Partagez | 
 

 Downton Abbey

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant
AuteurMessage
ahia
Queen of Thorns


Féminin Messages : 5549

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Lun 5 Nov - 11:51

Voilà, dernier épisode de la saison avant le Christmas Special! Et pour une fois, ça se termine BIEN!! Je redoute donc une pluie de calamités pour le Christmas special...

Spoiler:
 

Voilà, vivement la suite!! (si on a une S4 vu que ce n'est tjs pas confirmé...)
Revenir en haut Aller en bas
Jona Snow
Participe à la Rébellion


Féminin Messages : 108
Age : 34

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Lun 5 Nov - 14:15

ahia a écrit:
Voilà, dernier épisode de la saison avant le Christmas Special! Et pour une fois, ça se termine BIEN!! Je redoute donc une pluie de calamités pour le Christmas special...

Spoiler:
 

Voilà, vivement la suite!! (si on a une S4 vu que ce n'est tjs pas confirmé...)

Pour moi ce sera ce soir pour le dernier épisode, j'ai pas lu ton spoiler mais j'ai hâte!! le problème avec cette série c'est que ça se termine trop vite même si j'avoue que Bates m'as un peu saoulé sur cette 2ème saison!!
Revenir en haut Aller en bas
ahia
Queen of Thorns


Féminin Messages : 5549

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Lun 5 Nov - 15:35

Jona Snow a écrit:

Pour moi ce sera ce soir pour le dernier épisode, j'ai pas lu ton spoiler mais j'ai hâte!! le problème avec cette série c'est que ça se termine trop vite même si j'avoue que Bates m'as un peu saoulé sur cette 2ème saison!!
Humm...on est à la 3e saison là Razz Et oui, pareil pour Bates! Il est plus intéressant hors prison que dedans. Toute la storyline avec Vera est d'un lourd.... Rolling Eyes
Revenir en haut Aller en bas
Jona Snow
Participe à la Rébellion


Féminin Messages : 108
Age : 34

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Lun 5 Nov - 15:44

ahia a écrit:
Jona Snow a écrit:

Pour moi ce sera ce soir pour le dernier épisode, j'ai pas lu ton spoiler mais j'ai hâte!! le problème avec cette série c'est que ça se termine trop vite même si j'avoue que Bates m'as un peu saoulé sur cette 2ème saison!!
Humm...on est à la 3e saison là Razz Et oui, pareil pour Bates! Il est plus intéressant hors prison que dedans. Toute la storyline avec Vera est d'un lourd.... Rolling Eyes

je regarde les séries trop vite c'est pour ça :p eh oui c'est la 3ème

ah oui pareil ça m'as vraiment saoulé l'histoire de l'ex femme toutssa toussa par contre j'ai adoré le dernier épisode, Thomas m'as fait pitié la pauvre petite chose
Revenir en haut Aller en bas
ahia
Queen of Thorns


Féminin Messages : 5549

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Jeu 27 Déc - 14:30

Ca y est, le Christmas special est sorti!! MERRY CHRISTMAS ou devrais-je dire:



Un épisode très downtonnien qui mêle les moments de rire, pur bonheur et qui finit....PUTAIN JULIAN!!!!!

Spoiler:
 

Je ne sais pas comment ils vont faire pour la S4...
Revenir en haut Aller en bas
jova
Sword in the Darkness


Masculin Messages : 3913
Age : 24

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Jeu 27 Déc - 22:28

Haha, tellement vrai Ahia. xD

Spoiler:
 

Bref, un peu mitigé par la fin, mais j'ai bien aimé l'épisode. Je me demande aussi ce qu'ils vont faire en saison 4...
Revenir en haut Aller en bas
ahia
Queen of Thorns


Féminin Messages : 5549

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Ven 28 Déc - 10:03

jova a écrit:
Haha, tellement vrai Ahia. xD

Spoiler:
 

Bref, un peu mitigé par la fin, mais j'ai bien aimé l'épisode. Je me demande aussi ce qu'ils vont faire en saison 4...

Pour Dan Stevens,
Spoiler:
 

Concernant l'Ecosse, c'est juste TROP ça! Inveraray est un très beau château (et habité par le clan Campbell - un des plus importans clans d'Ecosse - et le tartan du gars qui fait de la cornemuse dans la série est bien celui du clan actuel). Voici les quelques photos que j'avais prise du château (interdit d'en prendre à l'intérieur). Vous avez un bel exemple du temps écossais (je précise que ces photos ont été prises en plein mois d'Août xD)...












Bref, ça m'a fait plaisir de revoir tout ça dans DA! On y retrouve bien l'esprit écossais.
Revenir en haut Aller en bas
jova
Sword in the Darkness


Masculin Messages : 3913
Age : 24

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Ven 28 Déc - 10:38

C'est magnifique! Je VEUX y aller. xD

Après pour le temps, je n'imagine l'Ecosse que sous un ciel nuageux ^^ (ça vient aussi de ce qu'on nous en montre dans les Harry Potter je crois (tous ces différents lieux superbes que j'ai envie de visiter... )).
Revenir en haut Aller en bas
ahia
Queen of Thorns


Féminin Messages : 5549

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Ven 28 Déc - 12:13

jova a écrit:
C'est magnifique! Je VEUX y aller. xD

Après pour le temps, je n'imagine l'Ecosse que sous un ciel nuageux ^^ (ça vient aussi de ce qu'on nous en montre dans les Harry Potter je crois (tous ces différents lieux superbes que j'ai envie de visiter... )).
Parfois, il fait très beau. Grand ciel bleu, pas un nuage...et en un quart d'heure, ça se couvre et il pleut des cordes xD En Ecosse (valable aussi pour l'Irlande), tu peux avoir les 4 saisons dans une journée, le temps est très changeant, ce qui n'est pas très pratique pour s'habiller...!
Pour Harry Potter, Edimbourg est LA ville de HP, c'est là que vit JK et il y pleins d'endroits potteriens à voir qui ont inspiré JK (dont la tombe de Jedusor XD). J'ai vu le viaduc de Glennfinnan, le fameux viaduc où circule le train, il n'y a qu'une petite portion accessible en voiture, le reste est inaccessible (car pas de route pour l'approcher).
Revenir en haut Aller en bas
CissyBoleyn
Anobli pour son courage


Féminin Messages : 349
Age : 25

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Jeu 3 Jan - 12:20

Justement je viens de m'offrir le coffret avec la saison 1 et 2! Mais j'ai vu qu'il y avait deux épisodes "Spécial Noël" et qu'il y aurait une saison 3 et 4 également Very Happy

J'ai vraiment hâte de m'y mettre et vos commentaires donnent vraiment envie! Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Ygritte
Anobli pour son courage


Féminin Messages : 399
Age : 31

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Lun 7 Jan - 17:50

Je viens de finir la saison 3 et comment dire....


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
jova
Sword in the Darkness


Masculin Messages : 3913
Age : 24

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Lun 28 Jan - 14:50

DA a aussi sa version en 16 bits: XD

Revenir en haut Aller en bas
CissyBoleyn
Anobli pour son courage


Féminin Messages : 349
Age : 25

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Ven 15 Fév - 22:26

Je vois qu'il y en a parmi vous qui parlent de la saison 3, est-elle déjà en cours de diffusion? Mirci Smile
Revenir en haut Aller en bas
ahia
Queen of Thorns


Féminin Messages : 5549

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Ven 15 Fév - 23:01

CissyBoleyn a écrit:
Je vois qu'il y en a parmi vous qui parlent de la saison 3, est-elle déjà en cours de diffusion? Mirci Smile
Diffusée et déjà sortie en DVD en Angleterre depuis début décembre, tout comme le 2e Christmas special. Wink
Revenir en haut Aller en bas
CissyBoleyn
Anobli pour son courage


Féminin Messages : 349
Age : 25

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Ven 15 Fév - 23:13

Ah merci! Je commence la saison 2 mais vu que les deux premières sont déjà sorties en DVD assez rapidement, j'espère pour la 3ème Smile
Revenir en haut Aller en bas
Fantôme
Grand Questionneur Royal


Féminin Messages : 1982

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Mer 7 Aoû - 12:14

Alors, un ami m’a dit que « Downton Abbey », c’était comme « Dallas ». J’ai réfléchi un temps et je lui ai répondu que, même si, comme « Dallas », "Downton Abbey" est centré sur une famille, propriétaire d’un domaine et de terres, il y a cependant deux différences de taille :

- "Dallas" était basé sur la testostérone des frères Ewing   et, par là-même, la lutte pour le pouvoir, "Downton Abbey" est centré sur les sœurs Crawley, qui, selon la loi, ne peuvent pas hériter, ce n'est donc pas une lutte pour le pouvoir mais une lutte pour être entendue et reconnue : droit de vote, mariage par amour, travail...

- « Downton Abbey » est une série, non pas américaine, mais anglaise et c’est ce qui fait sa grande qualité. La photographie, les dialogues, les costumes, le jeu des acteurs… sont juste magnifiques ! Chaque apparition de Maggie Smith est un délice, l’histoire de Mary et Matthew terriblement romantique et sensuelle, et, celle de Bates et Anna extrêmement touchante... Les anglais restent les meilleurs dès lors que l’on parle de sentiments et « Downton Abbey » est une crème en matière de romantisme

Alors, je commence avec le 1er épisode

1x01 "Question de succession"

Avril 1912. Le Titanic vient de sombrer. La vie de la famille de lord Grantham, propriétaire de Downton Abbey (dans la famille depuis le 16ème siècle), va basculer.

L’épisode démarre avec le réveil des domestiques dont le travail est méticuleusement organisé et orchestré par le majordome Charles Carson (qui assure le commandement de l’ensemble des employés) et l’intendante Elsie Hughes (qui gère les ressources et encadre fermement le travail des femmes de chambre). Les domestiques se doivent de mettre en ordre le domaine (vaisselle, nettoyage, argenterie…) et de tout préparer (allumer les cheminées, ouvrir les volets, préparer le petit-déjeuner, mettre la table, repasser les journaux…) avant le réveil de leurs maitres. Il y a, en cuisine, Beryl Patmore (qui y règne d’une main de mettre) et Daisy Robinson (qui est au service presque exclusif de cette dernière et apparait complètement dominée et, par là-même, terrorisée à l’idée de rater les nombreuses tâches qui lui sont confiées). Au niveau des femmes de chambre, il y Sarah O’Brien (première femme de chambre de la maison, vouée au seul service de lady Grantham), Anna (première femme de chambre, attachée au service des filles de lord Grantham), Gwen Dawson (femme de chambre, au service, elle aussi, des filles). Et, au niveau des valets de pied, il y a Thomas Barrow (qui, de par son ancienneté dans la maison, joue de son autorité sur les autres employés) et William Mason (qui, arrivé depuis peu, souffre du mal du pays et des brimades de Thomas).










L’épisode se poursuit avec le réveil de la famille Cralwey : Robert (lord Grantham), propriétaire de Downton Abbey (qu’il gouverne d’une main ferme et avisée), Cora (lady Grantham), fille d’une richissime américaine (dont la dot a permis de sauver le domaine), Mary, l’ainée des 3 filles de lord et lady Grantham (qui apparait altière, distante, énigmatique, insensible mais qui, en réalité, est passionnée et entière ; elle souffre de voir l’avenir de Downton Abbey résider dans ses mains, ce qui la rend cynique et amère puisque prisonnière de cette responsabilité en particulier du mariage, plus ou moins imposé, qu’elle va devoir réaliser), Edith, la cadette (qui est intelligente mais un peu gauche et connait des difficultés à trouver sa place au sein de la famille) et Sybil, la plus jeune (qui apparait passionnée, directe, anticonformiste ; son désir de liberté et son militantisme, en particulier concernant le droit des femmes, créent des remous dans la famille).






Tout le monde apparait sous le choc de la catastrophe en particulier lord Grantham qui apprend, par télégramme, que ses deux héritiers (James et Patrick) étaient sur le Titanic. Cela remet alors tout en question concernant l’héritage puisque n’ayant que des filles, ces dernières, selon la loi, ne peuvent bénéficier de ce dernier. Pour le conserver dans la famille, Mary devait épouser Patrick mais, à présent que les deux héritiers ont disparus, l’avenir de Downton Abbey se voit confié à un nouvel héritier que lord Grantham ne connait pas.
La réaction de Mary à l’annonce de la disparition de celui qui lui était promis est désarmante puisque, ce qui l’ennuie le plus, dans cette dernière, c’est de devoir porter le deuil : « Does this mean I’ll have to go into full mourning ? (…) After all, it wasn’t official. » En même temps, cela apparait compréhensible puisque cette union lui était imposée et non désirée. Alors, après tout, pourquoi pleurer quelqu’un qu’on n’aime pas et qu’on connait, parfois, à peine. J’aime que, même si elle sait que ses propos vont choquer son père, elle lui fasse comprendre son ressenti et sa position. Cela lui permet de ne pas avoir à faire semblant d’être endeuillée ou encore triste. Je la trouve sincère dans ses émotions et honnête dans son rapport avec son père dont elle ne cherche pas, par principe, à plaire. Et, si elle se trompe souvent dans ses propres sentiments, elle n’essaie pas de tromper autrui et c’est déjà beaucoup (surtout à cette époque où les convenances étaient de mises).




La mère de Robert, Violet (qui est farouchement attachée aux traditions mais souvent clairvoyante et beaucoup moins conformiste qu’il n’y parait), fait, suite à l’annonce du décès des héritiers, une entrée fracassante à Downton Abbey. On s’attend à ce qu’elle soit désolée, attristée mais, comme Mary, elle livre ses sentiments sans mettre de barrière et va jusqu’à dire qu’elle ne portait pas James dans son cœur parce qu’il était, selon elle, antipathique. Elle est surtout là pour évoquer le nouvel héritier qui serait un arrière petit cousin éloigné de Robert. On voit combien il lui est difficile de se dire que la fortune de Cora et Downton Abbey vont revenir à cet homme que la famille ne connait pas. Et on perçoit, à travers ce drame, combien les femmes étaient dépendantes, financièrement, des hommes. Même si elles avaient de l’argent, comme ce fut le cas pour Cora dont la dot a permis de sauver Downton Abbey, il ne leur appartient plus à partir du moment où elles sont mariées.

On apprend qu’à son mariage avec Robert, Cora a été obligée, par feu son beau-père, à signer une clause de vol légal et qui, si Cora souhaite récupérer sa dot, aura pour conséquence de disperser le domaine, ce qui ruinerait ce pour quoi Robert a consacré sa vie : conserver, dans la famille, Downton Abbey.

Violet pense que la seule manière de s’en sortir, c’est d’annuler la succession. Mary n’aura pas le titre mais sera reconnue comme héritière universelle : elle aura ainsi l’argent de sa mère et le domaine. On voit combien Downton abbey compte aussi beaucoup pour Violet qui a donné 30 ans de sa vie pour gérer le domaine et ne souhaite donc pas le voir léguer à un inconnu.

J’aime le sourire et le regard malicieux de Cora lorsqu’elle annonce à sa belle-mère qu’elles vont devoir être amies pour sauver leurs intérêts de cette malheureuse situation. La réponse de violet est d’ailleurs délicieuse : « We are allies, my dear, which can be a good deal more effective ». Le personnage de Violet est attachant parce que doté d’un sens de l’humour acerbe : ses réflexions et sa répartie sont un vrai atout pour la série.




Du côté des domestiques, l’arrivée de John Bates (qui apparait affable mais réservé), en tant que nouveau valet de lord Grantham, suscite, de par son handicap, beaucoup de questions en particulier concernant les raisons de son embauche. Et on se demande, nous aussi, comment il va pouvoir remplir sa fonction lorsqu’on perçoit sa fatigue à monter les escaliers jusqu’à sa chambre. Sa réelle joie à la découverte de sa chambre (qui apparait pourtant petite et relativement vétuste) nous touche et nous interroge sur son vécu.




On comprend, à l’attitude de Thomas envers Bates, combien il est jaloux de voir ce dernier obtenir la place qu’il convoitait. Sa surprise et sa gêne lorsque Bates met en avant une réalité de leur travail : « The way we live with all this pirate’s hoard within our reach. But none of it’s ours, is it ? » laissent à penser qu’il n’est pas des plus honnêtes.

Carson apparait, de par la charge de travail que demandent un tel domaine et une telle famille, lui aussi, sceptique concernant les capacités physiques de Bates à réaliser ses tâches et lui en fait part. Les interrogations et les jalousies sont accentuées avec la familiarité que montre Robert envers Bates en venant, dans l’office des domestiques, le saluer et lui souhaiter la bienvenue. On apprend alors qu’ils étaient compagnons d’arme pendant la guerre des Boers où Bates a sauvé la vie de lord Grantham.

En cuisine, Daisy minaude devant Thomas pendant que Mme Patmore s’applique à la guider dans ce qu’elle doit faire et William à l’aider quand elle est en difficulté. Tout le monde s’agite pour être prêt au retour des Crawley de l’église où Robert a fait donner une messe commémorative pour la disparition de James et Patrick (dont les corps n’ont cependant pas été retrouvés).

Robert profite de la présence de son notaire (Murray) pour évoquer le nouvel héritier : Matthew Crawley qui est avocat spécialisé en droit des entreprises et vit à Manchester avec sa mère (Isobel). Le père de ce dernier est mort, il était médecin. On apprend aussi qu’à cause du père de Robert (qui a imposé des clauses fixes), le contrat ne peut être dissolu. Il est donc impossible de séparer la fortune de Cora et ainsi la protéger, elle et ses filles, au décès de Robert. Si ce dernier devait arriver, elles n’auront plus rien.




Mary continue à apparaitre dure en critiquant la peine d’Edith, lui faisant remarquer que cette dernière est indécente sachant que c’est elle qui devait épouser Patrick (insinuant ainsi qu’elle avait des sentiments pour son fiancé). Edith, elle, lui fait comprendre qu’elle devrait montrer, de son côté, plus de chagrin. On comprend, à leur attitude respective, qu’elles ne s’entendent pas.




On voit combien la succession préoccupe aussi les domestiques puisqu’ils vont devoir travailler, par la suite, pour l’héritier. Carson laisse même entendre qu’il considère lord et lady Grantham comme sa seule famille. On perçoit, à travers cet aveu, combien les domestiques vivent à travers leurs maitres (parce que n’ayant pas de vie autre que leur travail auprès d’eux).

Pour O’Brien et Thomas, la familiarité perçue dans l’office entre Robert et Bates laisse à penser que ce dernier espionne pour les maitres. Ils décident donc de se débarrasser de lui. O’Brien profite de son rôle auprès de Cora pour lui glisser, à travers une fausse compassion, le fait que Bates est incapable de faire son travail et Thomas met en avant, auprès de Carson, toutes les inaptitudes de ce dernier (porter les bagages, servir à table…) que les autres valets se doivent de compenser. Sachant combien Carson est attaché à la réputation de Downton Abbey, il va jusqu’à lui laisser entendre que cela risque d’atteindre le prestige de la maison.




Suite à sa conversation avec O’Brien, Cora évoque à son mari les incapacités de Bates relatées par cette dernière. Robert, ayant conscience du goût d’O’Brien pour les médisances, reproche à Cora de trop l’écouter. Cela n’empêche pas cette dernière de poursuivre en lui faisant comprendre qu’employer un estropié est, même venant de lui, bien trop excentrique et trouve cela injuste pour les autres domestique qui doivent compenser le handicap de Bates. Pour Cora, cela engendre des tensions au sein des employés.

La maladresse de Bates se confirme lorsqu’il renverse un plateau alors qu’il voulait le prendre. Même si l’incident s’est produit en cuisine, il démontre cependant qu’il lui est en effet difficile (voire impossible) de réaliser certaines tâches et on voit combien il en souffre, combien il cherche à faire correctement son travail. Anna, consciente qu’O’Brien et Thomas font tout pour mettre en avant les inaptitudes de Bates, essaie d’aider ce dernier au mieux.

Violet profite d’être seule avec son fils pour savoir ce que lui a dit Murray. On voit combien il lui est difficile d’accepter le fait qu’ils n’aient pas de liberté d’action et que, par là-même, Cora perde sa fortune. On apprend alors que Robert a épousé, contre l’avis de sa mère, Cora pour cette dernière. On comprend combien il est attaché à Downton Abbey puisque c’est pour sauver le domaine qu’il a réalisé ce mariage arrangé. Robert défend cependant ses sentiments envers Cora assurant à sa mère qu’elle le rend très heureux. Violet ne comprend donc pas pourquoi il tolère le fait que la fortune de cette dernière revienne à un inconnu.

De même, touchée par le devenir de Mary, elle cherche à marier cette dernière à un bon parti et ainsi arranger les choses en sa faveur. Elle prévoit donc de programmer une date, à la fin du deuil, pour répondre à la demande du duc de Crowborough de séjourner à Downton Abbey. Cette attention de Violet envers Mary attise la jalousie d’Edith. Mary, elle, apparait trop sûre de sa beauté, de ses atouts pour qu’il ne lui arrive pas une mésaventure.

En coulisse les domestiques se préparent à accueillir et servir le duc. On sent combien il est important, pour la renommée de leurs maitres, qu’ils fassent un travail irréprochable et c’est ce qui inquiète Carson quand Bates insiste pour être présent. Alors que Thomas se voit l’honneur d’être demandé comme valet par le duc (qui renvoie à lord Grantham sa satisfaction concernant son travail auprès de lui lors d’un précédent séjour), O’Brien, elle, fait tomber Bates devant tout le monde et ainsi affirmer la problématique de son handicap. La scène où Bates repousse l’aide d’Anna est touchante parce qu’on voit combien il se sent humilié par sa chute et le regard que cette dernière a engendré sur lui.






Suite à la chute de Bates, Carson insiste auprès de lord Grantham concernant les répercussions de son handicap en particulier l’augmentation des tâches des autres valets qui se doivent de compenser ce dernier. Et, même si on voit que cela lui est difficile (parce que Bates lui est sympathique), Carson met en avant l’honneur de Downton pour justifier sa détermination à ne plus l’avoir à ses ordres. Robert annonce donc à Bates qu’il va devoir se défaire de ses services et il est terrible de voir la détresse de ce dernier. Il sait très bien qu’il ne pourra jamais trouver du travail dans son état. J’aime qu’il reste digne en refusant l’aide financière de Robert : « I couldn’t take your money, my lord. I can take wages for a job done. That’s all ». Robert, se sentant coupable, insiste cependant pour lui donner un mois de gages.

Carson annonce aux employés le départ de Bates en précisant qu’il part sans une tâche à sa réputation et qu’ils se doivent d’en prendre exemple. Si William apparait réellement désolé par ce départ, mettant en avant le fait que ça ne le dérangeait pas de faire plus pour compenser le handicap de Bates, Thomas, lui, en profite pour demander à Carson s’il pourra reprendre son poste. Carson lui renvoie le fait que, tant que le duc séjourne à Downton, il doit s’occuper de ce dernier. En attendant, c’est lui qui sera le valet de lord Grantham.
En voulant lui monter un plateau dans sa chambre, Anna est témoin de la détresse de Bates et j’aime qu’elle est l’intelligence de rester sur le bas de sa porte et de le prévenir de son arrivée, lui laissant ainsi le temps de se remettre et, par là-même, de ne pas être perçu dans sa fragilité. Je trouve bien qu’Anna lui dise combien elle est désolée qu’il quitte Downton parce que c’est important pour lui qu’il l’entende et ainsi parte sans se sentir complètement rejeté. J’aime qu’Anna assume ses sentiments en lui assurant qu’elle sera inquiète s’il ne lui donne pas de ses nouvelles. Je les trouve tous les deux très touchants.






J’aime qu’en apprenant l’arrivée du duc à Downton, Violet annule son thé pour s’imposer au diner et ainsi pouvoir gérer la relation de Mary avec ce dernier.

Dès son arrivée, le duc adopte un comportement étrange en demandant à Mary de lui faire visiter les appartements des domestiques en particulier celui des hommes. Et je rejoins Robert quand il dit à Cora qu’il ne faut pas qu’elle laisse Mary se ridiculiser. En voulant la marier à tout prix, on la pousse à n’utiliser que ses charmes et à perdre ainsi toute sa lucidité. Même si elle n’est pas en accord avec la demande du duc, pensant que c’est une manière de se retrouver seul avec elle et de lui faire la cour, Mary répond à cette dernière. Et, au moment où elle pense qu’il va l’embrasser, elle est surprise de le voir entrer dans les quartiers des domestiques. Si elle tente de l’en dissuader en mettant en avant l’aspect irrespectueux de son comportement, elle n’arrive cependant pas à l’arrêter. Elle est alors choquée de le voir fouiller dans la commode de Thomas et extrêmement humiliée de se faire surprendre par Bates parce qu’elle sait combien il est déplacé qu’elle soit là. J’aime beaucoup la réponse qu’elle fait au duc lorsqu’il lui demande pourquoi elle s’est excusée auprès d’un domestique parce que cela démontre qu’elle a des valeurs : « I always apologise when I’m in the wrong. It’s a habit of mine ».




Alors qu’Edith, au courant de l’exploration du duc et Mary, se réjouit de mettre mal à l’aise cette dernière en l’évoquant à table, Sybil, elle, protège sa sœur ainée en assurant qu’elle ne faisait que faire découvrir les lieux au duc. Malgré la tentative de Violet de changer de sujet, Robert revient dessus et Edith en profite pour dire qu’ils ont été dans les dortoirs des domestiques, ce qui semble fortement perturber Thomas.






Pendant que les femmes sont au salon, le duc évoque, avec Robert, les ajustements que la mort de ses héritiers va engendrer. Robert ne peut qu’exprimer sa surprise de le savoir si bien informé sur les affaires privées de sa famille. Il lui explique cependant qu’il est décidé à ne pas se battre pour l’héritage, qu’il va laisser les choses se faire en espérant que le nouvel héritier sera parfait. J’aime voir le duc s’étouffer lorsque Robert lui annonce que Mary aura cependant une dot qu’il devrait trouver substantielle… Belle manière de lui faire comprendre qu’il a bien perçu ses intentions : smile : Même si le duc s’en défend, on sait très bien qu’en venant à Downton, il venait voir s’il pouvait trouver en Mary, une héritière. Comme il prend conscience que ce ne sera pas le cas, il assure que son intention, en venant séjourner à Downton, n’était pas de demander Mary en mariage. Cette dernière se retrouve donc à vivre l’humiliation d’être refoulée. Edith se fait d’ailleurs un plaisir de lui faire remarquer qu’elle a échoué : « So he slipped the hook ». Et la réponse de Mary est tout aussi dure : « At least I’m not fishing with no bait ».




Je rejoins Cora dans ce qu’elle renvoie à Robert : pourquoi, s’il connaissait sa décision de ne pas annuler la succession, avoir fait subir cet affront (d’être rejetée par le duc) à Mary. Et j’avoue que, même si je comprends qu’il a Downton Abbey dans le sang, je pense que cela ne peut qu’être difficile pour Mary (qui risque de vivre cette décision comme un manque d’amour). Si Robert fait ce que lui dicte sa conscience (en n’annulant pas la succession), j’aime que Cora, pour protéger sa fille ainée, lui assure qu’elle compte faire de même et ne pas abandonner la partie. La seule chose où je rejoins Robert, c’est que Mary n’aurait pas été heureuse avec le duc.




On comprend enfin pourquoi le duc était au courant des affaires de la famille, pourquoi il voulait Thomas comme valet, pourquoi il fouillait dans sa chambre : ce dernier est en réalité son amant, c’est donc lui qui l’a prévenu de la situation des Crawley. Thomas, en comprenant que le duc ne compte pas l’emmener avec lui, ni l’employer comme valet mais aussi et surtout qu’il n’est pas son seul amant, le menace de dévoiler leur liaison à travers les lettres qu’il lui a envoyé mais on sait déjà que, si le duc a souhaité aller dans les chambres des domestiques et fouiller dans celle de Thomas, c’était pour récupérer ces dernières, s’en débarrasser et ainsi ne pas avoir à subir de chantage.




J’aime que Robert finisse par stopper la voiture qui devait emmener Bates à la gare et lui demander de rester parce que, comme lui, je trouve que le congédier n’était pas juste. Thomas, avec ce dernier revirement de situation, semble avoir tout perdu et on se dit qu’il va forcément être aigri et, par là-même, encore plus vicieux, ce qui promet des intrigues pour la suite de l’histoire.




On termine en faisant connaissance du nouvel héritier qui ne peut que donner de l’espoir pour la suite des évènements : non seulement il a beaucoup de charme mais en plus il a l’air gentil et sans prétention. J’aime ce qu’il dit à sa mère en réponse à l’interrogation de cette dernière concernant la raison du courrier de lord Grantham : « He wants to change our lives ».




PS : A noter que Rose Leslie, qui joue Gwen, joue aussi le rôle de Ygrid dans « Game of Thrones »
Revenir en haut Aller en bas
jova
Sword in the Darkness


Masculin Messages : 3913
Age : 24

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Dim 1 Sep - 22:47

Et hop, trailer de la prochaine saison!


J'ai hâte, ça me manque...
Revenir en haut Aller en bas
ahia
Queen of Thorns


Féminin Messages : 5549

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Dim 1 Sep - 22:51

Moi aussi ça me manque mais j'avoue que je ne sais pas encore quoi penser des nouveaux personnages...je n'ai toujours pas digéré les deux grosses morts de la saison dernière... J'aimerai une saison un peu plus légère cette année !
Revenir en haut Aller en bas
jova
Sword in the Darkness


Masculin Messages : 3913
Age : 24

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Dim 1 Sep - 22:54

Moui, j'ai rien lu à propose des nouveaux personnages, donc je verrai. J'avoue que j'aimerais bien que ça se calme aussi.

Spoiler:
 

N'empêche, j'ai hâte. ^^
Revenir en haut Aller en bas
Corinne
Entre au service des Seigneurs


Féminin Messages : 244
Age : 42

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Lun 2 Sep - 20:40

Le 15 septembre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Plus très longtemps à attendre !!!!!!!!!!!!!!!!!
Revenir en haut Aller en bas
Ser Flement Brax
Participe à la Rébellion


Masculin Messages : 105
Age : 21

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Lun 2 Sep - 23:55

La mort de l'autre blond m'a tellement dégoûté perso, que je me demande si je vais continuer la série avec ça...
Revenir en haut Aller en bas
Fantôme
Grand Questionneur Royal


Féminin Messages : 1982

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Jeu 5 Sep - 20:32

1x02 « Le nouvel héritier »

L’épisode débute avec l’arrivée du nouvel héritier (Matthew Crawley) et de sa mère (Isobel) dans la maison que leur a réservé lord Grantham. J’aime que Matthew ne soit pas enchanté de cet héritage, qu’il aille jusqu’à demander à sa mère s’il peut le refuser parce que ça le rend attachant. On comprend d’autant mieux son comportement qu’il a un mode de vie plus simple et moderne et qu’il ne se sent donc pas à l’aise avec celui que mènent les lords. Cela commence avec Molesley, le valet qui leur a été attribué, dont il ne comprend pas l’utilité puisqu’il se prend en charge lui-même (toilette, habillage, service à table…). Isobel, elle, compte bien s’adapter à cette nouvelle vie et lui fait comprendre qu’elle va faire au mieux pour répondre à ce que son nouveau rang exige. J’aime la colère de Matthew qui ne voit aucun avantage à vivre ainsi et qui se défend de ne pas vouloir qu’on le change dans sa manière d’être, c’est tout à son honneur et nous permet de mieux l’accepter puisque nous sommes dans l’empathie avec ce que vit la famille de Robert. Matthew a raison de penser que ce dernier a souhaité qu’il s’installe près de Downton Abbey pour pouvoir le familiariser avec le domaine. Il est très beau dans son désir de rester lui-même et de ne pas avoir à être obligé de se marier à une des filles de lord Grantham (pour leur permettre de conserver leur héritage). Finalement, il se sent piéger par la situation au même titre que la famille de Robert. Ce qui est amusant, c’est que l’on connait la personnalité (et la beauté) de Mary et qu’on sait déjà qu’ils pourraient s’entendre à merveille. Alors forcément on sourit lorsqu’on voit la tête de Matthew (bouche grande ouverte) à l’entrée de Mary dans la pièce : l’expression « tomber amoureux au premier regard » ne peut pas, dans le cas de Matthew, être plus vrai et c’est, pour elle, qu’il va accepter cette vie de château qui ne l’enchantait pas. J’aime que Mary lui fasse comprendre qu’elle a tout entendu de sa conversation en expliquant qu’elle ne reste pas parce qu’elle ne veut pas s’imposer, qu’elle est juste passé leur faire part de l’invitation à diner de sa mère. On voit combien les mots de Matthew l’ont blessée (parce que foncièrement vrais) dans la réponse qu’elle donne à Matthew lorsque ce dernier tente de la convaincre qu’il ne pensait pas ce qu’il disait, que c’était une plaisanterie : « Of course. And I agree. The whole thing is a complete joke »





Côté domestique les commérages vont bon train, chacun allant de son idée sur l’héritier, il y a ceux qui critiquent son manque certain d’éducation et d’élégance (puisque n’ayant pas le même rythme de vie). D’autres veulent lui laisser une chance de faire ses preuves. J’aime Anna parce qu’elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, lorsque O’Brien leur fait remarquer que l’héritier aura de la chance si elle est aimable avec lui, elle fait cette remarque délicieuse : « We’re all lucky if we get a civil word out of you ». On voit combien les domestiques vivent, se nourrissent de la vie de leurs maitres. En cuisine, on se pose moins de questions, on valide le fait qu’il sera le prochain employeur et qu’il est essentiel de plaire à ce dernier.



Cora apprend à Mary que son père n’est pas convaincu de pouvoir annuler l’héritage et ne souhaite pas forcément le faire mais qu’elle et sa grand-mère cherche un avocat pour voir ce qui leur est possible de faire. Là encore, on voit combien la phrase de Matthew (concernant le fait qu’il ne veuille pas qu’on lui impose une des filles de Robert) a blessé Mary puisque, si elle décrit Isobel comme une personne sympathique, elle peint Matthew comme quelqu’un d’imbu de lui-même. Alors forcément, on se dit que la phrase de ce dernier est malheureuse parce que cela va les éloigner et handicaper une relation qui aurait pu naturellement exister.

L’arrivée de Matthew et sa mère à Downton Abbey montre combien ils sont impressionnés et mal à l’aise dans un tel environnement. Et cela ne manque pas d’être remarqué tant par les domestiques que par leurs maitres qui sont surpris par certaines de leurs attitudes. Ça commence avec l’exclamation de Matthew pour faire part de sa reconnaissance à avoir un tel accueil et ça continue avec la réaction de Violet lorsqu’Isobel s’avance vers elle pour lui demander comment elles doivent s’appeler : « Well, we could always start with Mrs Crawley et lady Grantham ». Cela promet de beaux dialogues entre les deux dames qui ne manquent pas, l’une comme l’autre, de répartie et de caractère ! Heureusement, Cora intervient pour mettre à l’aise Isobel qui, pour une fois, est restée sans voix. Il apparait normal que les femmes de la famille connaissent plus de difficulté à accepter ce nouvel héritier puisque ce sont elles qui, avec son arrivée, ont le plus à perdre et j’aime qu’elles défendent leurs idées. Elles font de la résistance et je trouve ça sympa. Après, on trouve cela forcément dur pour les Crawley puisqu’ils ne sont pas responsables de la situation de lord Grantham… ils n’ont rien demandé, encore moins à hériter !




On voit que les Crawley sont continuellement testés pendant le repas y compris par les domestiques avec cette réflexion de Thomas qui aurait mérité une gifle tant elle est impertinente : « I will hold it steady and you can help yourself, sir ». Mary apparait très altière en faisant ouvertement comprendre à Matthew que ses habitudes ne sont pas les leurs et j’aime que ce dernier ne se laisse pas déstabiliser, n’essaie pas de se justifier : il est différent et l’assume. Si Mary est aussi acerbe, c’est parce qu’elle ne digère pas ce que Matthew a laissé entendre sur un éventuel mariage imposé entre eux (dans le seul but de récupérer l’héritage) et de l’humiliation que cette réalité engendre chez elle. Elle a le sentiment de devoir mendier ce qui, à la base, lui revient. Seul Robert apparait désireux de mieux les connaitre… jusqu’à ce que Matthew exprime son désir de travailler (tout comme sa mère évoque son souhait d’être utile et, par là-même, de faire connaissance avec l’hôpital, ayant été infirmière et fille, sœur et femme de médecin) et que s’il doit s’occuper de l’intendance de Downton Abbey avec lui, ce sera après son travail et lors des week-ends. On voit combien cette idée choque Robert qui ne voit pas l’intérêt de travailler quand on est voué à être un lord. La réflexion de Violet montre combien leur monde est différent de celui des Crawley : « What is a weekend ? »



En cuisine, les débats se poursuivent en particulier concernant le fait que Matthew veuille travailler et, qu’en cela, il ne peut être un gentleman, les gentlemen ne travaillant pas. Ce qui apparait aberrant à Anna comme à nous. Carson veille à ce que la famille de lord Grantham ne soit pas insultée (remontrance à Thomas qui s’amuse de la répartie d’Isobel face à « the old lady ») et à ce que les employés soient irréprochables (réprimande à William qui a une couture défaite au niveau de sa veste). On comprend à travers son discours que, pour les domestiques, il est essentiel d’être à la hauteur de la famille pour laquelle il travaille parce qu’ils sont le reflet de la fierté et la dignité de cette dernière.



Après un tel discours, il est forcément amusant d’apprendre que Carson a travaillé dans un music-hall et qu’il vole de la nourriture à ses maitres pour répondre au chantage (de tout dévoiler) de son ancien partenaire : Charles Grigg On voit, pour la première fois, Carson perdre son flegme lorsqu’il apprend que ce dernier est à Downton Abbey pour le dénoncer auprès de Robert (et cela en présence d’Anna et de Bates). Pourtant rien de dramatique, au contraire, on ne peut que s’amuser du nom de son duo : « Les joyeux Charlie » et des quelques pas de danse de Grigg. Le voir autrement est plutôt agréable. J’aime d’ailleurs le sourire complice entre Sybil et Robert lorsque ce dernier dit à Carson qu’il est impressionné qu’il ait chanté et dansé en public ou encore celui entre Bates et Anna lorsqu’ils évoquent ensemble la nécessité de le traiter comme un Dieu pour le rassurer et calmer ses nerfs. J’adore ce que dit Bates à Anna : « The Cheerful Charlies ? For all his talk of dignity, we know his story now.(…) It will change the way we think of him”. Et je rejoins Carson lorsqu’il les remercie de n’avoir pas dévoilé son passé de music-hall aux autres domestiques afin qu’il puisse conserver toute la crédibilité de son statut. On se demande cependant pourquoi Bates lui dit qu’il n’est pas en mesure de le juger, qu’il n’est en droit de ne juger quiconque… cela pose question sur son passé propre.




Alors que la guerre semble être déclarée entre Bates et Thomas (puisque ce dernier exprime le fait que, s’il souhaitait le poste de Molesley, c’était pour s’éloigner de lui), Bates et Anna, eux, se rapprochent progressivement (en particulier dans la scène où ils se retrouvent seuls à Downton et que Bates se laisse aller à flirter avec elle).


Isobel ne lâche pas son idée d’aider à l’hôpital et fait donc la connaissance du Dr Clarkson. Pour lui être utile, elle va reprendre son costume d’infirmière et même aller jusqu’à le conseiller dans le traitement de John Drake. Face à son entêtement et à son désir de tout tenter pour la guérison de son patient, Dr Clarkson, malgré le désaccord de Violet, va finir par la suivre. J’aime que la femme de John Drake se positionne en s’opposant à Violet qui exige qu’on laisse ce dernier vivre ses dernières heures en paix : « But that’s just it, my lady, I don’t want them to be his last hours. Not if there’s a chance. Please, Doctor. Do what you must ». Et quelle victoire pour Isobel de voir le traitement fonctionner et John Drake se remettre !





Pour éviter la suprématie de Violet qui est présidente, Robert, en tant que bienfaiteur, décide de mettre Isobel coprésidente du conseil et ainsi lui permettre d’agir plus à son aise et sans avoir à rendre des comptes à Violet ou devoir suivre les décisions de cette dernière. J’adore que Robert avoue qu’il est temps que l’absolutisme de sa mère cesse et que de l’opposition ne peut que lui faire du bien : smile : J’adore aussi que les domestiques se déplacent pour la cérémonie d’investiture juste pour voir la tête déconfite de Violet (Mme Hughes allant jusqu’à la traiter de « the old bat »)






Cette reconnaissance donnée à Isobel permet à Matthew de percevoir combien Robert est désireux de les mettre à l’aise dans leur nouvelle société et c’est important, pour lui, de se sentir ainsi soutenu. Cela lui permet d’entamer, avec plus de plaisir, son éducation concernant Downton Abbey. Robert tient à ce qu’il apprenne à l’aimer et ainsi à poursuivre ce pourquoi il a passé sa vie : préserver le domaine. Il lui avoue alors que c’est la fortune de Cora qui lui a permis de sauver ce dernier. Cet aveu permet à Matthew de comprendre à quel point il doit être difficile, pour Cora, de perdre l’héritage.


Molesley apparait à la limite de la dépression face au comportement de Matthew qui refuse d’être pris en charge en particulier dans l’habillage. Ne pas pouvoir faire son travail lui donne le sentiment de ne pas avoir lieu d’être, de ne servir à rien. Il semble même au bord du suicide lorsque Matthew lui dit qu’il trouve stupide d’avoir une telle profession, et, même si, en prenant conscience de la souffrance que ses mots a engendré chez Molesley, ce dernier s’excuse, on voit combien Molesley est sous le choc. On voit qu’il prend conscience que son métier est en voie de disparition. Et, si on comprend le souhait de Matthew de ne pas être habillé comme une poupée (parce qu’on ne le tolèrerait pas non plus), on comprend aussi le regard de Robert. On voit que ça touche Matthew lorsque ce dernier lui rappelle que Downton Abbey va, un jour, lui appartenir et qu’il faudra alors qu’il accepte l’ensemble de son personnel y compris les valets de chambre parce qu’ils ont un rôle à jouer et qu’il serait injuste de le leur retirer. J’aime que, par gentillesse, Matthew finisse par permettre à Molesley de l’aider à s’habiller. L’émotion de Molesley est très belle, on voit combien il est touché que Matthew accepte enfin son travail.




Comme l’avait prévu Matthew, Violet évoque à Robert la nécessité de marier Mary à ce dernier afin de ne pas perdre leur héritage. Elle décide donc, avec Cora, de rendre visite à Isobel pour lui en parler. Cette dernière, très ennuyée pour Matthew (dont elle connait le désir de choisir lui-même sa femme) apparait soulagée de son retour du travail, mettant ainsi un terme à la visite de Violet et Cora. Ce qui est frustrant, c’est que l’on sait que, si Matthew n’avait pas eu cette phrase malheureuse (concernant son refus d’un éventuel mariage arrangé), cela aurait pu fonctionner entre lui et Mary. Or, cette dernière le rejette plus par réaction à cette phrase que par réelle mésentente.

Gwen, depuis qu’elle a reçu un paquet, apparait secrète. Anna, qui l’a remarquée, s’amuse à lui donner une aventure et lui intime, par plaisanterie, de faire attention à Mme Hughes : « Don’t tell Mrs Hughes or she’ll bring the vicar round to have you exorcised ».

J’aime que Cora prenne la défense de Matthew face à la virulence des propos d’O’Brien concernant ce dernier. Elle lui rappelle que ce n’est pas son rôle de parler ainsi de l’héritier de Robert, qu’elle se doit de lui accorder du respect. On sent toute l’incompréhension d’O’Brien qui pensait que Cora pensait la même chose qu’elle et ainsi adhérer au ressenti de sa maitresse. Même si je ne suis pas attachée au personnage de Thomas (en tout cas, pas pour le moment), je le rejoins dans l’idée que l’office est l’endroit où ils peuvent dire ce qu’ils pensent et qu’elle n’avait pas lieu de faire de telles remarques devant l’ensemble du personnel. Et je trouve Mme Hughes dure lorsqu’elle assure que, tant qu’elle sera intendante, ils n’auront pas cette liberté d’expression. Cela démontre combien leur vie ne dépendait que de leurs maitres, de leurs besoins, de leurs désirs : « We’re servants, you and me. And they pay us to do as we’re told, that’s all”.




J’aime Sybil pour sa modernité, elle réfléchit par elle-même et ne laisse personne la guider. Elle exprime donc à Mary son incompréhension par rapport à son animosité envers Matthew qu’elle trouve exagérée et pas forcément adaptée. Naturellement, Mary met en avant le fait qu’il vole leur héritage et je trouve bien qu’Edith lui fasse remarquer que ce n’est pas leur mais son héritage à elle (en tant qu’ainée). Pour Sybil et elle, cela ne change rien. Poursuivre en assurant qu’il ne peut lui convenir parce qu’il n’est pas de leur milieu est puérile, elle donne le sentiment d’être une petite fille gâtée qui refuse une paire de chaussures parce que pas assez jolie/parfaite pour elle. Si Mary parait parfois exécrable, c’est qu’elle est l’ainée, et, en tant qu’ainée elle se doit de réfléchir et se comporter comme on lui a inculqué. Elle porte la responsabilité du devenir de la famille. Elle connait donc sa valeur et sait que tout tourne autour d’elle, ce qui donne le sentiment qu’elle est imbue d’elle-même… elle ne l’est pas forcément mais c’est cependant l’image qu’elle renvoie en particulier lorsqu’elle parle ainsi.



Le fait qu’Edith se permette de regarder un courrier de Mary montre combien, à défaut d’avoir la sienne, elle se nourrit de la vie amoureuse de cette dernière. Elle était amoureuse de Patrick (le fiancé de Mary), elle cherche, à présent, à attirer le regard de Matthew (qui lui est destiné). Elle donne le sentiment de marcher sur ses pas et tenter de lui enlever ce qui lui est promis.

4


Cora tente, avant le diner, de convaincre Mary de répondre favorablement à Matthew, de faire ce qu’il faut pour lui plaire puisque la meilleure solution, pour conserver l’héritage, c’est de l’épouser. On comprend alors combien la position de Mary n’est pas facile non plus, elle se voit sacrifiée par sa famille pour l’héritage de cette dernière. Elle est d’autant plus en colère que ce sacrifice lui est commandé par sa mère et sa grand-mère : sentiment qu’elles ne sont pas solidaires avec elle (à sa condition de femme). Elle se défend alors en lui renvoyant leurs contradictions : elles lui ont imposé, depuis des années, des manières de lady pour, finalement, lui faire épouser « a man who can barely hold his knife like a gentleman ». Elle se sent trahie, utilisée comme un pion et je la comprends.




Du coup, Mary se venge sur Matthew, passant, là encore, pour quelqu’un d’altier. On voit d’ailleurs combien cela choque et peine son père de la voir se comporter ainsi d’abord parce que ce n’est pas une conduite élégante et ensuite parce qu’elle passe pour ce qu’elle n’est pas. J’aime l’attitude de Matthew en particulier concernant son histoire d’Andromède parce qu’il montre non seulement qu’il la connait mais aussi et surtout qu’elle peut être perçue de manière différente : « That depends. I’d have to know more about the princess and sea monster in question » On voit d’ailleurs combien Sybil est passionnée par leur affrontement et combien Matthew marque finalement des points y compris aux yeux de Mary qui, au fond d’elle, apprécie sa répartie et le fait qu’il ne se laisse pas faire. J’aime cet aspect de Matthew : même follement attiré par Mary, il ne veut pas se faire dévorer par cette dernière. De même, j’aime qu’il ne lui reproche pas son attitude parce qu’il comprend sa rancœur par rapport au fait que la maison de son père et la fortune de sa mère reviennent à un inconnu. Et on voit que cette sollicitude touche Violet.






Pendant le repas, les domestiques s’occupent au mieux, attendant la fin de ce dernier pour terminer leur service. Certains lisent, d’autres s’avancent dans leur travail, William joue du piano et permet à Thomas de se montrer sous un nouveau jour en proposant à Daisy de lui montrer la danse du grizzli, du coup, elle tombe complètement sous son charme (au grand damne de William qui semble amoureux d’elle). Il faut dire qu’il est beaucoup plus joli quand il sourit (et ne complote pas). Cet instant partagé montre qu’ils ont aussi des moments de complicité.








Lorsque que Mary assure qu’elle ne souhaite pas épouser « the sea monster » (= Matthew), en référence à son histoire d’Andromède, Edith en profite pour faire part que ça ne la dérangerait pas, elle, d’être sa femme. Mary joue alors l’indifférence en assurant : « Well, it’s nothing to me. I’ve bigger fish to fry ». On apprend alors que la lettre (trouvée par Edith) est d’Evelyn Napier, fils et héritier du vicomte Branksome.

Revenir en haut Aller en bas
Fantôme
Grand Questionneur Royal


Féminin Messages : 1982

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Dim 8 Sep - 19:10

1x03 « Le diplomate turc »

Le comportement de Gwen continue à être mystérieux tant lors de sa rencontre avec Bates à la poste que lors de la tentative d’Anna à déplacer sa valise. Devant l’insistance de cette dernière, Gwen finit par lui avouer qu’elle a dépensé toutes ses économies pour s’offrir une machine à écrire et des cours sténodactylographie (par correspondance) dans l’espoir de devenir secrétaire. J’aime qu’Anna l’aide à dissimuler la machine pour qu’O’Brien ne puisse pas colporter l’information. Mais cette dernière n’est pas dupe et comprend, à leur attitude, qu’elles lui cachent quelque chose.








De son côté, Bates va à la rencontre d’un prothésiste pour acheter une orthèse correctrice et ainsi ne plus boiter. Le souci, c’est que la prothèse qu’il lui propose n’a pas été réalisée en fonction de son besoin propre, ni réellement ajustée à sa jambe. Du coup, même si elle corrige son boitement, elle le blesse jusqu’au sang, et, devant la détermination de Bates à vouloir l’endurer (pour pouvoir, enfin, faire son travail correctement et vivre sans handicap), on ne peut que s’inquiéter des conséquences que cela peut avoir.






Comme on le pressentait, O’Brien a deviné qu’Anna et Gwen lui dissimulaient quelque chose et a fait chercher Hughes et Carson pour leur montrer la machine à écrire. Devant l’ampleur que prend la situation, Hughes rappelle à Carson que Gwen est sous son autorité et que c’est donc à elle de s’en occuper. Je comprends la colère de Gwen parce que je ne vois pas en quoi elle n’aurait pas le droit d’avoir une machine à écrire et trouve cela irrespectueux de s’être permis d’entrer dans sa chambre pour la lui prendre. Même si Hughes lui fait comprendre qu’elle est en droit, elle, de le faire, il m’est difficile autant qu’à Gwen de l’accepter et on voit combien il n’est pas facile, pour les domestiques, d’avoir une vie privée et des aspirations autres que servir leurs maitres. Gwen, soutenue par Anna et Bates, leur renvoie qu’il n’y a pas de honte à souhaiter changer de métier et se donner les moyens pour le faire. J’adore la tête de Carson et Hughes à cette révélation, ils sont tellement fiers de leur métier qu’ils ne peuvent pas comprendre qu’elle puisse vouloir ne plus être domestique Pourtant les temps changent et Gwen apparait dans le vrai en voulant se reconvertir. J’aime qu’elle s’en défende avec passion parce qu’elle a toujours réalisé son métier de domestique avec respect et intelligence et qu’elle mérite, à présent, d’accéder à ce qu’elle souhaite. Mais, suite aux propos de Carson et Hughes, Gwen doute mettant en avant le fait qu’étant fille de fermier, c’est déjà une chance, pour elle, d’être femme de chambre et on voit combien cette idée la rend triste : « I was born with nothing and I’ll die with nothing. » Bates lui assure qu’elle peut changer sa vie si elle le souhaite, qu’il faut se faire violence mais qu’elle peut le faire et on comprend qu’à travers ses mots, il parle aussi pour lui (et la souffrance qu’engendre la prothèse).






Mary évoque à sa mère sa correspondance avec Evelyn Napier. On voit, dans sa manière d’en parler, combien il lui est difficile de percevoir ses sentiments réels envers lui. Elle lui annonce cependant qu’il sera, la semaine prochaine, à Downton avec des amis et qu’il souhaite passer prendre le thé avec elle. Cora lui propose alors qu’il vienne séjourner chez eux plutôt que dans une auberge. J’aime le fait que Mary soit gênée par cette invitation : on voit combien il est important, pour elle, d’avoir des relations qui ne lui soient pas imposées, dictées et de trouver, seule, l’homme qu’elle épousera. J’ai adoré que Cora se fasse piéger en laissant entendre que son invitation est naturelle puisqu’elle est amie avec la mère d’Evelyn alors que cette dernière est morte Cora ne s’avoue cependant pas vaincue : « All the more reason, then ». Mary en profite pour lui demander si elle doit évoquer, dans son courrier à Evelyn, son amitié avec sa défunte mère et la réponse de sa mère est délicieuse : « I am sure you, of all people, can compose a letter to a young man without any help from me » parce que cela démontre qu’elle a conscience que sa fille fait ce qu’il faut pour avoir des relations convenables sans l’aide ou les conseils de ses parents et qu’elle valide cela.






Cora fait part à Robert et Violet de la relation mise en place par Mary avec Evelyn Napier et exprime son désir de l’encourager dans cette dernière. Robert met en avant le fait qu’il trouve le père d’Evelyn (vicomte Branksome) ennuyeux et qu’il préfèrerait voir Mary épouser Matthew mais Violet lui rappelle que, par principe, cette dernière ne le choisira pas et qu’ils doivent donc penser à la marier « before the bloom is quite gone off the rose ». J’aime la réflexion de Robert en percevant l’attitude de Violet lorsque Cora lui annonce que la famille d’Evelyn est très riche : « Mama, you’ve already looked him up in the stud books and made enquiries about the fortune, don’t pretend overthise » Elle lui avoue alors qu’elle ne veut pas qu’il utilise un bon mariage comme excuse pour ne pas se battre pour l’héritage de Mary et on voit combien elle est choquée lorsque Cora lui annonce qu’il n’a, de toute manière, pas l’intention de se battre pour ce dernier car, pour sauver Downton, il doit accepter Matthew comme héritier et que, de son côté, elle ne le souhaite pas non plus parce qu’elle apprécie Matthew et trouve qu’il ne mérite pas d’être déshérité. Mais Violet ne se laisse pas démonter en lui renvoyant le fait que Mary ne mérite pas plus que lui de l’être.




Edith, de son côté, met son plan en action en proposant à Matthew, désireux de mieux connaitre le comté, de lui faire visiter les églises et d’en profiter pour pique-niquer ensemble. Si Matthew accepte son invitation, on le sent cependant un peu perdu par rapport à ses intentions réelles.







Alors qu’Anna prépare Mary pour le diner, Edith évoque le fait que Matthew ait accepté de visiter, avec elle, des églises. Comme toujours Mary est cinglante avec cette dernière (mais, peut-être, cette fois-ci, par jalousie) en lui faisant remarquer que sa démarche est trop flagrante concernant ses intentions envers lui. Edith profite que Cora fasse part à Mary qu’Evelyn n’a pas encore accepté leur invitation pour lui renvoyer la balle : « Perhaps he thought i twas too obvious ». Cora fait alors la plus grosse erreur de sa vie en proposant d’inviter à séjourner à Downton Abbey l’ami d’Evelyn qui est un attaché de l’ambassade de Turquie et fils de ministre : Kemal Pamuk. On voit combien, de par leur position, Edith et Mary sont différentes : l’une s’intéressant à ce qui se passe à l’extérieur, l’autre étant complètement centré sur Downton (puisque se devant d’en hériter). Ce n’est pas que Mary soit moins intelligente qu’Edith, c’est juste qu’elle a été éduquée pour réaliser un bon mariage et, en cela, elle fait de la peine. Cora confirme cette notion de devoir en exigeant qu’elle participe, avec Evelyn et Kemal, à la chasse à courre. Ce qui fait automatiquement réagir Mary qui déteste, définitivement, qu’on lui impose ce qu’elle doit faire. Et, devant l’insistance de sa mère, on comprend qu’elle n’a, en effet, pas le choix de vivre comme elle l’entend. Ce qui est dommage, c’est qu’avant que Cora s’en mêle, la venue d’Evelyn l’enthousiasmait.








J’aime le fait que Mary ne soit pas heureuse d’aller à la chasse parce que je trouve que c’est un joli clin d’œil à Matthew qui lui avait fait entendre qu’il n’aimait pas forcément ce genre de loisirs. On perçoit d’ailleurs combien ce dernier a compris sa personnalité dans la réponse qu’il donne à sa mère quand elle lui annonce qu’ils sont invités chez lord Grantham et que, parmi les convives, il semble y en avoir un qui a pour mission de ravir Mary : « When it comes to cousin Mary, she’s quite capable of doing her own flinging, I assure you ».




Mais c’était sans compter sur la beauté et l’audace de Kemal, et, pendant que Mary, charmé par ce dernier, se voit renvoyer le chaperon (Lynch) imposé par son père et « faire le saut » avec lui, Matthew, lui, se voit passer la journée à visiter les églises en compagnie d’Edith. Et, si Mary prend un réel plaisir à être en compagnie de Kemal et à flirter avec lui, Matthew, lui, tente désespérément de ne pas donner d’espoir concernant ses sentiments à Edith qui fait tout pour lui plaire et en savoir plus sur lui. Il finit même par lui demander des nouvelles de Mary soit pour lui faire entendre qu’il est préoccupé par cette dernière, soit parce qu’il a un besoin viscéral de savoir ce qu’elle fait ; dans les deux cas, Edith comprend qu’il est plus intéressé par cette dernière que par elle, ce qui la pousse à avoir des propos acerbes la concernant : « Oh, you know Mary. She likes to be in at the kill ». J’aime que Matthew ne relève pas, ne veuille pas entrer dans son jeu, et, que, sachant que Mary ne sera pas rentrée de la chasse avant le diner, il lui propose, plutôt que de rentrer (et d’être sans cette dernière à Downton), de visiter une autre église. On voit alors toute la désillusion sur le visage d’Edith : « I underestimated your enthusiasm ».






On voit, à l’allégresse de Mary et son plaisir à le présenter à ses parents, combien Kemal a su la séduire. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à être sous le charme, Thomas ne cache pas son plaisir à être détaché pour le servir et Anna et Gwen avouent le trouver très beau. Et, pendant que Carson est obligé de remettre de l’ordre dans ses rangs, Robert, lui, s’en amuse : « Quite a treat for the ladies ».










Thomas montre qu’il n’a pas froid aux yeux en flirtant sans complexe avec Kemal allant jusqu’à tenter de l’embrasser pensant que ce dernier est, lui aussi, attiré par ses avances. Un malentendu qui va être lourd de conséquences puisqu’en échange de son silence sur sa conduite, Kemal lui demande de le guider, cette nuit, jusqu’à la chambre de Mary.




Lors du repas, on comprend que Carson a informé ses maitres du désir de Gwen de devenir secrétaire puisque Violet et Matthew en parle ensemble, ce qui n’échappe pas à Sybil qui devient désireuse de soutenir Gwen dans sa démarche.




De son côté, Mary n’a d’yeux que pour Kemal avec lequel elle ne cesse de flirter sous le regard de Matthew et d’Evelyn qui ne sont pas dupes de l’intérêt qu’elle lui porte. Et j’aime que Matthew tente sa chance auprès de Mary en lui demandant si elle serait prête à monter à cheval avec lui. On voit combien il a envie de se battre pour elle, de ne pas se laisser distancer par les autres prétendants. Même si Matthew souffre de voir Mary très troublée par Kemal (d’autant plus qu’il était persuadé, comme il l’a très bien dit à sa mère, que Mary ne se laisserai pas ravir), il apparait fairplay : « It seems we must brush up on our powers of fascination » et je comprends le regret d’Evelyn (qui semble, lui aussi, très attaché à Mary) d’avoir emmené son ami, lui retirant ainsi les chances de conquérir le cœur de cette dernière. Et, si Evelyn décide de fuir devant l’attaque d’Edith, Matthew, lui, n’a ni le réflexe ni la méchanceté de le faire. Tout en restant concentré sur les émois de Mary, il lui fait comprendre, lorsqu’elle lui propose de poursuivre leur découverte des églises, qu’il ne souhaite pas aller au-delà d’une relation amicale : « Next time, let’s take my mother ». Il ne souhaite pas la faire espérer sur des sentiments qu’il n’a pas pour elle et c’est tout à son honneur.










En voyant Mary aussi entourée de soupirants, Violet s’inquiète de savoir si elle saura être sensée dans son choix et on se dit qu’elle a raison de s’interroger lorsqu’on voit Mary abandonner Evelyn (en plein milieu d’une phrase) et Matthew pour rejoindre Kemal qui s’est isolé dans la pièce d’à côté. Il en profite pour lui voler un baiser et lui demander s’il peut la rejoindre, dans la nuit, dans sa chambre. Et, même si elle apparait choquée et lui fait part qu’il lui est impossible d’accepter sa demande : « I can’t think what I have said that has led you to believe… (…) I will not repeat your words to my father, since I should hate to see you cast out into the darkness. But can we agree to consider them unsaid », on sait aussi que Kemal ne s’arrêtera pas là d’autant plus que Thomas lui a promis de l’emmener jusqu’à sa chambre et qu’il n’a rien à perdre (puisqu’il ne la reverra plus).








Mary, face à ses ardeurs et sa promesse de la laisser vierge pour son mari, finit par se donner à lui et il apparait alors évident que cet égarement va avoir des répercussions sur sa vie future. D’autant plus que ce dernier meurt alors qu’ils sont ensemble et qu’elle se voit obligée de demander de l’aide à Anna et sa mère (qui, si elle accepte de l’aider, est cependant sous le choc : « I feel now that I can never forgive what you have put me through this night. I hope in time I will come to be more merciful. But I doubt it ») pour le ramener dans sa chambre et ainsi éviter le scandale. Mais cela est sans compter la connaissance de Thomas de la présence de Kemal dans la chambre de Mary (puisque c’est lui qui l’a accompagné jusqu’à cette dernière) et le réveil matinal de Daisy qui les aperçoit en train de ramener le corps.








On voit combien Mary est touchée par cette histoire et, par là-même, combien il lui est difficile d’être en contact avec autrui en particulier avec Evelyn qui, lui, se sent embarrassé d’avoir fait vivre une telle situation à la famille Grantham et qui, devant la souffrance de Mary, finit par comprendre que sa relation avec Kemal était plus avancée qu’il ne le pensait et qu’il n’a plus lieu, à présent, d’espérer en avoir une avec elle. Et c’est dommage parce que, même s’il se décrit comme ennuyeux, il a aussi de belles valeurs. Comme Matthew, il pense que le mariage doit être basé sur l’amour. Il ne veut donc pas que Mary s’engage avec lui uniquement pour la sécurité financière qu’il peut lui offrir. Et, on sait qu’avec son départ, il va être difficile, pour Mary, de retrouver des prétendants de son élégance et c’est ce qui fait que Cora est peu convaincue de ce qu’O’Brien lui dit à l’annonce qu’Evelyn ne reviendra pas à Downton : « There are plenty more fish in the sea than ever came out of it ».






Sybil montre à Gwen l’annonce qu’elle a trouvée sur le journal concernant la recherche d’une secrétaire et l’incite à y répondre en se proposant d’être sa référence, de la recommander sans préciser sa fonction au sein de Downton.






Je trouve amusant de voir Robert évoquer, avec Carson, la fragilité des femmes et l’importance de les préserver de la mort de Kemal lorsqu’on sait que ce sont 3 femmes qui ont porté le cadavre de ce dernier et qui ne lui disent rien pour le protéger (et se protéger elle-même de la réaction de ce dernier s’il venait à l’apprendre).

J’aime que ce soit Mme Hughes qui finit par connaitre la raison de la souffrance de Bates (qu’elle a pris en otage pour le pousser à lui dire ) et qui l’incite non seulement à jeter son orthèse dans l’étang (parce qu’au vu de l’état de sa jambe, il était plus que temps qu’il s’en débarrasse !) mais aussi et surtout à accepter son handicap et ainsi ne plus tenter de le corriger par lui-même : « We all carry scars, Mr Bates, inside or out. You’re no different to the rest of us, remember that »






Mary n’arrive pas à sortir de sa peine mais aussi de son sentiment de culpabilité et c’est ce qui fait qu’elle réagit aussi violemment au discours de Violet sur le manque de tact des étrangers : « No Englishman would dream of dying in someone else’s house, especially someone they didn’t even know » et j’adore sa réponse à Cora lorsque cette dernière demande à ce que Mary lui fasse des excuses : « No, leave her alone. She’s had a shock. (…) Nanny always said sweet tea was the thing for frayed nerves. Though why it has to be sweet, I couldn’t tell you »






La scène avec Carson dans la chambre de feu Kemal démontre aussi combien Mary s’en veut d’avoir fauté parce que consciente des conséquences que cela peut avoir sur sa vie : « Everything seems so golden one minute, then turns to ashes the next. (…) Have you ever felt your life was somehow slipping away and there was nothing you could do to stop it ? (…) The odd thing is I feel , for the first time, really, I understand what it is to be happy. It’s just I know that I won’t be » et on voit alors combien Carson est attaché à elle allant jusqu’à laisser entendre qu’elle a toujours été sa préférée.






Au niveau des domestiques, Thomas commence à faire des allusions concernant la mort de Kemal laissant entendre qu’il n’est pas forcément mort dans son lit. Daisy se sent alors mal à l’aise, ce qui n’échappe pas à O’Brien. On sent alors que le secret de Mary peut, à tout moment, être découvert.






Matthew, de son côté, est conscient que la mort de Kemal doit être difficile à vivre pour Mary et on voit combien elle le touche, combien il ne veut pas la voir souffrir dans sa démarche de passer la voir. J’aime qu’il lui fasse part qu’il avait l’air aimable, qu’il valide ainsi qu’il est normal qu’elle ait pu être sous son charme. On voit combien son attention la touche parce que sincère. Et cette sincérité lui permet un réel réconfort




Revenir en haut Aller en bas
ahia
Queen of Thorns


Féminin Messages : 5549

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Lun 23 Sep - 16:12

Ca y est!! DOWNTON IS BACK!!

Un épisode tout en émotion après les évènements tragiques du Christmas Special mais on retrouve l'univers qui nous est si familier toujours avec autant de plaisir!
Spoiler:
 

Bref, un bon épisode qui remet la série sur les rails. On passe un peu de temps avec tout le monde et les costumes sont encore une fois splendides (mention spéciale à la robe 'paon' d'Edith *o*)
Vivement la semaine prochaine, la bande-annonce promet!
Revenir en haut Aller en bas
Corinne
Entre au service des Seigneurs


Féminin Messages : 244
Age : 42

MessageSujet: Re: Downton Abbey   Mar 24 Sep - 0:03

Je suis tout aussi ravie du retour de Downton !!!!!
Ravie de retrouver la petite Daisy qui n'a toujours pas de chance en amour, les piliers du "downstairs" : Mr Carson, Mrs Hugues et Mrs Patmore, les valets qui n'en font qu'à leur tête....Lady Violet qui n'en râte pas une pour placer une réplique bien sentie .... Les histoires d'amour toujours aussi compliquées d'Edith ....
Même s'il a un côté bad guy, j'aime beaucoup Thomas, ne serait-ce que par l'affection qu'il porte à la petite Sybbie ....
En revanche, depuis le tout début de la série, je n'ai jamais accroché avec Mary...Du coup, tout le foin qu'ils font de son deuil et sa sortie de deuil m'est indifférent ......
Et là où je suis over dégoûtée puissance dix, c'est par le retour d'Edna ...... Je pense qu'O'Brien, à côté, c'était un ange de miséricorde .... A mon avis, elle est là pour se venger de la façon dont elle a été remerciée la saison dernière ....
Pitié Monsieur Fellowes, ne faites pas retomber mon Branson dans ses sales pattes !!!!!!!!!!!!
Il me tarde de voir la suite ......
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Downton Abbey   Aujourd'hui à 9:05

Revenir en haut Aller en bas
 
Downton Abbey
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 9Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant
 Sujets similaires
-
» Downton Abbey, deuxième saison (news)
» The World of Downton Abbey : le guide officiel des 2 premières saisons
» Vos personnages préférés de Downton Abbey ?
» Le plein de récompenses pour Downton Abbey aux Emmy Awards
» Quand la technologie s'invite à Downton Abbey...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Game of Thrones :: Au-delà du Mur :: A Song, A Book, A TV Show & A Movie :: Séries-
Sauter vers: