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 Episode 03 - The Queen's Justice

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Le roi de la nuit
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   6/8/2017, 21:47

je pense que le pouvoir et le corps assez bien foutue de cercei sont c'est principale motivation .
d'ailleurs au début euron avais l'air plutôt sérieux puis a son arriver a la capitale il devenus con .
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Anton Rivers
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   7/8/2017, 00:27

Le roi de la nuit a écrit:
je pense que le pouvoir et le corps assez bien foutue de cercei  sont c'est principale motivation .
d'ailleurs au début euron avais l'air plutôt sérieux puis a son arriver a la capitale il devenus con .

Justement, si ça se trouve il fait le bouffon à la capitale pour baisser la garde de Cersei (et de tout le monde, d'ailleurs). Je n'y crois pas vraiment moi-même, parce qu'il est clair que le but des scénaristes est de simplifier les intrigues au maximum pour atteindre la fin de l'histoire dans 10 épisodes, mais il se pourrait que son plan soit plus subtil que ça et qu'il prenne tout le monde par surprise.

D'ailleurs, il a dit lui-même dans le 1er épisode qu'il était au courant que Cersei ne s'intéressait à lui que pour son armada. J'espère qu'il comprend que ça implique que quand elle n'aura plus besoin de ladite armada elle n'aura plus besoin de lui, sinon il est pire que con!

Après, même s'il la tue, vu qu'il ne l'aura pas épousé avant, ça ne lui donnera pas du tout de droit sur le trône de fer et il aura Jaime et la Montagne qui voudront se venger de sa mort, donc c'est pas forcément le bon plan non plus... scratch
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   7/8/2017, 01:11

Le roi de la nuit a écrit:
je pense que le pouvoir et le corps assez bien foutue de cercei  sont c'est principale motivation .
d'ailleurs au début euron avais l'air plutôt sérieux puis a son arriver a la capitale il devenus con .
ben dans ce cas ce serait la grosse déception imagine un peu ils lui font une entrée en grande pompe tout ça pour terminer poignardé dans le dos :/
lui je l'imagine plutôt tomber au combat de façon assez spectaculaire
ou alors un sacrifice (spectaculaire aussi)
genre cramé vif par un dragon

mais bon la série étant imprévisible qui sait

Anton Rivers a écrit:

il était au courant que Cersei ne s'intéressait à lui que pour son armada.
quoique il a autre atout (son "big cock")

sinon qui dit qu'il a l'intention de la tuer avant le mariage?
s'il la tue après la nuit de noce il pourra prendre le trône du coup Jaime sera obligé soit d'obéir au nouveau roi soit subir le même sort que Ned
ceci suppose que Cersei accepte le mariage évidemment (quitte à prévoir de le tuer après)


btw la saison 7 n'aura que 7 épisodes - et 6 pour la saison 8 - donc nécessité de bâcler encore plus vite la saga
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nitch
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   7/8/2017, 08:25

Concernant Euron, moi je sentirai plutôt une fin provoquée par une histoire de famille. Il détient Asha, et Theon a survécu. Et je me dis qu'il pourrait bien essayer (comment ça je ne sais pas) de libérer sa soeur et d'en profiter pour tuer son oncle. Alors oui, il va lui falloir retrouver un peu de courage, mais bon c'est une éventualité Smile
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Le roi de la nuit
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   7/8/2017, 13:23

Oui de toute évidence Cercei ne gagneras pas la guerre ont le sait , sa mort approche .

Euron aussi ne tueras pas Cercei car il va perdre la guerre avec cercei , comme dit nitch je voit bien Euron se faire buter par un membres de sa famille .
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Fantôme
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   15/8/2017, 19:02

J’suis trèèèès en retard mais j’avoue que ça fait du bien de voir les épisodes au rythme de mes envies, de prendre le temps de les savourer, de ne pas aller trop vite parce qu’il n’y en a que sept cette saison et qu’il va falloir attendre presque 2 ans avant d’avoir la prochaine. Du coup, j’y vais tranquille. Le plus dur étant de ne pas être ou avoir envie d’être spoilée Razz

7x03 - The Queen's Justice


Mon p’tit cœur joue au yoyo avec cette nouvelle saison, il ne cesse de passer d’une émotion à une autre. Après la grosse déception de l’épisode précédent, celui-ci m’a renvoyé le plaisir que j’avais eu à visionner le premier épisode. En dehors de la scène Cersei / Jaime qui m’a fait hurler, vomir et enfin pleurer, j’ai aimé toutes les scènes y compris celles entre Jon et Daenerys qui, si elles ne cassaient pas des briques, étaient cependant hyper travaillées et j’en remercie D&D parce que ça n’a pas dû être facile, on sent que c’est quand même compliqué pour les deux acteurs. Un grand merci aussi d’avoir offert une sortie à Olenna digne de son personnage. C’est suffisamment rare pour ne pas le souligner. J’ai trouvé les dialogues plutôt bien écrit, ça fait du bien, surtout à Tyrion qui retrouve un poil de sa superbe. J’aime vraiment quand les scènes sont longues, ça permet de prendre le temps et de mettre du sens à ces dernières.

Du coup, ben, ça se voit, mon pavé est encore plus long que d’habitude Razz Je ne me suis pas, comme toujours, relue et j’avoue ne pas en avoir le courage. Je vais donc me faire suffisamment confiance pour me dire que tout colle parfaitement.

L’arrivée de Jon est plutôt bien faite, on sent qu’il ch*e un peu dans son pantalon quand il perçoit le comité d’accueil (en particulier les dothrakis qui font bien une tête de plus que lui). Daenerys a eu raison d’envoyer Tyrion l’accueillir, ça lui permet d’avoir un visage familier et de ne pas partir en courant. Leur première phrase est hyper téléphonée mais ça aurait pu être pire, ils auraient pu s’esclaffer comme deux benêts. Après, c’est aussi une manière de montrer qu’ils se reconnaissent. La suite est plus réussie, j’ai aimé qu’ils perçoivent le chemin parcouru depuis leur rencontre, le fait que ce dernier n’est pas été facile tant pour l’un que pour l’autre mais qu’ils sont toujours là, en vie, debout et (presque) intact. Je trouve bien que Tyrion soit attentif à la présence de Davos et, par là-même, fasse la démarche de se présenter à lui. J’ai été touchée qu’ils évoquent, à demi-mot, la bataille de la Néra et très classe la manière qu’a eu Davos de lui renvoyer sa malchance d’avoir été contre lui lors de cette dernière, reconnaissant ainsi sa victoire tout en n’oubliant pas ce qu’elle a engendré comme perte pour lui (dans la série, un de ses fils, dans le livre, l’ensemble de ses fils). J’ai aimé qu’il ne soit pas dans l’agressivité, la rancœur, cela démontre qu’il est suffisamment intelligent pour savoir qu’en temps de guerre, chacun fait ce qu’il peut pour s’en sortir vivant. Missandeï a muri depuis le dernier épisode   et a pris en assurance. Il apparait normal qu’elle leur somme de donner leurs armes, il est donc étonnant que Jon en soit décontenancé : même si Tyrion se dit être en bons termes avec lui ou tout du moins l’apprécier suffisamment pour lui faire confiance, Daenerys a bien trop d’ennemis à Westeros pour prendre des risques. Jon l’a mauvaise de se sentir dépouillé, on peut le comprendre mais ce n’est pas faute d’avoir été mis en garde par Sansa. De son côté, Davos a l’air plutôt à l’aise, en tout cas, il fait en sorte d’être aimable et de se familiariser avec leurs hôtes. J’ai trouvé chouette de rappeler qu’il a beaucoup voyagé (étant contrebandier avant d’être chevalier), ça renvoie à son histoire propre. D’ailleurs, ça doit lui faire drôle de revenir à Peyredragon, lui qui y a vécu à l’époque de Stannis. C’est dommage de ne pas avoir mis cette réalité plus en avant. Parler avec Missandeï lui permet de percevoir l’évolution qu’a engendrée Daenerys, cette dernière étant de Naath. Le fait de voir Jon et Tyrion ensemble renvoie une certaine nostalgie des premières saisons, ça renvoie aussi à des évènements qu’on avait presque oubliés tant il y a de choses qui se sont passées depuis. Comme le mariage de Sansa et Tyrion. J’ai bien aimé que ce dernier demande de ses nouvelles, il avait été protecteur et respectueux envers elle (et un poil amoureux je pense), je trouve donc légitime qu’il se le permette. Du coup, il est dommage que Jon le regarde l’air de dire « tu te fous de moi » parce qu’il sait qu’il s’est bien comporté envers elle (elle le lui a dit) et il aurait pu le lui faire remarquer plutôt que le pousser à s’excuser en mettant en avant le fait que leur mariage n’a pas été consommé. Après tout, il a tout aussi mal vécu ce dernier. En tout cas, je rejoins Jon sur le fait que Sansa commence à montrer tout son potentiel et ça lui va bien. C’est agréable de la voir utiliser les compétences acquises au fil du temps et être pleinement elle. J’ai aimé qu’ils s’interrogent sur leur évolution propre parce qu’il est clair que le fait que Tyrion soit la Main de Daenerys et Jon le nouveau King of the North pose question sur ce qui les a menés là. J’ai aimé que Tyrion valide Sansa et les bannerets du nord dans l’aberration de son choix de venir à Peyredragon parce que, même si on sait qu’il va rien lui arriver et qu’il est essentiel qu’il ait du verredragon, ça n’empêche que c’était inconscient de venir. Le fait que Jon relance son éternel statut de bâtard pour justifier son choix de n’en faire qu’à sa tête, de ne pas agir comme un Stark prête à sourire maintenant que ses origines ont été dévoilées. J’ai éclaté de rire en voyant Jon et Davos se jeter au sol et chercher à fusionner avec ce dernier lorsqu’un des dragons de Daenerys les frôle en passant au-dessus d’eux. C’est la première fois que Kit joue aussi bien, à croire que les mecs de la production lui ont fait une blague qui lui a foutu la frousse pour être aussi en accord avec la scène. Le pauvre gars, il commençait à peine à se sentir à l’aise que le voilà de nouveau tout stressé. Je ne sais pas si c’est fait exprès mais il est malin de la part de Tyrion de rappeler, à ce moment là, que la personne à qui il va se présenter est la mère de ces derniers, histoire de mettre un poil de pression et de le pousser à aller dans son sens lors de leur entretien. Le regard de Jon à Davos est attendrissant, on a l’impression qu’il se raccroche à lui, comme à un père. On voit combien il compte sur son soutien, son appui et son réconfort aussi. J’ai trouvé bien qu’à travers la peur de Jon et Davos, on perçoive combien les dragons sont des créatures impressionnantes et mythiques pour ceux qui n’en ont jamais vu. Et, si, nous, nous les connaissons bien maintenant, ce n’est pas le cas pour la population de Westeros. C’est un fait de savoir qu’ils existent, c’en est un autre de prendre conscience de ce que cela représente en les voyant. Même si je rejoins Tyrion sur le fait qu’il ne faut pas tout cramer, au fond de moi, j’ai hâte de les voir à l’action, visuellement, ça peut être énorme !  

Je préfère la Mélisandre qui se trouve en haut de la colline, humble (de par son sentiment de culpabilité), plutôt que celle de la semaine dernière qui se la pétait dans la salle du trône. L’interrogation de Varys est légitime, le fait qu’elle ne veuille pas être auprès de Jon dénote par rapport à sa manière d’évoquer ce dernier auprès de Daenerys, laissant entendre qu’elle est sa représentante, qu’elle l’accompagne dans sa mission. Elle a beau justifier son éloignement par le fait que son rôle s’arrête à la réunion du feu et de la glace, il est clair qu’il y a anguille sous roche et c’est ce qui fait que Varys va aller plus en profondeur. Il a raison de lui faire remarquer qu’au fond, elle n’est pas humble, que si elle ne souhaite plus être auprès de Jon, c’est qu’il y a une raison, que, dès lors qu’on a goûté au pouvoir, on ne peut s’en passer. Varys est pour le peuple mais il aime aussi à être celui qui gouverne dans l’ombre, celui qui a le pouvoir de le faire. Je trouve très élégant la manière dont Mélisandre lui renvoie qu’ils ne sont plus des petites gens, qu’ils ont, tout comme Jon et Tyrion, évolué. Et il est bien qu’elle admette ses erreurs parce que la mort de Shôren était plus qu’une erreur, c’était une aberration de tuer une enfant, quand bien même elle croyait en ce qu’elle avait lu dans les flammes. Je ne sais pas si elle a pleinement compris cette réalité ou si elle regrette juste de s’être trompée d’élu mais il est bien que Varys sache ce qu’elle est en capacité de faire par conviction, il pourra avoir l’œil sur elle au cas où elle reprendrait du poil de la bête. Mais je crois que sa mission, comme elle le dit très bien, est plus ou moins finie, je ne pense donc pas qu’elle ait encore l’occasion de faire des erreurs. Sa dernière phrase concernant sa mort et celle de Varys est terrible, d’ailleurs ce dernier en est tout abasourdi et on peut le comprendre : apprendre qu’il est voué à mourir, peut-être prochainement, n’est pas le devenir qu’il escomptait en accompagnant Daenerys dans sa quête du trône.

Jon a l’air d’un fan qui découvre Peyredragon et Daenerys. Comme toujours, il manque de prestance mais, bon, on va dire que c’est pour ne pas voler la vedette à cette dernière. Cette rencontre est hyper attendue parce que significative dans le déroulement de l’histoire. Du coup, la scène se doit d’être forte et elle l’était grâce à la symbolique, pas forcément dans le jeu des acteurs mais il faut noter quand même un gros effort de ces derniers pour qu’elle soit crédible. On voit combien elle a été travaillée, tout semble hyper calculé, jusqu’au positionnement des mains de Daenerys. Bref, Missandeï annonce les un million de titres de cette dernière, de quoi, laisser sans voix Davos et j’ai beaucoup aimé qu’il aille au plus simple, ne sachant pas vraiment comment rivaliser. Au point, au départ, de ne donner que le nom de Jon, rajoutant au regard de ce dernier, the King of The North. Ça dénote avec la prétention de Daenerys, ça remet une certaine humilité, c’est bien aussi. Au départ, on ne sait pas trop pourquoi Jon refuse de ployer le genou, sa manière de faire fait penser à un gosse buté qui a décidé de dire non, juste par principe. Davos tente bien de se rattraper en rappelant à Daenerys qu’elle se doit un minimum de respect à Jon, qu’il n’est pas un seigneur mais un roi. Du coup, ben, forcément, ça ne plait pas à la belle et son égo surdimensionné, elle rappelle donc que le dernier King of the North (Torrhen Stark) s’est rendu à son ancêtre Aegon et a juré fidélité à la Maison Targaryen à perpétuité. Rappelant la définition du terme, histoire de bien appuyer sur sa légitimité et la nécessité que Jon se comporte comme un seigneur en ployant le genou devant elle. A son refus, on la voit quelque peu déconfite d’autant que Jon lui rappelle la folie de son père, l’air de rien. Par contre, je suis surprise qu’il évoque le fait qu’il avait l’intention de bruler Westeros, ça laisse presque entendre qu’il est au courant du plan qu’il avait pour Port-Réal et, par là-même, ce qui a motivé Jaime à le tuer. Brienne en aurait-elle parlé à Sansa ? Et Sansa à Jon ? En tout cas, je trouve bien qu’elle s’excuse au nom de la Maison Targaryen des crimes qu’il a commis, ça permet à Jon d’être un poil moins dans l’offensive d’autant que ça renvoie au discours qu’il a tenu concernant les Maisons du nord ayant trahies les Stark et sa volonté de ne pas punir les descendants pour les erreurs de leur père. Il est bien aussi qu’elle rappelle que leurs Maisons ont été alliées pendant des siècles et que ça a été les meilleurs des 7 couronnes, ça lui montre qu’elle est désireuse de s’entendre avec lui et non être dans le conflit. Jon a pas vraiment d’allure et manque terriblement  de charisme (et de Targaryen) dans sa manière de lui faire face, ce qui dénote vraiment avec le livre. Après, il est préférable qu’il soit mou du slip, ça permet à Daenerys de prendre plus ou moins le dessus et ainsi ne pas mettre son ego en échec (faudrait surtout pas !). Il est amusant de l’entendre dire qu’elle est la seule Targaryen en vie quand on sait qu’il l’est lui aussi et très certainement Tyrion (j’ai fait le deuil de l’existence d’Aegon). La proposition de Daenerys est plutôt honnête et intéressante : si tu ploies le genou devant moi et m’aides à vaincre mes ennemis, je te fais gouverneur du nord. Mou du slip pour un Targaryen mais têtu comme un Stark, Jon ne perd pas de vue la raison de sa venue : récupérer du verredragon et, si affinité, s’allier avec elle contre les White Walkers et son armée de morts. Daenerys reste égale à elle-même : dès lors qu’on ne va pas dans son sens, elle devient menaçante, elle renvoie donc à ce dernier qu’elle possède 3 dragons et des dothrakis et qu’il serait bon (pour sa vie) qu’il cesse de s’opposer à elle. Du coup, Jon se dandine encore plus et Davos se voit obliger de prendre le relai en assurant à Daenerys que, si elle a bien raison de penser qu’elle n’a besoin de personne pour faire tomber Port-Réal - d’autant que Stannis a failli réussir sans dragon (j’ai adoré cette remarque cinglante l’air de rien Very Happy ) - , la vraie menace vient cependant d’ailleurs et qu’il est urgent de s’allier contre cette dernière. Jon poursuit en laissant entendre qu’ils sont tous des enfants face aux White Walkers et qu’ils se doivent donc de se réunir plutôt que de s’entretuer et de s’affaiblir. C’était pas mal mais c’était sans compter sur l’ego de Daenerys (pourtant depuis le temps qu’on en parle, il devrait le savoir !) qui, n’appréciant pas d’être traitée d’enfant, ne retient que le fait que Jon refuse de se soumettre, du coup, ben, au lieu d’écouter ce qu’il est en train de lui dire, elle reproche à Tyrion le fait de lui avoir laissé entendre que Jon serait un bon allié pour elle. Ce dernier ne se démonte cependant pas et continue à le défendre mais en serrant des dents car il connait sa reine, il sait qu’il ne faut pas trop la froisser non plus. Mais, Jon s’en fout, il continue en renvoyant que tout le monde sera mort à l’arrivée de l’hiver si la priorité reste la guerre du trône. Daenerys est hyper vieux jeu, elle reste sur une époque qui est, pour Jon qui a vu les White Walkers, révolue et je trouve bien de montrer cette réalité. L’ennemi de Jon, n’est pas celui de Daenerys. Il en fait même partie en refusant de ployer le genou devant elle. Elle passe donc pour une cruche qui ne croit pas en la magie alors même qu’elle possède 3 dragons. Après, ça colle avec son histoire, elle ne peut – pour le moment – entendre la demande de Jon : abandonner sa conquête de Westeros serait oublier, mettre de côté tout ce qu’elle a vécu. Elle doit sa survie à sa foi envers sa légitimité au trône de fer. Même si, connaissant la menace des White Walkers, on sait que c’est stupide, ça peut se comprendre. Elle va forcément évoluer mais, pour le moment, elle ne peut absolument pas déroger à sa quête personnelle. Heureusement, Tyrion est là pour entendre et, même s’il peine à croire en l’armée des morts, s’il défend la position de Daenerys (dans le sens où la guerre avec Cersei est déjà entamée), il a bien en tête ce qu’est en train de dire Jon et pourra donc, en temps voulu, en refaire part à Daenerys, c’est ce qui fait qu’il lui assure ne pas être contre l'idée de l’aider dans son combat contre les White Walkers. J’aime que Davos finisse par dire à Daenerys que ce n’est pas anodin qu’elle soit de retour dans le royaume des 7 couronnes tout comme le fait que Jon soit the King of The North : le fait que chacun ait réalisé des choses jamais faites jusqu’ici (dothrakis à Westeros / sauvageons de l’autre côté du Mur) démontre que Jon, tout comme elle, a un rôle à mener dans cette menace des White Walkers et qu’ils étaient destinés à se rencontrer pour agir ensemble contre cette dernière. On perçoit, à sa manière de s’emballer, que ça commence à le gonfler de voir que la discussion n’aboutit à rien. Il s’emballe tellement qu’il va jusqu’à évoquer le fait que Jon ait été poignardé. Ce dernier fait bien de l’arrêter du regard car, si Daenerys avait su pour sa résurrection, elle aurait compris qu’il était le prince qui fût promis (Azor Ahai) dont parlait Mélisandre et pu ne plus avoir envie d’aider dans le combat des White Walkers, ne se sentant pas concernée par ce dernier. Tyrion, connaissant Daenerys, tente, une fois encore, de faire ployer le genou de Jon afin que l’ego de cette dernière soit satisfait et qu’ils puissent enfin avancer mais, comme la guerre de Daenerys est aussi la sienne (= revanche envers sa sœur et sa Maison), ben, il reste sur l’idée de terminer d’abord cette dernière avant de l’aider à combattre les White Walkers, ce qui ne peut convenir à Jon et, en cela, Tyrion est tout aussi c*n que Daenerys. Bref, on tourne en rond, personne ne voulant écouter ou ployer le genou devant l’autre. On a bien compris qu’ils n’avaient pas le même ennemi, que Jon ne voulait pas trahir les nordiens qui l’ont choisi lui et non elle et que Daenerys était hyper protocolaire et conservatrice en accusant Jon d’être dans la rébellion. Heureusement, Varys vient interrompre ce dialogue de sourds et on ne peut que l’en remercier parce que ça devenait lourd. Et puis, on sait que faire une pause, penser à autre chose permet d’intégrer ce qui a été dit et d’évoluer, par là-même, dans la réflexion.

Ce n’est pas la scène que j’ai préféré de l’épisode mais elle a le mérite d’être moins pire que ce que je pensais et de marquer un tournant déterminant dans l’histoire : qu’on le veuille ou non, cette rencontre est historique. Ça met en lumière les enjeux de chacun mais aussi et surtout celui qui va devenir celui de tous : l’arrivée des White Walkers, et, ça, ça ne peut qu’être excitant !  

Une fois Jon et Davos sortis de la salle, Varys annonce la couleur concernant la flotte des Fer-Nés (je ne sais pas si on peut parler de dorniens vu qu’il ne semblait y avoir qu’Ellaria et ses 3 poufs de filles) et je suis bien heureuse de voir que, contrairement à ce qu’il annonce, tous ne sont pas morts ou capturés, puisque les images suivantes montrent Theon se faire repêcher par un des bateaux Greyjoy, c’est d’ailleurs étonnant qu’il y en ait encore un mais on va dire que c’est pas grave du moment que Theon soit en vie et puisse aller récupérer sa sœur (et, au passage, tuer son oncle). Alors soit, il est – encore – pris pour un minable, un lâche mais, moi, je n’ai pas foi en Daenerys, ni en Jon mais en des personnages comme Theon, du coup, je suis certaine qu’il va faire ce qu’il faut pour sauver Yara. Je continue à dire qu’il a fait ce qu’il fallait, on n’attaque pas de front un psychopathe : s’il avait obéit à la demande de ce dernier, sa sœur serait morte et lui aussi. Pour moi, il n’est pas redevenu Reek, sa fuite n’est pas une régression : il utilise son traumatisme, son expérience avec Ramsay pour adapter son comportement. Sa fuite va lui permettre de mettre toutes les chances de son côté pour sauver Yara en préparant son plan d’attaque. C’était la meilleure option. Quand je bossais avec les pompiers, ils me disaient toujours que, le but, ce n’est pas de mourir en héro mais d’être toujours en vie pour savoir qu’on en a été un et, pour cela, il faut évaluer la situation pour adapter au mieux la manière d’agir. Ben, là, pour moi, Theon n’a pas fait d’erreur. La preuve en est que Yara est prisonnière d’Euron mais toujours en vie.

Difficile de comprendre vraiment ce qui met en joie la population de Port-Réal, on va dire qu’ils aiment le spectacle et qu’Euron leur en apporte parce que, sinon, je ne vois pas en quoi, la capture de Yara, Ellaria et Tyene peut être aussi réjouissante pour eux, ce n’est pas Daenerys et ses 3 dragons non plus. L’enthousiasme de la foule fait gonfler la poitrine d’Euron, tel un coq dans sa basse-cour. Il n’en peut plus et s’en est drôle. Je trouve dommage que je ne sois pas préoccupée par le devenir de ces 3 femmes (sauf peut-être Yara parce que j’ai besoin que Theon la sauve) parce que ce sont des personnages que j’apprécie dans le livre. Cela démontre à quel point D&D ont raté tout ce qui touchait Dorne. Pour ce qui est de Yara, son personnage est trop irrégulier dans son comportement envers Theon - le prenant soit pour un c*n, soit pour son larbin (et trop rarement pour son frère) - pour l’apprécier pleinement. Du coup, ben, j’ai trouvé la scène sans grand intérêt voire un poil longue. Qu’Euron jubile de voir Port-Réal acclamer un Fer-Né, je le comprends complètement mais pas de quoi, personnellement, me faire jubiler. Le voir se moquer de la fuite de Theon confirme, selon moi, que ce dernier va revenir chercher sa sœur (d’autant qu’Euron n’offre qu’Ellaria et Tyene à Cersei). Il a fait le choix de se reconstruire auprès de sa sœur en l’encourageant et l’accompagnant dans sa quête du trône de Grès, il va donc le faire. Après, j’aimerais que ce soit lui qui, au final, l’ait, je trouve que ce serait légitime. Mais on verra ça plus tard.

En attendant, Ellaria a de quoi flipper d’abord parce que la Montagne n’est pas mort malgré le fait qu’il ait été touché par la lame empoisonnée d’Oberyn ensuite parce que Cersei a un sourire qui en dit long (par contre il faut vraiment arrêter les tenues de type Maléfique de Disney, Cersei n’a pas besoin de ça pour qu’on comprenne qu’elle a perdu la raison et qu’elle est, avec Euron, la grande méchante de la saison 7)  et que, si elle ne réagit pas à sa provocation, c’est qu’elle lui a réservé une de ses vengeances personnalisées dont elle a le secret. Je trouve le personnage d’Euron trèèèèès éloigné de celui du livre, il fait terriblement bouffon mais, une fois le deuil du personnage de GRRM passé, sa provocation et son humour font sourire et apportent un poil de fraicheur à une storyline relativement sombre. En tout cas, on ne pourra pas dire qu’il n’a pas tout essayé pour que Cersei le prenne pour mari Very Happy Après, il est normal et plutôt intelligent que Cersei le fasse patienter, elle sait qu’il n’est pas fiable, que seul son désir d’accéder au trône peut le motiver à ne pas la trahir, elle fait donc bien de se promettre à lui uniquement lorsque la guerre sera remportée. Voir Jaime inquiet (pour ne pas dire jaloux) de la réponse de sa sœur me fait mal aux fesses mais, avec Jaime, c’est un classique maintenant, au rythme où D&D me font ce genre de scènes, j’vais être hyper musclée de ces dernières. Ma foi en lui s’étiole, je me dis que ce serait dommage de foutre en l’air un tel potentiel tant au niveau de l’évolution du personnage que de la qualité de l’acteur, que D&D vont bien finir par suivre les pas de GRRM le concernant mais j’y crois de moins en moins, ahia disait qu’ils étaient à fond Cersei / Jaime, je crois que ça se confirme. C’est d’autant plus dommage qu’il y a une réelle alchimie entre Nikolaj Coster-Waldau et  Gwendoline Christie. Après, comme je l’ai déjà dit, il fallait bien quelques atouts dans la poche de Cersei pour avoir un semblant de chance face à Daenerys, du coup, forcément, Jaime se doit d’être encore avec elle. Heureusement, Euron m’a bien fait marrer quand, après lui avoir demandé des conseils concernant les goûts de sa sœur en matière de plaisir sexuel, il l’arrête d’un mouvement de main en lui disant qu’il n’a pas à répondre tout de suite qu’ils en reparleront plus tard Very Happy  

La scène de la vengeance de Cersei m’a beaucoup touchée, voire bousculée tant ce qu’elle dit est, finalement, très vrai, je ne dis pas que la vengeance et le meurtre se doivent d’être mais ce qu’elle dit à Ellaria me parle, son raisonnement est compréhensible. Je trouve que son discours est beau du début jusqu’à la fin. J’aime qu’elle lui dise qu’elle comprend sa fureur, le fait qu’elle n’ait pas accepté de voir le crâne de son amant se faire broyer pas la Montagne, qu'elle lui renvoie que son cri, à ce moment là, démontrait l’amour profond qu’elle avait pour lui, qu’elle reconnaisse l’habilité d’Oberyn, le fait qu’il avait, finalement, vaincu la Montagne mais qu’il l’a perdu par sa faute et ça, c’est un fait. En rien Cersei est responsable de sa mort, ni d’ailleurs du combat, c’est lui qui s’est proposé, lui qui a fait l’erreur de narguer la Montagne le pensant fini. Il est bien qu’elle le lui rappelle et qu’Ellaria l’entende parce que c’est la réalité. Personne, en dehors d’Oberyn, n’est responsable de la mort de ce dernier, du coup, rien ne justifie ce qu’elle a fait à Myrcella. Cersei est touchante parce qu’elle a raison, cette dernière était sa fille unique et elle venait déjà de perdre Joffrey et si elle a bien une qualité (encore plus dans la série que dans le livre), c’est qu’elle a toujours follement aimé ses enfants et d’autant plus parce qu’elle n’a pas eu de mère (ou tout du moins elle l’a perdue jeune) : elle leur a tout donné pour qu’ils ne vivent pas de séparation, de sentiment d’abandon (qu’elle a, elle, vécu). Je trouve beau qu’elle lui dise tout cela avant d’enchainer sur sa vengeance. Ellaria comprend ce qui va se passer dès lors qu’elle s’approche de sa dernière fille (dans la série parce que, dans les livres, c’est plus compliqué, les Aspics sont plus nombreuses et ne sont pas toutes d’Ellaria, elles sont de mère différente, il n’y a que les dernières qui sont d’elle, du coup, absolument pas celles que la série nous a montrées). Je n’aime pas son personnage (dans la série) mais sa panique, à l’idée de perdre son dernier enfant, m’a touchée. Après, Cersei a raison de lui dire qu’elle a fait des choix et qu’elle se doit de les assumer : assumer, c’est prendre le risque d’avoir la colère de l’autre en retour. Je ne suis pas pour la vengeance parce qu’elle est toujours toxique et, finalement, souvent injuste mais je comprends ce que dit Cersei : Ellaria a fait le choix injuste de tuer Myrcella pour venger la mort d’Oberyn dont personne n’était réellement responsable, elle ne fait que lui rendre la pareille. C’est vrai qu’elle a eu le sentiment de toute puissance et qu’elle a jubilé à l’idée de la peine qu’elle allait engendrer chez Cersei en tuant sa fille mais que c’est dur de la voir souffrir en entendant les propos de cette dernière. On voit combien Cersei a réfléchi à sa vengeance, c’est ce qui fait qu’elle va beaucoup plus loin. Je me souviens qu’à la mort de Myrcella, elle avait évoqué à Jaime sa souffrance à imaginer sa fille pourrir dans sa crypte, c’est ce qui fait qu’elle impose cela à Ellaria. C’est terrible de la laisser en vie pour qu’elle puisse non seulement voir mourir mais aussi pourrir sa fille. Elle lui offre son pire cauchemar et, en cela, sa vengeance est, pour elle, parfaite. Elle démontre, à travers ce choix, toute l’injustice de l’acte d’Ellaria en tuant Myrcella et, si je ne suis pas certaine que cette dernière l’ait complètement compris, il est clair qu’elle en ressent toute la puissance émotionnelle. Cersei a réfléchi à tout y compris la longueur des chaines empêchant la mère de réconforter sa fille en la prenant dans ses bras.

En tout cas, Qyburn est terrible, il exécute tous les souhaits de Cersei en créant « les outils » pour le faire. Depuis le début, il n’a cessé de répondre à ses demandes par son génie et sa créativité. Il semble savoir tout faire. L’air de rien, il est un sacré allié aussi.

Alors, je pensais être préparée à tout, j’avais fini par accepter leur choix de laisser Jaime auprès de sa sœur (en attendant le moment de les séparer) mais, là, j’avoue que D&D y sont allés fort au point de me dire qu’ils aiment faire souffrir les lecteurs (trices) qui apprécient ce personnage pour aller jusqu’à remettre du sexe dans leur relation. Jaime a l’air aussi surpris que moi, je pense donc qu’en effet, le sexe n’était plus d’actualité au sein de cette dernière. Alors, oui, j’imagine que s’être vengée d’Ellaria a donné envie à Cersei de retenter d’avoir des enfants, histoire de remporter complètement le combat contre elle mais j’avoue que ça me gonfle. Je trouve que c’est lourd et absolument pas nécessaire parce qu’on sait déjà qu’elle n’aura pas d’autre enfant, ses jours sont comptés, elle ne peut survivre très longtemps à Daenerys. Sans compter qu’à son âge, les risques de fausse-couche sont bien plus importants. Ça va permettre à D&D de justifier encore un peu plus le fait que Jaime reste auprès de sa sœur. Bref, ils ne sont pas prêts de les séparer. Du coup, Cersei a bien raison d’assumer pleinement son inceste avec son frère en ouvrant grand la porte pour que cette servante (qui me renvoie à Taena Merryweather dans sa manière d’être) puisse voir qu’elle partage la même chambre et le même lit que lui. On sent que d’avoir éliminé – presque – tous ses ennemis l’a libérée, elle n’a plus peur de personne, elle se sent dans la toute puissance. Après, c’est pas bien grave, au vu des réflexions d’Euron, il semble que tout Westeros soit au courant.  

Cela faisait longtemps qu’on savait que les Lannister (et la couronne) devaient beaucoup d’argent à la banque de fer, je craignais d’ailleurs des représailles de cette dernière, ayant en tête une étroite collaboration entre elle et les Sans-Visage (mais ma tête est peu fiable, du coup, j’ai peut-être juste inventé cette réalité), du coup, je trouve bien qu’on fasse enfin le point avec cette affaire. Etant fan de Sherlock, il m’est étrange de voir Mark Gatiss dans un rôle autre que Mycroft, du coup, j’ai toujours besoin d’un temps d’adaptation. Bref, le gars commence par lui faire ses condoléances puis la féliciter pour sa prouesse d’être la première reine de l’histoire de Westeros, tout ça parait hyper attentif et flatteur mais, en réalité, si on va plus loin, son statut de reine (et de Lannister) fait que c’est à elle de rembourser les dettes tant de sa Maison que de la couronne. Apparemment, la banque de fer n’aimait pas le Grand Moineau et félicite donc Cersei d’avoir su s’en débarrasser. Je trouve intelligent – décidément, c’est son épisode – de la part de cette dernière de laisser entendre que ce n’est pas de son fait, que c’est un tragique accident. Du coup, je me dis que c’est peut-être ce qu’elle a dit à Jaime, ce qui expliquerait qu’il soit resté auprès d’elle, n’ayant personne pour la contredire ou encore prouver qu’elle en est la responsable. Cet homme de la banque de fer apparait moins naïf en mettant en avant que les tragédies ont  du bon quand elles permettent de rétablir l’ordre. Cersei  rappelle que la guerre coûte et se gagne grâce à l’or - j’suis pas certaine que l’or permette de remporter contre les White Walkers mais, pour le moment, Cersei n’est pas en capacité de le comprendre puisqu’elle n’en a pas encore eu connaissance et, même si c’était le cas, elle resterait, comme Daenerys, sur son idée de remporter la guerre contre cette dernière – mais le gars ne perd pas le nord, il sait que Cersei est entourée d’ennemis, et pas les moindres, il l’interroge donc sur la manière dont elle pense rembourser ses dettes avant de crever (parce que, quand même, ce serait mieux pour eux). Il a beau s’en défendre, Cersei a raison de dire que ce qui compte, pour la banque de fer, ce n'est pas de défendre des convictions mais miser sur la personne la plus susceptible de gagner la guerre pour que leur argent leur revienne. Du coup, elle se voit énoncer toutes ses cartes maitresses et j’aime la manière dont elle le fait avec ce cynisme qui caractérise si bien les Lannister. Il est jouissif de la voir reprendre les reines et l’attaquer à sont tour, lui renvoyant le fait qu’elle serait surprise de les voir soutenir Daenerys alors même qu’ils se sont enrichis avec la traite des esclaves (ce qui est, si ma mémoire ne me trompe pas, absolument pas le cas dans le livre). Cersei marque des points et démontre qu'elle sait s’y prendre, ce qui est surprenant car, dans la saga de GRRM, elle a plutôt tendance à démontrer de l'incompétence. Bref, elle lui renvoie le fait qu’il va leur être plus difficile de s’accommoder d’une révolutionnaire, dotée, qui plus est, de 3 dragons. Conscient de la réalité de ses propos, ce dernier finit par accepter son offre de rembourser sa dette  dans une quinzaine (et de continuer à la suivre si elle le fait).

Alors que Tyrion pensait être tranquille pour méditer sur son échec de l’attaque des Greyjoy, v'là t’y pas qu’il tombe sur un King of the North complètement déprimé en train de méditer sur le fait qu’il est prisonnier à Peyredragon. Si j’ai apprécié sa réplique qui m’a renvoyée un peu au Tyrion des premières saisons (que j’aimais pour sa répartie), je ne suis pas d’accord avec lui, Jon ne rumine pas avec élégance, il rumine tel Calimero et, par là-même, d’une manière puérile. Tyrion a raison de lui dire qu’il y va fort en évoquant le fait qu’il est prisonnier : il peut arpenter le château, sortir à l’extérieur... Sans compter que, n'ayant toujours pas récupéré de verredragon, il n'y a pas vraiment d'intérêt à repartir maintenant : autant rester pour voir si Daenerys est prête à lui en donner. Bref, comme toujours, ce sont les personnages qui l’entourent qui disent les bonnes choses. Jon est grognon, il est de mauvais poil (ça doit être caractéristique des Targaryen du coup), il met donc du temps à comprendre le message que lui fait passer Tyrion. Pourtant rien de plus simple que de comprendre qu'il difficile de convaincre une personne quand non seulement elle ne nous connait pas mais qu'en plus, on ne met aucune bonne volonté pour lui plaire un minimum et de percevoir, par là-même, la nécessité de dialoguer avec elle, de ne pas être uniquement dans la revendication. Tout comme pour Jaime, ça fait mal aux fesses de voir un personnage tel que Jon avoir besoin de Tyrion pour réfléchir à sa place. Il est pénible de voir ce dernier rester sur son idée que son père était un c*n en assurant que, heureusement, les fils ne sont pas leur père. Tywin était, même s’il l’était plus avec lui, dur avec l’ensemble de ses enfants mais il leur a aussi permis de vivre bien mieux que la plupart des enfants de l’époque et il serait bon qu’il en prenne conscience. Il y avait quand même pire, comme père, que Tywin. Bref, il arrive à convaincre Jon que Daenerys mérite son attention, qu’elle n’est pas forcément ce qu’elle renvoie, qu’elle a sauvé bien des gens avant de quitter Essos (là, pour le coup, on peut en témoigner puisqu’il lui a fallu 6 saisons pour bouger) et me rejoint sur le fait qu’on ne peut pas suivre un inconnu pour un ennemi inconnu, il est donc essentiel qu’ils apprennent à se connaitre pour pouvoir s’écouter. Jon a l’air tellement convaincu qu’on a le sentiment qu’il va lui vomir dessus. Du coup, Tyrion est obligé d’approfondir encore et d’avoir – enfin - l’information concernant le verredragon et, comme il a bien compris que Jon était dans l’incapacité de faire les choses lui-même, il se voit obliger de défendre sa cause auprès de Daenerys. Le pauvre a du pain sur la planche, cette dernière étant tout aussi butée que Jon. Heureusement, il connait l’art de la communication, il commence donc par valider sa colère d’avoir perdu deux de ses alliés pour, ensuite, mettre en avant le fait qu’il serait, par là-même, bon de ne pas repousser un potentiel allié tel que Jon. Du coup, elle apparait plus à l’écoute et, en cela, un poil moins nouille que Jon. Elle a au moins le mérite de s’interroger sur la raison de sa motivation à vouloir du verredragon et la réalité potentielle des White Walkers. Il est bien qu’elle prenne conscience qu’il n’y a aucun intérêt, pour Jon, de mentir sur ces derniers et qu’il y a donc de fortes chances qu’ils existent. Tyrion donne le sentiment, dans son discours, d’être en accord avec Jon sauf que, finalement, il veut juste qu’elle lui donne son verredragon pour que les choses avancent et ainsi pouvoir reprendre là où ils en étaient : récupérer Castral Roc. Sauf que, maintenant, Daenerys est en pleine réflexion concernant Jon. C’est ce qui fait qu’elle lui évoque les propos Davos en lien avec son assassinat. Je ne suis pas fan de son personnage mais, pour le coup, elle démontre une pointe de maturité en cherchant à comprendre qui est Jon. Alors que Tyrion n’est pas dans cette optique, il veut Castral Roc et se fout, au fond, de Jon, il veut juste ne plus être enmm*rdé avec tout ça.

Il est étonnant de voir que, lorsque Jon et Daenerys sont seuls, qu’il n’y a pas d’autres acteurs, leur scène est meilleure, peut-être parce que le jeu de ces derniers ne renvoie pas les failles de celui de Kit et Emilia, quoi qu’il en soit, ils sont plus à l’aise et, du coup, ça passe mieux. Après un p’tit échange de courtoisie (et la mise en avant qu’ils ont, comme point commun, d’avoir perdu des frères), Daenerys fait le premier pas en admettant qu’ayant 3 dragons, elle se doit de revoir ses croyances. Elle va jusqu’à lui offrir de la main d’œuvre pour l’aider à extraire le verredragon et ainsi lui permettre de rejoindre au plus vite le nord. Connaissant la menace de White Walkers, on peut comprendre que Jon avait dans l’espoir d’obtenir plus que du verredragon mais on sait aussi que l’attitude de Daenerys démontre qu’elle est prête à le croire concernant les White Walkers et c’est déjà une sacrée avancée par rapport à leur premier entretien.

J’ai toujours pensé que Sansa était, au fond, la plus Stark des enfants, que d’avoir craché sur sa famille avait fait d’elle la plus attachée à cette dernière et je trouve vraiment chouette de voir cette réalité. Je la trouve très belle en dame de Winterfell, c’est vraiment fait pour elle, elle est hyper à l’écoute de ses gens et respectueuse de ce que lui a transmis tant ses parents concernant l’hiver que Jon concernant l’arrivée des White Walkers. Elle organise et est attentive à ce que tout soit en place et bien réalisé pour l’arrivée de ces derniers. Baelish me gonfle vraiment, je ne le supporte plus, je pense qu’il en est de même pour Sansa mais comme elle sait ce qu’il est capable de faire aux personnes qui le remercient, elle lui dit m*rde avec élégance, histoire qu’il ne soit pas trop froissé. Tout comme Tyrion, Baelish reste sur son idée de renverser Cersei. Ce qui l’intéresse c’est le trône de fer avec Sansa, il ne voit donc aucun intérêt à rester à Winterfell à se préparer au combat contre les White Walkers dont il ne perçoit pas le danger, se sentant - certainement - protégé par le Mur. Sa phrase concernant l’importance que Sansa soit sur tous les fronts m’a foutu le tournis parce que, finalement, si on se pose deux secondes dessus, elle ne ressemble pas à grand-chose : tout le monde est ton ennemi, tout le monde est ton ami, garde en esprit l’ensemble des combats à mener… c’est pas que ça veut rien dire mais qu’est-ce que c’est lourd et indigeste et qu’est-ce qu’on s’en fout. Sansa n’est pas comme lui, elle n’a pas forcément l’ambition de régner sur la planète, du coup, ben, ça ne ressemble à rien de lui dire de telles choses. Juste à lui donner une migraine en essayant de comprendre où il veut en venir avec son idée de réfléchir à toutes les possibilités pour n’être surprise de rien. C’est le genre de phrase qui pouvait avoir un sens dans les premières saisons quand il y avait de la manipulation à tout va, là, il ne reste plus grand-chose à manipuler, il n’y a que la menace des White Walkers qui ne cesse de se rapprocher. Heureusement, il est interrompu par le retour de Bran à Winterfell qui, lui, a pas besoin de bénéficier de ses cours parce que, s’il y a bien quelqu’un qui a bien en tête tous les évènements, c’est bien lui, d’ailleurs, si j’étais Baelish, je serrerai des fesses !

J’ai trouvé pertinent que la chaleur de Sansa soit en décalage avec la froideur de Bran, ça démontre que, chacun ayant eu un parcours propre, il n’est pas si aisé de se retrouver. Il est forcément difficile pour Bran de connaitre l’ensemble des évènements, d’être celui qui porte l’histoire de chacun, et, c’est bien de le montrer. Il n’est plus le Bran qui a quitté Winterfell pour survivre mais la Corneille à 3 yeux et il était touchant de voir Sansa dans l’émotion et lui dans la distance que lui impose cette réalité. Il est bien qu’il ne lui dise rien concernant les origines de Jon, après tout, Sansa pourrait prendre mal de le savoir Targaryen et puis, il est normal qu’il veuille donner cette information à Jon lui-même. J’ai trouvé élégant - alors même qu’elle en assure la régence et qu’elle aime le faire - qu’elle lui rappelle qu’il est l’héritier légitime de Winterfell, laissant entendre qu’il peut reprendre, s'il le souhaite, sa place dans l’immédiat. Ce qui interroge, c’est le fait que Bran lui réponde qu’il ne sera jamais le seigneur de Winterfell, ni de rien car il est, à présent, la Corneille à 3 yeux parce que, dans ma tête, cette dernière n’a plus lieu d’être après la bataille des White Walkers, Bran pourrait donc reprendre son statut. Du coup, soit il sait qu’il va mourir, soit (et là j’vais faire plaisir à notre roi de la nuit du forum), il sait que les White Walkers vont remporter la bataille, soit il sait que, comme la Corneille à 3 yeux du départ, il va finir prisonnier d’un Barral. En tout cas, Sansa est apparue très à l’écoute de ce dernier, désireuse de savoir ce qu’il a vécu et ce qu’il est devenu. On perçoit, dans son attitude, combien elle a envie d’être la sœur qu’elle n’a jamais vraiment été car focalisée sur ses rêves de princesse et, en cela, elle est un personnage vraiment attachant. Pour lui faire comprendre ses pouvoirs, Bran lui démontre qu’il sait ce qu’elle a vécu avec Ramsay, dans les moindres détails, ce n’est pas une maladresse, c’est la seule manière qu’il a trouvé pour le lui faire pleinement comprendre. C’est aussi une façon de valider le fait que ce qu’elle a vécu était atroce et qu’il en est désolé. Alors, oui, ça bouscule Sansa parce qu’il lui est douloureux de savoir que quelqu’un (et encore plus son petit frère) connaisse cette partie de sa vie mais ça permet de lui montrer combien elle a été forte aussi. Bran n’est pas vicieux, c’est aussi sa manière de lui montrer combien ça l’a touché. Après, il est normal que Sansa soit mal à l’aise, qu’elle parte un peu précipitamment, c’est comme si elle était mise à nue, il est difficile de savoir qu’on peut entrer pleinement dans notre intimité, qu’on ne peut plus se cacher derrière des faux-semblants. La scène permet aussi de montrer qu’avec le retour de Bran beaucoup d’évènements vont être mis en lumière ainsi que le rôle de chacun dans ces derniers. Du coup, ça pue vraiment le sapin pour Baelish parce qu’il est clair qu’il ne va plus pouvoir dissimuler ce qu’il a fait dans l’ombre. Après, Bran sait aussi que bousculer l’ordre des choses peut avoir un impact sur les évènements à venir (et pas forcément d’une manière positive) et qu’il est donc important d’y être vigilant. Affaire à suivre.

Même si la guérison est express - en même temps, ça n’aurait rien apporté d’en voir plus - , je suis vraiment heureuse de voir que Sam a assuré en soignant Jorah. C’est bon de voir le sourire de soulagement de ce dernier en en ayant la confirmation par l’archimestre. J’ai aimé que Jorah ne le trahisse pas, qu’il le remercie de ce qu’il a fait de cette manière. Après, il est clair qu’il va un peu loin quand il laisse entendre que son rétablissement est dû au climat et il était bien que l’archimestre l’arrête, histoire de lui montrer qu’il n’était pas dupe non plus. La complicité et le respect entre Sam et Jorah sont beaux et ne pourront que rester après ce qu’ils ont vécu ensemble. Naturellement Jorah souhaite rejoindre Daenerys non pas parce qu’elle l’a incitée à guérir et la rejoindre comme il le dit mais tout simplement parce qu’il ne peut être loin d’elle, c’est viscéral, il a besoin d’être à ses côtés. Je ne sais pas si son amour pour elle connaitra, un jour, une réciprocité (je crains que non) mais il est beau dans sa manière de lui être toujours attachée. Sam est beau aussi parce que humble et foncièrement humain, j’aime qu’il lui dise que son père l’a sauvé plus d’une fois et qu’il ne pouvait donc que lui rendre la pareille en sauvant son fils. Je ne sais pas si leurs chemins se recroiseront mais je l’espère parce que c’était une belle rencontre. Leur poignée de main m’a touchée parce que ça démontre non seulement un réel respect entre eux mais aussi la réalité de la guérison de Jorah puisque dans la possibilité de lui toucher la main.

Je trouve bien que l’archimestre reçoive Sam, ça leur permet de mettre cartes sur table, de se dire les choses sans que ça aille au-dessus et mette ainsi l’éventuelle carrière de mestre de Sam en péril. Il est clair que l’archimestre est impressionné par le fait que non seulement Sam a eu le cran de le faire mais aussi su avoir les bons gestes pour réaliser la méthode décrite dans le livre. Et, s’il est important qu’il lui dise qu’il a pris un risque non seulement pour lui mais pour l’ensemble de la citadelle (qu’il aurait pu contaminer), il est bien aussi qu’il lui dise qu'il peut être fier de lui (son regard et son sourire, à ce moment là, sont touchants car on perçoit combien il est sincère) car peu de mestres, y compris qualifiés, ont réussi. Cette reconnaissance (qu’il n’a jamais eue de son père) est importante pour Sam parce que, s’il n’est pas le guerrier que ce dernier aurait voulu qu’il soit, s’il n’a pas le physique qu’il aurait aimé qu’il ait, ça n’enlève en rien ses qualités humaines et ses compétences (chacun ayant les siennes propres). Je ne pense pas que l’archimestre le punisse ou cherche à voir s’il lui est encore obéissant en lui faisant recopier ces vieux manuscrits (parce que, s’ils se décomposent, c’est qu’ils sont très très vieux), je crois qu’il sait très bien ce qu’il fait, que pour ne pas être en faute, il fait croire en un travail classique - pour un arrivant à la citadelle tel que Sam - mais qu’en réalité, il y a les réponses à ses questions concernant les White Walkers, il sait très bien que ce sont ces derniers qui le préoccupent, il lui offre donc (en récompense) la possibilité d’avoir accès à de tels documents, les lire et y trouver ses réponses. Et, si c’est le cas, c’est une bien jolie manière de faire.

Daenerys en a assez d’être gentille, elle veut, à présent, faire entrer en action ses dragons. Du coup, pour calmer ses ardeurs, Tyrion tente de lui faire peur en lui disant que, si ces derniers ne craignent rien, elle si, flattant au passage son ego en assurant qu’elle est trop importante pour prendre le risque de se faire tuer. A sa manière de serrer les dents, on voit combien ça devient compliqué pour Daenerys de prendre sur elle et d’écouter sa Main. A l’évocation de Castral Roc, on perçoit l’inquiétude de Missandeï puisque ce sont les Immaculés qui s’y collent. Tyrion a tout bien réfléchi, forcément, Castral Roc, il connait. Apparemment, il sait qu’ils vont être attendus car Cersei pense qu’il veut détruire les Lannister, en même temps, difficile de penser autrement sachant qu’il est la Main de son ennemie n°1 et puis, soyons franc, il veut leur Maison pour sa revanche personnelle puisque je reste sur l’idée qu’il n’y a aucun intérêt, pour Daenerys, d’attaquer Castral Roc. Il veut reprendre, tout comme Daenerys, ce qu’il pense lui être dû. Pour y arriver, il utilise le fait qu’il a eu en charge les égouts et que, pour faire pénétrer ses maitresses à l’insu de Tywin, il a fait ajouter - lors de la construction de ces derniers - une grotte s’ouvrant sur la mer et menant à une tour de garde, du coup, ben, au lieu de ses maitresses, il va faire entrer les Immaculés. Prendre sa revanche en démontrant qu’il est bien utile d’avoir été pris pour un vil personnage, c’est carrément le pied pour lui ! Du coup, j’avoue avoir été satisfaite de voir que Jaime avait, lui aussi, réfléchi et fait en sorte de piéger les Immaculés en les immobilisant à Castral Roc en faisant détruire leur flotte par celle d’Euron. Après, je ne suis pas dupe, Daenerys va forcément riposter et récupérer ses Immaculés mais, là, maintenant, j’avoue qu’il m’est agréable de voir que D&D ont pensé à faire de Jaime ce qu’il est : un bon chef de guerre parce que j’en avais assez qu’il ne passe que pour l’amant de sa sœur, le régicide, le prisonnier de Robb… Ce n’est pas encore la panacée mais c’est déjà beaucoup pour moi de voir qu’il remporte sur Tyrion, tout en évitant un bain de sang tant pour ses hommes que pour les Immaculés. J’ai aimé qu’on ne voit presque rien parce que, finalement, il n’y avait pas grand-chose à voir puisque tout dans la stratégie et non la force.

Découvrir, en même temps que Ver Gris, que Jaime a pris ses hommes pour attaquer Hautjardin (plutôt que les laisser mourir pour défendre Castral Roc) était vraiment fort. Non pas que je me réjouisse pour Hautjardin, je n’ai aucun plaisir à percevoir la défaite d’autrui mais il faut avouer que c’était bien pensé. J’ai trouvé son arrivée sur Hautjardin avec les Tarly et Bronn ( I love you ) très classe. C’est une belle revanche pour lui aussi car, contrairement à ce que lui disait son père, il n’est pas si mauvais, y compris en stratégie militaire. Il a mûri (auprès, entre autres, de Brienne) et appris de ses défaites (en particulier la bataille du Bois-aux-Murmures). Il le dit d’ailleurs très bien à Olenna. Là encore, je ne regrette pas de ne pas avoir vu la bataille, comme le dit cette dernière, le combat n’est pas leur fort, cela n’aurait donc pas eu d’intérêt, ça aurait même retiré de la beauté de l’attaque de Jaime (parce que je n’aime pas voir mourir autrui).

J’appréhendais beaucoup la mort d’Olenna et encore plus le fait que ce soit Jaime qui en ait la charge parce que j’aime ce personnage. Du coup, le fait qu’il ait choisi un poison doux m’a réconfortée d’abord parce que c’est une manière respectueuse d’exécuter un ennemi de son âge et de sa classe, ensuite parce qu’on sait que c’est elle qui a fait empoisonner Joffrey et que c’est une manière de lui rendre la pareille sans le vouloir, sans être dans la vengeance (puisque pas encore, à ce moment là, informé de cette réalité). Olenna est un personnage qui a su rester égal à lui-même : sa répartie a toujours été délicieuse et c’est bien que cette dernière ait pu être conservée jusqu’au bout. Peu de personnages de GoT ont eu cette chance. Le fait que Jaime soit présent renvoie à ce que disait Ned concernant l’importance d’être celui qui exécute lorsqu’on condamne à mort quelqu’un. Ça permet aussi qu’ils puissent se parler. Il est important que Jaime entende le ressenti d’Olenna concernant la folie de Cersei et encore plus son aveu concernant la mort de Joffrey. J’ai aimé qu’elle lui rappelle sa c*nnerie à travers le nom de son épée (Widow's Wail) qui est bien loin de celui que Brienne a donné à la sienne (Oathkeeper). J’ai aimé qu’elle avoue avoir fait des choses effroyables pour protéger sa famille et n’en avoir jamais culpabilisé mais que Cersei a été trop loin en utilisant le feu grégeois pour éliminer ses ennemis parce que c’est important que Jaime puisse l’entendre. Il a tort de dire que ce n’est pas grave la manière dont elle va remporter la guerre - alors même qu’il a tué le Roi Fou pour sauver la population de Port-Réal – parce que ce n’est pas en gagnant ainsi qu’elle pourra être une bonne reine car, à chaque fois qu’elle sera contrariée ou se sentira en danger, elle tuera de nouveau, exactement comme le Roi Fou. Du coup, il ne peut dire cela. Alors on va dire, comme Olenna, que c’est l’amour qui le rend aveugle et amnésique mais il est temps qu’il en prenne conscience et qu’il réagisse parce que, comme elle le lui dit très bien, s’il ne le fait pas, Cersei va le conduire à sa perte. Le fait que Jaime ait choisi le poison comme mode d’exécution va engendrer l’aveu d’Olenna concernant la mort de Joffrey et c’est hyper important qu’il ait ce dernier, ça lui permet de savoir que ce n’est pas Tyrion qui l’a tué, ni Sansa d’ailleurs. Je trouve bien aussi qu’elle avoue regretter la manière dont le poison l’a tué parce que j’avais beau ne pas aimer Joffrey, ça m’avait choquée. Je trouve que personne ne mérite de mourir ainsi, y compris Joffrey. En tout cas, Olenna aura réalisé une très belle révérence avant de mourir. Une fin à son image : magnifique.


Dernière édition par Fantôme le 15/8/2017, 21:24, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   15/8/2017, 19:04

Fantôme a écrit:
J’suis trèèèès en retard mais j’avoue que ça fait du bien de voir les épisodes au rythme de mes envies, de prendre le temps de les savourer, de ne pas aller trop vite parce qu’il n’y en a que sept cette saison et qu’il va falloir attendre presque 2 ans avant d’avoir la prochaine. Du coup, j’y vais tranquille. Le plus dur étant de ne pas être ou avoir envie d’être spoilée Razz

7x03 - The Queen's Justice


Mon p’tit cœur joue au yoyo avec cette nouvelle saison, il ne cesse de passer d’une émotion à une autre. Après la grosse déception de l’épisode précédent, celui-ci m’a renvoyé le plaisir que j’avais eu à visionner le premier épisode. En dehors de la scène Cersei / Jaime qui m’a fait hurler, vomir et enfin pleurer, j’ai aimé toutes les scènes y compris celles entre Jon et Daenerys qui, si elles ne cassaient pas des briques, étaient cependant hyper travaillées et j’en remercie D&D parce que ça n’a pas dû être facile, on sent que c’est quand même compliqué pour les deux acteurs. Un grand merci aussi d’avoir offert une sortie à Olenna digne de son personnage. C’est suffisamment rare pour ne pas le souligner. J’ai trouvé les dialogues plutôt bien écrit, ça fait du bien, surtout à Tyrion qui retrouve un poil de sa superbe. J’aime vraiment quand les scènes sont longues, ça permet de prendre le temps et de mettre du sens à ces dernières.

Du coup, ben, ça se voit, mon pavé est encore plus long que d’habitude Razz Je ne me suis pas, comme toujours, relue et j’avoue ne pas en avoir le courage. Je vais donc me faire suffisamment confiance pour me dire que tout colle parfaitement Very Happy

L’arrivée de Jon est plutôt bien faite, on sent qu’il ch*e un peu dans son pantalon quand il perçoit le comité d’accueil (en particulier les dothrakis qui font bien une tête de plus que lui) mais c’est logique, sachant que tous lui ont déconseillé de venir. Daenerys a eu raison d’envoyer Tyrion l’accueillir, ça lui permet d’avoir un visage familier et de ne pas partir en courant. Leur première phrase est hyper téléphonée mais ça aurait pu être pire, ils auraient pu s’esclaffer comme deux benêts. Après, c’est aussi une manière de montrer qu’ils se reconnaissent. La suite est plus réussie, j’ai aimé qu’ils perçoivent le chemin parcouru depuis leur rencontre, le fait que ce dernier n’est pas été facile tant pour l’un que pour l’autre mais qu’ils sont toujours là, en vie, debout et (presque) intact. Je trouve bien que Tyrion soit attentif à la présence de Davos et, par là-même, fasse la démarche de se présenter à lui. J’ai été touchée qu’ils évoquent à demi-mot la bataille de la Néra et très classe la manière qu’a Davos de lui renvoyer sa malchance d’avoir été contre lui lors de cette dernière, reconnaissant la beauté de sa victoire tout en n’oubliant pas ce qu’elle a engendré comme perte pour lui (dans la série, un de ses fils, dans le livre, l’ensemble de ses fils). J’ai aimé qu’il ne soit pas dans l’agressivité, la rancœur, cela démontre qu’il est suffisamment intelligent pour savoir qu’en temps de guerre, chacun fait ce qu’il peut pour s’en sortir vivant. Missandeï a muri depuis le dernier épisode , elle a pris en assurance. Il apparait normal qu’elle leur somme de laisser leurs armes et laisse les dothrakis prendre leur barque (les empêchant ainsi de repartir s’ils le souhaitent), il est donc étonnant que Jon en soit décontenancé, Daenerys a bien trop d’ennemis à Westeros pour prendre des risques, même si Tyrion se dit être en bons termes avec Jon ou tout du moins l’apprécier suffisamment pour lui faire confiance. Jon l’a mauvaise de se sentir dépouillé, on peut le comprendre mais ce n’est pas faute d’avoir été mis en garde par Sansa. De son côté, Davos a l’air plutôt à l’aise, en tout cas, il fait en sorte d’être aimable et de se familiariser avec leurs hôtes. J’ai trouvé chouette de rappeler qu’il a beaucoup voyagé (étant contrebandier avant d’être chevalier), ça renvoie à son histoire propre. D’ailleurs, ça doit lui faire drôle de revenir à Peyredragon, lui qui y a vécu à l’époque de Stannis. C’est dommage de ne pas avoir mis cette réalité plus en avant. Parler avec Missandeï lui permet aussi de percevoir l’évolution qu’a engendrée Daenerys, cette dernière étant de Naath. Le fait de voir Jon et Tyrion ensemble renvoie une certaine nostalgie des premières saisons, ça renvoie aussi à des évènements qu’on avait presque oubliés tant il y a de choses qui se sont passées depuis. Comme le mariage de Sansa et Tyrion. J’ai bien aimé que ce dernier demande de ses nouvelles, il avait été protecteur et respectueux envers elle (et un poil amoureux je pense), je trouve donc légitime qu’il se le permette. Du coup, il est dommage que Jon le regarde l’air de dire « tu te fous de moi » parce qu’il sait qu’il s’est bien comporté envers elle (elle le lui a dit) et il aurait pu le lui faire remarquer plutôt que le pousser à s’excuser en mettant en avant le fait qu’il n’a pas été consommé. Après tout, il a tout aussi mal vécu ce mariage arrangé. En tout cas, je rejoins Jon sur le fait que Sansa commence à montrer tout son potentiel et ça lui va bien. C’est agréable de la voir utiliser les compétences acquises au fil du temps et être pleinement elle. J’ai aimé qu’ils s’interrogent sur leur évolution propre parce qu’il est clair que le fait que Tyrion soit la Main de Daenerys et Jon le nouveau King of the North pose question sur ce qui les a menés là. J’ai aimé que Tyrion valide Sansa et les bannerets du nord dans l’aberration de son choix de venir à Peyredragon parce que, même si on sait qu’il va rien lui arriver et qu’il est important qu’il ait du verredragon, ça n’empêche que c’était inconscient de venir. Le fait que Jon relance son éternel statut de bâtard pour justifier son choix de n’en faire qu’à sa tête, de ne pas agir comme un Stark prête à sourire maintenant que ses origines ont été dévoilées. J’ai éclaté de rire en voyant Jon et Davos se jeter au sol et chercher à fusionner avec ce dernier lorsqu’un des dragons les frôle en passant au-dessus d’eux. C’est la première fois que Kit joue aussi bien, à croire que les mecs de la production lui ont fait une blague qui lui a foutu la frousse pour être aussi en accord avec la scène. Le pauvre gars, il commençait à peine à se sentir à l’aise que le voilà de nouveau tout stressé. Je ne sais pas si c’est fait exprès mais il est malin de la part de Tyrion de rappeler, à ce moment là, que la personne à qui il va se présenter est la mère de ces derniers, histoire de mettre un poil de pression et de le pousser à aller dans son sens lors de leur entretien. Le regard de Jon à Davos est attendrissant, on a l’impression qu’il se raccroche à lui, comme à un père. On voit combien il compte sur son soutien, son appui et son réconfort aussi. J’ai trouvé bien qu’à travers la peur de Jon et Davos, on perçoive combien les dragons sont des créatures impressionnantes et mythiques pour ceux qui n’en ont jamais vu. Et, si, nous, nous les connaissons bien maintenant, ce n’est pas le cas pour la population de Westeros. C’est un fait de savoir qu’ils existent, c’en est un autre de prendre conscience de ce que cela représente en les voyant. Même si je rejoins Tyrion sur le fait qu’il ne faut pas tout cramer, au fond de moi, j’ai hâte de les voir à l’action, visuellement, ça peut être énorme !

Je préfère la Mélisandre qui se trouve en haut de la colline, humble (de par son sentiment de culpabilité), plutôt que celle de la semaine dernière qui se la pétait dans la salle du trône. L’interrogation de Varys est légitime, le fait qu’elle ne veuille pas être auprès de Jon dénote par rapport à sa manière d’évoquer ce dernier auprès de Daenerys, laissant entendre qu’elle est sa représentante, qu’elle l’accompagne dans sa mission. Elle a beau justifié son éloignement par le fait que son rôle s’arrête à la réunion du feu et de la glace, il est clair qu’il y a anguille sous roche et c’est ce qui fait que Varys va aller plus en profondeur. Il a raison de lui faire remarquer qu’au fond, elle n’est pas humble, que si elle ne souhaite plus être auprès de Jon, c’est qu’il y a une raison, que, dès lors qu’on a gouté au pouvoir, on ne peut s’en passer. Varys est pour le peuple mais il aime aussi à être celui qui gouverne dans l’ombre, celui qui a le pouvoir de le faire. Je trouve très élégant la manière dont Mélisandre lui renvoie qu’ils ne sont plus des petites gens, qu’ils ont, tout comme Jon et Tyrion, évolué. Et il est bien qu’elle admette ses erreurs parce que la mort de Shôren était plus qu’une erreur, c’était une aberration de tuer une enfant, quand bien même elle croyait en ce qu’elle avait lu dans les flammes. Je ne sais pas si elle a pleinement compris cette réalité ou si elle regrette juste de s’être trompée d’élu mais il est bien que Varys sache ce qu’elle est en capacité de faire par conviction, il pourra avoir l’œil sur elle au cas où elle reprendrait du poil de la bête. Mais je crois que sa mission, comme elle le dit très bien, est plus ou moins finie, je ne pense donc pas qu’elle ait encore l’occasion de faire des erreurs. Sa dernière phrase concernant sa mort et celle de Varys est terrible, d’ailleurs ce dernier en est tout abasourdi et on peut le comprendre : apprendre qu’il est voué à mourir peut-être prochainement n’est pas le devenir qu’il escomptait en accompagnant Daenerys dans sa quête du trône.

Jon a l’air d’un fan qui découvre Peyredragon et Daenerys. Comme toujours, il manque de prestance mais, bon, on va dire que c’est pour ne pas voler la vedette à cette dernière. Cette rencontre est hyper attendue parce que significative dans le déroulement de l’histoire. Du coup, la scène se doit d’être forte et elle l’était grâce à la symbolique, pas forcément dans le jeu des acteurs mais il faut noter quand même un gros effort de ces derniers pour qu’elle soit crédible. On voit combien elle a été travaillée, tout semble hyper calculé, jusqu’au positionnement des mains de Daenerys. Bref, Missandeï annonce les un million de titres de cette dernière, de quoi, laisser sans voix Davos et j’ai beaucoup aimé qu’il aille au plus simple, ne sachant pas vraiment comment rivaliser. Au point, au départ, de ne donner que le nom de Jon, rajoutant au regard de ce dernier, the King of The North. Ça dénote avec la prétention de Daenerys, ça remet une certaine humilité, c’est bien aussi. Au départ, on ne sait pas trop pourquoi Jon refuse de ployer le genou, sa manière de faire fait penser à un gosse buté qui a décidé de dire non, juste par principe. Davos tente bien de se rattraper en rappelant à Daenerys qu’elle se doit un minimum de respect à Jon, qu’il n’est pas un seigneur mais un roi. Du coup, ben, forcément, ça ne plait pas à la belle et son égo surdimensionné, elle rappelle donc que le dernier King oh the North (Torrhen Stark) s’est rendu à son ancêtre Aegon et a juré fidélité à la Maison Targaryen à perpétuité. Rappelant la définition du terme, histoire de bien appuyer sur sa légitimité et la nécessité que Jon se comporte comme un seigneur en ployant le genou devant elle. A son refus, on la voit quelque peu déconfite d’autant que Jon lui rappelle la folie de son père, l’air de rien. Par contre, je suis surprise qu’il évoque le fait qu’il avait l’intention de bruler Westeros, ça laisse presque entendre qu’il est au courant du plan qu’il avait pour Port-Réal et, par là-même, ce qui a motivé Jaime à le tuer. Brienne en aurait-elle parlé à Sansa ? Et Sansa à Jon ? En tout cas, je trouve bien qu’elle s’excuse au nom de la Maison Targaryen des crimes qu’il a commis, ça permet à Jon d’être un poil moins dans l’offensive d’autant que ça renvoie au discours qu’il a tenu concernant les Maisons du nord ayant trahies les Stark et sa volonté de ne pas punir les descendants pour les erreurs de leur père. Il est bien aussi qu’elle rappelle que leurs Maisons ont été alliées pendant des siècles et que ça a été les meilleurs des 7 couronnes, ça lui montre qu’elle est désireuse de s’entendre avec lui et non être dans le conflit. Jon a pas vraiment d’allure et manque terriblement de charisme (et de Targaryen) dans sa manière de lui faire face, ce qui dénote vraiment avec le livre. Après, il est préférable qu’il soit mou du slip, ça permet à Daenerys de prendre plus ou moins le dessus et ainsi ne pas mettre son ego en échec (faudrait surtout pas !). Il est amusant de l’entendre dire qu’elle est la seule Targaryen en vie quand on sait qu’il l’est lui aussi et très certainement Tyrion (j’ai fait le deuil de l’existence d’Aegon). La proposition de Daenerys est plutôt honnête et intéressante : si tu ploies le genou devant moi et m’aides à vaincre mes ennemis, je te fais gouverneur du nord. Mou du slip pour un Targaryen mais têtu comme un Stark, Jon ne perd pas de vue la raison de sa venue : récupérer du verredragon et, si affinité, s’allier contre les White Walkers et son armée de morts. Daenerys reste égale à elle-même : dès lors qu’on ne va pas dans son sens, elle devient menaçante, elle renvoie donc à ce dernier qu’elle possède 3 dragons et des dothrakis et qu’il serait même bon (pour sa vie) qu’il cesse de s’opposer à elle. Du coup, Jon se dandine encore plus et Davos se voit alors obligé de prendre le relai en assurant à Daenerys que, si elle a bien raison de penser qu’elle n’a besoin de personne pour faire tomber Port-Réal d’autant que Stannis a failli réussir sans dragon (j’ai adoré cette remarque cinglante l’air de rien Very Happy ), la vraie menace venait d’ailleurs et qu’il devient urgent de s’allier contre cette dernière. Jon poursuit en laissant entendre qu’ils sont tous des enfants face aux White Walkers et qu’ils se devaient de se réunir plutôt que de s’entretuer et de s’affaiblir. C’était pas mal mais c’était sans compter sur l’ego de Daenerys (pourtant depuis le temps qu’on en parle, il devrait le savoir !) qui, n’appréciant pas d’être traitée d’enfant, ne retient que le fait que Jon refuse de se soumettre, du coup, ben, au lieu d’écouter ce qu’il est en train de lui dire, elle reproche à Tyrion le fait de l’avoir laissé entendre que Jon serait un bon allié pour elle. Ce dernier ne se démonte pas et continue à le défendre mais en serrant des dents car il connait sa reine, il sait qu’il ne faut pas trop la froisser non plus. Mais, Jon s’en fout, il continue en renvoyant que tout le monde sera mort à l’arrivée de l’hiver si sa priorité reste la guerre du trône. Daenerys est hyper vieux jeu, elle reste sur une époque qui est, pour Jon qui a vu les White Walkers, révolue et je trouve bien de montrer cette réalité. L’ennemi de Jon, n’est pas celui de Daenerys. Il en fait même partie en refusant de ployer le genou devant elle. Elle passe donc pour une cruche qui ne croit pas en la magie alors même qu’elle possède 3 dragons. Après, ça colle avec son histoire, elle ne peut – pour le moment – entendre la demande de Jon : abandonner sa conquête de Westeros serait oublier, mettre de côté tout ce qu’elle a vécu. Elle doit sa survie à sa foi envers sa légitimité au trône de fer. Même si, connaissant la menace des White Walkers, on sait que c’est stupide, ça peut se comprendre. Elle va forcément évoluer mais, pour le moment, elle ne peut absolument pas déroger à sa quête personnelle. Heureusement, Tyrion est là pour entendre et, même s’il peine à croire en l’armée des morts, s’il défend la position de Daenerys (dans le sens où la guerre avec Cersei est déjà entamée), il a bien en tête ce qu’est en train de dire Jon et pourra donc, en temps voulu, en refaire part à Daenerys, c’est ce qui fait qu’il lui assure ne pas être contre l’aider dans son combat contre les White Walkers. J’aime que Davos finisse par dire à Daenerys que ce n’est pas anodin qu’elle soit de retour dans le royaume des 7 couronnes tout comme le fait que Jon soit the King of The North : le fait que chacun ait réalisé des choses jamais faites jusqu’ici (dothrakis à Westeros / sauvageons de l’autre côté du Mur) démontre que Jon, tout comme elle, a un rôle à mener dans cette menace des White Walkers et qu’ils étaient destinés à se rencontrer pour agir ensemble contre cette dernière. On perçoit, à sa manière de s’emballer, que ça commence à le gonfler de voir que la discussion n’aboutit à rien. Il s’emballe tellement qu’il va jusqu’à évoquer que Jon s’est fait poignarder. Je pense que Jon fait bien de l’arrêter du regard car, si Daenerys avait su pour sa résurrection, elle aurait compris qu’il était le prince qui fût promis (Azor Ahai) dont parlait Mélisandre et pu ne plus avoir envie d’aider dans le combat des White Walkers, ne se sentant pas concernée par ce dernier. Tyrion, connaissant Daenerys, tente, une fois encore, de faire ployer le genou de Jon afin que l’ego de cette dernière soit satisfait et qu’ils puissent enfin avancer mais, comme la guerre de Daenerys est aussi la sienne (= revanche envers sa sœur et sa Maison), ben, il reste sur l’idée de terminer d’abord cette dernière avant de l’aider à combattre les White Walkers, ce qui ne peut convenir à Jon et, en cela, il est tout aussi c*n que Daenerys. Bref, on tourne en rond, personne ne voulant écouter ou ployer le genou devant l’autre. On a bien compris qu’ils n’avaient pas le même ennemi, que Jon ne voulait pas trahir les nordiens qui l’ont choisi lui et non elle et que Daenerys était hyper protocolaire et conservatrice en accusant Jon d’être dans la rébellion. Heureusement, Varys vient interrompre ce dialogue de sourds et on ne peut que l’en remercier parce que ça devenait lourd. Et puis, on sait que faire une pause, penser à autre chose permet d’intégrer ce qui a été dit et d’évoluer, à froid, dans la réflexion.

Ce n’est pas la scène que j’ai préféré de l’épisode mais elle a le mérite d’être moins pire que ce que je pensais et de marquer un tournant déterminant dans l’histoire : qu’on le veuille ou non, cette rencontre est historique. Ça met en lumière les enjeux de chacun mais aussi et surtout celui qui va devenir celui de tous : l’arrivée des White Walkers, et, ça, ça ne peut qu’être excitant !

Une fois Jon et Davos sortis de la salle, Varys annonce la couleur concernant la flotte des Fer-Nés (je ne sais pas si on peut parler de dorniens vu qu’il ne semblait y avoir qu’Ellaria et ses 3 poufs de filles) et je suis bien heureuse de voir que, contrairement à ce qu’il annonce, tous ne sont pas morts ou capturés, puisque les images suivantes montrent Theon se faire repêcher par un des bateaux Greyjoy, c’est d’ailleurs étonnant qu’il y en ait encore un mais on va dire que c’est pas grave du moment que Theon soit en vie et puisse aller récupérer sa sœur (et, au passage, tuer son oncle). Alors soit, il est – encore – pris pour un minable, un lâche mais, moi, je n’ai pas foi en Daenerys, ni en Jon mais en des personnages comme Theon, du coup, je suis certaine qu’il va faire ce qu’il faut pour sauver Yara. Je continue à dire qu’il a fait ce qu’il fallait, on n’attaque pas de front un psychopathe : s’il avait obéit à la demande de ce dernier, sa sœur serait morte et lui aussi. Pour moi, il n’est pas redevenu Reek, sa fuite n’est pas une régression : il utilise son traumatisme, son expérience avec Ramsay pour adapter son comportement. Sa fuite va lui permettre de mettre toutes les chances de son côté pour sauver Yara en préparant son plan d’attaque. C’était la meilleure option. Quand je bossais avec les pompiers, ils me disaient toujours que, le but, ce n’est pas de mourir en héro mais d’être toujours en vie pour savoir qu’on en a été un et, pour cela, il faut évaluer la situation pour adapter au mieux la manière d’agir. Ben, là, pour moi, Theon n’a pas fait d’erreur. La preuve en est que Yara est prisonnière d’Euron mais toujours en vie.

Difficile de comprendre vraiment ce qui met en joie la population de Port-Réal, on va dire qu’ils aiment le spectacle et qu’Euron leur en apporte parce que, sinon, je ne vois pas en quoi, la capture de Yara, Ellaria et Tyene peut être aussi réjouissante pour eux, ce n’est pas Daenerys et ses 3 dragons non plus. L’enthousiasme de la foule fait gonfler la poitrine d’Euron, tel un coq dans sa basse cour. Il n’en peut plus et s’en est drôle. Je trouve dommage que je ne sois pas préoccupée par le devenir de ces 3 femmes (sauf peut-être Yara parce que j’ai besoin que Theon la sauve) parce que ce sont des personnages que j’apprécie dans le livre. Cela démontre à quel point D&D ont raté tout ce qui touchait Dorne. Pour ce qui est de Yara, son personnage est trop irrégulier dans son comportement envers Theon - le prenant soit pour un c*n, soit pour son larbin (et trop rarement pour son frère) - pour l’apprécier pleinement. Du coup, ben, j’ai trouvé la scène sans grand intérêt voire un poil longue. Qu’Euron jubile de voir Port-Réal acclamer un Fer-Né, je le comprends complètement mais pas de quoi, personnellement, me faire jubiler. Le voir se moquer de la fuite de Theon confirme, selon moi, que ce dernier va revenir chercher sa sœur (d’autant qu’Euron n’offre qu’Ellaria et Tyene à Cersei). Il a fait le choix de se reconstruire auprès de sa sœur en l’encourageant et l’accompagnant dans sa quête du trône de Grès, il va donc le faire. Après, j’aimerais que ce soit lui qui, au final, l’ait, je trouve que ce serait légitime. Mais on verra ça plus tard.

En attendant, Ellaria a de quoi flipper d’abord parce que la Montagne n’est pas mort malgré le fait qu’il ait été touché par la lame empoisonnée d’Oberyn ensuite parce que Cersei a un sourire qui en dit long (par contre il faut vraiment arrêter les tenue de type Maléfique de Disney, Cersei n’a pas besoin de ça pour qu’on comprenne qu’elle a perdu la raison et qu’elle est, avec Euron, la grande méchante de la saison 7) et que, si elle ne réagit pas à sa provocation, c’est qu’elle lui a réservé une de ses vengeances personnalisées. Je trouve le personnage d’Euron trèèèèès éloigné de celui du livre, il fait terriblement bouffon mais, une fois le deuil du personnage de GRRM passé, sa provocation et son humour font sourire et apportent un poil de fraicheur à une storyline relativement sombre. En tout cas, on ne pourra pas dire qu’il n’a pas tout essayé pour que Cersei le prenne pour mari Very Happy Après, il est normal et plutôt intelligent que Cersei le fasse patienter, elle sait qu’il n’est pas fiable, que seul son désir d’accéder au trône peut le motiver à ne pas la trahir, elle fait donc bien de se promettre à lui uniquement lorsque la guerre sera remportée. Voir Jaime inquiet (pour ne pas dire jaloux) de la réponse de sa sœur me fait mal aux fesses mais, avec Jaime, c’est un classique maintenant, au rythme où D&D me font ce genre de scènes, j’vais être hyper musclée de ces dernières. Ma foi en lui s’étiole, je me dis que ce serait dommage de foutre en l’air un tel potentiel tant au niveau de l’évolution du personnage que de la qualité de l’acteur, que D&D vont bien finir par suivre les pas de GRRM le concernant mais j’y crois de moins en moins, ahia disait qu’ils étaient à fond Cersei / Jaime, je crois que ça se confirme. C’est d’autant plus dommage qu’il y a une réelle alchimie entre Nikolaj Coster-Waldau et Gwendoline Christie. Après, comme je l’ai déjà dit, il fallait bien quelques atouts dans la poche de Cersei pour avoir un semblant de chance face à Daenerys, du coup, forcément, Jaime se doit d’être encore avec elle. Heureusement, Euron m’a bien fait marrer quand, après lui avoir demandé des conseils concernant les goûts de sa sœur en matière de plaisir sexuel, il l’arrête d’un mouvement de main en lui disant qu’il n’a pas à répondre tout de suite qu’ils en reparleront plus tard Very Happy

La scène de la vengeance de Cersei m’a beaucoup touchée, voire bousculée tant ce qu’elle dit est, finalement, très vraie, je ne dis pas que la vengeance et le meurtre se doivent d’être mais ce qu’elle dit à Ellaria me parle, son raisonnement est compréhensible. Je trouve que son discours est beau du début jusqu’à la fin. J’aime qu’elle lui dise qu’elle comprend sa fureur, qu’elle comprend qu’elle n’ait pas accepté de voir le crâne de son amant se faire broyer pas la Montagne, de renvoyer que son cri d’alors démontrait l’amour profond qu’elle avait pour lui, j’aime qu’elle rappelle l’habilité d’Oberyn, le fait qu’il avait, finalement, vaincu la Montagne mais qu’il l’a perdu par sa faute et ça, c’est un fait, en rien Cersei est responsable de sa mort, ni d’ailleurs du combat, c’est lui qui s’est proposé, lui qui a fait l’erreur de narguer la Montagne le pensant fini. Il est bien qu’elle lui rappelle et qu’Ellaria l’entende parce que c’est la réalité. Personne, en dehors d’Oberyn, n’est responsable de la mort de ce dernier, du coup, rien ne justifie ce qu’elle a fait à Myrcella. Cersei est touchante parce qu’elle a raison, elle était sa fille unique et elle venait déjà de perdre Joffrey et si elle a bien une qualité (encore plus dans la série que dans le livre), c’est qu’elle a toujours follement aimé ses enfants et d’autant plus parce qu’elle n’a pas eu de mère (ou tout du moins elle l’a perdue jeune) : elle leur a tout donné pour qu’ils ne vivent pas de séparation, un sentiment d’abandon (qu’elle a, elle, vécu). Je trouve beau qu’elle lui dise tout cela avant d’enchainer sur sa vengeance. Ellaria comprend ce qui va se passer dès lors qu’elle s’approche de sa dernière fille (dans la série parce que, dans les livres, c’est plus compliqué, les Aspics sont plus nombreuses et ne sont pas toutes d’Ellaria, elles sont de mère différente, il n’y a que les dernières qui sont d’elle, du coup, absolument pas celles que la série nous a montrées). Je n’aime pas son personnage (dans la série) mais sa panique, à l’idée de perdre son dernier enfant, m’a touchée. Après, Cersei a raison de lui dire qu’elle a fait des choix et qu’elle se doit de les assumer : les assumer, c’est prendre le risque d’avoir la colère de l’autre en retour. Je ne suis pas pour la vengeance parce qu’elle est toujours toxique et, finalement, souvent injuste mais je comprends ce que dit Cersei : Ellaria a fait le choix injuste de tuer Myrcella pour venger la mort d’Oberyn dont personne n’était réellement responsable, elle ne fait que lui rendre la pareille. C’est vrai qu’elle a eu le sentiment de toute puissance et qu’elle a jubilé à l’idée de la peine qu’elle allait engendrer chez Cersei en tuant sa fille mais que c’est dur de la voir souffrir en entendant les propos de cette dernière. On voit combien Cersei a réfléchi à sa vengeance, c’est ce qui fait qu’elle va beaucoup plus loin. Je me souviens qu’à la mort de Myrcella, elle avait évoqué à Jaime sa souffrance à imaginer sa fille pourrir dans sa crypte, c’est ce qui fait qu’elle impose cela à Ellaria. C’est terrible de la laisser en vie pour qu’elle puisse non seulement voir mourir mais aussi pourrir sa fille. Elle lui offre son pire cauchemar et, en cela, sa vengeance est, pour elle, parfaite. Elle démontre, à travers ce choix, toute l’injustice de l’acte d’Ellaria en tuant Myrcella et si je ne suis pas certaine qu’elle l’ait complètement compris, il est clair qu’elle en ressent toute la puissance émotionnelle. Cersei a réfléchi à tout y compris la longueur des chaines empêchant la mère de réconforter sa fille en la prenant dans ses bras.

En tout cas, Qyburn est terrible, il exécute tous les souhaits de Cersei en créant « les outils » pour le faire. Depuis le début, il n’a cessé de répondre à ses demandes par son génie et sa créativité. Il semble savoir tout faire. L’air de rien, il est un sacré allié aussi.

Alors, je pensais être préparé à tout, j’avais fini par accepter leur choix de laisser Jaime auprès de sa sœur (en attendant le moment de les séparer) mais, là, j’avoue que D&D y sont allés fort au point de me dire qu’ils aiment faire souffrir les lecteurs (trices) qui apprécient ce personnage pour aller jusqu’à remettre du sexe dans leur relation. Jaime a l’air aussi surpris que moi, je pense donc qu’en effet, le sexe n’était plus d’actualité au sein de cette dernière. Alors, oui, j’imagine que s’être vengée d’Ellaria a donné envie à Cersei de retenter d’avoir des enfants, histoire de remporter complètement le combat contre elle mais j’avoue que ça me gonfle. Je trouve que c’est lourd et absolument pas nécessaire parce qu’on sait déjà qu’elle n’aura pas d’autre enfant, ses jours sont comptés, elle ne peut survivre très longtemps à Daenerys. Sans compter qu’à son âge, les risques de fausse-couche sont bien plus importants. Bref, ça donne le sentiment que D&D font exprès de nous emm*rder. Ça leur permettra de justifier encore un peu plus pourquoi Jaime reste auprès de sa sœur. Bref, ils ne sont pas prêt de les séparer. Quel gâchis. En attendant, Cersei a décidé d’assumer pleinement son inceste avec son frère et lui démontre en ouvrant grand la porte pour que cette servante (qui me renvoie à Taena Merryweather dans sa manière d’être) puisse voir qu’elle partage la même chambre et le même lit que lui. On sent que d’avoir éliminé – presque – tous ses ennemis l’a pleinement libérée, elle n’a plus peur de personne, elle se sent dans la toute puissance. Après, c’est pas bien grave, au vu des réflexions d’Euron, il semble que tout Westeros soit au courant.

Cela faisait longtemps qu’on savait que les Lannister (et la couronne) devaient beaucoup d’argent à la banque de fer, je craignais d’ailleurs des représailles de cette dernière, ayant en tête une étroite collaboration entre elle et les Sans-Visage (mais ma tête est peu fiable, du coup, j’ai peut-être juste inventé cette réalité), du coup, je trouve bien qu’on fasse enfin le point avec cette affaire. Etant fan de Sherlock, il m’est étrange de voir Mark Gatiss dans un rôle autre que Mycroft, du coup, j’ai toujours besoin d’un temps d’adaptation. Bref, le gars commence par lui faire ses condoléances puis la féliciter pour sa prouesse d’être la première reine de l’histoire de Westeros, tout ça parait hyper attentif et flatteur mais, en réalité, si on va plus loin, son statut de reine (et de Lannister) fait que c’est à elle que revient de rembourser les dettes tant de sa Maison que de la couronne. Apparemment, la banque de fer n’aimait pas le Grand Moineau et félicite donc Cersei d’avoir su s’en débarrasser, lui et ses moineaux. Je trouve intelligent – décidemment, c’est son épisode – de la part de cette dernière de laisser entendre que ce n’est pas de son fait, que c’est un tragique accident. Du coup, je me dis que c’est peut-être ce qu’elle a sorti à Jaime et ce qui explique qu’il soit resté auprès d’elle, n’ayant personne pour la contredire ou encore prouver qu’elle en était la responsable. Cet homme de la banque de fer apparait moins naïf en mettant en avant que les tragédies ont du bon quand elles permettent de rétablir l’ordre. Cersei rappelle que la guerre coûte et se gagne grâce à l’or - j’suis pas certaine que l’or permette de remporter contre les White Walkers mais, pour le moment, Cersei n’est pas en capacité de le comprendre puisqu’elle n’en a pas encore eu connaissance et, même si c’était le cas, elle serait comme Daenerys elle resterait sur son idée de remporter la guerre contre cette dernière – mais le gars ne perd pas le nord, il sait que Cersei est entouré d’ennemis, et pas les moindres, il l’interroge donc sur la manière dont elle pense rembourser ses dettes avant de crever (parce que, quand même, ce serait mieux pour eux ! ). Il a beau s’en défendre, Cersei a raison de dire qu’il veut miser sur celui qui est le plus susceptible de gagner et non pour des convictions réelles. Ce qui compte, pour eux, c’est que leur argent leur revienne, du coup, oui, ils comptent prêter à la bonne personne. Du coup, elle se voit énoncer toutes ses cartes maitresses pour gagner Daenerys et j’aime la manière dont elle le fait avec ce cynisme qui caractérise les Lannister. J’aime qu’elle reprenne les reines et qu’elle l’attaque à sont tour renvoyant qu’elle serait surprise de les voir soutenir Daenerys alors même qu’ils se sont enrichis avec la traite des esclaves (ce qui est, si ma mémoire ne me fait pas défaut, absolument pas le cas dans le livre). Elle marque des points, elle sait s’y prendre, et, là aussi, c’est surprenant car, dans la saga de GRRM, elle a tendance à démontrer plutôt son incompétence. Bref, elle lui renvoie le fait qu’il va leur être plus difficile de s’accommoder d’une révolutionnaire, dotée qui plus est de 3 dragons. Conscient de la réalité de ses propos, ce représentant de la banque de fer finit par accepter son offre de rembourser cette dernière dans une quinzaine (et de continuer à la suivre si elle le fait).

Alors que Tyrion pensait être tranquille pour méditer sur son échec de l’attaque des Greyjoy, voilà t’y pas qu’il tombe sur un King of the North complètement déprimé en train de méditer sur le fait qu’il est prisonnier à Peyredragon et, si j’ai apprécié sa réplique qui m’a renvoyé un peu au Tyrion des premières saison (que j’aimais pour sa répartie), je ne suis pas d’accord avec lui, Jon ne rumine pas avec élégance, il rumine tel Calimero et, par là-même, d’une manière puérile. Tyrion a raison de lui dire qu’il y va fort en évoquant le fait qu’il est prisonnier : il peut arpenter le château, sortir à l’extérieur et, même s’il ne peut pas partir, il n’a toujours pas récupéré de verredragon, je ne vois donc pas l’intérêt de s’en aller déjà, autant rester pour voir si Daenerys peut lui en donner, il ne lui en a même pas encore fait la demande. Bref, comme toujours ce sont les personnages qui l’entourent qui disent les bonnes choses. Jon est grognon, de mauvais poil (ça doit être caractéristique des Targaryen du coup), il met donc du temps à comprendre le message. Pourtant rien de plus simple : difficile de convaincre une personne quand non seulement elle ne nous connait pas mais, en plus, on ne met aucune bonne volonté pour lui plaire un minimum, il apparait donc important qu’il fasse la démarche de dialoguer avec elle, de ne pas être uniquement dans la revendication. Tout comme pour Jaime, ça fait mal aux fesses de voir un personnage tel que Jon lâcher prise aussi facilement et avoir besoin de Tyrion pour réfléchir à sa place. Il est pénible de voir Tyrion rester sur son idée que son père était un c*n en assurant que, heureusement, les fils ne sont pas leur père. Tywin était, même s’il l’était plus avec lui, dur avec l’ensemble de ses enfants mais il leur a aussi permis de vivre bien mieux que la plupart des enfants de l’époque et il serait bon qu’il en prenne conscience. Il y avait quand même pire comme père que Tywin. Bref, il arrive à convaincre Jon que Daenerys mérite son attention, qu’elle n’est pas forcément ce qu’elle renvoie, qu’elle a sauvé bien des gens avant de quitter Essos (là, pour le coup, on peut en témoigner puisqu’il lui a fallu 6 saisons pour bouger !) et me rejoint sur le fait qu’on ne peut pas suivre un inconnu pour un ennemi inconnu, il est donc essentiel qu’ils apprennent à se connaitre pour pouvoir s’écouter. Jon a l’air tellement convaincu qu’on a le sentiment qu’il va lui vomir dessus. Du coup, Tyrion est obligé d’approfondir encore et d’avoir – enfin - l’information concernant le verredragon et, comme il a bien compris que Jon était dans l’incapacité de faire les choses lui-même, il se voit obliger de défendre sa cause auprès de Daenerys. Le pauvre a du pain sur la planche, cette dernière étant tout aussi butée que Jon. Heureusement, il connait l’art de la communication, il commence donc par valider sa colère d’avoir perdu deux de ses alliés pour, ensuite, mettre en avant le fait qu’il serait, par là-même, bon de ne pas repousser un potentiel allié tel que Jon. Du coup, elle est plus à l’écoute et, en cela, un poil moins nouille que Jon, elle a au moins le mérite de s’interroger sur la raison de sa motivation à vouloir du verredragon et la réalité potentielle des White Walkers. Il est bien qu’elle prenne conscience qu’il n’y a aucun intérêt, pour Jon, de mentir ces derniers et qu’il y a donc de fortes chances qu’ils existent. Tyrion donne le sentiment, dans son discours, d’être en accord avec Jon sauf que, finalement, il veut juste qu’elle lui donne son verredragon pour que les choses avancent pour pouvoir reprendre là où ils en étaient : récupérer Castral Roc. Il reste donc sur son idée aussi. Sauf que, maintenant, Daenerys est en pleine réflexion concernant Jon. C’est ce qui fait qu’elle lui évoque les propos Davos en lien avec son assassinat. Je ne suis pas fan de son personnage mais, pour le coup, elle démontre une pointe de maturité en cherchant à comprendre qui est Jon. Alors que Tyrion n’est pas dans cette otique, il veut Castral Roc et se fout, au fond, de Jon, il veut juste ne plus être enmm*rdé avec tout ça.

Il est étonnant de voir que, lorsque Jon et Daenerys sont seuls, qu’il n’y a pas d’autres acteurs, leur scène est meilleure, peut-être parce que le jeu de ces derniers ne renvoie pas les failles de celui de Kit et Emilia, quoi qu’il en soit, ils sont plus à l’aise et, du coup, ça passe mieux. Après un p’tit échange de courtoisie (et la mise en avant qu’ils ont, comme point commun, d’avoir perdu des frères), Daenerys fait le premier pas en admettant qu’ayant 3 dragons alors que ces derniers n’existaient plus, elle est la plus à même de comprendre que ce qui semble ne pas exister peut l’être et qu’il est donc temps que chacun revoit ses croyances. Elle va jusqu’à lui offrir de la main d’œuvre pour l’aider à extraire le verredragon et ainsi lui permettre de rejoindre au plus vite le nord. Connaissant la menace de White Walkers, on peut comprendre que Jon avait dans l’espoir d’obtenir plus que du verredragon mais on sait aussi que l’attitude de Daenerys démontre qu’elle est prête à le croire concernant les White Walkers et c’est déjà une sacrée avancée par rapport à leur premier entretien.

J’ai toujours pensé que Sansa était, au fond, la plus Stark des enfants, que d’avoir craché sur sa famille avait fait d’elle la plus attachée à cette dernière et je trouve vraiment chouette de voir cette réalité. Je la trouve très belle en dame de Winterfell, c’est vraiment fait pour elle, elle est hyper à l’écoute de ses gens et respectueuse de ce que lui a impliqué tant ses parents concernant l’hiver que Jon concernant l’arrivée des White Walkers. Elle organise et est attentive à ce que tout soit en place et bien réalisé pour l’arrivée de ces derniers. Baelish me gonfle vraiment, je ne le supporte plus, je pense qu’il en est de même pour Sansa mais comme elle sait ce qu’il est capable de faire aux personnes qui le remercient, elle lui dit m*rde avec élégance, histoire qu’il ne soit pas trop froissé mais elle le fait cependant et, en cela, elle est douée. Tout comme Tyrion, il reste sur son idée de renverser Cersei. Ce qui l’intéresse c’est le trône de fer avec Sansa, il ne voit donc aucun intérêt à rester à Winterfell à se préparer au combat contre les White Walkers dont il ne se sent pas en danger, se sentant - certainement - protégé par le Mur. Sa phrase concernant l’importance que Sansa soit sur tous les fronts m’a foutu le tournis parce que, finalement, si on se pose deux secondes dessus, elle ne ressemble pas à grand-chose : tout le monde est ton ennemi, tout le monde est ton ami, garde en esprit l’ensemble des combats à mener… c’est pas que ça veut rien dire mais qu’est-ce que c’est lourd et indigeste et qu’est-ce qu’on s’en fout. Sansa n’est pas comme lui, elle n’a pas forcément l’ambition de régner sur la planète, du coup, ben, ça ne ressemble à rien de lui dire de telles choses. Juste à lui donner une migraine en essayant de comprendre où il veut en venir avec son idée de réfléchir à toutes les possibilités pour n’être surprise de rien. C’est le genre de phrase qui pouvait avoir un sens dans les premières saisons quand il y avait de la manipulation à tout va, là, il ne reste plus grand-chose à manipuler, il n’y a que la menace des White Walkers qui ne cesse de se rapprocher. Heureusement, il est interrompu par le retour de Bran à Winterfell qui, lui, a pas besoin de bénéficier de ses cours parce que s’il y a bien quelqu’un qui a bien en tête tous les évènements, c’est bien lui, d’ailleurs, si j’étais Baelish, je serrerai des fesses !

J’ai trouvé pertinent que la chaleur et l’émotion de Sansa soit en décalage avec la froideur de Bran, ça démontre que chacun, ayant eu un parcours propre, il n’est pas si aisé de se retrouver. Il est forcément difficile pour Bran de connaitre l’ensemble des évènements, d’être celui qui porte l’histoire de chacun, et, c’est bien de le montrer. Il n’est plus le Bran qui a quitté Winterfell pour survivre mais la Corneille à 3 yeux et il était attachant de voir Sansa dans l’émotion et lui dans la distance que lui impose cette réalité. Il est bien qu’il ne lui dise rien concernant les origines de Jon, après tout, Sansa pourrait prendre mal de le savoir Targaryen et puis, il est normal qu’il veuille donner cette information à Jon lui-même. J’ai trouvé élégant - alors même qu’elle en assure la régence et qu’elle aime le faire - qu’elle lui rappelle qu’il est l’héritier de Winterfell, laissant entendre qu’il peut reprendre sa place dans l’immédiat. Ce qui interroge, c’est le fait que Bran lui réponde qu’il ne sera jamais le seigneur de Winterfell, ni de rien car il est, à présent, la Corneille à 3 yeux parce que, dans ma tête, cette dernière n’a plus lieu d’être après la bataille des White Walkers, Bran pourrait donc reprendre son statut. Du coup, soit il sait qu’il va mourir, soit (et là j’vais faire plaisir à notre roi de la nuit du forum), il sait que les White Walkers vont remporter la bataille, soit il sait que, comme la Corneille à 3 yeux du départ, il va finir prisonnier d’un Barral. En tout cas, Sansa est apparue très à l’écoute de ce dernier, désireuse de savoir ce qu’il a vécu, ce qu’il est devenu. On perçoit, dans son attitude, combien elle a envie d’être la sœur qu’elle n’a jamais vraiment été car focalisée sur ses rêves de princesse et, en cela, elle est un personnage vraiment attachant. Pour lui faire comprendre ses pouvoirs, Bran lui démontre qu’il sait ce qu’elle a vécu, dans les moindres détails, ce n’est pas une maladresse, c’est la seule manière qu’il a trouvé pour le lui faire comprendre. C’est aussi une façon de valider le fait que ce qu’elle a vécu était atroce et qu’il en est désolé. Alors, oui, ça bouscule Sansa parce qu’il lui est douloureux de savoir que quelqu’un (et encore plus son petit frère) connaisse cette partie de sa vie mais ça permet de lui montrer combien elle a été forte aussi. Bran n’est pas vicieux, c’est aussi sa manière de lui montrer combien ça l’a touché. Après, il est normal que Sansa soit mal à l’aise, qu’elle parte un peu précipitamment, c’est comme si elle était mise à nue, il est difficile de savoir qu’on peut entrer pleinement dans notre intimité, qu’on ne peut plus se cacher derrière des faux semblants. La scène permet aussi de montrer qu’avec le retour de Bran beaucoup d’évènements vont être mis en lumière ainsi que le rôle de chacun dans ces derniers. Du coup, ça pue vraiment le sapin pour Baelish parce qu’il est clair qu’il ne va plus pouvoir dissimuler ce qu’il a fait dans l’ombre. Après, Bran sait aussi que bousculer l’ordre des choses peut aussi avoir un impact sur les évènements à venir (et pas forcément d’une manière positive) et qu’il est donc important d’y être vigilant.

Même si la guérison est express - en même temps, ça n’aurait rien apporté d’en voir plus - , je suis vraiment heureuse de voir que Sam a assuré en soignant Jorah. C’est bon de voir le sourire de soulagement de ce dernier en en ayant la confirmation par l’archimestre. J’ai aimé que Jorah ne le trahisse pas, qu’il le remercie de ce qu’il a fait de cette manière. Après, il est clair qu’il va un peu loin quand il laisse entendre que son rétablissement est dû au climat et il était bien que l’archimestre l’arrête, histoire de lui montrer qu’il n’était pas dupe non plus. La complicité et le respect entre Sam et Jorah sont beaux et ne pourront que rester après ce qu’ils ont vécu ensemble. Naturellement Jorah souhaite rejoindre Daenerys non pas parce qu’elle l’a incitée à guérir et la rejoindre comme il le dit mais tout simplement parce qu’il ne peut être loin d’elle, c’est viscéral, il a besoin d’être à ses côtés. Je ne sais pas si son amour pour elle connaitra, un jour, une réciprocité (je crains que non) mais il est beau dans sa manière de lui être toujours attachée. Sam est beau aussi parce que humble et foncièrement humain, j’aime qu’il lui dise que son père l’a sauvé plus d’une fois et qu’il ne pouvait donc que lui rendre la pareille en sauvant son fils. Je ne sais pas si leurs chemins se recroiseront mais je l’espère parce que c’était une belle rencontre. Leur poignée de main m’a touchée parce que ça démontre non seulement un réel respect entre eux mais aussi la réalité de la guérison de Jorah puisque dans la possibilité de lui toucher la main.

Je trouve bien que l’archimestre reçoive Sam, ça leur permet de mettre cartes sur table, de se dire les choses sans que ça aille au-dessus et mette ainsi l’éventuelle carrière de mestre de Sam en péril. Il est clair que l’archimestre est impressionné par le fait que non seulement Sam a eu le cran de le faire mais aussi su avoir les bons gestes pour réaliser la méthode décrite dans le livre. Et, s’il est bien qu’il lui dise qu’il a pris un risque non seulement pour lui mais pour l’ensemble de la citadelle (qu’il aurait pu contaminer), il est bien aussi qu’il lui dise d’être fier de lui (son regard et son sourire, à ce moment là, sont touchants car on perçoit combien il est sincère) car peu de mestres, y compris qualifiés, ont échoué. Cette reconnaissance (qu’il n’a jamais eue de son père) est importante pour Sam parce que, s’il n’est pas le guerrier que ce dernier aurait voulu qu’il soit, s’il n’a pas le physique qu’il aurait aimé qu’il ait, ça n’enlève en rien ses qualités humaines et ses compétences (chacun ayant les siennes propres). Je ne pense pas que l’archimestre le punisse ou cherche à voir s’il lui est encore obéissant en lui faisant recopier ces vieux manuscrits (parce que, s’ils se décomposent, c’est qu’ils sont très très vieux), je crois qu’il sait très bien ce qu’il fait, que pour ne pas être en faute, il fait croire en un travail classique - pour les arrivants à la citadelle tels que Sam - mais qu’en réalité, il y a les réponses aux questions de Sam concernant les White Walkers, il sait très bien que ce sont ces derniers qui le préoccupent, il lui offre donc (en récompense) la possibilité d’avoir accès à de tels documents, les lire et y trouver ses réponses. Et, si c’est le cas, c’est une bien jolie manière de faire.

Daenerys en a assez d’être gentille, elle veut, à présent, faire entrer en action ses dragons. Du coup, pour calmer ses ardeurs, Tyrion tente de lui faire peur en lui disant que, si ces derniers ne craignent rien, elle si, flattant au passage son ego en assurant qu’elle est trop importante pour prendre le risque de se faire tuer. A sa manière de serrer les dents, on voit combien ça devient compliqué pour Daenerys de prendre sur elle et d’écouter sa Main. A l’évocation de Castral Roc, on perçoit l’inquiétude de Missandeï puisque ce sont les Immaculés qui s’y collent. Tyrion a tout bien réfléchi, forcément, Castral Roc, il connait. Apparemment, il sait qu’ils vont être attendus car Cersei pense qu’il veut détruire les Lannister, en même temps, difficile de penser autrement sachant qu’il est la Main de son ennemie n°1 et puis, soyons franc, il veut leur Maison pour sa revanche personnelle puisque je reste sur l’idée qu’il n’y a aucun intérêt, pour Daenerys, d’attaquer Castral Roc. Il veut reprendre, tout comme Daenerys, ce qu’il pense lui être dû. Pour y arriver, il utilise le fait qu’il a eu en charge les égouts et que, pour faire pénétrer ses maitresses à l’insu de Tywin, il a fait ajouter - lors de la construction de ces derniers - une grotte s’ouvrant sur la mer et menant à une tour de garde, du coup, ben, au lieu de ses maitresses, il va faire entrer les Immaculés. Prendre sa revanche en démontrant qu’il est bien utile d’avoir été pris pour un vil personnage, c’est carrément le pied pour lui ! Du coup, j’avoue avoir été satisfaite de voir que Jaime avait, lui aussi, réfléchi et fait en sorte de piéger les Immaculés en les immobilisant à Castral Roc en faisant détruire leur flotte par celle d’Euron. Après, je ne suis pas dupe, Daenerys va forcément riposter et récupérer ses Immaculés mais, là, maintenant, j’avoue qu’il m’est agréable de voir que D&D ont pensé à faire de Jaime ce qu’il est : un bon chef de guerre parce que j’en avais assez qu’il ne passe que pour l’amant de sa sœur, le régicide, le prisonnier de Robb… bref, merci ! Ce n’est pas encore la panacée mais c’est déjà beaucoup pour moi de voir qu’il remporte sur Tyrion, tout en évitant un bain de sang tant pour ses hommes que pour les Immaculés. J’ai aimé qu’on ne voit presque rien parce que, finalement, il n’y avait pas grand-chose à voir puisque tout dans la stratégie et non la force.

Découvrir, en même temps que Ver Gris, que Jaime a pris ses hommes pour attaquer Hautjardin (plutôt que les laisser mourir pour défendre Castral Roc) était vraiment fort. Non pas que je me réjouisse pour Hautjardin, je n’ai aucun plaisir à percevoir la défaite d’autrui mais il faut avouer que c’était bien pensé. J’ai trouvé son arrivée sur Hautjardin avec les Tarly et Bronn ( I love you ) très classe. C’est une belle revanche pour lui aussi car, contrairement à ce que lui disait son père, il n’est pas si mauvais, y compris en stratégie militaire. Il a mûri (auprès, entre autres, de Brienne) et appris de ses défaites (en particulier la bataille du Bois-aux-Murmures). Il le dit d’ailleurs très bien à Olenna. Là encore, je ne regrette pas de ne pas avoir vu la bataille, comme le dit Olenna, ce n’est pas leur fort, cela n’aurait donc pas eu d’intérêt et ça aurait même retiré de la beauté de l’attaque de Jaime (parce que je n’aime pas voir mourir autrui). J’appréhendais beaucoup la mort d’Olenna et encore plus le fait que ce soit Jaime qui en ait la charge parce que j’aime ce personnage. Du coup, le fait qu’il ait choisi un poison doux m’a réconfortée d’abord parce que c’est une manière respectueuse d’exécuter un ennemi de son âge et de sa classe (allant jusqu’à la laisser le prendre elle-même), ensuite parce qu’on sait que c’est elle qui a fait empoisonner Joffrey et que c’est une manière de lui rendre la pareille sans le vouloir, sans être dans la vengeance parce que pas encore informé de cette réalité. Olenna est un personnage qui a su rester égal à lui-même, tant dans les répliques que l’élégance. Sa répartie a toujours été délicieuse et c’est bien que cette dernière ait pu être conservée jusqu’au bout, peu de personnages de GoT ont eu cette chance. Le fait que Jaime soit présent renvoie à ce que disait Ned concernant l’importance d’être celui qui exécute lorsqu’on condamne à mort quelqu’un. Ça permet aussi qu’ils puissent se parler et se dire des choses. Il est important que Jaime entende le ressenti d’Olenna concernant la folie de Cersei et encore plus son aveu concernant la mort de Joffrey. J’ai aimé qu’elle lui rappelle sa c*nnerie à travers le nom de son épée (Widow's Wail) qui est bien loin de celui que Brienne a donné à la sienne (Oathkeeper). J’ai aimé qu’elle avoue avoir fait des choses effroyables pour protéger sa famille et n’en avoir jamais culpabilisé mais que Cersei a été trop loin en utilisant le feu grégeois pour éliminer ses ennemis parce que c’est important que Jaime puisse l’entendre.. Il a tort de dire que ce n’est pas grave la manière dont elle va remporter la guerre - alors même qu’il a tué le Roi Fou pour sauver la population de Port-Réal – parce que ce n’est pas en gagnant ainsi qu’elle pourra être une bonne reine car, à chaque fois qu’elle sera contrariée ou se sentira en danger, elle tuera de nouveau, exactement comme le Roi Fou. Du coup, il ne peut dire cela. Alors on va dire, comme Olenna, que c’est l’amour qui le rend aveugle et amnésique mais il est temps qu’il en prenne conscience et qu’il réagisse parce que, comme elle le lui dit très bien, s’il ne le fait pas, Cersei va le conduire à sa perte. Le fait que Jaime ait choisi le poison comme mode d’exécution va engendrer l’aveu d’Olenna concernant la mort de Joffrey et c’est hyper important qu’il ait ce dernier. Je trouve bien aussi qu’elle avoue regretter la manière dont le poison l’a tué parce que j’avais beau ne pas aimer Joffrey, ça m’avait choquée. Je trouve que personne ne mérite de mourir ainsi, y compris Joffrey. Ce qui est important, dans cet aveu, c’est que ça permet à Jaime de savoir que ce n’est pas Tyrion qui l’a tué, ni Sansa d’ailleurs. Ça va permettre d’adoucir ses éventuelles retrouvailles avec lui. Même si ça n’excuse pas le meurtre de leur père, ça peut l’aider à mieux comprendre son geste. En tout cas, Olenna aura réalisé une très belle révérence avant de mourir. Une fin à son image : magnifique.
bien résumé
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Fantôme
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   15/8/2017, 19:24

weirdwolf a écrit:
bien résumé
Merci beaucoup mais, finalement, j'suis dans la relecture et il y a quand même des p'tites choses à modifier. Du coup, je me lance dans la correction Razz
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Stone
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   16/8/2017, 03:04

Citation :
Pour lui faire comprendre ses pouvoirs, Bran lui démontre qu’il sait ce qu’elle a vécu, dans les moindres détails, ce n’est pas une maladresse, c’est la seule manière qu’il a trouvé pour le lui faire comprendre. C’est aussi une façon de valider le fait que ce qu’elle a vécu était atroce et qu’il en est désolé. Alors, oui, ça bouscule Sansa parce qu’il lui est douloureux de savoir que quelqu’un (et encore plus son petit frère) connaisse cette partie de sa vie mais ça permet de lui montrer combien elle a été forte aussi. Bran n’est pas vicieux, c’est aussi sa manière de lui montrer combien ça l’a touché. Après, il est normal que Sansa soit mal à l’aise, qu’elle parte un peu précipitamment, c’est comme si elle était mise à nue, il est difficile de savoir qu’on peut entrer pleinement dans notre intimité, qu’on ne peut plus se cacher derrière des faux semblants.

Bran n'est pas vicieux, et ce n'est pas une maladresse, non serieux, je peux pas laisser dire ça.

C'est clairement une reelle maladresse due à son état. Franchement il balance l'info comme ça sans même avoir la délicatesse de prévenir avant.

La scene pour être moins brutale aurait du être ainsi

-Bran tu es le seigneur légitime de winterfell
-Non je ne le suis pas, je suis la corneille à 3 yeux
-Ca veut dire quoi
-Que j'ai des pouvoirs, je peux avoir des visions du present, du passé et de l'avenir et ma fonction principale est de lutter contre le roi de la nuit et l'armée des morts. Je n'ai pas le temps pour diriger Winterfell.
-Ne dis pas de betises Bran
-Tres bien, tu as besoin de preuves pour croire et il te faut quelque chose que peu de gens savent, j'ai vu ta nuit de noces, tu étais si belle.........

Pas grand chose. Une petite intro avant de sortir l'artillerie lourde. Un petit preliminaire avant d'y aller en mode brutal. Faut faire chauffer le biberon avant d'avaler le contenu, bref, j'image, mais sur le principe, je demande pas grand chose. 2-3 ligne pour bien introduire le dialogue. Ou au moins une bonne raison de balancer une telle bombe à Sansa.

Bref, pitié, defend la froideur de Bran comme tu veux, mais ne pretend pas que ce n'était pas une maladresse. pitié, pitié, pitié.
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Fantôme
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   16/8/2017, 06:15

Stone a écrit:

Bran n'est pas vicieux, et ce n'est pas une maladresse, non serieux, je peux pas laisser dire ça.

C'est clairement une reelle maladresse due à son état. Franchement il balance l'info comme ça sans même avoir la délicatesse de prévenir avant.

La scene pour être moins brutale aurait du être ainsi

-Bran tu es le seigneur légitime de winterfell
-Non je ne le suis pas, je suis la corneille à 3 yeux
-Ca veut dire quoi
-Que j'ai des pouvoirs, je peux avoir des visions du present, du passé et de l'avenir et ma fonction principale est de lutter contre le roi de la nuit et l'armée des morts. Je n'ai pas le temps pour diriger Winterfell.
-Ne dis pas de betises Bran
-Tres bien, tu as besoin de preuves pour croire et il te faut quelque chose que peu de gens savent, j'ai vu ta nuit de noces, tu étais si belle.........

Pas grand chose. Une petite intro avant de sortir l'artillerie lourde. Un petit preliminaire avant d'y aller en mode brutal. Faut faire chauffer le biberon avant d'avaler le contenu, bref, j'image, mais sur le principe, je demande pas grand chose. 2-3 ligne pour bien introduire le dialogue. Ou au moins une bonne raison de balancer une telle bombe à Sansa.

Bref, pitié, defend la froideur de Bran comme tu veux, mais ne pretend pas que ce n'était pas une maladresse. pitié, pitié, pitié.

Ben, l’introduction ("les préliminaires, le chauffage de biberon"), Bran l’a fait, à peu près comme tu l’écris d’ailleurs.

Sansa veut comprendre son pouvoir, il lui dit que c’est compliqué d'expliquer, elle insiste, il lui dit qu’il peut tout voir, tout ce qui s’est déjà passé, tout ce qui se passe actuellement et qu’il doit être prêt quand la grande nuit viendra (son apprentissage n'étant pas fini, il se doit de travailler encore afin de mieux comprendre ses visions en les reliant, bref, il lui dit qu'il faut pas trop lui en demander en matière de prise en charge de Winterfell parce qu'il ne va pas en avoir le temps et cela d'une manière plutôt élégante). Là, Sansa l’interroge sur comment il sait tout ça. Il lui rappelle que c’est difficile à expliquer et c’est lorsqu’elle s'apprête à lui dire, comme tu l'écris très bien dans ton scénario, d'arrêter ses bêtises qu’il démarre (parce qu'il a bien vu qu'elle n’avait, en effet, rien compris) en lui disant qu’il est désolé de ce qui lui est arrivé d'autant plus que ça s'est fait à Winterfell, leur maison et, par là-même, un lieu qui se doit d’être protecteur.

On ne peut pas dire que ce soit violent comme manière de commencer, ça démontre même de l'empathie. Après, pour qu'elle comprenne qu'il perçoit les évènements tels qu'ils se sont passés, il lui donne des détails sur le temps qu’il faisait et la tenue qu’elle portait, pas sur ce qui s’est passé dans la chambre, ni l’enfer qu’elle a vécu par la suite. Alors, même si c’est terrible pour Sansa de prendre conscience qu’il connait cette partie de sa vie, comme s’il avait été là, ça reste quand même super soft dans les mots qu'il utilise et la scène qu’il choisit de décrire. Du coup, non, je ne trouve pas que ce soit pervers de la part de Bran (il ne prend aucun plaisir à lui dire, or, le principe du pervers, c'est de prendre son pied du désarroi et/ou de la souffrance qu'il engendre chez l’autre), ni maladroit (c’est pas faute de lui avoir dit que c’était compliqué à expliquer), ni brutal (il choisit des mots très doux et met en avant son regret de savoir ce qu’elle a vécu alors même qu’il aurait pu, en effet, être le seigneur de Winterfell et ainsi empêcher un tel traumatisme).

Ce qui est difficile, c’est sa froideur et sa distance émotionnelle, c’est ce qui peut sembler maladroit mais ce qui l’aurait été, c’est de lui dire : « ben, dis-donc ma grande, ce que tu t’es pris par Ramsay » et lui donner des détails sur sa nuit de noces versus plumard. Là, ça bouscule Sansa parce que, justement, elle a enfin compris son pouvoir en prenant conscience qu’aucun évènement ne peut lui être dissimulé, ses visions lui permettant de les percevoir distinctement, sans trucage, en temps réel. Bref, rien ne peut lui être caché. Mais, on ne peut pas dire que Bran ait été brutal ou maladroit.

Après, moi, si tu me dis "pitié, pitié, pitié", je veux bien être dans la compréhension de ton ressenti mais j’reste quand même sur mon idée que c’est sa froideur et sa distance émotionnelle (en lien avec son statut de Corneille à 3 yeux) qui bousculent, pas sa manière de dire les choses.


Dernière édition par Fantôme le 16/8/2017, 15:39, édité 3 fois
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Stone
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   16/8/2017, 11:30

Soyons diplomates. Disons que sa froideur était clairement une maladresse. (involontaire ou non peu importe)
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Hesila
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   16/8/2017, 15:06

Hey !

Je suis contente de te voir Fantôme. Smile J'ai l'impression que ce forum a quelque peu été délaissé par les ancien.nes. Tes postes hyper longs me font sourire en comparaison des posts tous petits de tout le monde à côté. Hâte de te revoir pour les épisodes suivants.

J'ai moi-même pas mal la flemme de donner en détail mon avis, mais je pense que ça doit venir du fait que je dois rendre mon mémoire pour dans moins de deux semaines. Razz Donc évidemment, je n'ai pas tellement le temps de venir. Et en plus, la "qualité" de la série en ce moment me navre, donc la motivation n'est pas là.
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Fantôme
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MessageSujet: Re: Episode 03 - The Queen's Justice   16/8/2017, 15:29

Stone a écrit:
Soyons diplomates. Disons que sa froideur était clairement une maladresse. (involontaire ou non peu importe)
ça me va, j'suis pour la diplomatie et la démocratie  Razz  
J'aime échanger et l'intérêt est de partager nos regards. Là, j'suis en décalage avec le reste du forum, du coup, c'était plutôt sympa que tu viennes réagir  Very Happy

Hesila a écrit:
Hey !

Je suis contente de te voir Fantôme. Smile J'ai l'impression que ce forum a quelque peu été délaissé par les ancien.nes. Tes postes hyper longs me font sourire en comparaison des posts tous petits de tout le monde à côté. Hâte de te revoir pour les épisodes suivants.

J'ai moi-même pas mal la flemme de donner en détail mon avis, mais je pense que ça doit venir du fait que je dois rendre mon mémoire pour dans moins de deux semaines. Razz Donc évidemment, je n'ai pas tellement le temps de venir. Et en plus, la "qualité" de la série en ce moment me navre, donc la motivation n'est pas là.
Contente de te voir aussi Hesila I love you

Nan mais c'est les vacances alors je me dis que c'est pour ça que nos anciens ne sont pas actifs, ils vont nous revenir en pleine forme ! J'entends déjà ahia hurler au visionnage de certaines scènes

Je comprends complètement qu'avec la rédaction de ton mémoire, tu n'ais pas le courage de venir écrire ton ressenti des épisodes, je me souviens que j'étais dans l'overdose de l'écrit quand j'ai réalisé le mien. Après, c'est dommage, j'aimais bien avoir ton regard, je trouve que chaque ressenti permet de comprendre un peu mieux les épisodes. Il y a toujours quelque chose qu'on n'a pas vu.

Tu me diras en quoi, pour toi, la qualité de la série te navre - par MP si tu ne sais pas où poster - , ça m'intéresse. Moi, j'suis toujours amoureuse de la photographie et je trouve les dialogues un poil plus relevés que ceux de la saison 6 mais j'suis en manque de personnages, je trouve qu'ils sont de moins en moins nombreux (et je crains que ça diminue encore) et, en plus, je perds des personnages que j'aime bien (Olenna I love you ). Sans compter ma colère de voir encore Jaime dans les jupes de sa soeur Après, je ne te cache pas que je suis en attente de la suite, j'ai terriblement envie de voir ce que GRRM nous prépare, le livre me semble maintenant tellement loin de la série que j'suis encore plus impatiente et curieuse de lire le prochain intégral !

Bon courage, Hesila, pour ton mémoire et à très vite sur le forum j'espère !
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Episode 03 - The Queen's Justice
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