve et propose à Walter de lui faire partager sa conscience pour le savoir aussi. Comme dans le 3x19, Peter n’hésite pas à prendre des risques pour Olivia et j’aime parce que Lincoln, lui, reste à l’écart : on le sent dépassé et bien loin de se proposer à ce type d’expérience.

C’est frustrant de voir September stopper Peter dans son désir de savoir qui lui a tiré dessus parce que je pense que c’est un point très important de l’histoire. En faisant en sorte qu’ils manquent de temps, les scénaristes ont réduit nos chances d’avoir beaucoup de réponses et cela d’une manière subtile. On en apprend cependant un peu plus sur les observateurs : ils étaient (pourquoi l’imparfait ?) humains et sont un des futurs possibles, ce sont des scientifiques qui ont la capacité de voyager dans le temps (ce qui explique leur présence lors des grands moments de l’histoire de l’humanité). September fait part à Peter de son erreur : en distrayant Walternate, lors de la confection de son remède, il a perturbé le cours des choses… et ce n’est pas anodin qu’il en parle (rien est anodin dans « Fringe » ), je reste donc sur mon idée que tout sera rétabli quand cette première erreur sera réparée. Si j’adore September, je lui en veux cependant d’avoir évoqué Henry parce que je ne vois pas l’intérêt de le faire : Peter n’avait pas l’intention de renouveler son erreur avec Alt !Livia alors pourquoi lui imposer l’émotion de savoir qu’il a été papa d’un enfant avec cette dernière... même si j’aimerai que ce soit le cas, je ne suis pas certaine que ce soit dans le seul but de lui montrer que cet enfant était une erreur, qu’il n’aurait jamais dû exister. L’histoire d’Henry fait penser à celle de Mordred fils du Roi Arthur et de sa demi-sœur la fée Morgane ayant pris, pour tromper le roi, l’apparence de la Reine Guenièvre qui a engendré la perte du royaume et la mort de son père. September évoque la possibilité de réécrire son historie en particulier concernant celle avec Olivia et il insiste sur le fait qu’elle seule est la bonne pour Peter et celle avec qui il doit faire sa vie. Heureusement, l’émotion de Peter, quand il voit cette dernière, est aussi forte que celle où il a aperçu son fils Henry. Tout s’accélère avec l’arrivée, on suppose, des autres observateurs (qui viennent le récupérer), ce qui forcément met le trouble et la confusion puisque lorsque September dit qu’il doit rentrer chez lui, Peter pense qu’il parle de sa timeline. C’est terrible parce que c’est ce qui va le pousser à repousser, à la fin, Olivia.

Même s’il croit, de nouveau, que ce n’est pas la sienne, Peter se sent responsable de ce qui arrive à Olivia et ne veut donc pas rentrer « chez lui » avant de l’avoir retrouvée. Dès lors qu’Olivia aperçoit Peter, la réaction est immédiate, les ampoules s’allument et vont même au-delà et, même si la mort de ce pauvre homme est assez « too much », elle démontre cependant combien les capacités d’Olivia peuvent être grandes et j’espère que l’on en verra plus par la suite La fausse Nina en oublie d’ailleurs de jouer son rôle en observant avec quelle facilité Olivia réalise le test J’adore que, face à l’étendue de ses aptitudes, elle tente de l’attendrir mais que, cette fois, Olivia lui dise qu’elle sait qu’elle n’est pas celle qu’elle prétend être. De son côté, Jones apparait toujours aussi pervers en sacrifiant un de ses hommes pour pouvoir s’enfuir avec la fausse Nina : « soit un bon camarade et tiens les éloignés » Et sa phrase à Olivia, avant de passer la porte, est très belle : « Votre amour pour cet homme doit être profond »

Si les aptitudes d’Olivia sont importantes, les effets secondaires le sont aussi : vertiges, convulsions, pertes de connaissance. Et j’aime que Peter la soutienne jusqu’au bout. Aux consignes qu’il donne à Lincoln (concernant les médicaments à donner à Olivia), on perçoit que quelque chose ne va pas. S’il donne les consignes à Lincoln, c’est qu’il la lui confie. Il pense s’être trompé d’Olivia, être responsable de ce qu’elle vit (= perte des souvenirs de sa vie antérieure en faveur de ceux de SON Olivia) et ne veut donc pas la faire souffrir, elle et les siens, en particulier Lincoln dont il connait les sentiments pour elle. On voit combien il est ému de la laisser seule avec ses sentiments pour lui : « Je m’assurerai que Walter vous aide d’une façon ou d’une autre et qu’il vous rende votre vie. » Et j’avoue qu’on ne peut qu’avoir de la peine pour elle parce qu’on sent combien elle l’aime et combien vivre sans lui va être douloureux : « Peter, je suis amoureuse de toi et je ne peux pas stopper ça comme ça. Je ne veux pas te perdre ». On voit tout s’effondrer dans ses yeux au départ de Peter et on souffre avec elle mais aussi avec lui parce que je reste persuadée qu’il est en train de commettre une erreur et qu’elle est bien SON Olivia

PS : Lors de la réunion des observateurs, on perçoit qu’il en manque 6 : soit tous ne sont pas en accord avec la décision de celui qui semble pourtant être leur Chef, soit le taux d’absentéisme est aussi élevé que chez nous  



4x15A Short Story About Love »

C'est un magnifique épisode qui va au plus profond des affects des personnages. S’il apparait lent, sans intrigue trop prenante, c’est pour mieux savourer les émotions. Tout est mis en œuvre pour mettre en valeur ces dernières et j’aime

Je trouve la première scène entre Olivia et Nina, très belle, très douce, très pure et qu’il y ait des tulipes blanches accentuent cette sensation J’aime percevoir l’aspect plus affectif de Nina parce que cela m’aide à la voir autrement qu’une femme ambitieuse. La manière d’Olivia d’exprimer ses émotions est touchante parce qu’elle les accepte complètement et souffre que ce ne soit pas le cas pour autrui. Et on est aussi frustrée qu’elle parce qu’il est vrai que sa mémoire va au-delà de celle que Peter peut avoir de SON Olivia : des détails des affaires, des noms, des endroits qu’il ne connait pas… Bref, tout laisse à penser qu’elle est la bonne Olivia et personne ne veut l’entendre. Nina se trompe lorsqu’elle lui dit que cet amour pour Peter passera avec le temps, l’amour pour lui ne peut pas s’oublier… uniquement s’il est effacé (et encore !). Et elle prend conscience de l’impact de ce que vit Olivia lorsqu’elle perçoit que cette dernière oublie tout ce qui a fait sa vie antérieure, que les souvenirs de celle de Peter effacent les siens. Son émotion lorsqu’elle se rend compte qu’elle va disparaitre de ses souvenirs est touchante parce qu’on imagine ce que cela peut faire à une mère de ne plus exister en tant que telle pour son enfant

La scène entre Walter et Olivia est touchante tant la douleur d’Olivia transpire de tout son être. J’aime qu’elle lui dise qu’elle n’a rien dit à personne concernant la disparition de sa vie antérieure parce que tant que Peter était près d’elle, elle s’en fichait, elle se sentait bien. Mais, à présent, elle est dans le désir de retrouver sa vie d’avant parce que cet amour loin de l’être aimé la fait souffrir. C’est étonnant que Walter ne veuille pas automatiquement l’aider, qu’il veuille réfléchir… sans doute pour lui laisser le temps de le faire aussi et ainsi d’être sure de son choix. Le premier signe est ce couple qui se touche la main dans la mort parce que ça lui fait prendre conscience que quoiqu’il arrive l’amour va au-delà de la séparation, de la mort.

L’histoire d’Anson Carr rappelle celle du très grand « Parfum » de P. Süskind. C’est terrible d’en arriver à tuer pour revivre, le temps d’un baiser, son amour perdu. La manière dont il tue ces couples apparait extrêmement romantique et cruelle et ce mélange d’horreur et d’amour est perturbant parce qu’on a presque de l’empathie pour cet homme qui est pourtant un monstre dans sa manière d’agir. Confectionner une potion d’amour avec les phéromones de l’être aimé est un acte désespéré d’être aimé. Et cela renvoie à ce que vit Lincoln avec Olivia.

Le fait que Lincoln trébuche sur les affaires de Peter est terrible parce que, même absent, il est là pour le contrarier On voit combien il souffre de l’amour que lui porte Olivia, de son émotion de savoir qu’il est parti. La scène dans le bureau est pesante parce qu’on perçoit combien ils ne sont pas en accord dans leurs émotions, combien Olivia est loin d’avoir les mêmes sentiments envers lui. Et le voir lui proposer d’être une oreille attentive, de la réconforter nous fait presque pitié. Ce que j’aime, chez Olivia, c’est justement sa grande capacité à ne pas s’apitoyer sur autrui. Elle ne lui donne donc aucun espoir, ne lui dis pas ce qu’il veut attendre parce qu’elle n’a pas l’intention d’aller dans cette direction avec lui, en tout cas, pas tant qu’elle aura les souvenirs de l’Olivia de Peter. On voit, dans son attitude, combien elle ne veut pas de cet amour unilatéral.

Olivia apparait touchée par cette femme qui a renoncé à l’amour : « On était les meilleurs amis à l’université, il m’aidait toujours à soigner mon cœur brisé, à passer d’un garçon à une autre. Il ne comprenait pas pourquoi je continuais à subir ça, ce que je cherchais. Il ne voyait vraiment pas la différence entre aimer quelqu’un et être amoureux d’eux. C’est différent, vous savez. Mais les gens en ont marre de chercher et d’espérer ». Cela lui fait comprendre que non seulement elle n’est pas celle qu’Anson va tuer mais aussi et surtout qu’elle ne souhaite pas lui ressembler. J’ai adoré ce retournement de situation, percevoir que, finalement, la victime est la maitresse et non l’épouse.

Les derniers mots d’Anson à Olivia sont touchants : « Je ne veux pas que vous pensiez que je l’ai fait pour moi. Pas seulement pour moi. On n’est pas censé être seul. Chaque être humain a le droit de connaitre l’amour. Et si j’avais réussi, si j’avais trouvé les bons composés chimiques, juste les bons dosages, j’aurai pu donner au monde, ce que vous avez. L’amour. » et vont être déterminants dans son choix de conserver son amour pour Peter au détriment de sa vie passée

La discussion entre Walter et Peter concernant le sacrifice de ce dernier (= s’éloigner d’Olivia pour ne pas la faire souffrir) est touchante : « Je t’ai dit qu’éthiquement, la bonne chose à faire était de quitter Olivia… mais je ne sais pas si j’aurais eu la force de le faire ». Et lorsque Peter lui demande si c’est sa manière de le remercier d’avoir entendu son conseil, la réponse de Walter est très belle : « C’est une manière, particulièrement complexe, d’admettre que tu es un meilleur homme que moi » parce que ça fait écho à cette phrase d’Elisabeth dite en grec par Olivia à sa sortie de coma dans le 2x01. Cela démontre aussi que Walter est bien celui de sa timeline. Tout se remet en place pour Walter aussi mais pas de la même manière puisque sa mémoire est altérée. Bref, ce n’est pas dans les souvenirs qu’on le perçoit mais dans son comportement et j’aime cette subtilité

J’aime que September continue à désobéir à sa hiérarchie en plaçant un message dans l’œil de Peter et ainsi le conduire là où il veut. Il est malin, rebelle et tendre… je ne peux donc que l’aimer Entrer dans l’appartement de September m’a fait l’effet de rentrer dans la caverne d’Ali Baba : les piles de journaux, la mallette, les jumelles… c’est comme si c’était Noël et que je découvrais de nouveaux jouets Sans compter que cela permet enfin de connaitre le rôle de la « balise » du 1x04 . C’est énorme ce qu’il a organisé pour son retour. Et que ce soit Peter qui aide, à son tour, September à revenir est un joli clin d’œil à leur histoire commune

La dernière scène avec Nina est très émouvante et d’une justesse incroyable. C’est douloureux, pour elle, de prendre conscience qu’Olivia préfère renoncer à leur amour filial pour conserver son amour pour Peter qu’elle ne connait que depuis 3 mois : « J’ai réalisé ce qu’elle disait. Elle avait abandonné la possibilité de l’amour. De trouver l’amour. Et je me voyais en elle et je n’aimais pas ce que j’étais. Maintenant, tous ces souvenirs et émotions que je vis, ils viennent d’une meilleure version de moi. J’ai décidé de laisser les évènements suivre leur cours ». Et je la trouve très aimante dans ce qu’elle lui renvoie : « Ma mère disait toujours, encourage la quête de bonheur de tes enfants, même si ça les éloigne vraiment de toi ». L’émotion d’Olivia est pure et sa requête touchante : « Lorsque le jour arrivera, si je ne me souviens pas de ça, je veux que tu essaies, à nouveau, de construire quelque chose avec moi. Ne m’abandonne pas. » C’est beau qu’Olivia décide de renoncer à sa vie antérieure et cela malgré le fait que Peter soit parti parce que ça veut dire qu’elle préfère conserver l’amour qu’elle a de Peter plutôt que retrouver sa vie d’avant où elle se sentait vide.

L’émotion monte en intensité avec le retour de September (quel beau pied de nez à ses collègues qui l’avaient enfermé ), sa révélation sur la timeline de Peter : « Vous êtes chez vous depuis toujours. (…) il n’y a pas d’explication scientifique. Mais, j’ai une théorie basée sur un principe humain unique. Je crois que vous ne pouvez pas être totalement être effacé car les gens qui tiennent à vous ne vous laisseront pas partir. Et vous, vous ne voulez pas les perdre. Je crois que vous appelez ça l’amour » et sur Olivia : « Elle est vôtre Olivia » et, enfin, la scène finale qui est juste magnifique : pas un mot tout dans leur regard et leur sourire… dommage que cela ait été trop court Le baiser de la fin est presque plus beau que celui du 3x14 parce qu’on n'y croyait plus. On désespérait (comme Peter et Olivia) de les revoir ensemble. Bref, on avait peur qu’ils se perdent dans cette timeline et on est forcément ému de les voir enfin se retrouver.

C’est la 1ère fois qu’à la fin, on ne se pose pas de questions mais, là encore, c’est pour mieux nous faire savourer ce moment tant attendu, c’est un peu le calme avant la nouvelle tempête de questions (rien qu’en ce qui concerne la blessure de September et la motivation de Jones). D’autant plus que je reste sur mon idée que tout se remettra réellement en place que lorsque l’erreur initiale sera réparée c’est-à-dire quand September ne distraira pas Walternate et ainsi pourra sauver Peter grâce à son remède. Ce serait énorme de voir comment Peter (élevé dans le redverse auprès d’Alt!Livia) et Olivia (élevé dans le blueverse auprès de Lincoln) arriverait à se rencontrer et à s’aimer… il faudra bien 15 épisode de saison 5 pour raconter cela

PS : On parle moins de l’interprétation de Joshua Jackson parce qu’il n’a pas de double alternatif pour percevoir toute l’étendue de son talent mais cette saison 4 et en particulier cet épisode met vraiment en lumière ce dernier. La scène avec September lorsqu’il lui demande si Olivia est bien la sienne (par crainte de se tromper de nouveau) est magnifiquement interprétée, on peut percevoir tout son espoir puis toute son émotion quand il apprend que c’est la sienne. Tout est dans son regard et c’est très beau

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MessageSujet: Re: Fringe   Mer 24 Juil - 13:34

4x16 « Nothing As It Seems »

Cet épisode montre l’impact de l’effacement de Peter sur le projet de Jones.

Un épisode qui m’a mise mal à l’aise et j’aime ça ! D’un côté, on retrouve certains repères : Olivia & Peter, les affaires, l’humour de Walter et son attachement à Peter… et d’un autre, on perçoit que, finalement, rien n’est pareil, qu’il y a eu beaucoup de changements suite à l’effacement de ce dernier en particulier concernant Jones qui a pris beaucoup d’avance par rapport à l’ancienne timeline. Sans Peter, la plupart des affaires de la division Fringe n’ont pas été élucidées et Jones pas ralenti dans son dessein. Sans compter qu’il est encore en vie alors que, dans l’ancienne timeline, Peter avait rapidement mis fin à ses agissements en le coupant en deux

J’ai aimé la construction de l’épisode, la manière dont il est découpé, l’idée de reprendre une affaire que l’on croit connaitre et que, finalement, on ne reconnait plus parce que pas dans la même timeline

La psy du 3x01 est de retour (je ne l’aime pas, elle a un p’tit air d’Ombrage dans « Harry Potter ») et si, dans le 3x01, elle veut imposer à Olivia des souvenirs qui ne sont pas les siens, dans le 4x16, elle réfute des souvenirs qui sont les siens Lorsqu’elle annonce à Olivia que sa sœur Rachel est toujours mariée et qu’Ella a un frère, on est aussi abasourdie que cette dernière et on se rend compte que, dans notre tête, on est resté dans la timeline bleue. On comprend alors que, quoi qu’il arrive, Olivia va être en décalage avec pas mal de choses et que cela va engendrer certaines problématiques. J’aime qu’elle se raccroche au fait que, travaillant à la division Fringe, elle sait s’adapter aux phénomènes étranges.

A la tête de Broyles, on sait déjà que les résultats de l’évaluation psychologique ne sont pas bons et j’aime cet aspect des choses parce que je n’y avais pas pensé. Il était pourtant logique qu’Olivia soit mise à l’écart parce qu’elle n’a plus en tête les affaires sur lesquelles elle a travaillé et que cela peut fausser son jugement. Même si je la rejoins lorsqu’elle dit que cela ne lui enlève pas ses compétences, ça peut aussi engendrer des confusions. Le fait que 40% des informations de sa vie soient incorrectes apparait perturbant et ne peut que nous alerter sur la suite des évènements… jusqu’où un tel paradoxe peut aller

Ça fait drôle de voir Peter et Olivia de nouveau ensemble d’autant plus qu’ils n’apparaissent pas dans un début de relation mais dans une relation déjà bien avancée. Du coup, on est un peu perdu, on est en décalage avec eux. Bref, nos repères auraient dû se remettre en place et, finalement, on est bien plus perdu qu’en début de saison 4 Et on est complètement en accord avec ce que ressent Olivia : « Pourquoi ai-je cru que parce qu’on s’est retrouvé, tout irait bien ? Le monde n’est pas à la hauteur de toutes mes attentes » On sent Peter gêné pour elle parce que c’est lui, à présent, que l’on contacte. Les rôles sont inversés par rapport au début de saison : Peter devient l’agent et Olivia l’évènement Fringe

Le fait que ce soit Lincoln qui dirige les affaires (jusqu’au retour d’Olivia) est sympa, c’est sa p’tite revanche par rapport au couple Olivia&Peter Revoir le binôme Lincoln/Peter est sympa aussi et j’ai aimé qu’ils évoquent leur situation : c’est une réaction mature que d’en parler plutôt que s’observer tout en sachant ce que l’autre pense. Lincoln semble accepter que ce soit l’Olivia de Peter et, même s’il en souffre, il sait aussi qu’il ne peut pas combattre ça : « Je ne sais pas si elle vous l’a dit, mais lors de notre première rencontre, je venais de perdre mon équipier, Robert. Sa femme Julie et lui avaient cette incroyable relation. La façon dont elle le regardait. Olivia vous regarde de la même façon » C’est bien que Peter lui dise que c’est un type bien parce que, même si Lincoln perçoit cela comme péjoratif (« un brave gars »), Peter, lui, le pensait de la manière noble du terme, de la même manière que Walter lui avait dit qu’il était quelqu’un de bien lorsqu’il a annoncé qu’il voulait dire la vérité sur sa relation avec Alt !livia ou encore renoncer à Olivia dans le 4x15. Certes, pour le moment, ça lui fait une belle jambe mais ça lui servira peut-être plus tard... Après tout, Alt!livia a bien dit à Olivia qu’elle aimait « les chics types » : il pourrait la piquer à son double Cela ferait deux couples inter-univers

J’ai adoré l’entrée de Walter avec la boite à cadeaux parce que c’est un mélange d’humour et d’émotion. Je trouve ça joli d’avoir, pour faire son deuil, réalisé des cadeaux à chacun des anniversaires de Peter. Comme ce dernier, on est touché par ses mots : « Je sais que tu n’es pas lui, mon Peter, mais tu es ce qui y ressemble le plus » (bière pour ses 21 ans, magazine sexy pour ses 16 ans …). La scène où il prend Walter dans ses bras et le serre contre lui est jolie parce que c’est la première fois qu’il montre autant ses sentiments pour lui Son isolement et la non reconnaissance du début de saison (dû à son effacement) l’ont beaucoup marqué et on voit qu’à présent, il n’hésite plus à montrer son affection. Et l’émotion de Walter est très belle. Du coup, Lincoln stoppe cette dernière dont il se sent écarté en les ramenant à l’enquête. Que ce soit Walter qui, finalement, s’éclate avec les cadeaux de Peter est vraiment sympa

J’ai trouvé Lincoln fair-play en laissant Olivia rester avec eux. Et le fait qu’il se rende compte qu’elle oublie aussi les souvenirs qu’elle a de lui (comme leur conversation concernant l’acceptation, avec le temps, de l’étrangeté des affaires de la division Fringe) l’aidera peut-être à faire le deuil de leur relation avortée. En tout cas, même si elle se sent responsable de son agression (parce qu’en s’imposant à eux, elle a empêché Lincoln de demander des renforts), ce dernier peut quand même la remercier parce qu’il a eu chaud à ses fesses et que, sans sa rapidité d’intervention, il aurait pu y passer. J’ai adoré que Lincoln s’agace de tout parce qu’il a le sentiment t qu’il a la poisse, qu’il est voué à n’être qu’une victime. Il faut avouer qu’il a le don d’être transparent, de ne pas attirer l’attention sur lui. Bref, il se rebelle et il en devient forcément plus attachant

Le regard de Walter sur Olivia et Peter est tendre et qu’il fasse partager sa satisfaction à les voir ensemble à Lincoln est extrêmement maladroit J’adore qu’en essayant de se rattraper, il enfonce le clou en ne trouvant rien d’autre à lui dire que c’est rare de trouver un partenaire parfait aux échecs Alors, voir Lincoln regarder avec appétit le gras du ventre de Walter est sympa parce que de bonne guerre

Cette fois, Olivia prévient Broyles des avancées de l’enquête et lui fait part de la nécessité d’avoir des renforts. En attendant de connaitre la sanction (pour avoir désobéi aux ordres), elle se voit rester au labo (avec Walter qui se croyait seul avec son magazine sexy ) Elle sauve cependant, à distance, une deuxième fois les fesses de Lincoln en comprenant que les créatures sont nocturnes et qu’ils doivent allumer les lumières pour les neutraliser. Pauvre Lincoln, il a souffert dans cet épisode

Comme toujours Broyles apparait droit, honnête, juste : « Si vous êtes à 60% la Olivia que je connaissais, vous êtes toujours supérieur à 90% des agents avec lesquels j’ai travaillé. Et une division Fringe avec Olivia Dunham est meilleure qu’une division Fringe sans elle ». La scène où il la félicite pour son travail et lui dit « agent » est touchante. J’aime beaucoup l’intégrité de cet homme

L’évolution contrôlée de l’humain, la création d’une nouvelle espèce, la mutation par conception... Bell disait qu’une tempête grondait, est-ce dans ce sens que cette arche de Noé a été réalisée et pour survivre à cette dernière. L’humain en l’état ne pourrait survivre ? En tout cas, pour le moment je ne suis pas convaincue par ces espèces, c’est à la limite du ridicule et si cela m’intrigue, je n’ai pas forcément envie d’aller dans cette direction, il y a encore tellement à raconter et de réponses à donner.

Dans le 3x22, on percevait l’impact de la destruction d’un univers en faveur de l’autre, dans le 4x16, on perçoit l’impact de l’absence de Peter et, dans les deux cas, l’avenir semble compromis. Bref, je continue à dire qu’il faut que la faute de September soit réparée à sa base (= qu’il n’interrompt pas Walternate lors de la confection de son remède), pour que tout se remette en place. September a raison quand il dit que Peter est important parce que c’est parce qu’il est absent au départ qu’on est dans un tel merdier !

PS : J’ai adoré retrouver Ed (mon séducteur préféré ) et la réponse qu’il donne à Olivia (lorsqu’elle lui dit qu’elle est prise) : « Les meilleurs le sont. C’est l’histoire de ma vie ».



4x17 «Everything In Its Right Place »

C'est un épisode qui est centré sur le destin.

La sortie de Gene et sa tenue du FBI m’ont plus mise mal à l’aise qu’amusée, j’avais l’impression qu’on ridiculisait Peter et Walter afin de redonner un peu d’intérêt et de galon à Lincoln. Les pertes de mémoire d’Olivia suffisaient amplement pour justifier la collaboration de Lincoln avec le redverse : il n’y avait donc pas besoin de toute cette mise en scène qui, finalement, ne ressemblait pas à grand-chose sauf montrer le sentiment d’isolement, de mal-être et de non reconnaissance de Lincoln. Bref, j’ai préféré l’apparition de Walter et Peter à la fin parce qu’ils sont plus proches de ce qu’ils sont : professionnels et humains. On voit combien Walter est content de pouvoir aider le métamorphe tout ayant l’opportunité d’étudier leur fonctionnement et l’aspect altruiste développer par certains.

La scène où Olivia rend le labyrinthe à Lincoln est touchante parce que l’on voit à quel point elle a oublié leur relation et, même si je n’adhérais pas à cette dernière, on ne peut qu’être ému par la peine de Lincoln à être ainsi effacé des souvenirs d’Olivia. Dès lors qu’il explique le sens du labyrinthe, on perçoit que le redverse va devenir son « home » et je ne sais pas pourquoi mais, dès cet instant, j’ai su que ce serait au détriment d’Alt !Lincoln

J’avoue que si j’avais évoqué un éventuel rapprochement entre Lincoln et Alt !Livia, je ne souhaitais pas, pour autant, la mort d’ Alt !Lincoln. Le tuer (pour laisser sa place à Lincoln) donne le sentiment que les scénaristes sont allés dans la facilité (ce qui est rare dans « Fringe »). Du coup, pour moi, ça retire tout intérêt à voir Lincoln et Alt !Livia ensemble parce qu’à présent, leur relation ne peut qu’apparaitre malsaine. Je ne sais pas comment l’expliquer mais, pour moi, Lincoln est un personnage assez antipathique parce qu’aigri, envieux, revanchard… bref, je lui préférais largement l’assurance, la fiabilité et l’authenticité d’Alt !Lincoln et j’avoue que la mort de ce dernier m’a touchée parce qu’il était la seule version de Lincoln que j’appréciais. Alors, voir Lincoln s’approprier toute la vie de son double : SON univers (pour être un héros et non quelqu’un de transparent), SON Olivia (à défaut d’avoir eu celle de son propre univers), SON boulot… ne peut que rendre son personnage encore plus antipathique. Et j’ai trouvé peu respectueux son rapprochement avec Olivia à peine le corps de son double froid. On a presque l’impression qu’il a inconsciemment provoqué sa mort tant il paraissait envieux de sa vie. La scène où Alt !Livia apprend la mort de Alt!Lincoln est très émouvante : on la voit se décomposer, on ressent toute sa détresse et pourtant elle ne pleure pas, elle résiste (= mécanisme de défense pour ne pas être submergée par l’émotion, pour conserver la maitrise de soi)

Même la bonne nouvelle concernant la guérison du redverse et, par là-même, la réouverture de certaines zones sinistrées n’arrive pas à effacer le goût amer des derniers évènements et il apparait difficile de croire en un avenir des plus heureux. D’ailleurs tout est sombre et gris dans cet épisode (au niveau des couleurs).

La rencontre entre Lincoln et Alt !Lincoln m’a moins émue que celle entre Astrid et Alt !Astrid parce qu’on les sent moins touchés l’un par l’autre : ils sont plus dans la compétition et la critique. On ne peut d’ailleurs pas dire que la mort d’Alt !Lincoln ait réellement affecté Lincoln. J’ai aimé le fait qu’ils n’arrivent pas à trouver où leur route a divergé. Du coup, cela laisse à penser que c’est leur environnement qui a déterminé ce qu’ils sont et, même si ce n’est pas cohérent par rapport au principe des mondes alternatifs (qui diffèrent en fonction de nos choix), l’idée est intéressante. Concernant Astrid et Alt !Astrid, ce ne sont pas non plus leurs décisions qui ont eu un impact sur leur vie mais la pathologie autistique d’Alt !Astrid.

L’histoire du « métamorphe justicier » (qui tue les criminels pour ne pas avoir à tuer des innocents) n’a pas grand intérêt si ce n’est confirmer ce que l’on avait perçu dans le 3x04 (= les métamorphes peuvent avoir des émotions, des valeurs humaines et s’attacher aux personnes qu’ils côtoient) et amorcer la fin. J’ai trouvé énorme qu’ils utilisent la feinte classique des métamorphes (2x01 et 4x05), pour, cette fois, piéger le camp adverse Découvrir que Canaan était, en réalité, « le métamorphe justicier » m’a réellement surprise et j’ai adoré.

De même, j’ai été bluffée concernant la raison de l’intervention d’Alt !Astrid auprès d’Alt !Broyles, j’étais persuadée qu’elle l’avait démasqué et, finalement, c’était pour lui annoncer la mort d’Alt !Lincoln. On sent cependant que l’étau se resserre autour de lui. Cela se perçoit dans son comportement : face à l’évolution de l’enquête, il apparait aux abois. C’est terrible d’entendre Alt !Livia lui dire : « qu’est-ce qu’on a à perdre » lorsqu’il essaie de les empêcher d’intervenir et qu’au final, on apprend la mort d’Alt !Lincoln... c’est quand même une sacrée perte ! Mais certains diraient que c’est pour la bonne cause puisqu’avec l’arrestation d’Alt !Nina, on devrait en savoir beaucoup plus sur le projet de Jones… quoique je ne suis pas certaine qu’elle accepte de parler. Après, il y a aussi le tableau de surveillance qui peut nous permettre de connaitre l’identité de chaque agent du réseau de Jones.

Le fait que Lincoln offre son labyrinthe au « métamorphe justicier » est assez symbolique et démontre que Lincoln a fait le choix de rester dans le redverse, d’en faire son « home ».

En conclusion, un épisode qui m’a mise mal à l’aise mais qui promet de nouvelles réponses. Je retiendrais l’émotion de la mort d’Alt !Lincoln, la magnifique arrestation d’Alt !Nina, la surprenante guérison du redverse (qui me fait plus peur que plaisir parce que je continue à pressentir un avenir sombre) et le jeu toujours incroyable d’Anna Torv (en particulier dans la scène où elle apprend la mort d'Alt!Lincoln : tout est dans l’expression du visage).

PS 1 : J’ai aimé qu’Alt !Livia utilise Lincoln pour connaitre le deuxième prénom de Alt !Lincoln (Tyrone) et ainsi se moquer de lui

PS 2 : Scarlie me manque terriblement : je n’aime pas le redverse de la même manière sans lui. Et, avec la mort d’Alt !Lincoln, ça va être encore pire.



4x18 « The Consultant »

Cet épisode met en lumière le projet de Jones et la fin de la collaboration d’Alt !Broyles avec ce dernier.

J’ai beaucoup aimé cet épisode parce qu’il met en lumière tout l’intérêt du pont et de la coopération entre les deux univers. C’est un réel plaisir de voir ces derniers travailler ensemble

L’enterrement de Lincoln m’a touchée par sa simplicité, son intimité et j’ai trouvé la musique en accord avec la scène. J’ai aimé que tout soit exprimé sans aller dans le drama : la souffrance des parents : « Ce n’est pas juste. Nos enfants ne sont pas censés mourir avant nous » ; la difficulté à réconforter les proches : « Je ne sais jamais quoi dire dans ces moments là » ; l’envie de justice pour vivre au mieux la perte : « On fera tout notre possible pour trouver le responsable et le trainer devant la justice ». J’ai apprécié que Lincoln reste dans la voiture, qu’il ne s’impose pas dans une cérémonie qui ne le concerne pas vraiment. Si on comprend que Kirk Acevedo, de par ses impératifs professionnels, ne puisse être présent, il est cependant difficile de concevoir l’absence de Charlie aux obsèques d’Alt !Lincoln… il manque terriblement !

On sent dans l’attitude d’Alt !Broyles, dans son mal-être à se retrouver face à la peine de ces parents endeuillés (dont il est en partie responsable) qu’il commence à douter de la légitimité de sa collaboration avec Jones.

Les scènes entre Olivia et Peter étaient courtes mais agréables. On les sent amoureux, sereins, épanouis : ils n’ont pas besoin de le dire, cela se voit. Il est vrai que Walter fait adolescent dans sa manière de percevoir leur couple mais c’est complètement lui de se comporter ainsi et cela depuis la saison 1. C’est d’ailleurs ce qui fait penser que, lui aussi, est redevenu complètement lui-même : même s’il n’en a pas forcément les souvenirs, il a, à présent, retrouver complètement son attachement à Peter et son adoration pour son couple avec Olivia.

Là encore, on perçoit l’importance du binôme Peter/Walter dans la résolution des affaires : Peter comprend que les blessures sont dues à une ceinture de sécurité et Walter fait le lien avec le monde alternatif. L’idée de la fusion des deux univers est très bien mise en lumière à travers les cas de ces personnes et de leurs doubles alternatifs qui décèdent, en même temps, des mêmes conséquences alors qu’elles ne sont pas dans le même univers et, par là-même, en train de vivre la même chose. Cela donne le sentiment de perdre la maitrise des choses et c’est assez flippant ! J’ai adoré les allers-retours entre les deux univers, la réalisation et la construction de l’épisode

On voit combien Walter est affecté par les dégâts qu’il a causé au redverse en percevant tous les lieux qui ont été touchés par les brèches et j’aime qu’Alt !Livia le réconforte en lui disant que son univers est en train de guérir. On perçoit, dans son désir d’aider le redverse, combien il est important, pour lui, de continuer à se racheter de ses fautes

L’échange entre Lincoln et Olivia montre combien ils sont encore mal à l’aise lorsqu’ils sont ensemble. J’aime qu’Olivia s’inquiète de savoir comment va son double alternatif, comment elle vit le décès d’Alt !Lincoln : on voit qu’elle a avancé dans sa relation avec Alt!Livia, qu’elle est plus attachée à son bien-être. Le fait qu’elle dise à Lincoln que cette dernière a de la chance de l’avoir est une manière de lui dire qu’il est quelqu’un de bien mais aussi et surtout de se déculpabiliser par rapport à ce qu’elle lui a fait vivre en choisissant Peter : ça la rassure de le savoir auprès d'Alt!Livia, d’avoir quelqu’un avec qui se reconstruire.

Les scènes Walter/Lincoln/Alt !Livia étaient sympas : on voit combien il est compliqué de guider Walter dans ses pensées et de le suivre dans ces dernières. Ils apparaissent dépassés par sa manière d’être (et de faire) en particulier lorsqu’il sort de sa mallette la main d’une des victimes du blueverse ou encore qu’il s’énerve après Alt !Broyles On apprend ainsi que chaque univers vibre à une fréquence qui lui est propre (= le redverse vibre en « sol » et le blueverse en « do ») et que Jones fusionne les fréquences des deux univers pour les détruire.

Si dans le blueverse, c’est Olivia qui prend soin de Walter, dans le redverse, c’est le contraire, c’est Walter qui prend soin d’Alt !Livia. Et j’aime cet aspect-là des choses. Cela fait du bien de voir Walter dans ce rôle-là. La scène chez Alt !Livia était drôle et émouvante à la fois : voir Walter aller aux toilettes en robe de chambre est amusant et le fait qu’il s’arrête en percevant sa peine touchant. J’aime qu’il la laisse poser sa tête contre lui, qu’il prenne le temps de cuisiner pour elle, de l’écouter. Leur relation est très jolie. On les sent apaisés par rapport à leur conflit antérieur. Et cela valide notre ressenti propre : effacer l'aventure entre Peter et Alt!Livia a vraiment permis d’effacer notre rancœur et je trouve ça très fort de la par des scénaristes. Du coup, on profite pleinement de sa personnalité et on arrive plus à être touchée par ses affects. Voir Alt !Livia plus vulnérable nous permet de la voir autrement, de mettre plus de profondeur à son personnage. En tout cas, Walter a raison : la nourriture soigne tous les maux Ce temps d’échange a permis aussi à Walter d’évoquer la possibilité que ce soit Broyles la taupe de la division : « Personne n’est insoupçonnable ».

Si la découverte d’amphillicite a permis d’identifier Jones comme responsable des derniers évènements, je suis surprise que Walter n’ait pas pensé, avec ce qui s’est passé à Westfield, à la fusion des deux univers : je pensais qu’il y aurait tout-de-suite pensé d’autant plus qu’à l’époque, ils avaient évoqué le fait que la disparition de la ville n’était qu’une expérience et qu’au vu de la quantité d’amphillicite, Jones pourrait réaliser la même chose mais à une plus grande échelle.

La rencontre entre Jones et Alt !Broyles a le mérite de nous montrer le deal de leur collaboration : en échange de la guérison de son fils, il se doit d’obéir à ses ordres. Jones est conscient que la mort d’Alt !Lincoln a bousculé Alt !Broyles et il sait qu’en venant le provoquer chez lui, au contact de son fils, il ne peut que lui rappeler l’enjeu de leur collaboration et ainsi être certain qu’il aille au bout de sa mission. On comprend alors qu’il l’a choisi non seulement pour sa faiblesse (= maladie de son fils) mais aussi et surtout pour son statut au sein du redverse : il est, en effet, le seul à pouvoir accéder à la machine et ainsi mettre en place le boitier pour provoquer la destruction des deux univers.

Même si je reste déçue par la trahison d’Alt !Broyles (parce qu’éloignée de l’homme droit, juste et honnête que j’avais perçu dans la saison 3), les raisons de cette dernière nous touche forcément d’autant plus que nous avons vécu, avec lui, la maladie de son fils (dans le très bon 3x07 et que cela ne peut que nous renvoyer à l’histoire de Walter et Peter. Et puis, Jones dit une chose très vraie : « L’amour nous rend vulnérable ».

J’ai aimé l’échange entre Alt !Broyles et Walter et le fait que ce dernier lui fasse part non seulement de son sentiment de culpabilité : « Aucun des actes de Jones ne serait possible sans de bonnes conditions. J’ai créé ces conditions en traversant il y a des années. Si je ne l’avais pas fait, on n’en serait pas là actuellement » mais aussi son aveu concernant sa capacité à reproduire la même erreur : "Maintenant que j'ai rencontré mon fils adulte, que j'ai appris à le connaitre, je ne sais pas si j'agirai différemment" et c’est ce qu’il essaie de faire comprendre, à la fin, à Alt !Livia en lui disant : « Ne le jugez pas. Personne ne sait exactement de quoi il est capable, pour sauver ceux qu’on aime ».

Si cet échange a permis à Alt !Broyles d’avancer dans sa réflexion, c’est la prise de conscience du projet de Jones qui l’a réellement décidé à se rendre : en détruisant les deux univers, c’est comme si tous les sacrifices (humains) réalisés pour sauver son fils avaient été vains. A quoi bon sauver son enfant si c’est pour le voir mourir dans la destruction des univers.

Le fait que ce soit à Broyles qu’Alt !Broyles se soit rendu est symbolique et on perçoit, dans ce geste, qu’il respecte son double alternatif, qu’il a confiance en son jugement, en sa droiture, en sa protection aussi.

J’ai aimé l’évolution d’Alt !Nina au cours des différentes rencontres avec Alt !Livia : lors de leur première rencontre, elle se sent en supériorité, elle met en avant le fait qu’elle ne craigne rien ni personne et se délecte de pouvoir le dire à Alt !Livia et de s’autoriser à refuser de coopérer. Elle lâche cependant une information importante concernant le projet de Jones : « Vous devriez vous inquiéter pour votre monde car si vous pensez que les choses vont mal, en ce moment, elles vont encore empirer ». Bref, on savait déjà que ça puait mais là on a la certitude que ça pue vraiment Lors de leur deuxième rencontre, on perçoit, chez Alt !Nina une légère perte de confiance et on la sent plus déstabilisée. Sans compter qu’elle se fait bluffer, en beauté, par Alt !Livia (qui, en insinuant savoir que la taupe est Alt !Broyles, a obtenu la confirmation que c'était bien lui). Enfin, elle apparait beaucoup plus angoissée lorsqu’elle comprend, en voyant Alt !Broyles se faire enfermer, qu’elle a été dupée par Alt !Livia. Elle prend conscience que le projet va, finalement, peut-être capoter ou se réaliser sans elle. Bref, qu’elle n’est peut-être, en effet, qu’un pion.

La relation Astrid/Alt !Astrid me touche beaucoup parce que, n’ayant pas d’antécédents conflictuels, elles fonctionnent comme deux sœurs et je trouve cela joli surtout pour Alt !Astrid qui, jusqu’ici, vivait dans un désert affectif. Son sourire lorsqu’Astrid lui offre du café est juste magnifique C’est beau toute l’affectivité que lui renvoie Astrid, ça aide Alt !Astrid à plus s’extérioriser, à être plus ouverte, plus réactive envers son environnement et autrui. J’ai aimé qu’elles fassent, toutes les deux, le lien entre les personnages des deux univers parce qu’elles représentent, pour moi, le plus bel exemple de collaboration entre ces derniers : elles sont pures dans leur relation

Le fait que Walter dise à Alt !Livia qu’il est, à présent, attaché au redverse est révélateur : cela démontre qu’il l’apprécie beaucoup et qu’il lui fait suffisamment confiance pour lui confier la protection ce dernier. Comme Walter, je suis friande non pas du redverse mais de la collaboration des deux univers

Maintenant, il serait bon que Lincoln exprime ses affects réels concernant son désir de rester dans le redverse, qu’il cesse de mettre en avant des raisons qui ne sont plus valables (les coupables étant arrêtés ou identifiés). Bref, qu’il assume le fait qu’il y reste parce qu’il s’y sent bien. Ceci dit, je pense qu’Alt !Livia n’est pas dupe et qu’elle a bien compris qu’il avait le béguin tant pour elle que pour son univers

PS : J’ai cru un instant que Walter avait uriné sur les murs du pont mais, non, j’ai regardé à nouveau il y a bien une pancarte indiquant des toilettes  

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MessageSujet: Re: Fringe   Dim 28 Juil - 0:30

4x19 "Letters Of Transit"

Cet épisode nous entraine en 2036 dans un monde sous l’emprise des observateurs et où Olivia n’est plus.

L’épisode apparait plus comme une introduction à la saison 5 qu’un épisode à part entière mais, à travers ce dernier, les scénaristes démontrent qu’ils ont encore plein d’idées dans leur besace, et, non seulement c’est énorme mais en plus très excitant !

Dès le début, on se retrouve dans un monde qui ne peut que nous renvoyer à notre propre histoire puisque le régime des observateurs ressemble, en beaucoup de points, à celui des nazis avec les résistants (Natifs) et les collabos (Loyalistes), le couvre-feu, les ghettos... Je n’aurais jamais pu imaginer que les observateurs prendraient le contrôle de notre univers et deviendraient des oppresseurs ! Et, en même temps, je me dis que j’aurais dû m’en douter parce que le fait d’observer les grands évènements ne pouvait pas être anodin, tout comme leur visage dénué d’expression et d’émotion ou encore l’absence de femmes dans leur « confrérie ». On apprend donc qu’en 2609, ils ont détruit la planète (en l’intoxiquant) et que c’est ce qui les a motivés à voyager dans le passé afin de repérer la meilleure période de l’histoire de l’humanité (2015) et s’y imposer dans la violence (purge). Cela réactive la question de qui a tiré sur September : est-ce les siens ? Pourquoi ne le voit-on pas ? Existe-t-il encore ? Fait-il partie de la résistance ?

De son côté, la division Fringe s’est vue être rétrogradée et reléguée à s’occuper des Natifs.

Dès son apparition, j’ai su qu’Etta était la fille de Peter et Olivia d’abord parce qu’elle est un joli mélange des deux (elle a les yeux et le cynisme de son père et le visage et la détermination de sa mère) et ensuite parce qu’on la sent impliquée affectivement dans la recherche de Walter et sa team.

Quand Rick frappe un des observateurs ou encore crache sur le capitaine Windmark, on est de tout cœur avec lui parce qu’il y a un tel manque d’humanité chez ces derniers qu’on en arrive à en avoir du dégout et cela fait du bien, finalement, de voir une réaction humaine même si cette dernière est de la colère. On savait déjà que les observateurs avaient des aptitudes singulières, on le perçoit complètement lorsque Windmark s’attaque à Rick : uniquement par le regard, la pensée. Heureusement, Etta en a aussi (= dissimuler ses pensées) ce qui lui permet de récupérer Rick (temporairement) en vie et ainsi avoir la confirmation qu’elle avait raison concernant « l’ancienne team » : Walter, Astrid, Peter et Olivia. J’aime qu’instinctivement, Etta saisisse son pendentif quand elle prend conscience qu’elle a, devant elle, son grand-père (Walter). Elle va alors mettre tout en œuvre pour le libérer et retrouver le reste de sa team

Son duo avec Simon fonctionne bien et ce dernier n’est pas sans rappeler Peter dans sa manière d’être. Et on voit, dans ce qu’il lui confie de sa vie, qu’il est attaché à elle et que c’est réciproque puisqu’elle lui dévoile qu’elle avait 4 ans quand elle a vu, pour la dernière fois, ses parents, qu’elle ne se souvient plus de leurs visages. De nouveau, elle touche son pendentif et on ne peut que deviner que ce dernier est en lien avec Olivia (puisque, selon September, destinée à mourir).

On découvre que Walter a utilisé l’ambre dans l’espoir de survivre (à la purge) et ainsi changer les choses dans le futur. J’aime qu’ils apparaissent comme une légende, les sauveurs, la « dream team »

Broyles apparait brisé, perdu sans Olivia et les Bishop. On perçoit qu’il a perdu tout espoir, tout désir de se battre et ça fait mal de le voir ainsi ! Lors de son entretien avec Windmark, on apprend que les observateurs se saoulent à l’eau (il faut dire qu’ils sont tellement « sans vie » que cela n’est pas étonnant qu’ils puissent se souler avec rien ) et que Rick a été éliminé, non pas par un Loyaliste, mais un Natif … et que ce type d’assassinat n’est pas rare !

C’est un plaisir de retrouver Walter qui apparait, dans un premier temps, complètement lui-même : gourmand, séducteur et altéré au niveau mnésique. On comprend, à l’espoir de Simon en ce dernier, qu’il avait trouvé une solution pour se débarrasser des observateurs mais il apparait incapable de pouvoir en parler puisque très altéré au niveau mnésique suite à un traumatisme. J’aime qu’Etta rappelle à Simon qu’il est important qu’ils aient la team au complet : on sent combien elle est attachée à cette dernière et cela confirme encore un peu plus qu’elle est la fille de Peter et Olivia

C’est Nina (aux cheveux blancs) qui va les aider à soigner Walter de ses dommages cérébraux en les envoyant récupérer ses morceaux de cerveau à l’ancien siège de Massive Dynamic. Contrairement à Broyles, on la sent encore dans le combat, dans l’espoir de changer les choses et on voit combien elle est émue de voir Walter :cela la conforte dans l’idée qu’il faut continuer à y croire. Son sourire, en percevant que Walter lui a réparé son bras, est très joli parce qu’un vrai rayon de soleil dans ce visage depuis (trop) longtemps fermé. Si le cerveau de Walter est endommagé, son génie, lui, est resté intact.

L’ancien siège de Massive Dynamic étant « en ville », Simon et Etta se doivent d’y aller accompagnés de Walter. J’ai adoré la scène de la gare où Walter insulte les Observateurs parce que, pour lui, ils restent des ennemis et qu’il n’a pas vécu sous leur régime. Et on commence à avoir peur lorsqu’il monte en puissance en assurant ne pas être un prisonnier, qu’il est un homme libre. Heureusement, son attitude est tellement décalée qu’on ne peut que croire Simon lorsqu’il dit qu’il n’a plus toute sa tête J’aime que Simon évoque le fait qu’il soit le grand-père d’Etta parce que, sans le savoir, il dit la vérité.

On redoute forcément ce que va devenir Walter avec la totalité de son cerveau puisque, depuis la saison 1, on ne cesse de nous rappeler que Bell lui en a retiré, à sa demande, des morceaux parce qu’il n’aimait pas ce qu’il devenait. Et il faut avouer que le changement est, en effet, important : on voit son sourire et la douceur de son regard se transformer dans la seconde (John Noble est vraiment un acteur extrêmement talentueux ) et on ne peut qu’espérer retrouver notre Walter… dès qu’il aura libéré le monde de l’emprise des observateurs Parce que, pour le moment, il apparait évident que l’on a besoin de toute sa mémoire et de l’ensemble de ses compétences… qui sont juste énormes ! Il suffit de voir avec quelle facilité il fait disparaître un building entier. En tout cas, il est beaucoup moins drôle que le notre et on a le sentiment de voir Walternate (de la saison 3) dans les vêtements de notre Walter.

C’est lorsqu’Etta insiste sur la nécessité qu’il travaille avec sa team, qu’il lui fasse part du lieu où elle se trouve que Walter comprend que c’est sa petite-fille qu’il a en face de lui. Simon le comprend aussi et c’est ce qui va le motiver à se sacrifier et ainsi lui permettre de connaitre ce père dont elle ne se souvient plus du visage !

Heureusement, Broyles fait en sorte que le Loyaliste (qui a interpelé Etta, Walter et Simon à la gare) n’alerte pas « la ville » et retrouve, lui aussi, l’espoir de voir le cours des choses changer lorsqu’il comprend, au réglisse, que Walter est de retour.

C’est une vraie surprise de voir que Bell, est, lui aussi, ambré. Mais notre joie de le retrouver est de courte durée puisque sa position dans l’ambre renvoie à celle de Simon et que si ce dernier s’est sacrifié pour éjecter Peter de l’ambre, Bell, lui, semble avoir sacrifié Olivia en l’éjectant de l’ambre (puisque la seule absente). Et que c’est ce qui a engendré sa mort. Et si Peter a pu voir le visage du tueur dans le 3x19 (lorsqu’il partage sa conscience avec Olivia), c’est parce que Bell a connaissance de son visage : Olivia a dû se faire tuer devant lui. Cette hypothèse est plus que probable lorsqu’on voit à quel point Walter en veut à Bell. Et si Astrid peut comprendre sa rancœur, elle apparait choquée de voir jusqu’où il est capable d’aller pour arriver à ses fins (= couper la main de Bell afin d’accéder à une salle ou un coffre…) : « notre » Walter (= celui diminué au niveau cérébral) n’aurait pas agi aussi violement.

On a la confirmation qu’Olivia est morte lorsqu’on perçoit enfin ce qu’est le pendentif d’Etta : une balle (sans doute celle qui a tué sa mère). Et c’est parce que l’on sait qu’elle est morte que les retrouvailles entre Etta et Peter sont d’autant plus émouvantes. On voit, dans leur regard, combien ils sont heureux de pouvoir se retrouver mais aussi combien ils souffrent d’avoir perdu Olivia en route L’émotion de Peter est aussi belle que lorsqu’il avait appris, par September, qu’il avait eu un fils (Henry) et je trouve touchant que Peter et Olivia aient appelé leur fille Henrietta en hommage à ce dernier.

L’épisode se termine au commencement de tout et je suis bien heureuse de savoir qu’on aura une saison 5 pour ne pas être frustré des possibilités que cet épisode nous laisse entrevoir Et si elle redémarre à partir de cet épisode, ce sera le temps de voir comment Walter, Peter, Astrid et Etta vont libérer leur univers de l’emprise des observateurs et sauver Olivia (mais aussi Simon). Je ne pense pas que toute la saison se déroulera en 2036.

PS : J’ai adoré ce nouveau générique, j’aime « Fringe » aussi pour sa capacité à mettre en place des génériques en fonction de la période ou de l’univers Celui-ci est particulièrement froid et sombre, comme les observateurs !



4x20 « Worlds Apart »

Cet épisode met fin au pont et, par là-même, à la collaboration entre les deux univers (j’espère temporairement). Et cela donne un goût de nostalgie parce qu’on sent que la boucle va bientôt être bouclée

On voit combien Walter est touché par ce qu’il s’apprête à annoncer aux deux univers. Le port de la cravate montre à quel point il prend cela au sérieux. J’ai adoré qu’il illustre sa théorie à travers des dessins très enfantins, cela a permis de mettre un peu de légèreté et d’innocence à la gravité de la situation.

Jones souhaite recréer le bing bang pour faire son propre univers et ainsi contrôler les lois de la physique et de la nature. Dans cette optique, il a conçu de nouvelles espèces et un lieu pour les protéger de l’apocalypse afin de repeupler son nouveau monde. C’est lorsque Walter fait la réflexion que Jones doit avoir un esprit remarquable pour mettre au point un tel plan qu’on devient presque certain du rôle de Bell dans ce dernier (d’autant plus après l’avoir revu dans le 4x19). Jones ne peut pas être aussi intelligent ou alors l’élève a dépassé son maitre

On voit combien cette nouvelle émeut Walternate. Lui, qui a longtemps pensé que son plus grand ennemi était Walter. Et j’ai aimé qu’il prenne sa défense en faisant part aux deux Fringe division que tout est possible, et, qu’au vu du personnage de Jones, ils doivent prendre en considération la théorie de Walter. En validant cette dernière, il lui montre qu’il lui a pardonné ses actes passés (kidnapping de Peter, altération du redverse…), qu’à présent, il a confiance en lui. Et on voit combien cela touche Walter !

Si j’étais très heureuse de revoir les enfants traités au cortexiphan, j’avoue que j’aurais préféré les voir autrement que du côté de Jones (là encore leur présence laisse à penser que Bell n’est peut-être pas loin). Ils jouent même un rôle déterminant dans la réalisation de son projet puisque ce sont eux qui, dans les 4 coins du monde, provoquent les séismes dans les deux univers. Ils utilisent leur double alternatif pour changer la nature vibratoire et ainsi détruire les deux univers en les fusionnant

C’est Alt !Nick qui permet à Lincoln de comprendre que sa vision a un lien avec son double alternatif et on ne peut que le remercier d’en informer Olivia qui, elle, connait Nick Lane. Cela lui permet de comprendre que Jones utilise les enfants traités au cortexiphan pour provoquer les séismes.

Peter est le premier à évoquer la fermeture du pont pour contrer le projet de Jones et ainsi sauver les deux univers. Et même si, inconsciemment, on sait que c’est la seule solution, on préfère se raccrocher à l’idée que Walter va en trouver une autre parce que, comme lui, on s’est attaché au redverse. La fermeture du pont aura plusieurs conséquences : la perte de la collaboration entre les deux univers, des liens qu’ils ont créés entre eux, la fin de la guérison du redverse et l’éventuelle disparition de Peter (à l’arrêt de la machine). Du coup, on se raccroche à la solution d’Olivia : retrouver Jones pour empêcher la prochaine attaque.

Olivia se connecte à Alt !Nick pour savoir où Nick Lane se trouve afin de l’interroger sur Jones. C’est étrange et triste à la fois de voir ce dernier assurer à Olivia qu’elle ne doit pas craindre Jones, qu’il est de leur côté, que l’explosion des univers est le prix à payer pour bénéficier d’un monde meilleur Heureusement, Olivia n’est pas dans le même état d’esprit et j’ai aimé qu’elle défende le redverse, qu’elle lui assure que le blueverse n’est pas en guerre avec ce dernier, qu’au contraire, il permet de le guérir et que Jones l’utilise à des fins personnelles.

On comprend que Nick ne collaborera pas lorsqu’on perçoit qu’il n’a pas d’attache, qu’il n’a personne à qui se raccrocher dans cet univers et qu’il nourrit des idées suicidaires. Jones a su utiliser son sentiment de culpabilité (par rapport au suicide de sa sœur engendré par son empathie inversé) pour le faire adhérer à son projet en lui promettant de l’aider à contrôler son aptitude et de se racheter en créant un monde meilleur. Si Olivia a cru avoir réussi à le convaincre de les aider, j’avoue que je n’en étais vraiment pas convaincue et que je n’ai donc pas été surprise de voir que l’entrepôt n’était qu’un leurre pour pouvoir échapper à la Fringe division.

A partir de là, on sait qu’il n’y a pas d’autre solution que de fermer le pont et qu’il est temps, pour les personnages, de se dire au revoir

Walter/Walternate : j’ai trouvé beau que ces deux pères expriment leur affection envers Peter. Voir Walternate faire l’éloge de l’intelligence, l’altruisme, la gentillesse de ce fils dont il va définitivement être séparé est touchant. J’ai aimé qu’il rejoigne Walter, qu’il s’asseye à côté de lui et qu’ils évoquent ensemble leur crainte que Peter disparaisse à l’arrêt de la machine. Et même si Walter met en avant le fait que si la machine l’a ramené, ce n’est pas pour le reprendre, on perçoit combien il a peur de se tromper. Le geste de Walternate envers Walter est beau parce qu’il montre, à travers ce dernier, qu’il lui pardonne et qu’il a conscience de son réel désir de sauver les deux univers

Lincoln/Peter : même si il n’y a aucune surprise à voir Lincoln choisir de rester dans le redverse, le parallèle avec Peter est sympa : ils sont les seuls à laisser leur univers pour aller vivre dans celui de la femme qu’ils aiment. Et même si je ne digère toujours pas la mort d’Alt !Lincoln et le fait que cette dernière permette à Lincoln de s’approprier sa vie, si cela convient à Alt !Livia, on ne peut que leur souhaiter une belle vie.

Olivia/Alt !Livia : J’ai adoré qu’Alt!Livia avoue qu’elle aimerait ressembler à Olivia sur beaucoup de points parce que c’est ce qu’on ressent depuis le début de leur collaboration, on perçoit qu’elle lui envie son altruisme, son professionnalisme, ses aptitudes, sa détermination… Et qu’Olivia lui renvoie le compliment est beau aussi parce qu’on sait que c’est sincère: « Elle est comme moi mais en mieux : elle a toujours sa mère, on n’a pas fait d’expérience sur elle étant enfant, elle sait rire, elle a de vrais amis, ça lui arrive même de porter des robes » (3x12). Le fait qu’elle lui dise de continuer à lever la tête après la pluie est très beau parce que plein de poésie et d’espoir de voir guérir le redverse et ainsi lui rendre ses arcs-en-ciel. Et on sait déjà qu’elle fera tout pour les faire revenir

Astrid/Alt !Astrid : j’ai aimé qu’Alt !Astrid soit la première à avoir un geste affectif et j’ai trouvé ce petit signe de la main très touchant

J’ai apprécié qu’au moment de la fermeture du pont, il n’y ait pas eu de long discours parce que tout avait déjà été dit et que le « It’s time » était parfait dans l’émotion que cela représentait.

Enfin, j’ai aimé que les derniers mots de Walter valident notre propre ressenti : « Je pense qu’ils vont me manquer ».

PS 1 : La rencontre entre Lincoln et Alt !Nick nous a permis de savoir pourquoi Alt !Lincoln semblait connaitre Nick Lane dans le 2x21 : ce dernier est sorti avec la sœur de son double alternatif.

PS2 : Je ne comprends toujours pas pourquoi Jones a déclenché Olivia alors qu’elle n’adhérait pas à son projet… quel intérêt de se mettre soi-même une épine dans le pied

PS3 : J’ai aimé que le premier réflexe de Walter, à l’arrêt de la machine, soit de vérifier que Peter est toujours là et de le toucher pour s’en persuader Et, cette fois, Peter est bien là  

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MessageSujet: Re: Fringe   Sam 3 Aoû - 11:10

Les épisodes 4x21 et 4x22 « Brave New World” mettent en lumière le projet de Bell, le rôle que tient Olivia dans ce dernier, l’évolution de la relation Peter/Olivia et l’arrivée des observateurs.

4x21 « Brave New World” (Part 1)

L’idée de combustion spontanée m’a beaucoup plu : elle donne un sentiment d’impuissance et de stress et on ne peut que remercier cette femme de comprendre ce qui se passe : « bouger, c’est mourir ». Alors, on se tétanise avec eux.

J’aime quand Walter est frustré parce qu’il est désobligeant. Et le fait qu’il ne puisse pas approcher de la scène l’a rendu quasi hystérique au point d’en oublier son kit de travail lorsqu’enfin, on l’autorise à approcher. Cela démontre combien il est obnubilé par la science. S’il est à l’aise avec le corps des victimes (allant jusqu’à leur parler), il l’est beaucoup moins avec les survivants qui lui demandent de l’aide et j’ai aimé que Jessica lui fasse remarquer, et, qu’il lui dise qu’il est humain et qu’il s’interroge sur une invasion extra-terrestres est forcément drôle. J’ai aimé leur relation, leur dialogue. On sent que Walter est troublé par Jessica : son courage et sa sérénité (malgré ce qu’elle est en train de vivre) le touchent. Grâce à son attention envers elle, à l’observation de ses doigts, il met en lien l’évènement et l’escalator. Les recherches auprès de ce dernier permettent de découvrir que la combustion spontanée n’est pas due un virus mais à des nanites qui sont déclenchés par la mise en mouvement des personnes les ayant contractés engendrant une surchauffe responsable de la combustion spontanée de ces dernières.

J’ai aimé que Jessica se porte volontaire : on voit combien elle a besoin de faire avancer les choses, même si cela risque de lui couter la vie. Et puis, elle a bien entendu que, de toute manière, même sans bouger, son temps était compté. Si Walter est satisfait de cette proposition de les accompagner et d’être leur cobaye, Olivia, elle, ne semble pas comprendre ses motivations réelles mais, comme toujours, elle se donne comme mission de la protéger au mieux. Et d’avoir évoqué, avec Peter, l’éventualité d’être mère la rend encore plus sensible au cas de Jessica : elle redoute que la fille de cette dernière perde sa mère. C’est cette peur-amour qui va déclencher une nouvelle aptitude (= pouvoir kinétique) et ainsi sauver la vie de Jessica. Si Olivia continue à ne pas savoir comment développer et contrôler ses aptitudes, Walter, lui, semble, pour la première fois, inquiet par la puissance de ces dernières et de l’énergie qu’elles nécessitent.

On apprend par Broyles (et les vidéos de surveillance) que c’est Jones qui est responsable de l’incident des nanites, qu’il est donc dans notre univers mais je reste aussi perplexe qu’Olivia concernant le lien entre cette infection aux nanites et son projet de fin du monde et, par là-même, ses intentions réelles (si ce n’est, comme on le verra plus tard, mettre Jessica en contact avec la team).

La confirmation de ce dont on se doutait concernant le rôle déterminant de Bell dans le projet de destruction des univers m’a rendu triste parce que, même si j’ai commencé la série en me disant qu’il était l’investigateur de tout, les épisodes 2x22, 3x18 et 3x19 m’avaient laissé espérer qu’il était finalement un allié. Devoir le remettre dans le clan des ennemis m’a été difficile. A travers sa métaphore sur les échecs, on comprend qu’il est prêt à sacrifier n’importe qui y compris son meilleur pion/allié pour en arriver à ses fins et on ne peut s’empêcher de penser que « le fou » (qui va être sacrifié) est Walter.

Nina apparait extrêmement touchée par la suspicion du rôle de Bell dans la destruction des univers et tente, en vain, de défendre celui qu’elle a aimé mais, comme le dit très bien Walter, ce n’est pas le travail d’un imposteur mais du maitre lui-même. Cela se confirme lorsque Nina assure avoir identifié le corps de Bell à Noël, alors que Walter affirme l’avoir vu la veille du nouvel an à Sainte-Claire où il était venu lui faire ses adieux. Nina, troublée, leur apprend que Bell n’est pas mort dans un accident de voiture mais a mis un terme à sa vie lorsqu’il a su qu’il avait un lymphome refusant de se voir diminué.

Cela fait drôle de revoir Walter à Sainte-Claire. On a l’impression de revenir au début de la série et ça renvoie au fait que la boucle est bientôt bouclée, que la fin de l’histoire est proche. On perçoit combien Sainte-claire fragilise Walter qui retrouve aussitôt ses tics autistiques. Cela démontre combien il est difficile, pour les personnes ayant connu un séjour en psychiatrie, de se défaire de leur image de malade. Bien souvent l’entourage continue à les percevoir à travers ce statut de malade et j’aime que Walter essaie de se réhabiliter auprès de cette administratrice en mettant en avant le fait qu’il ne méritait pas cette hospitalisation (qu’il définit plus comme une incarcération qu’un lieu de soinsp). Il se positionne, se défend et c’est un grand pas pour lui. J’aime qu’il fasse tout pour démontrer à cette femme qu’il n’est pas « fou » alors que toute son attitude ne peut que faire penser qu’il l’est Qu’il termine en lui disant qu’elle est beaucoup plus jolie que son prédécesseur était inattendu et, par là-même, très drôle

La destruction du building laisse, là encore, perplexe concernant le dessein de Jones et j’ai aimé la réflexion d’Olivia : « que cherche-t-il réellement à faire si ce n’est faire un trou jusqu’en chine ». Et que Walter le prenne au premier degré et lui réponde que « techniquement ce serait jusqu’en Inde » est forcément drôle Walter, craignant que Jones veuille « enflammer » Boston envoie Olivia et Peter vers ce dernier pour le stopper. J’adore qu’en plein cœur de l’action, il demande un couteau à Astrid pour découper son gâteau au citron… rien de surprenant lorsqu’on sait que la cuisine l’aide à gérer son stress sauf que, cette fois, ce n’est pas un gâteau classique puisqu’il lui permet d’avoir la confirmation de la visite de Bell à Sainte-Claire (grâce à une tâche d’huile d’amandes du Chili qu’utilise Bell ) Mais cette scène prend réellement toute son importance dans ce qui va se passer par la suite : le cortexiphan est régénératif.

En ce qui concerne les pouvoirs d’Olivia, j’ai vraiment aimé voir toute l’ampleur de ces derniers parce que cela fait 3 saisons qu’on nous en parle et qu’on n’avait pas trop eu l’occasion de les voir. La scène où Olivia utilise la kinésie pour sauver Peter a été suffisamment courte, bien réalisée et en lien avec l’histoire pour ne pas être ridicule. Rien de choquant non plus dans la rapidité de la mort de Jones, après tout, il était mort tout aussi rapidement dans la saison 2 où il s’était bêtement fait couper en deux par la fermeture de la porte. Il s’attaque à Peter « comme un manche » mais avait-il réellement la consigne de le tuer… au vu de la suite il semble qu’il ne se devait que de l’attirer et de l’emmener auprès de Bell au même titre qu’Olivia et Walter. Sans compter que, finalement, il était le pion (de Bell) à sacrifier. Tout était calculé y compris sa mort bâtarde.

J’aime que Peter arrive à plaisanter pendant que notre Soldat Olivia conserve tout son sérieux… c’est tout à fait eux et j’aime cette complémentarité dans leur couple. Ils s’apportent beaucoup mutuellement parce qu’ils sont différents.
Je comprends le regard de Peter quand il prend conscience des aptitudes d’Olivia et ce que cela peut engendrer dans la manipulation de l’autre. Il a été, le temps d’un instant, complètement sous son emprise et ça doit faire peur (ou fantasmer ) de se dire qu’elle peut faire ce qu’elle veut de lui.

Même si Walter lui fait tout un speech comme quoi elle n’est pas obligée de le suivre dans son désir de rechercher Bell, on sait déjà qu’Astrid va le faire puisque, comme elle lui dit très bien, elle a un comportement maternel et protecteur envers lui. Leur relation est solide comme celle d’un vieux couple et c’est attendrissant.

On comprend rapidement que les bruits qu’ils entendent, dans cet entrepôt, sont les espèces crées par Bell pour son arche de Noé et j’avoue que ça fout la trouille de se dire qu’il n’est pas loin de réaliser un tel projet !

C’est la première fois que l’on voit Astrid dans son rôle d’agent du FBI et j’avoue avoir beaucoup aimé la voir en action si ce n’est au moment où elle s’effondre au sol

Percevoir que Bell a bien l’intention d’aller au bout de son projet nous pince le cœur parce qu’on aurait préféré l’avoir à nos côtés plutôt que face à nous.

Concernant la relation Peter et Olivia, on voit, à travers la première scène, combien elle a évolué. J’ai aimé qu’on ait le sentiment que Peter propose des prénoms d’enfant alors que ce sont des noms de ville et que, finalement, ils en arrivent à parler enfant lorsqu’Olivia se rend compte qu’il y a une chambre d’enfant dans la maison que lui propose Peter. Et j’ai adoré l’idée que, pour une fois, c’est la femme qui panique à l’idée que son homme ait envie d’avoir un bébé La rencontre avec Jessica va accentuer l’appréhension d’Olivia à être mère : elle panique à l’idée d’avoir un enfant parce qu’elle trouve qu’ils ont tous les deux un métier dangereux et qu’elle ne voudrait pas faire vivre à leur enfant la douleur de perdre ses parents. Et Sans compter qu’elle est terrifiée par ces pouvoirs, par ce qu’elle peut transmettre génétiquement à son enfant. Cela renvoie forcément au 3x22où ils sont tous les deux dans la cuisine (en 2036) et où l’on comprend qu’Olivia n’a pas voulu avoir d’enfant pour ne pas lui faire subir l’altération de leur univers.



4x22 « Brave New World » (Part 2)

On démarre avec le monde en voie de création de Bell et j’avoue que voir les créatures dans ce dernier ne m’a pas paru aussi ridicule que lorsqu’on les avait vues dans le nôtre. Elles n’y apparaissaient plus surprenantes, elles y avaient toute leur place voire leur légitimité

« Le destin n’est rien d’autre que la convergence entre plusieurs probabilités pour un résultat possible, l’intervention divine n’existe pas ». On voit combien Walter a évolué, combien à présent il est proche de l’humain. Combien il est humble. Alors, forcément, il ne peut qu’apparaitre dépassé par le dessein de Bell.

C’est touchant de voir combien Olivia se sent embarrassé par ses aptitudes, combien elle les rejette. Peter le ressent et c’est ce qui fait qu’il l’encourage à voir Walter pour réaliser des tests.

Si j’étais contente de revoir Jessica, en découvrant ses intentions réelles, ce plaisir n’a été que de courte durée. Elle s’est portée volontaire pour être le cobaye de Walter pour créer un lien avec Olivia et utiliser son côté soldat pour la faire venir jusqu’à elle : « Je crois que je suis suivie depuis que je vous ai rencontrés ».

Voir September figé au sol (par des runes d’immobilisation) et, par là-même, dans l’incapacité de bouger met nos nerfs à rude épreuve parce que, depuis le début, on a le sentiment que les observateurs sont « intouchables ». Or, non seulement Jessica semble très au courant de leur technologie et de leurs aptitudes mais, en plus, elle connait la manière de stopper ces dernières. Et on ne peut que se demander comment elle peut avoir une telle connaissance.

Jessica met en avant une de nos interrogations concernant l’attachement de September à Walter/Olivia/Peter en évoquant le fait qu’il est proche de tout ce qui touche ces derniers. Cela renvoie forcément à mon sentiment que le petit garçon de « Inner Child » était September et qu’il se préoccupe d’autant plus d’eux qu’ils l’ont aidé à ce moment là de son histoire. Je sais, je sais, c’est un peu tiré par les cheveux mais, depuis le début, je m’interroge sur cet enfant de « Inner Child » et du regard qu’il porte, à la fin, à September (c’est comme s’il se voyait lui-même). Ou alors c’est parce qu’il sait combien ils vont être déterminants dans le futur (par rapport à la prise de pouvoir des observateurs) et qu’il fait partie de la résistance au même titre qu’eux. Je ne sais pas mais, comme Jessica, je pense que l’attention de September envers Walter/Olivia/Peter n’est pas anodine. Et, comme il apparait dès qu’ils sont en danger, Bell semble avoir décidé de l’éliminer avec une arme suffisamment rapide pour qu’il ne puisse pas stopper les balles (comme les observateurs en ont l’habitude). Ce qui explique la blessure des 4x08 et 4x14. Olivia stoppe cependant les dernières balles vouées à le tuer et les renvoie instinctivement sur Jessica qui meurt, comme Jones, assez stupidement mais là encore rien de bien grave pour la réalisation du projet de Bell puisque faisant partie, elle aussi, de ses pions.

Comme September je suis surprise que Jessica et Bell connaissent cette méthodologie car, normalement, ils ne peuvent pas en avoir connaissance. Du coup, cela interroge sur la possibilité de voyager dans le temps. Les troubles mnésiques de September interrogent aussi puisqu’il semble ne pas encore avoir vécu les évènements des 4x08 et 4x14 et, par là-même, savoir ce qui l’a poussé à prévenir Olivia de sa mort. Et, même s’il est décidé à enquêter dans le futur pour voir ce qui lui a fait dire qu’Olivia était vouée à mourir (et ainsi tenter de changer le cours des choses), on ne sait toujours pas la raison de cette prédiction et c’est terriblement frustrant

La scène où la team interroge le cadavre de Jessica met mal à l’aise : ses yeux, sa voix métallique, ses pleurs, son rire… ça renvoie au 3x09 quand Roland réanime cette danseuse décédée. Voir Nina les aider montre combien cette dernière a envie d’en savoir plus concernant Bell, combien cela la touche de savoir qu’il est encore en vie, combien cela la vexe aussi d’avoir été ainsi trompée.

On apprend alors que c’est Olivia le dernier pion de Bell et la prédiction de September concernant la mort inéluctable d’Olivia prend alors tout son sens puisqu’elle apparait comme une bombe à retardement. Comme elle, on est choqué par l’idée que Bell veut l’utiliser pour fusionner les deux univers. Et je crois que si Peter n’avait pas veillé sur elle ou si elle n’avait pas pris conscience que son champ électromagnétique pouvait leur permettre de trouver le lieu où se trouvent Walter et Bell, elle aurait pu mettre elle-même un terme à sa vie pour empêcher d’être responsable de cette fusion. C’est terrible de voir qu’elle n’est qu’une marionnette, qu’elle reste, finalement, la petite-fille sur laquelle Bell et Walter faisaient des expériences. Etant très attachée à son indépendance, elle ne peut que souffrir d’être ainsi utilisée. Et, même si Peter essaie de s’en persuader, je rejoins Olivia dans son sentiment que, cette fois, ils ne vont pas pouvoir s’en sortir.

J’ai aimé le regard de Peter et Olivia avant de sauter de l’hélicoptère et le fait qu’ils aient besoin l’un de l’autre pour réussir (= Peter parce que le seul à pouvoir percevoir le redverse et Olivia parce que la seule à pouvoir les faire traverser) est très romantique

J’ai aimé aussi le regard entre Nina et Olivia parce que très doux, proche de celui entre une mère et sa fille et cela fait du bien de revoir cette affection entre elles, cela nous renvoie au très beau 4x15.

L’idée que ce soit Walter qui va tuer Olivia s’accentue, selon moi, lorsqu’on le voit regarder l’arme. Naturellement, on aurait pu croire que c’est dans l’intention de tuer Bell mais quel intérêt à le faire à présent qu’Olivia est activée et que rien ne peut plus empêcher la fusion des deux univers… sauf si la source d’énergie est stoppée et, par là-même, si Olivia meurt. Les paroles de Bell son terribles : « Chacune de ses respirations nous rapproche du nirvana. Chaque battement de son cœur détruit un peu plus le monde » parce que ça confirme la nécessité que, pour que tout s’arrête, le cœur d’Olivia doit s’arrêter. Et, même si on le pressentait, voir Walter tirer sur Olivia (comme l’avait fait Walternatif dans le 3x22) est terrible et la détresse de Peter accentue ce choc. Son cri, quand il comprend que Walter a tué Olivia, nous hérisse les poils. J’aime que Walter le gifle pour lui faire reprendre ses esprits : le voir frapper Peter est amusant quand on connait leur histoire commune. Il devient enfin le père, la personne responsable et, au vu de ce qu’il a « programmé », on ne peut que l’en remercier. Si j’avais compris la finalité concernant Olivia, c’est-à-dire sa mort, ce fut une vraie surprise de voir que Walter ne l’a pas fait sans avoir préparé une sortie de secours : le cortexiphan et ses effets régénérateurs (et pourtant il nous en avait parlé dans l’épisode précédent ). J’aime que les scénaristes arrivent toujours à me surprendre et cela même si j’ai le sentiment d’avoir tout compris

L’émotion du père et du fils lorsqu’ils prennent conscience que cela a marché, qu’Olivia est sauvé est très belle. Peter est vraiment touché par ce qu’a réalisé Walter parce qu’il sait qu’il ne pouvait pas trouver plus belle issue tant pour les univers que pour Olivia. Aucun des deux n’aura été sacrifié.

On apprend, sans grande surprise, que c’est Walter qui, furieux envers Dieu (suite au décès des deux Peter), a voulu créer un nouvel univers qui s’appuierait sur ses propres règles. Mais, prenant conscience qu’il en était capable, il a exigé que Bell lui retire des morceaux de cerveau mettant ainsi « le génie en bouteille » et les univers en sécurité. Ce qui a motivé Bell à ressortir ce projet, c’est l’annonce de son cancer. Afin de se donner le temps de créer ce nouveau monde, il a ralenti l’évolution de la maladie en s’injectant du cortexiphan.

Même si Walter a réussi à contrecarrer la destruction des univers, on se demande forcément où la cloche de Bell a envoyé ce dernier et quel est sens de ses derniers mots.

Pour finir, on apprend que, pour le remercier d’avoir sauvé les univers, Broyles est promu au grade de Général ; que la division Fringe va bénéficier de subventions pour améliorer les équipes opérationnelles et scientifiques ; que Nina va rejoindre la division Fringe et être à la tête de la section scientifique ; qu’Olivia ne pourra plus avoir des pouvoirs de superhéros puisque la charge énergétique utilisée pour la fusion des univers l’a vidée du cortexiphan.

C’est la première fois qu’une fin d’une saison apparait aussi sereine. Sans doute parce que les scénaristes, ne sachant pas si la série était renouvelée, ont fait en sorte que ce soit une fin possible à cette dernière.

En tout cas, cela fait plaisir de voir Astrid (en meilleure forme) retrouver son côté maternel envers Walter : même en convalescence, elle prend soin de lui en lui offrant du réglisse Et qu’il l’appelle enfin Astrid est attendrissant.

De son côté, Olivia apparait très émue par l’annonce qu’elle a à faire à Peter (et que l’on sait déjà). On voit toute sa joie mais aussi toute son appréhension. Heureusement que Peter, lui, ne doute de rien et l’entraine dans son allégresse de la savoir enceinte Voir Walter et Astrid, émus par la nouvelle, en train de les regarder est un peu « too much » mais, si cela avait été les dernières minutes du dernier épisode de la série, cela aurait permis de la finir en beauté

Même si l’arrivée de September et la connaissance du 4x19 nous alerte sur le fait que leur bonheur ne va pas durer, c’est bon de les voir, le temps d’un instant, heureux !

A présent il nous reste à savoir comment les observateurs prennent le pouvoir et comment la team va s'en sortir

PS 1 : J’ai adoré la scène où Walter demande à l’infirmière si c’est de la gelée de citron qu’elle transporte dans des petits pots et que, malgré le fait qu’elle lui dise que c’est des échantillons d’urine, il refuse non pas par dégoût mais parce qu’il n’a pas soif

PS 2 : La balle que Walter a retiré de la tête d’Olivia fait penser à celle que porte Etta en pendentif dans le 4x19.

PS3 : Comme Peter, on a tellement souffert de la mort d’Olivia que l’on espère ne pas la perdre de nouveau, que la prédiction de September est à présent réalisée puisqu’elle est morte (avant d’être sauvée par Walter).



Je pense attendre la fin de la diffusion des épisodes de la saison 5 avant de la regarder... comme ça, je pourrais les dévorer De toute manière je pars bientôt en vacances, c'est donc l'idéal pour faire un break sans être trop frustrée !

En attendant, je vous mets les deux vidéos réalisées par les fans du monde entier pour avoir cette saison 5 (sur plus de 960 photos, la mienne et celle de mon homme ont été choisies, on est donc drôlement fiers ). Soit, il n'y a que 13 épisodes seulement, mais je préfère 13 épisodes intenses que 22 qui s'essoufflent ! Cela a permis d'avoir une fin digne de cette magnifique série et, au vu de l'excellent 4x19, la saison 5 doit être détonante Very Happy 



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MessageSujet: Re: Fringe   Sam 7 Sep - 11:53

Alors, je me suis décidée à commencer la saison 5 mais j'avoue que je suis furieuse parce que TF1 a interrompu la diffusion pendant quelques semaines et que j'ai raté la reprise ! Je n'ai donc que jusqu'à l'épisode 6  Je vais être terriblement frustrée de ne pas pouvoir voir les derniers épisodes... je compte sur NT1 pour les diffuser !

Bref, une colère qui n'a rien à voir avec ma passion pour la série

J’étais heureuse de retrouver « Fringe », comme on retrouve sa famille. Cette ultime saison apparait très intimiste et j’aime cette idée.

Depuis le 4x19, j’avais hâte d’en savoir plus sur l’invasion des observateurs, l’absence d’Olivia, la raison de la séparation d’Etta avec ses parents ou encore du geste de Walter concernant la main de Bell… Je n’ai pas eu toutes mes réponses mais j’en ai eu quelques unes et ce que j’ai vu m’a plu et me permets d’être confiante concernant la suite.

5x01 « Transilience thought unified model »

Un épisode sans temps mort, qui nous entraine directement dans le vif du sujet.

J’ai aimé qu’on ne nous montre pas vraiment la prise de pouvoir des observateurs, cela a permis de ne pas tomber dans les clichés des films de guerre. La manière de montrer leur arrivée était juste parfaite avec cette scène où l’on voit, dans un premier temps, le bonheur de Peter et Olivia allongés en amoureux sur la pelouse d’un parc, observant de loin leur fille (qui, petite, ressemble beaucoup à Peter) jouer dans l’herbe, et, dans un deuxième temps, leur détresse et leur impuissance à protéger Etta de l’invasion des observateurs. J’ai aimé l’aspect silencieux de la scène avec uniquement, en fond, des bruits sourds et, finalement, doux avec les nombreuses images d’Etta en train de souffler sur son pissenlit. Cela renvoie vraiment à l’enfance, à l’innocence de cette dernière. Bref, j’ai trouvé la scène très juste : il n’y a pas de fautes de goût, on n’entre pas dans le pathos. Cela reste sobre, authentique.

J’aime que Peter se nourrisse d’Etta, de sa présence, qu’il aille la voir pendant son sommeil, qu’il ait besoin de se rassurer sur le fait qu’elle soit à nouveau là, qu’il l’ait enfin retrouvée.

Etta, de son côté, ne se contente pas de son père, elle veut aussi retrouver sa mère et poursuit donc avidement ses recherches. On voit qu’elle ne veut rien lâcher, qu’elle va jusqu’au bout des choses et, en cela, elle ressemble beaucoup à Olivia.

La nourriture de l’an 2036 fait peur à la gourmande que je suis : les bâtonnets d’œufs sont loin de la gastronomie dont je suis friande Je ne suis d’ailleurs pas la seule puisque Walter s’offusque en goûtant ces derniers : « Quel futur de misère »

On ne sent cependant pas la team trop dépassée, ils ont quand même une bonne capacité d’adaptation quand on sait qu’ils se retrouvent plus de 20 ans après s’être enfermés dans l’ambre !

Si Walter apparait dans toute sa capacité de réflexion, j’aime que, malgré cela, il continue à se tromper dans le prénom d’Astrid « Aspen » , il y a des choses qui ne changent pas et ça permet de conserver certains repères. Il est déterminé à retrouver rapidement Olivia et je l’en remercie, avec seulement 13 épisodes, il n’y a pas de temps à perdre !

On apprend qu’Olivia était à New-York (lorsqu’ils se sont enfermés dans l’ambre) pour récupérer une pièce cruciale du plan de Walter et September pour les libérer de l’emprise des observateurs. Cette pièce devait permettre de rassembler les souvenirs de Walter dispersés par September pour que personne ne puisse connaitre leur plan d’action si Walter se retrouvait aux mains des observateurs.

J’aime que Peter prenne son rôle de père à cœur en réconfortant Etta qui continue à toucher nerveusement son pendentif et, par là-même, à s’inquiéter pour sa mère.

On apprend aussi que l’air est trop riche en oxygène pour les observateurs (cela renvoie au petit garçon de « Inner child » qui peinait à respirer à cause d’un trop plein d’oxygène et valide encore un peu plus mon idée que c’était un observateur, September qui plus est) et que, pour respirer plus facilement, ils ont mis en place, sur chaque continent, des machines qui pompent le monoxyde d’azote dans l’atmosphère. Si cela leur permet de mieux vivre, à l’opposé, cela réduit notre espérance de vie.

En cherchant ce qu’il a pu advenir d’Olivia, on apprend que Peter les a abandonnés dans leur entreprise à trouver une solution pour sauver le monde. Ils prennent alors conscience qu’Olivia a dû, pour se protéger, s’enfermer, elle aussi, dans l’ambre. Ils partent alors à la rencontre des « gitans de l’ambre » qui vendent les corps emmurés des personnes piégées dans l’ambre. Etta dirige Peter dans le quartier du marché au noir et lui confie des noix (qui valent 3000 dollars !!) pour pouvoir acheter Olivia ou connaitre le nom de la personne l’ayant fait.

J’ai aimé retrouver Markham, et, voir valider mon sentiment qu’il était amoureux d’Olivia m’a fait sourire. Cela ne m’a pas étonnée parce qu’il l’a toujours draguée et cela, dès la première fois où il l’a vue. On voit combien les observateurs ont fait du mal, Markham apparait vieilli et fortement perturbé… il faut quand même sacrément l’être pour utiliser le bloc d’ambre d’Olivia comme table basse J’ai vu dans cette scène un clin d’œil au conte de Blanche neige et les 7 nains : Olivia dans l’ambre (= blanche-neige dans son cercueil de verre) attendant Peter (= le baiser de son prince) pour se réveiller. Markham, même s’il aurait aimé être le sauveur (et, par là-même, le prince), ayant le rôle de Prof (= le gardien du corps) : ange :

L’émotion de Peter, lorsqu’il voit Olivia, est magnifique. Celle d’Etta l’est aussi : sa main sur l’ambre au niveau du visage de sa mère est une très belle image. On voit combien elle a attendu ce moment, combien cette mère absente lui a manqué.

Si Etta et Peter arrive à fuir en emmenant le bloc d’ambre avec eux, Walter, lui, se fait prendre, trop absorbé par les livres de Markham pour penser à partir avant l’arrivée des loyalistes.

J’ai aimé que ce soit Peter et Etta qui libèrent Olivia de l’ambre, et, les voir enfin tous les trois réunis m’a touchée. L’émotion d’Olivia et Etta est très belle et très juste. La scène où Olivia lui dit l’âge exact qu’elle avait la dernière fois où elles se sont vues (= 3 ans, 1 mois et 5 jours ) est émouvante parce que ça montre combien elle a été bouleversée par la perte d’Etta et qu’elle n’a jamais cessé de penser à elle. C’est important pour Etta de savoir que ses parents ne l’ont pas abandonnée, qu’ils se sont battus pour la retrouver.

Je n’aime pas qu’on touche à Walter, la scène de torture l’a donc été aussi pour moi. Cette scène montre combien Walter et la team (à laquelle je rajouterai September parce que, depuis le début, il est en interaction avec cette dernière) ont un rôle important dans le devenir des humains, de la planète. A l’incompréhension de Windmark, on comprend que Walter à des coups d’avance par rapport aux observateurs et que, pour les avoir, il a dû se promener dans le temps (grâce à la capacité de September à le faire). Windmark sait que Walter a utilisé une technologie qu’il ne peut avoir et qu’il a donc un observateur comme complice.

Si la musique a toujours joué un rôle important pour Walter, elle apparait, dans cet épisode, essentielle tant pour se protéger des tentatives de Windmark de lire dans ses pensées que pour combattre la douleur.

On peut dire que le cerveau de Walter aura subi de nombreuses expérimentations : entre Bell, September et Windmark, il aura été mis à rude épreuve ! Si on a peur pour Walter (et son esprit), on appréhende aussi qu’il finisse par donner des informations primordiales en particulier concernant Etta et September. Et, même si Walter s’évanouit avant de parler, les images d’Etta jeune vont suffire à Windmark pour faire le lien entre la petite fille et Etta : le « Hello, little girl » quand Windmark le découvre est terrible !

La scène où Peter et Olivia s’expliquent sur ce qu’a engendré la perte d’Etta dans leur couple est criante de vérité. Il est dur de sortir indemne d’une telle perte et j’ai aimé qu’on valide cette réalité y compris dans le couple intemporel, romantique et solide que représente celui de Peter et Olivia. On comprend que Peter a laissé partir Olivia seule à New York, qu’il ne l’a pas suivie parce que focalisé sur la recherche d’Etta. Olivia, elle, a continué à se battre, à sauver le monde et ce comportement est en lien avec sa personnalité, son altruisme, ce pour quoi elle a été « formée » : elle est un soldat et les soldats ont pour mission de protéger les citoyens et en se battant pour eux, elle se battait aussi pour sa fille. Cette discussion entre Peter et Olivia est apparue très juste tant dans l’émotion que dans les propos tenus. C’est bien qu’ils aient pu se dire les choses, cela va leur permettre d’avancer et, plus tard, de se retrouver.

Etta les invite auprès d’Anil qui fait partie de la résistance et qui leur explique que l’objet récupéré par Olivia est un unificateur de pensées. Grâce à une nouvelle technologie (qui laisse à penser que l’on est mort), Anil va permettre à Peter et Etta d’entrer dans le fief des observateurs pour récupérer Walter. On perçoit qu’Etta joue, bien souvent, avec le feu et, en cela, elle ressemble à son père (ce qu’il reconnait d’ailleurs : « c’est ma fille » ). Comme lui, elle joue de sa séduction, de son bagout pour obtenir ce qu’elle veut. J’aime qu’ils stoppent la machine qui aide les observateurs à respirer, cela permet de les mettre en garde, de leur montrer qu’ils ont des failles et qu’il est possible de les combattre. C’est assez jouissif de voir la team enlever un peu de leur suprématie, de les faire douter.

Les retrouvailles entre Walter et Olivia sont touchantes : on voit combien ils sont attachés l’un à l’autre, combien, à présent, ils se respectent... il est loin le temps où Olivia lui en voulait pour les expériences menées sur elle.

Si Walter est sauvé, il est cependant en mauvais état tant au niveau cognitif qu’au niveau psychique.
Comme la machine avec Peter, l’unificateur se met en route dès lors que Walter le touche. Là où tout se complique, c’est que Windmark a tellement altéré l’esprit de Walter qu'il ne se souvient plus de rien (que ce soit concernant le rôle de l’unificateur que celui de la main de Bell).

Heureusement, cette fleur de pissenlit (au milieu du bitume) laisse penser qu’il y a, quoiqu’en dise Windmark, encore des choses qui poussent sur cette planète écorchée. Ça renvoie au début avec Etta qui souffle sur une aigrette et donne l’espoir que tout peut redevenir comme à cette époque là.

Une ultime saison qui s’annonce comme un cadeau pour les fans c’est-à-dire centrée sur la mythologie. J’ai aimé que le fait que l’on nous donne progressivement des réponses n’empêche pas la mise en place de nouvelles questions en particulier concernant September, son attachement à la team, son rôle et sa collaboration avec elle.

PS 1 : J’aime la scène où Walter évoque avec Etta combien il est heureux, même si, dans son esprit, elle n’est qu’une petite fille (qui aime les chevaux des manèges), de voir ce qu’elle est devenue. Et j’ai trouvé très touchant le bisou qu’elle lui fait sur la joue en réponse à ce qu’il lui a dit, comme une petite-fille faisant un bisou à son grand-père

PS 2 : Le fait que Simon et Bell aient été retrouvés dans l’ambre nous met la pression pour la suite sachant qu’ils détiennent aussi des informations importantes sur la team.


5x02 « In absentia »

J’aime que, cette fois, on voit la disparition d’Etta à travers le regard d’Olivia. C’est terrible de la voir courir ainsi et ne pas réussir à atteindre à temps sa fille. Pour la première fois, on la sent perdue, dans l’incapacité de maitriser la situation et ses émotions. Alors que Peter cherche désespérément sa fille, Olivia, elle, a besoin de lui, de le savoir près d’elle. Et je trouve touchant que, justement, à son réveil, il soit là pour la rassurer. Depuis toujours, Peter est très protecteur envers Olivia. Les tremblements de cette dernière démontrent qu’elle est encore sous le choc, ce qui peut s’entendre puisque, pour elle, la disparition d’Etta ne date que de quelques mois.

Si on voit combien Peter est à l’aise avec cette nouvelle réalité (où Etta est, de nouveau, avec eux), Olivia, elle, apparait désorientée. Elle a perdu ses repères et a besoin de temps pour en remettre en place. Elle apparait donc en retrait, dans l’observation (tant de sa fille que du monde où elle a grandi). Le fait qu’elle ait retrouvé non pas une enfant de 4 ans mais une adolescente de 20 ans change complètement la relation à l’autre et ça demande un temps d’adaptation et de connaissance de l’autre.

De son côté, Etta montre combien elle est heureuse de retrouver sa mère en faisant en sorte que cette dernière se sente bien. Comme son père, elle apparait très à l’écoute de ses besoins et de son bien-être.
Walter, lui, s’acharne à essayer de retrouver ce qu’il a oublié en utilisant l’unificateur de pensée qui, plutôt que l’aider, semble engendrer des effets secondaires, un état confusionnel. Walter s’est toujours senti coupable des évènements et il s’applique donc à se réhabiliter, à effacer ses dettes, à se racheter. Pour l’heure, l’unificateur le fait parler dans différentes langues : portugais, suédois…

Olivia, qui connait bien le fonctionnement de Walter (en particulier concernant ses pertes mnésiques), lui rappelle qu’il a pour habitude de prendre des notes et qu’il serait bon, pour commencer, de voir s’il en a laissé à Harvard. On apprend, par Etta, que le laboratoire a été saisi par les observateurs et qu’on ne peut pas y entrer sans autorisation. J’adore que tout le monde pense que Walter continuer à délirer lorsqu’il parle des tunnels, la réponse de Peter est d’ailleurs amusante : « On n’a pas le temps, ni la main d’œuvre pour creuser des tunnels ». Finalement, Walter a raison : il y a bien des galeries d’entretien et on ne peut que remercier les excentricités de Bell et Walter pour en avoir la connaissance et la capacité à s’y orienter. Imaginer ces derniers en tenue de plongée ou en maillot de bain ne peut que faire sourire.

Si j’étais heureuse de revoir le laboratoire de Walter, j’avoue cependant que ça fait bizarre de le voir ainsi abandonné (j’ai eu l’impression de voir le SL-27 de « The Pretender » avec le même sentiment de malaise). On comprend, en voyant l’ambre, que Walter a enfermé, dans cette dernière, toutes les dossiers importants (afin de les protéger). Il est cependant surprenant que les observateurs n’aient pas tenté de récupérer toutes ces informations sachant que le laboratoire était à Walter, qui est perçu comme l’ennemi n°1 (d’autant plus que la caméra est bien en évidence). Ça laisse perplexe.

Afin de libérer la caméra de l’ambre et ainsi pouvoir regarder la vidéo, Walter met en avant la nécessité de créer un laser et de remettre en place l’électricité afin de le faire fonctionner. Malgré tout ce qu’il a subi, c’est rassurant de voir que le cerveau de Walter est encore opérationnel ^^ De même, il est agréable de le voir toujours aussi bien allier l’humour et l’émotion : le voir s’excuser à casser son lecteur CD pour avoir les éléments nécessaire à la construction du laser est une vraie bouffée d’oxygène et de légèreté dans cette atmosphère oppressante.

Ils sont alors dérangés par un loyaliste qu’ils prennent en otage et dont Etta se charge de faire parler afin d’avoir les informations nécessaires à la remise en place de l’électricité. En la voyant utiliser, pour arriver à ses fins, un matériel de torture (qui retire des années de vie), Olivia découvre que le monde où a grandi sa fille l’a endurcie et on voit combien elle souffre de voir sa fille aussi offensive. Cette dernière, en prenant conscience des sentiments de sa mère, tente de se justifier en lui expliquant que les loyalistes n’ont pas de valeur, qu’ils vendent leurs semblables et que non seulement c’est la guerre mais, en plus, ils sont en train de la perdre. On perçoit cependant combien elle respecte cette dernière dans sa manière de serrer la balle qu’elle garde en pendentif.

Comme toujours Olivia a une bonne analyse du comportement, du fonctionnement humain. Elle fait donc comprendre au loyaliste que personne ne viendra le chercher car personne ne sait qu’il est là puisqu’il ne vient, dans le secteur, que pour donner du pain aux oiseaux. On sent que son empathie et sa volonté de se battre pour améliorer le futur touchent le loyaliste qui décide de faire un marché avec elle : s’il dit ce qu’elle veut savoir à Etta (absente lors de leur échange), Olivia doit lui promettre d’informer son fils qu’il ne rentrera pas et de lui dire qu’il l’aimait beaucoup.
Il apprend donc à Etta qu’il faut un code pour entrer dans le building où se trouve le réseau d’alimentation principale. S’il peut leur donner son code d’accès, il ne peut pas les aider à passer des scanners oculaires.

J’aime que Peter perçoive le malaise d’Olivia (lorsque cette dernière vient demander à Walter comment bluffer les scanners) et s’informe, sans qu’elle ait besoin de le dire, de ce qui ne va pas. Et je le trouve très beau dans son rôle d’époux mais aussi de père. Il demande alors à Etta qu’elle lui explique comment elle a eu l’angélique et je trouve sympa de voir Etta, vivre, pour la première fois, l’autorité parentale. Peter lui fait remarquer que ce n’est pas parce que ce sont les loyalistes qui l’ont inventée qu’il faut qu’elle l’utilise aussi. Et, après un tel discours sur les valeurs et la morale, il est forcément drôle que Walter laisse à penser qu’il va retirer l’œil du loyaliste pour leur permettre de passer les scanners oculaires ^^ En réalité, il ne fait que reproduire l’iris du loyaliste sur un œil de cochon et il est donc rassurant de voir qu’il n’entre pas dans la barbarie et qu’il reste cohérent avec son discours.

J’ai aimé la scène d’intimité entre Peter et Olivia lorsque cette dernière lui reproduit un tatouage de loyaliste sur la joue parce qu’on sent qu’ils en ont besoin pour se reconstruire en tant que couple. La disparition d’Etta et la souffrance qu’a engendrée cette dernière a fragilisé l’harmonie entre eux et on a envie de les revoir aussi unis et amoureux qu’avant. Peter tente de défendre le comportement d’Etta en mettant en avant que le monde a changé mais Olivia, de son côté, met en avant qu’elle ne veut ni le comprendre, ni l’accepter et qu’il est donc nécessaire de changer les choses pour que leur fille n’ait plus à se comporter ainsi. Leur regard est tendre et ça émeut forcément.

Consciente de ne pas connaitre suffisamment ce monde pour être efficiente, Olivia décide de laisser Etta partir avec son père. Cette dernière est d’autant plus touchée qu’elle sait combien il est difficile, pour sa mère, de ne pas être dans l’action. Elle la remercie donc pour sa confiance et sa reconnaissance (par rapport à son expérience). Le fait qu’Etta mette en avant le fait que, comme elle, elle a besoin d’être dans le contrôle montre combien elle a besoin de se trouver des points communs avec cette mère qu’elle n’a pas connu et qu’elle respecte et admire.

Olivia profite d’être seule avec Manfretti pour mieux comprendre les loyalistes. Ce dernier lui explique que les gens rejoignent les loyalistes parce qu’ils ne veulent plus souffrir, qu’ils veulent protéger les leurs et être en sécurité. Les observateurs font en sorte qu’ils ne s’inquiètent de rien en les prenant en charge et en les protégeant. Lui, a rejoint les loyalistes parce qu’il était en colère contre la résistance suite à l’attentat orchestré par cette dernière qui a tué son fils ainé, et, qu’après cela, il a perdu espoir et cherché la sécurité pour les siens. Pour lui, le monde serait plus sûr si la résistance cessait de combattre. Manfretti cherche donc à savoir ce qui motive Olivia, ce qui lui donne cette assurance qu’ils vont, au final, gagner la guerre et on voit, à son regard, combien sa réponse le touche : « On est obligé de gagner pour que toutes les personnes mortes, y compris votre fils, ne soient pas morts pour rien »

De leur côté, Etta et Peter se retrouvent confrontés à un problème puisque, si l’œil de cochon fonctionne bien, il s’avère cependant qu’il n’y ait pas lieu que Manfretti soit à cet endroit puisque ce n’est pas le secteur où il est affecté, ce qui alerte les loyalistes responsables de la sécurité. Olivia teste alors la loyauté de ce dernier envers elle en lui intimant de sortir Peter et Etta de la dangerosité de leur situation. En mettant en avant le nom d’un supérieur (apparemment craint), Manfretti arrive à persuader ses collègues de lui ouvrir la porte. Etta découvre les expérimentations réalisées sur les résistants et perd son sang-froid en voyant qu’une de ces dernières est effectuée sur Simon. Peter est obligé d’intervenir pour l’empêcher de tuer le scientifique la pratiquant et ainsi mettre en péril leur mission. Etta est impulsive comme l’a été Peter avant de rencontrer Olivia. Et je le trouve beau que Peter lui assure qu’à présent, elle n’est plus seule, qu’ils vont gérer les affaires autrement, qu’ils paieront de leurs actes mais pas de cette façon. Etta a besoin de repères que Peter et Olivia vont devoir lui donner.

J’aime qu’avec le retour de l’électricité, le tourne disque ce remette aussi en marche… parce que terriblement en lien avec Walter et ce qu’a été son laboratoire ! Et que les lumières continuent à s’éteindre lorsqu’il frappe dans ses mains est amusant et rassurant : c’est réconfortant dans ce monde inconnu et hostile de retrouver certains repères.

Olivia tente de réconforter Etta par rapport à Simon et de la convaincre de ne pas se venger sur Manfretti en le donnant à la résistance car les personnes qu’on livre à cette dernière ne reviennent pas. Etta reste cependant sur son idée que si les loyalistes tuent, il est normal que la résistance les tue aussi. Même si Olivia lui montre combien il est important qu’elle retrouve foi en l’humain, Etta apparait persuadée que sa mère a été manipulée par Manfretti, qu’il a senti sa faiblesse et l’a utilisée pour tenter de survivre en la convaincant de le libérer. Sauf qu’Olivia est tout sauf faible et que si elle ne connait pas le monde d’Etta, elle connait cependant l’humain mieux que personne et que, si elle n’avait pas parlé avec Manfretti, il ne les aurait pas aidés et ils n’auraient pas progressé dans leur quête de liberté. Les derniers mots de ce dernier laissent d’ailleurs à penser que sa rencontre avec elle a fait changer son regard : « Je vais me battre pour la résistance, je veux que vous le sachiez. (…) J’ai vu quelque chose dans ses yeux. Une vérité que je n’avais jamais vu avant. Je ne sais comment l’expliquer autrement qu’en disant que pour la première fois j’ai cru qu’on pouvait gagner ». Et ça me touche parce que c’est vraiment la faculté d’Olivia de donner la force à autrui, de les rendre meilleurs.

J’aime qu’Etta finisse par relâcher Manfretti et qu’elle le montre à sa mère pour lui faire comprendre qu’elle est prête à lui faire confiance et à changer. Et le sourire d’Olivia est beau parce que cela lui redonne l’espoir non seulement de sauver le monde mais aussi sa fille.

Si l’on est heureux que la team accède enfin à la vidéo, notre enthousiasme retombe très vite lorsqu’on comprend qu’elle ne fait que nous annoncer qu’il faut retrouver toutes les cassettes VHS (de mauvaise qualité apparemment) pour avoir toutes les parties du plan et ainsi éliminer les observateurs ! Le discours de Walter est un peu « too much » mais qu’est-ce que c’est excitant !

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MessageSujet: Re: Fringe   Jeu 12 Sep - 22:09

5x03 « The recordist »

Un très bel épisode centré sur le courage, l’héroïsme et l’admiration qu’un enfant peut avoir pour ses parents.

La relation Walter/Astrid apparait immuable et j’aime beaucoup. Si Walter laisse Astrid utiliser le laser, il piétine cependant derrière elle et lui met la pression en lui assurant qu’en cas d’échec, ce sera de sa faute. J’aime qu’elle lui fasse remarquer qu’elle a su récupérer la 1 ère cassette VHS sans l’avoir abimée par la chaleur, lui démontrant, une fois de plus, que c’est une professionnelle, et, pas qu’une assistante. Cela n’empêche pas Walter de s’approprier sa réussite face à Etta, Olivia et Peter.




Comme la team, on déchante rapidement en apprenant que la cassette n’est pas la 1ère mais la 3ème (mais c’est tellement Walter de ranger ses affaires n’importe comment que c’est plus logique ainsi) Sans compter que la mauvaise qualité du son et de l’image empêche de bien comprendre ce qu’ils doivent faire. Et c’est assez stressant parce que ça donne le sentiment qu’ils n’arriveront jamais à rassembler le plan et à le mettre à exécution. Si la vidéo leur apprend qu’ils doivent se rendre à un endroit bien précis de la Pennsylvanie, Walter ne se souvient cependant plus à quoi correspond ce lieu et cela le rend furieux contre lui-même.



On se sent complètement perdu lorsque la team se retrouve au milieu de nul part sans aucun indice pour les diriger dans leurs recherches. Heureusement, il y a cet enfant, River, qui va leur permettre de faire connaissance d’Edwin et de son camp de réfugiés. Et il est rassurant que ce dernier les connaisse. On comprend, à sa réaction, combien il est touché non seulement de les voir mais en plus de les avoir encore en vie.







On voit combien Etta est fière de ses parents, combien elle a rêvé d’être à leur côté pour combattre et gagner les batailles avec eux. Elle les a beaucoup idéalisés et c’est touchant qu’elle assure à sa mère qu’elle est mieux que ce qu’elle avait imaginé car c’est rare que ce soit le cas : en général, ce qui est fantasmé engendre une désillusion lorsqu’il est vécu. Olivia, ne s’étant jamais perçue comme héroïque, apparait troublée par cette admiration.

Edwin apparait comme un gardien de l’histoire de l’humanité, il possède toutes les données des grands évènements historiques jusqu’au jour de l’invasion. Heureusement, la team est importante et il y a donc des archives sur eux. Le père d’Edwin a créé ces archives pour que le passé ne soit pas changé, réécri par les oppresseurs (= observateurs), pour que l’histoire soit conservée telle qu’elle a été vraiment.

Son fils River, fan et expert de la Fringe Division, réalise des comics sur cette dernière, et, il est amusant et touchant à la fois de le voir demander timidement un autographe. On se rend compte, à travers cette demande, combien ils ont été porteurs d’espoir et d’héroïsme. Et, qu’à présent le temps des héros est révolu, qu’ils ne font que subir, pas se battre. J’aime le naturel de Peter qui assure à River que c’est lui son héro car il lui a fait une mâchoire bien carrée. On voit combien Olivia ne se reconnait pas dans l’image que l’on se fait d’elle, d’autant plus dans celle où on la voit protéger Etta alors qu’elle se culpabilise de n’avoir pas pu la protéger et la sauver Etta. Elle a le sentiment de ne pas mériter ces éloges, cette estime.





Et c’est ce qui fait qu’elle va être en colère envers Peter lorsqu’il va faire allusion à la tarte aux pommes qu’ils ont mangé alors qu’ils se préparaient à aller à un refuge pour enfants perdus dans l’espoir d’y retrouver Etta. Elle lui explique que, si elle a préféré repartir à New-York plutôt que venir avec lui dans le Maine (dans ce camps d’enfants perdus), ce n’est pas parce qu’elle était forte mais parce qu’elle ne voulait pas avoir à faire face à la réalité : la perte de leur fille. Et elle se sent terriblement coupable de ne pas y avoir cru, d’avoir perdu espoir et elle a le sentiment, par là-même, de ne pas mériter l’admiration tant de Peter que d’Etta. Elle va jusqu’à lui avouer qu’elle ne s’est jamais sentie capable d’être mère et qu’elle a été punie pour ça, que c’est ce qui fait qu’ils ont perdu Etta. Si ce que Peter lui répond est touchant : « Je t’ai vue avec notre petite fille. Je sais à quel point tu l’aimes. Je ne te dis pas d’oublier, mais le passé est le passé. Ne le laisse pas se mettre sur ta route. Je ne sais pas pourquoi, mais notre famille a une seconde chance. Alors, je vais en profiter », j’aurais eu envie de le lui dire, qu’en tant que mère, on a tous le même sentiment de ne pas toujours être celle qu’il faut pour son enfant, de ne pas se sentir à la hauteur, d’avoir des sentiment contradictoires envers la maternité et que, dès qu’il arrive quelque chose à notre enfant, on se culpabilise en se disant que c’est de notre faute, qu’on n’a pas fait ce qu’il fallait, qu’on n’a pas été une bonne mère. Bref, c’est terriblement humain et maternel de penser comme elle ! J’espère vraiment que Peter et Olivia vont se retrouver car, pour le moment, on perçoit à quel point leur couple n’est pas sorti indemne de la disparition d’Etta et, même s’ils l’ont retrouvée, on a le sentiment que quelque chose, entre eux, s’est définitivement brisé et c’est triste.





Astrid de son côté, travaille à améliorer la VHS et arrive ainsi à comprendre que Walter doit retrouver une mine. Et heureusement car, les loyalistes ayant fait part à Windmark de leur emplacement, le temps presse. Walter découvre que la mine est à l’origine de la maladie d’Edwin et son camp de réfugiés : plus ils se rapprochent de cette dernière, plus la réaction est intense. Personne ne peut donc survivre au fond du puits. Olivia remarque que la maladie commence sur Walter en repérant une croûte noire sur la main de ce dernier et, alors que Peter cherche sur Etta, Walter alerte Olivia en en percevant une sur son cou. On voit combien cela inquiète Etta et Peter de savoir Olivia touchée mais, heureusement, Walter arrive à lui retirer et assure qu’ils ont agi à temps (puisque ça n’avait pas encore atteint l’épiderme). Du coup, Walter décide de réaliser une combinaison spéciale pour entrer dans la mine sans mettre leur santé voire leur vie en danger.









Edwin fait part de la présence, à la date où Walter est venu, d’un homme venu récupérer des pierres rouges. J’aime que Walter demande si cet homme se nommait September, cela démontre combien il a besoin de savoir qu’il est sur la bonne piste. Mais, comme Walter, nous sommes déçus car le nom de cet homme n’est pas September mais Donald… ce qui, pour le coup, ne nous dit absolument rien ! Cette information n’est cependant pas inutile puisque l’on sait, grâce à cette dernière, que ce sont les pierres que la team doit récupérer pour la réalisation du plan.

Olivia bouscule Walter parce qu’informé par Anil de l’arrivée prochaine des observateurs. A cette annonce, Edwin panique et demande à ce qu’ils partent pour protéger son clan et les archives. On voit combien son attitude choque et déçoit son fils. Peter lui fait comprendre qu’il est leur seule chance et que ces pierres sont importantes pour l’avenir de tous. Edwin finit par se décider à les aider et ainsi de se réhabiliter auprès de son fils. Je le rejoins sur le fait que les mots « lâche » et « héro » sont plus complexes qu’on ne le pense : « Tu n’es pas un lâche parce que tu as peur (…) Tu es un lâche si tu sais ce qui doit être fait et que tu ne le fais pas. Je disais à cet homme que j’avais beaucoup à perdre : notre travail, la vie que l’on a ici, toi. Je lui ai dit que je t’aimais tellement que je ne savais pas comment te dire adieu (…) Il y a un moment pour enregistrer l’histoire et un moment pour en être l’outil (…) Je ne veux pas te perdre mais je veux te protéger, m’assurer qu’il existe un monde dans lequel tu puisses être heureux. Je t’aime tellement ».





Après un tel discours, il est difficile de comprendre pourquoi il refuse d’accompagner Olivia et Peter pour récupérer du cuivre. Et pourtant, on aurait dû comprendre que c’était parce qu’il allait se sacrifier en allant lui-même chercher les cristaux, les faire remonter du puits sans une combinaison adaptée.



Le dernier message à son fils, déposé sur les archives de leur famille, est très émouvant, et, les mots de ce dernier concernant l’acte de bravoure de son père le sont aussi. Reprendre le flambeau de son père et de son grand-père, en écrivant l’histoire, lui permet de leur rendre hommage et de poursuivre leur travail.



J’aime que Peter vole cette vieille voiture (qui fait penser à celle de Walter) et le dernier geste d’Olivia envers Etta lorsqu’elle fait ce geste très maternel de prendre sa cheville (ce que je fais d’ailleurs toujours lors des voyages avec ma fille). On voit à l’émotion d’Etta combien ce comportement affectif la touche.







PS : J’ai adoré que la fouille au corps des réfugiés fasse rire Walter parce que j’ai souvent pensé que je ne pourrais pas me faire fouiller sans glousser. Bref, il valide ma réflexion.

5x04 « The bullet that saved the world »

Un très joli épisode sur l’amour parental.

Cela commence avec une très belle scène où Peter se met en danger pour aller acheter une chaine pour remplacer celle qu’Etta leur a donné pour réaliser le laser. J’aime ce geste d’amour paternel. On perçoit combien les observateurs sont dangereux dans leur manière de lire dans les pensées et, même si Peter se défend pas mal, il a cependant permis à cet observateur de lire suffisamment en lui pour savoir qu’il n’est pas de leur côté, qu’il protège « une jeune-fille blonde » et qu’il n’est pas de leur époque. Et, sans sa réactivité, il serait sans doute mort. A son retour au laboratoire, Olivia a un réflexe protecteur et affectif en le voyant blessé et cela fait du bien de la voir encore suffisamment attachée à lui pour réagir ainsi.





De leur côté, Walter et Astrid poursuivent la recherche et la libération des cassettes. J’aime que Walter valide notre ressenti concernant la lenteur de la découverte de ces dernières. Comme lui, on se demande s’il ne va pas falloir, non pas 21 années, mais 21 épisodes pour avoir la finalité du plan… ceci dit, cela ne me déplairait pas.



On rejoint aussi Peter dans son sentiment que les observateurs les empêchent d’agir parce qu’ils ont toujours deux longueurs d’avance. Et, comme lui, on se demande comment on va pouvoir les vaincre. Etta prend, le temps d’un instant, la place de ses parents pour les réconforter en leur assurant qu’ils vont les vaincre un par un et qu’elle va leur apprendre à dissimuler leurs pensées.

J’aime quand Peter lui donne la chaine (en échange de sa première leçon) et lui met autour du cou. On voit combien ce geste touche Etta et combien Peter est prêt à aller loin pour elle. Le regard entre Walter et Peter est beau parce qu’ils se comprennent dans leur amour de père, et, si celui de Walter est triste, c’est parce qu’il sait que cet amour peut engendrer des gestes désespérés et avoir des conséquences dramatiques (comme lorsqu’il a kidnappé Peter du redverse pour lui sauver la vie).



Comme Olivia, Walter se concentre sur leur objectif premier qui est de retrouver et réaliser le plan de September (pour vaincre les observateurs). Il ne veut pas trop s’attacher à Etta tant qu’ils n’auront pas sauvé leur univers et la mettre ainsi complètement à l’abri.

Quel bonheur de revoir Broyles ! Son personnage me manquait terriblement, il a toujours été un réconfort, une force tranquille, un être de confiance. Même en le voyant avec Windmark, je n’ai pas pensé un instant qu’il pouvait être du côté des observateurs. Dans le 4x19, il apparait évident qu’en voyant le réglisse, il sait que la team est de retour. Or, les observateurs n’étaient pas au courant du retour de cette dernière, Broyles ne les avait donc pas informés.

On voit combien les observateurs sont déficients au niveau affectif lorsque Windmark interroge Broyles sur ce qui a motivé Peter, qui est un fugitif, à sortir de son abri, à se mettre en danger pour aller chercher quelque chose d’aussi commun qu’une chaine. Il comprend cependant que la team a des renseignements sur leurs actions et que la résistance les protège. Suite à une erreur concernant son incorporation, le loyaliste qui informe Anil se voit interrogé. Même s’il fait tout pour ne rien dévoiler, il lâche cependant le nom de « la colombe » et le lieu où se cache la team (laboratoire de Harvard). Heureusement, Broyles alerte Etta, et, Olivia a l’idée de refermer ce dernier dans l’ambre et ainsi laisser à penser qu’il est inoccupé (nécessité qu’ils puissent continuer à y être pour récupérer les VHS).

La scène entre l’observateur et Broyles fait très western, on perçoit un réel duel au niveau psychique et la main fébrile de Broyles (prêt à tirer) démontre qu’il est près plutôt que donner des informations (y compris sur son propre rôle dans la résistance) à le tuer. Mais, heureusement, il n’aura pas à le faire.

La deuxième VHS reste peu claire concernant le plan mais Walter connait cependant le lieu où ils doivent récupérer un des éléments de ce dernier. Ce lieu est en lien avec un souvenir heureux de son enfance, avec l’amour de sa mère.

La VHS fait aussi part de la réversibilité de tout phénomène et, avec ce qui arrive à notre univers et à Etta, on ne peut qu’accepter voire espérer cette réversibilité !

J’ai adoré l’idée de Walter d’utiliser les anciennes affaires résolues par la Fringe Division pour combattre les observateurs et atteindre le lieu du plan, c’est un joli clin d’œil, là encore, aux saisons précédentes : « Avant on résolvait des affaires, maintenant on va en créer ». On découvre donc que Walter avait une pièce secrète où il a archivé toutes les affaires sur lesquelles ils ont travaillé : « Certains secrets doivent être préservés pour deux raisons, la première, ça m’appartient, la deuxième, je n’ai aucune confiance en mon gouvernement. Ces objets étaient plus en sécurité avec moi ». C’est dommage que Peter assure qu’il y a une meilleure solution qu’un portail qui ouvre sur un autre univers, j’aurais été curieuse de voir ce qu’il se passe dans le redverse, ce que deviennent Alt !Livia et les autres.





La scène où Olivia fait part à Etta de la signification de son pendentif est très touchante et confirme ce que nous nous doutions depuis un moment : c’est la balle qui a, non pas tué Olivia, mais sauvé le monde… c’est plus joli.



J’ai aimé la manière dont la team a récupéré le plan : l’humour de Walter pour désorienter et faire diversion au niveau des gardes, le choix de la toxine… bref, j’ai adoré leur culot, leur impertinence et leur réussite aussi ! Il est dommage que Walter ne comprenne absolument pas ce qui est écrit sur ce premier plan… et rageant aussi ! On se dit qu’il est temps que sa mémoire fonctionne normalement parce qu’on y arrivera jamais. Dès qu’on avance d’un pas, on a l’impression de reculer de trois ! La présence September semble de plus en plus indispensable à la réussite du plan et on n’a toujours pas de nouvelles de lui.





Le fait que Broyles conserve une photo de Peter et Olivia est émouvant et démontre combien il les appréciait et ils le lui rendent bien. Le regard d’Olivia est magnifique lorsqu’elle le voit arriver, on voit combien elle le respecte, combien elle lui fait confiance, combien elle l’aime aussi, comme un père (d’un point de vue professionnel). C’est important, pour elle, de voir qu’il est toujours là, qu’il reste du bon côté, qu’il continue à défendre les mêmes valeurs qu’elle. Et puis, c’est un visage familier dans un univers qui lui semble hostile, inconnu et ça ne peut que lui faire du bien de le voir ! Les voir se serrer dans les bras (alors qu’ils sont, tous les deux, peu démonstratifs) montre combien ils sont attachés l’un à l’autre. On apprend que Broyles a rencontré Etta il y a 5 ans, qu’il a tout-de-suite su qu’elle était leur fille (car, même de dos, il a cru voir Olivia), il l’a pris dans son unité dans l’espoir de veiller sur elle mais elle l’a enrôlé dans la résistance et lui a appris à cacher ses pensées.





Voir Windmark traiter la team de barbare est forcément amusant quand on voit leur propre manière d’agir. Si on comprend, à son mécontentement, qu’il va redoubler d’efforts pour les retrouver et les éliminer, je ne pensais cependant pas qu’il y arriverait aussi vite et encore moins qu’Etta le paierait de sa vie. Même si l’on sait qu’il la recherche depuis qu’il a pris conscience qu’elle est la « little girl » de la team, je ne pensais pas qu’il arriverait à ses fins et je suis furieuse contre lui ! Cela apparait tellement injuste alors qu’ils venaient juste de se retrouver. Elle n’aura donc pas eu le temps de leur apprendre à dissimuler leurs pensées, ni trop les guider dans son monde.

Quand Windmark tue Etta, c’est terrible de l’entendre dire qu’elle ne sait pas quand s’arrêter parce que c’est ce que lui a transmis tant son père que sa mère : ne jamais abandonner. Et, même si Etta ne meurt pas seule, mais dans les bras de ses parents, c’est une bien maigre consolation. Les mots d’amour d’Olivia sont terriblement émouvants parce que, de par sa pudeur, tellement rares.







Avant qu’il la tue, Etta a autorisé Windmark à lire dans ses pensées, lui permettant ainsi de comprendre que c’est par amour que Peter lui a acheté la chaine. C’est ce qui le décide à revenir auprès d’Etta pensant, à juste titre, que, par amour, ses parents seraient revenus la chercher. Sauf qu’Etta le savait, elle a donc imposé à ses parents de la laisser et mis en place une bombe pour tuer Windmark. Dommage qu’il arrive à s’en sortir. Mais cela lui permet cependant de prendre conscience que la team est un réel danger pour eux.













Le fait de faire exploser son corps a aussi permis à Etta de faire disparaitre ce dernier et ainsi empêcher les observateurs de réaliser des expériences sur elle (comme elle l’a vu pratiquer sur Simon).

Le chagrin et les larmes de Peter font mal, le silence d’Olivia encore plus. On se demande quand elle va enfin crier ce qu’elle ressent, quand elle va sortir de ce semi-mutisme où elle est plongée depuis le début. En même temps, on se dit que plus rien ne va la ralentir, qu’à présent qu’elle n’est plus « parasitée » par son amour de mère, elle va pouvoir agir, être active et tout faire pour changer ce futur dont on ne veut surtout pas !

Le regard de Peter renvoie forcément à celui de Walter à la mort de son fils et on ne peut que s’interroger sur la manière dont va réagir Peter à ce drame commun : la mort de son unique enfant.



Je ne sais pas pourquoi mais je continue à penser que tout redeviendra dans l’ordre lorsque September n’empêchera pas Walternate de percevoir que son remède est bon et ainsi qu’il pourra sauver Peter. Après j’appréhende forcément le fait que, si l’erreur est réparée à la base, Olivia ne connaitra jamais Peter et Etta ne viendra jamais au monde. Ou alors c’est September qui a provoqué une réaction en chaine (comme les observateurs savent si bien le faire) en détournant l’attention de Walternate et ainsi provoquer le kidnapping de Peter par Walter pour qu’il puisse le ramener dans le blueverse et rencontrer, par la suite, Olivia et Astrid et cela parce que seule leur alliance pouvait sauver le monde des observateurs. Mais, dans ce cas, Etta meurt définitivement.

PS : La scène où Walter goûte son vieux beignet est assez écœurante et démontre que rien ne peut arrêter Walter dans sa gourmandise !
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